LGV Paris - Londres par Amiens

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LGV Paris - Londres par Amiens
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Paris, Amiens, Calais
Caractéristiques techniques
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification 25 kV – 50 Hz
Nombre de voies Double voie
Trafic
Trafic Eurostar (Paris – Londres)
TGV (Paris – Amiens – Calais)

La LGV Paris - Londres par Amiens, aussi connue sous le nom de LGV Picardie, est un projet abandonné (ou reporté à une échéance très lointaine) de ligne à grande vitesse française, lancé par le comité interministériel d'aménagement et de développement du territoire (CIADT) de . Il doit permettre une liaison Paris – Londres en deux heures et alléger la LGV Nord, par un tracé passant près d'Amiens. Cette ligne nouvelle, si toutefois sa construction venait à être réalisée, créerait un raccourci de 50 kilomètres par rapport au passage par la LGV Nord (via Lille), et donc de gagner 20 minutes[1]. Son coût fut estimé, en 2010, entre 3,5 et 4,8 milliards d'euros[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

À partir de 1985, la chambre de commerce et d'industrie (CCI) d'Amiens a été à l'initiative d'une mobilisation, relayée par des responsable politiques et le quotidien Le Courrier picard, visant à obtenir le passage de la LGV Nord par la préfecture picarde[3]. À la suite de l'échec de cette action, la mobilisation locale reste importante en vue d'un doublement de la LGV Nord par Amiens.

La création de cette ligne était prévue dans le schéma directeur des lignes à grande vitesse de 1992 qui a été abandonné après le rapport Rouvillois de 1996[4], notamment à cause de la faiblesse du trafic de la LGV nord, inférieur de 40 % à celui attendu[5].

Réseau ferré de France (RFF) a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) le 27 décembre 2006 afin d'organiser un débat public, débat qui a été refusé par la commission le 7 février 2007, le projet étant considéré comme encore insuffisamment étoffé[6]. Le taux de rentabilité socio-économique du projet a été évalué à 5,0 %, en dessous de la limite de 8 % (taux d'actualisation) retenu par l'État français pour le financement de projets d'intérêt général[7].

Le 16 octobre 2008, à la suite d'un amendement déposé par Daniel Fasquelle, député-maire UMP du Touquet, la ligne à grande vitesse Paris - Londres par Amiens figure parmi les 2 500 km de lignes supplémentaires prévues dans le cadre de la loi Grenelle 1[8]. Depuis 2005 le taux d'actualisation a été baissé entre 3 et 4 %[9] pour mieux prendre en compte les intérêts des générations futures[10].

Cette ligne poserait des problèmes d'insertion dans le réseau d'Île-de-France[1]. Par ailleurs RFF ne prévoit pas de saturation de la LGV nord avant 2030 – 2040, date qui pourra être reculée par des aménagements (signalisation, trains plus capacitaires...)[11]. L'Eurostar possédant en 2009 déjà 80 % des parts de marché face à l'avion entre Paris et Londres[12], le potentiel commercial lié au gain de temps est limité.

La LGV est mentionnée dans l'avant projet du schéma national d'infrastructures de transport de 2010, dans la liste des chantiers à long terme. Elle est en concurrence avec un tracé Paris – Calais par Rouen, en lien avec le projet de ligne nouvelle Paris - Normandie[2].

En 2010, un débat public a été lancé pour une ligne Roissy - Picardie de quelques kilomètres, créant un lien entre la LGV Interconnexion Est et la ligne Paris – Creil – Amiens au nord de Roissy, aux environs de Survilliers. Il devrait permettre au moins sept aller-retour TGV intersecteurs quotidien, avec un temps de parcours de 55 min de Roissy à Amiens et de 15 min à Creil[13].

En 2016, ce projet de ligne nouvelle n'est pas étudié par SNCF Réseau ; son financement est inexistant[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]