Paul Dardé

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Paul Dardé
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Lodève
Nationalité
Français
Activité
Sculpteur

Paul Dardé, né le à Olmet (Hérault) et mort à Lodève (Hérault) le , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Scolarisé à Lodève, Paul Dardé quitte l'école des Frères de cette ville, en 1902, au moment du Certificat d'études pour seconder son père, fermier au domaine de Belbézet, là où il est né, à Olmet, village proche de Lodève. Tout en assumant son travail d'ouvrier agricole, il lit beaucoup, dessine et commence à sculpter des blocs rocheux. Maître Martin, notaire à Lodève, remarque son travail et invite Max Théron, peintre et graveur, professeur de dessin au collège, à le rencontrer. Ce dernier lui enseigne les premières notions de dessin et de gravure et écrit des articles pour essayer de le faire connaître. De 1908 à 1913, il fait son service militaire à Montpellier où il obtient l'autorisation de suivre quelques cours à l'école des beaux-arts de cette ville. En 1912, il est admis dans l'atelier de Jean-Antoine Injalbert à l'École des beaux-arts de Paris qu'il abandonne assez rapidement. Il obtient une bourse d'étude en Italie. La même année, il entre dans l'atelier d'Auguste Rodin qu'il quitte cependant très rapidement.

Il préfère être seul et retourner à Lodève, où il monte un premier atelier, plutôt que d'accepter la proposition de succéder à Rodin dans son hôtel particulier. En 1914, il est engagé comme brancardier. Fortement atteint moralement, il est hospitalisé et restera toujours marqué par les horreurs de la guerre. Il a d'ailleurs perdu son jeune fils dans la bataille[1]. En 1918, il épouse Alice Caubel de Lodève. Il expose au Grand Palais à Paris Éternelle douleur et le Grand faune (Grand Prix National des Arts 1920), sculptures qui lui assurent sa notoriété et lui valent des commandes comme celle d'un Laocoon par la Ville de Paris.

Il installe un nouvel atelier à Soubès, où il réalise en 1919 la commande du monument aux morts. Il poursuit cette activité avec sept autres monuments commémoratifs jusqu'en 1926 : Lodève, Clermont-l'Hérault, Lunel, Limoux, etc., tout en répondant à de nombreuses commandes.

Il peut alors installer son grand atelier près de Lodève en 1924 et il produit l'Homme préhistorique des Eyzies, et en 1927 la Cheminée monumentale.

Artiste humaniste, Dardé a cru qu'il pouvait revenir célèbre dans son pays pour aider les humbles exploités à se relever. C'est lui qui en a fait les frais. Persécuté pour délit d'opinion par quelques notables locaux, son atelier est vendu aux enchères publiques en 1926 pour quelques dettes qu'il était en mesure d'acquitter [réf. nécessaire]. Cependant, ses courriers faisant appel à ses débiteurs et puissants amis parisiens ont été détournés à la poste de Lodève, empêchant ses amis, conservateurs de musées et grands amateurs d'art, de lui venir en aide.

Il travaille autant sur des sculptures que sur des dessins, des gravures et sur la calligraphie. En 1928 il dessine les illustrations de Macbeth et 1930, celle de La Chanson de Roland. En 1931 il sculpte le Monument à Quinton ainsi que Thaïs, taillée dans un bloc de marbre racheté après la mort de Rodin. Mais il est obligé de subir la vente aux enchères de tous ses biens et passe alors une très mauvaise période, dont il se relève cependant en travaillant dans un autre atelier de Lodève, où il exécute le Christ aux outrages.

En 1936, dégoûté malgré tout de ses contemporains, il se réfugie à Saint-Maurice-Navacelles sur le Larzac où il commence la construction de son propre atelier, dont il est l'architecte. Il y réalise notamment le Monument à Emma Calvé, commandé par la ville de Millau, et de nombreuses autres œuvres sculptées : Grands conquérants, Grands musiciens, Personnages mythologiques (faunes, vénus), ainsi que des illustrations : Hamlet, Croisade des Albigeois, et surtout des dessins à la plume ou légèrement colorés.

En 1956, gravement malade, il est obligé de retourner à Lodève dans une petite maison de famille où il continue à travailler quelques ébauches et dessine de nombreuses figures. Il ne veut plus rien vendre, ne serait-ce que le moindre dessin.

En 1963, Paul Dardé meurt dans la misère et un oubli injuste à Lodève. Un an après son enterrement, lors d'une exposition rétrospective à la galerie mirage de Montpellier, un notable demande publiquement pardon à sa veuve: "nous les petits, les nains, nous t'avions oublié" [réf. souhaitée].

