La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries

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La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castries
La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries
La rue principale du bourg de la Vacquerie
Blason de La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castries
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes du Lodévois et Larzac
Maire
Mandat
Martine Baïsset
2020-2026
Code postal 34520
Code commune 34317
Démographie
Gentilé Vacquerois, Vacqueroises
Population
municipale
186 hab. (2019 en augmentation de 7,51 % par rapport à 2013)
Densité 4,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 24″ nord, 3° 27′ 40″ est
Altitude Min. 573 m
Max. 822 m
Superficie 43,05 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lodève
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel

La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries (en occitan La Vacariá e Sant Martin de Castrias) est une commune française située dans le nord du département de l'Hérault en région Occitanie. Elle provient de l'union en 1832 des deux anciennes communes de La Vacquerie et de Saint-Martin-de-Castries.

Exposée à un climat méditerranéen, aucun cours d'eau permanent n'est répertorié sur la commune. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (le « causse du Larzac ») et quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est une commune rurale qui compte 186 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 765 habitants en 1846. Ses habitants sont appelés les Vacquerois ou Vacqueroises.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est située sur le plateau calcaire du Larzac, plus exactement dans l'appendice méridional de ce dernier, entre le Cirque de Navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et Lodève.

Accès[modifier | modifier le code]

On peut accéder à la Vacquerie par 3 routes, la D25 venant de Saint-Pierre-de-la-Fage, par la même route mais dans l'autre sens donc via Saint-Maurice Navacelles, et pour finir depuis Saint-Guilhem-le-Désert via le col du vent.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de Camp Biel, le ruisseau des Poujols, le ruisseau de la Fagette sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries
Saint-Michel Saint-Maurice-Navacelles
Saint-Pierre-de-la-Fage La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries Saint-Guilhem-le-Désert
Saint-Privat Montpeyroux
Carte

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[1].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 10,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,7 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 243 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 8,9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,2 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[4] complétée par des études régionales[5] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Soumont », sur la commune de Soumont, mise en service en 1991[6] et qui se trouve à 11 km à vol d'oiseau[7],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 14,6 °C et la hauteur de précipitations de 981,6 mm pour la période 1981-2010[8]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Millau », sur la commune de Millau, dans le département de l'Aveyron, mise en service en 1964 et à 46 km[9], la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[10], à 10,9 °C pour 1981-2010[11], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[12].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4].

Un site Natura 2000 est défini sur la commune tant au titre de la directive oiseaux, que de la directive habitats, le « causse du Larzac »[14]. D'une superficie de 29 556 ha, il fait partie des causses méridionaux, un ensemble régional original unique en Europe. Il est le plus grand ensemble de formations herbeuses sèches semi-naturelles en France et abrite un grand nombre d’espèces endémiques. Ce site abrite 17 espèces d'oiseaux d'intérêt communautaire pour la plupart liées pour leur reproduction et/ou leur alimentation aux milieux ouverts (dont le Bruant ortolan, le Pipit rousseline, l'Alouette lulu, la Pie-grièche écorcheur, etc… en effectifs bien représentées par rapport à la moyenne nationale)[15],[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de type 1[Note 5] sont recensées sur la commune[17] :

  • le « chaos dolomitique de la Vacquerie » (758 ha), couvrant 3 communes du département[18] ;
  • le « Mont Saint-Baudille » (550 ha), couvrant 4 communes du département[19],
  • la « plaine de la Barre » (1 135 ha), couvrant 2 communes du département[20] ;

et une ZNIEFF de type 2[Note 6],[17] : le « causse et contreforts du Larzac et montagne de la Séranne » (44 035 ha), couvrant 33 communes dont une dans l'Aveyron, deux dans le Gard et 30 dans l'Hérault[21].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[22],[I 1],[23]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 2],[I 3].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (85,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (56,8 %), forêts (28,3 %), prairies (7,8 %), zones agricoles hétérogènes (7,1 %)[24].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Vue générale du village (fin du XIXe siècle - début du XXe)

Le mot Vacquerie vient de vaccaria : lieu où paissent les vaches, terre inculte livrée au pâturage. Il dérive du latin classique vacca auquel le suffixe -aria a été combiné[25],[26],[27].

En 1832, la commune prend le nom de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

De nombreux dolmens, tumulus, menhirs et cavités sépulcrales témoignent d'une démographie particulièrement développée au Néolithique final[28]. L'aven de Saint-Martin d'Azirou présente des restes de construction, du matériel lithique typique du Rodézien ainsi que de la céramique. Dans la grotte sépulcrale de Maurous, explorée par le chanoine Joseph Giry, furent découverts neuf grands vases funéraires datant de l'âge du bronze, exposés aujourd'hui au musée de Lodève. Le grand dolmen de Ferrussac fut aussi utilisé comme sépulture collective.

