Saint-Jean-de-la-Blaquière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Jean.

Saint-Jean-de-la-Blaquière
Saint-Jean-de-la-Blaquière
Vue sur le village.
Blason de Saint-Jean-de-la-Blaquière
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Canton Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Lodévois et Larzac
Maire
Mandat
Anne-Marie Fabre
2014-2020
Code postal 34700
Code commune 34268
Démographie
Gentilé Blaquièrois
Population
municipale
639 hab. (2015 en augmentation de 12,3 % par rapport à 2010)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 42′ 57″ nord, 3° 25′ 25″ est
Altitude Min. 85 m
Max. 557 m
Superficie 17,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte administrative de l'Hérault
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-la-Blaquière

Géolocalisation sur la carte : Hérault

Voir sur la carte topographique de l'Hérault
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-la-Blaquière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-la-Blaquière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-de-la-Blaquière

Saint-Jean-de-la-Blaquière (en occitan Sant Joan de la Blaquièira), est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Occitanie.

Son nom vient de son église consacrée au IXe siècle à saint Jean-Baptiste et Blaquière qui signifie lieu planté de chênes blancs. La blaca en occitan signifie chêne blanc. Ses habitants sont appelés les Blaquièrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-de-la-Blaquière
Usclas-du-Bosc Saint-Privat
Le Bosc Saint-Jean-de-la-Blaquière Saint-Saturnin-de-Lucian
Saint-Guiraud

Économie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Blaquière: Issue du gaulois blaco, ( blaca au féminin), encore utilisé en provençal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un dolmen et des mobiliers métalliques, découverts dans une sépulture par un agriculteur, permettent de penser que le site de la commune a été habité dès le Néolithique.

En 983, un moine de l'abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert fait don au monastère de deux manses lui appartenant, localisées sur le territoire de la commune.

La première mention officielle figure dans le testament de saint-Fulcran. Il signale une église consacrée à saint Jean-Baptiste, sa villa (domaine romain) nommée Pleuis et les six manses qui font partie du domaine.

Au XIIe siècle et XIIIe siècle, des documents royaux font mention de la villa « Saint Jean de Pleus ».

En décembre 1385, lors de la guerre de Cent Ans, les troupes royales séjournent durant une semaine dans le village.

Durant la période révolutionnaire, le village perd la première partie de son nom au profit de « La Blaquière », pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations. Il garde ce nom jusqu'en l'an X[1]. Toujours lors de la Révolution française, les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire » en 1793[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 mars 2001 Jean Brusque SFIO-PS  
mars 2001 mars 2008 Yvan Ponce UMP  
mars 2008 en cours Anne-Marie Fabre SE Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 639 habitants[Note 1], en augmentation de 12,3 % par rapport à 2010 (Hérault : +7,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
411443485431439410406413394
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
428443445422452412384352344
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
335365380330345364360339333
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
330300259263338361469594639
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-la-Blaquière, église paroissiale dont le chœur roman (XIIe siècle) et l'abside en cul de four sont inscrits aux Monuments Historiques. Elle remplaçait une ancienne chapelle consacrée, elle aussi, à saint Jean-Baptiste.

Le château de la Blaquière des XIVe et XVIIe siècles, recensé à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

De nombreuses capitelles dans les vignes ont été construites avec la technique à pierre sèche. Elles sont rouges car le matériau employé est des ruffes, roches détritiques (sable, limon et argiles) de la famille des pélites datant du Permien (250 millions d’années).

Des chapelles funéraires des XIXe et XXe siècles.

Un dolmen néolithique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Saint-Jean-de-la-Blaquière

Les armes de Saint-Jean-de-la-Blaquière se blasonnent ainsi :

d'or à une grappe de raisin de pourpre tigée et feuillée d'une pièce de sinople, entourée de deux rameaux arrondis de sinople passés en sautoir en pointe et fruités de sable, d'olivier à dextre et de chêne à senestre[7]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Claude Motte (avec la collab. de Marie Élisabeth Martin Laprade et Jean-Marc Peysson), Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Hérault, Paris, Éditions du CNRS, , 490 p. (ISBN 2-222-04293-3)
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 64.