Ensuite, une chape de plomb politico médiatique tomba sur la mémoire de cet artiste, vouée à passer à la trappe de l'Histoire de l'Art Français et du Languedoc[non neutre].

Abandonnée de tous, Madame Dardé confiait à Christian PUECH, en exclusivité et par acte notarié, la redoutable mission d'écrire la première biographie véridique de l'artiste et de publier ses écrits tabous et lettres ouvertes de 1932 aux Conseillers municipaux qui avaient fait scandales.

Le 1er août 1967, le Conseil Municipal de Lodève refuse à la veuve de l'artiste une petite pension de 700 francs (105 euros) par mois pour lui permettre de vivre décemment écrira-t-elle contre le legs d'une partie seulement de l'œuvre [pertinence contestée]. Paul Dardé, boycotté et persécuté n'avait jamais voulu effectuer le moindre legs à la mairie de Lodève [réf. souhaitée].

Cette importante monographie fut publiée en 1992 par Christian PUECH, elle a pour titre: "Paul DARDE, sculpteur dessinateur de l'âme humaine". Seul ouvrage à publier les écrits de l'artiste dont l'éthique et la morale sont directement en lien avec la raison d'être de l'œuvre [pertinence contestée].

Ses œuvres sont conservées dans des musées à Tokyo [Lesquels ?], au musée d'Orsay à Paris, le musée national de Préhistoire des Eyzies, dans les collections du Mobilier national, où ornent des lieux publics comme le parc de Vizille.

Christian PUECH s'efforce d'entretenir l'histoire héroïque et véridique de Paul Dardé et à favoriser la mise en valeur de ses œuvres emprisonnées dans un purgatoire sans fin [non neutre].

Le Musée Fleury de Lodève a acquis le fond d'atelier de l'artiste en 1972, ainsi que d'autres œuvres diverses. Cette collection regroupe près de 2 800 dessins et 567 sculptures de Paul Dardé faisant du Musée Fleury de Lodève la référence pour la production de cet artiste (Les collections Paul Dardé ne sont pas visibles actuellement en raison des travaux de rénovation et d'extension du musée)[évasif].

L'association « Mémoire de pierres » s'efforce d'entretenir la mémoire de Paul Dardé et de favoriser la sauvegarde de son œuvre [réf. souhaitée].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

« Je sculpterai non pas pour ce monde puant et civilisé, mais pour les solitudes… Où ? Vous le savez : je travaillerai, à l'avenir, pour le Larzac[4]. »

« Grâce à une résistance cérébrale… j'ai tenu tête à des manœuvres criminelles, j'estime pour moi que j'ai un grand devoir à accomplir - celui de venger les faibles qui n'ont pas pu se défendre et, malheureusement ont dû succomber dans des cas semblables. » Lettres ouvertes de Paul Darde, 1932, biographie de Christian Puech, page 144.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christian Puech, Paul Dardé, sculpteur, dessinateur de l'âme humaine, Montpellier, , 256 p., 23.5 x 31 cm (ISBN 2-9504899-1-5, OCLC 29580883) première biographie, monographie, 1er tome du catalogue raisonné sur l'artiste. Biographie comprenant 500 reproductions et nombreux documents inédits.
  • Christian Puech, "Paul Dardé, trop grand, trop vrai pour être redécouvert avant mille ans", 2014, 50ème anniversaire de la mort de Dardé. http://www.mtp-info.fr/index.php/patrimoine/personnalites/6955-paul-darde-sculpteur-socialo-libertaire
  • Bernard Derrieu, Paul Dardé, sculpteur : 1888-1963 : Entretiens, éd. De La Jonque, 1985.
  • Jacqueline et Henri Vallat, Paul Dardé, sculpture, dessins et peintures, éd. Les presses du Languedoc/J. Guilhem, 1993.
  • Brigitte et Gilles Delluc, « À propos de la statue dite de Cro Magnon aux Eyzies », Bull. de la Soc. hist. et arch. du Périgord, 117, p. 233-236, 2 pl.
  • Article de Christian Puech dans l'hebdomadaire L'Agglorieuse no 579 du mercredi 19 février 2014, page 8 : Paul Dardé, le sculpteur maudit, 50e anniversaire de la mort de l'artiste

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. autres titres de l'œuvre : Tête aux serpents ; Tête de Prostituée ; Remords.
  3. Notice.
  4. 1931, lettre à Jean Girou

Liens externes[modifier | modifier le code]