Des « grottes-citernes » servaient à récupérer l’eau au chalcolithique et à l'âge du bronze. On trouve des traces d'habitat et d'enceintes datant de l'âge du cuivre sur les sites de Saint-Martin d'Azirou, Montsaloux, La Trivalle, Sablières et la Vernède et des vestiges de villas romaines et de trois voies antiques au lieu-dit la Trivalle.

Période historique[modifier | modifier le code]

En 807, le roi Louis le Pieux cède le lieu nommé Castries avec son église Saint Martin (aujourd'hui ruinée) à l'abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, fondée par Guillaume d'Orange, comte de Toulouse.

À partir du traité de Meaux en 1229, les évêques de Lodève deviennent les seigneurs de leur diocèse. Certains territoires continuent à ne pas dépendre de leur juridiction mais ressortent directement de Saint-Guilhem (une partie du village de la Vacquerie, la partie Nord-Est de la commune, Azirou et Saint-Martin de Castries).

En 1488, le camérier de l´abbaye de Saint-Guilhem cède à la famille de Vissec de Latude le domaine de Saint-Martin de Castries. La famille Vissec de Latude de Fontès possédera la seigneurie de Saint Martin-de-Castries jusqu'au XVIIIe siècle.

Durant les guerres de Religion, le village fut pris par les Catholiques en 1580[29].

Au XIXe siècle, La Vacquerie était idéalement située sur l'ancienne voie allant de Montpellier à Millau. En 1861, le percement de la route du Pas de l'Escalette, jusqu'alors seulement un sentier muletier, signa le déclin de sa population.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Son blasonnement est :


La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries

De gueules à une vache d'argent cornée, colletée, clarinée et sabotée d'azur, au chef cousu de sable chargé de deux croisettes d'argent, et à une crosse épiscopale d'or posée en pal passant derrière la vache et brochant sur le chef.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2008 Maurice Requi    
mars 2008 2020 Jean Barral SE Retraité de l'enseignement
2020 En cours Martine Baïsset    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[31].

En 2019, la commune comptait 186 habitants[Note 8], en augmentation de 7,51 % par rapport à 2013 (Hérault : +7,63 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
480622659559604743685765725
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
717680652619596639605546526
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
522533426335312273228186142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1021098185103119133135171
2017 2019 - - - - - - -
190186-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 87 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 189 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 15 820 [I 4] (20 330  dans le département[I 5]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 6] 11,1 % 9 % 16,7 %
Département[I 7] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 8] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 113 personnes, parmi lesquelles on compte 72,8 % d'actifs (56,1 % ayant un emploi et 16,7 % de chômeurs) et 27,2 % d'inactifs[Note 10],[I 6]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 2],[I 9]. Elle compte 44 emplois en 2018, contre 40 en 2013 et 35 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 65, soit un indicateur de concentration d'emploi de 67,6 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,5 %[I 10].

Sur ces 65 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 33 travaillent dans la commune, soit 51 % des habitants[I 11]. Pour se rendre au travail, 73,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % les transports en commun, 16,9 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 12].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

44 établissements[Note 11] sont implantés à la Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 13].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 44
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
9 20,5 % (6,7 %)
Construction 4 9,1 % (14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
12 27,3 % (28 %)
Activités immobilières 3 6,8 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
10 22,7 % (17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
1 2,3 % (14,2 %)
Autres activités de services 5 11,4 % (8,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 27,3 % du nombre total d'établissements de la commune (12 sur les 44 entreprises implantées à la La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries), contre 28 % au niveau départemental[I 14].

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans le Causses du Larzac, une petite région agricole occupant une partie du nord du département de l'Hérault[34]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 3].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 8 11 9 10
SAU[Note 14] (ha) 1 172 2 049 2 001 2 288

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 8 lors du recensement agricole de 1988[Note 15] à 11 en 2000 puis à 9 en 2010[36] et enfin à 10 en 2020[Carte 4], soit une augmentation de 25 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[37],[Carte 5]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 1172 ha en 1988 à 2288 ha en 2020[Carte 6]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 147 à 229 ha[36].

