Karin Keller-Sutter

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Karin Keller-Sutter
Illustration.
Karin Keller-Sutter en 2017
Fonctions
119e conseillère fédérale
(élue)
En attente de prise de fonction –
Élection
Prédécesseur Johann Schneider-Ammann
Cheffe du Département fédéral de justice et police
En attente de prise de fonction –
Prédécesseur Simonetta Sommaruga
Conseillère aux États[1]
En fonction depuis le
(7 ans et 10 jours)
Élection 30 novembre 2011
Réélection 15 novembre 2015
Législature 49e (2011-2015)
50e (2015-2019)
Présidente du Conseil des États[1]

(11 mois et 30 jours)
Prédécesseur Ivo Bischofberger
Successeur Jean-René Fournier
Conseillère d'État du canton de Saint-Gall[1]

(11 ans, 11 mois et 30 jours)
Élection 12 mars 2000
Réélection 14 mars 2004
16 mars 2008
Présidente du Parti radical-démocratique saint-gallois[1]

(3 ans)
Députée au Grand Conseil du canton de Saint-Gall[1]

(3 ans et 11 mois)
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Uzwil
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique Parti libéral-radical
Profession Magistrate
Enseignante
Interprète

Karin Keller-Sutter, née le à Uzwil, est une femme politique suisse, membre du Parti libéral-radical et conseillère aux États. Le , elle est élue au Conseil fédéral.

Biographie[modifier | modifier le code]

Itinéraire personnel[modifier | modifier le code]

Elle grandit à Wil, dans le canton de Saint-Gall, avec ses parents, restaurateurs[2]. Elle y suit sa scolarité avant de partir pour Neuchâtel. Elle suit ensuite une formation de traductrice et d'interprète de conférence à la Dolmetscherschule Zürich.

Après ses études, elle travaille comme interprète de conférence indépendante. Elle suit également des études de science politique à Londres et à l'université de Montréal. Elle obtient enfin un diplôme de troisième cycle en pédagogie à l'université de Fribourg et travaille comme professeur dans une école professionnelle.

Carrière politique cantonale[modifier | modifier le code]

Elle commence sa carrière politique comme conseillère municipale de Wil entre 1992 et 2000 ; elle préside l'assemblée municipale en 1997.

De 1996 à 2000, elle est députée au parlement saint-gallois. Dans le même temps, de 1997 à 2000, elle préside le Parti radical-démocratique saint-gallois. Élue au gouvernement cantonal le 12 mars 2000, elle prend en charge le département de la sécurité et de la justice ; elle est aussi vice-présidente de la conférence des directeurs cantonaux de justice et police. En 2006-2007, elle préside le gouvernement.

Durant son mandat, elle s'est engagée pour le nouveau droit d'asile et des étrangers puis en faveur de son exécution cohérente au niveau cantonal, où elle met en place des accords d'intégration avec les étrangers. Elle a aussi créé une protection spéciale pour les victimes de violence conjugale, mis en place avec la police un service de lutte contre la violence des jeunes, et favorisa une présence policière accrue dans l'espace public[2].

Conseillère aux États[modifier | modifier le code]

En 2011, elle est élue au premier tour au Conseil des États. Le 27 novembre 2017, elle accède à la présidence du Conseil des États[3].

Parmi ses liens d'intérêts, Karin Keller-Sutter est notamment membre du conseil d'administration de Bâloise Assurances (depuis 2013), membre du comité de l'Union patronale suisse et présidente du comité de l'Association des commerces de détail de taille moyenne en Suisse[4].

Selon la Radio télévision suisse, elle n'a pas souhaité dévoiler le total de ses revenus, mais son mandat pour Bâloise Assurances lui rapporte 181 000 francs par an[5]. Elle détient aussi 2 600 actions du groupe, pour une valeur de 365 000 francs[5].

Conseillère fédérale[modifier | modifier le code]

Le 19 août 2010, elle annonce sa candidature au Conseil fédéral afin de succéder à Hans-Rudolf Merz[6]. Sa candidature est retenue par le groupe libéral-radical de l'Assemblée fédérale avec celle de Johann Schneider-Ammann[7], mais elle échoue au quatrième tour de l'élection remportée par son colistier[8].

Le 9 octobre 2018, à la suite du retrait de Schneider-Ammann du Conseil fédéral, elle annonce sa candidature pour lui succéder[9]. Le 5 décembre, Karin Keller-Sutter est élue par l'Assemblée fédérale avec 154 voix sur 244 dès le premier tour[10]. Elle devient ainsi la deuxième représentante féminine du Parti libéral-radical élue au Conseil fédéral après Elisabeth Kopp.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Biographie de Karin Keller-Sutter sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b Patrick Baumann, « Portrait de Karin Keller-Sutter, la surdouée », sur illustre.ch, (consulté le 13 décembre 2018)
  3. « Karin Keller-Sutter présidente du Conseil des États pour un an », sur lenouvelliste.ch, (consulté le 30 septembre 2018).
  4. « Karin Keller-Sutter », sur lobbywatch.ch (consulté le 30 septembre 2018).
  5. a et b Valentin Tombez, Alexandra Richard et Tybalt Félix, « Pour qui roulent les candidats au Conseil fédéral ? », sur rts.ch, (consulté le 21 novembre 2018).
  6. « La conseillère d'État saint-galloise Karin Keller-Sutter candidate à la succession de Hans-Rudolf Merz »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tsr.ch, .
  7. « Une politicienne et un patron pour le PLR »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur 24heures.ch, .
  8. « Démission des conseillers fédéraux Moritz Leuenberger et Hans-Rudolf Merz - Élection des successeurs », sur parlament.ch (consulté le 22 septembre 2010).
  9. « Karin Keller-Sutter se lance dans la course au Conseil fédéral », sur rts.ch, (consulté le 10 octobre 2018).
  10. « Karin Keller-Sutter et Viola Amherd élues conseillères fédérales au premier tour », sur rts.ch, (consulté le 5 décembre 2018).
(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Karin Keller-Sutter » (voir la liste des auteurs).

Liens externes[modifier | modifier le code]