Le village et ses environs[modifier | modifier le code]

Dolmen de Costa Caouda
Grand dolmen de Ferrussac
  • Sur la place principale du village, la maison dite « du Bailly » montre une porte sculptée et une galerie du XVIIe siècle.
  • Sur le territoire de la commune, le site expérimental d'architecture de Cantercel, fondé en 1989, intègre ses bâtiments contemporains à un site paysager. Il a pour vocation d'être un lieu de recherche, de formation et de sensibilisation à l’architecture environnementale.
  • Le prieuré de Saint-Martin-de-Castries, qui fut une dépendance de l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert, date du XIIe siècle. Son église, dont les ruines ont été restaurées en 2005, est la plus ancienne sur le plateau du Larzac. Les fouilles programmées de 2002 à 2006 sur le site ont révélé les vestiges d’un habitat d’époque carolingienne[38],[39].
  • La commune de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries compte également de très nombreux monuments mégalithiques comme les dolmens de Costa Caouda, les deux dolmens de Ferrussac et un des quatre menhirs du Coulet.
Monument aux morts construit après la Première Guerre mondiale
  • Un monument aux morts est également construit après la Première Guerre mondiale pour rendre hommage aux soldats morts pour la France.
  • On notera également la présence sur le territoire de la commune, du site de Cantercel, lieu d'expérimentation en architecture organique[40].
  • Église de l'Assomption-de-Notre-Dame dite aussi église Notre-Dame de La Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries. L'édifice est référencé dans la base Mérimée et à l'Inventaire général Région Occitanie[41].

Spéléologie[modifier | modifier le code]

En spéléologie, plusieurs avens situés sur la commune sont parmi les plus remarquables du département de l'Hérault :

  • l'aven Barnabé a une profondeur de 312 mètres et un développement supérieur à 2 kilomètres.
  • La grotte-cave de Vitalis, qui servit de cave à fromages, est la plus belle cavité de cette commune et une des plus réputées du causse du Larzac : elle fait 1,800 kilomètre de développement (accès interdit)[42].
  • L'aven du Fonctionnaire, cavité située dans la grande plaine (polje) au nord du village a fait l'objet d'une coloration à la fluorescéine en 1972 (D.Caumont - CLPA) qui est ressortie à la source de la Clamouse quelque 17 kilomètres plus loin dans la vallée de l'Hérault[43]. Cette coloration a démontré l'existence d'un des plus importants réseaux souterrains (en développement et profondeur) entre les Pyrénées et les Alpes. La commune de La Vacquerie est une des communes du département de l'Hérault qui présente le plus important potentiel karstique et de ce fait un avenir spéléologique particulièrement important.

Une prolongement de 350 m a été trouvé dans le réseau inférieur en direction de l'est, la galerie s'appelle ̈au bonheur des maigres¨

  • La grotte-aven de Ferrussac d'exploration récente par le CLPA (2012) dont la profondeur actuelle provisoire atteint les -206 mètres, travaux en cours et l'aven de la Vipère (2015) -85 mètres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le sculpteur Paul Dardé (1888-1963) tailla dans un bloc toujours visible près du dolmen de Costa Caouda la grossière ébauche de son œuvre L'Homme primitif (1931), destinée au Musée National de la Préhistoire des Eyzies-de-Tayac.
  • L'homme d'Église, archéologue et spéléologue Joseph Giry (1905-2002), qui découvrit aussi la nécropole étrusque de Saint-Julien de Pézenas et poursuivit les fouilles de l'oppidum d'Ensérune, fut curé de La Vacquerie en 1934.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[13].
  5. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  15. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[35].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à la Vacquerie-et-Saint-Martin-de-Castries » (consulté le ).
  5. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans le Hérault » (consulté le ).
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Autres sources[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Agnès Bergeret et Richard Donat, « L'église Saint-Martin-de-Castries : premier bilan d'une fouille programmée (La Vacquerie et Saint-Martin-de-Castrie, Hérault) », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, no 36,‎ , p. 5-19 (lire en ligne)
  • Alexis Corrochano et Richard Donat, Saint-Martin-de-Castries, Hérault : de l'habitat rural à l'ensemble ecclésial, VIIIe au XVIIIe siècle, Lodève, Charte Lodévois-Larzac, coll. « Les cahiers du Lodévois-Larzac » (no 30), , 117 p.
  • Eric Kammenthaler, La cave de La Vacquerie : étude archéologique d'une cave d'affinage du XIXe siècle, Lodève, Communauté de communes Lodévois et Larzac, coll. « Les cahiers du Lodévois-Larzac » (no 37), , 77 p.
  • Émile Milhau, Les combattants de l'ombre à La Vacquerie ou La Vacquerie, petit village martyr, Nîmes, C. Lacour, coll. « Colporteur », , 127 p.
  • Christian Pioch, « Le compoix du diocèse de Lodève (1626-1633) et l'occupation de l'espace rural à St-Guilhem le Désert et St-Martin de Castries au début du XVIIe siècle », Cahiers d'Arts et traditions rurales, no 16,‎ 2003-2005, p. 11-74

Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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