Parti chrétien-démocrate (France)

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Parti chrétien-démocrate
Image illustrative de l’article Parti chrétien-démocrate (France)
Logotype officiel.
Présentation
Président Jean-Frédéric Poisson
Fondation (FRS)
(PCD)
Siège 38 rue de Berri
75008 Paris
Fondatrice et présidente d'honneur Christine Boutin
Vice-présidents Franck Margain
Xavier Lemoine
Mouvement de jeunesse Jeunes chrétiens-démocrates
Positionnement Droite
Idéologie Conservatisme
Démocratie chrétienne
Affiliation européenne Mouvement politique chrétien européen
Coalition Les Amoureux de la France
Adhérents 10 000 (revendiqués en 2015)[1]
Couleurs      Bleu
Site web lepcd.fr

Le Parti chrétien-démocrate (abrégé en PCD) est un parti politique français de droite, fondé par Christine Boutin en sous la dénomination Forum des républicains sociaux (FRS).

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation (2001)[modifier | modifier le code]

Le Forum des républicains sociaux (FRS) est déclaré au Journal officiel le [2]. Sa présidente est Christine Boutin, qui est également membre de l'UDF.

Débuts (2001-2009)[modifier | modifier le code]

Christine Boutin annonce en sa candidature à l'élection présidentielle de 2002. Pour cette raison, elle est suspendue de l'UDF, qui soutient la candidature de François Bayrou[2]. Elle obtient 1,19 % des suffrages exprimés (339 112 voix)[3].

Après l'élection, il est l'un des partis fondateurs de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), et a ensuite été considéré comme un parti associé.

Lors de sa convention nationale du , le Forum des républicains sociaux a décidé de rejeter le Traité établissant une constitution pour l'Europe à une majorité de 75,88 % des voix. Christine Boutin invoque notamment trois raisons pour expliquer sa position :

  • l'absence de reconnaissance des racines judéo-chrétiennes de l'Europe ;
  • le caractère selon elle « excessivement libéral » du traité, qui ne prendrait pas « en compte la personne humaine, une erreur qui a amené en France la fracture sociale » ;
  • le fait que le traité permette le clonage thérapeutique et « ouvre la porte aux mariages homosexuels et à la possibilité pour ceux-ci d'adopter des enfants ».

Entre 2007 et 2009, dans les gouvernements Fillon I et Fillon II, Christine Boutin est ministre du Logement et de la Ville.

Changement de dénomination (2009)[modifier | modifier le code]

Lors de sa convention nationale du , le parti a changé d'appellation pour devenir le FRS - La démocratie chrétienne sociale[4].

Le , les adhérents du FRS ont adopté un nouveau nom, « Parti chrétien-démocrate », proposé par Christine Boutin[5], qui déclare : « Il nous permet d'avoir une identité plus forte et plus explicite. Il sera proposé aux adhérents le lors de notre conseil national. À droite, beaucoup ont abandonné les valeurs chrétiennes. (...) [Pour] intégrer cet électorat au sein de la majorité présidentielle, il faut porter haut et fort ces valeurs chrétiennes. Il ne suffit pas de préempter un électorat pour en représenter les valeurs ! »[6].

Le parti est membre du Comité de liaison de la majorité présidentielle.

Succession de Christine Boutin (2013)[modifier | modifier le code]

Le , Christine Boutin annonce qu'elle présente sa démission de la présidence[7]. Celle-ci est acceptée à l'unanimité. Charles-Henri Jamin assure alors l'intérim à la tête du parti jusqu'à l'élection de Jean-Frédéric Poisson lors de Convention nationale du .

Lors de sa convention nationale du , le parti a proclamé les résultats du vote qui a eu lieu du au pour élire un nouveau président à la suite de la démission de Christine Boutin. Deux candidats étaient en lice, Frédéric Delaitre cadre du parti et Jean-Frédéric Poisson déjà député et vice-président du parti. C'est Jean-Frédéric Poisson qui a été élu par 73,28 % des voix[8], Frédéric Delaitre ayant obtenu 25,43 % des voix. Le pourcentage de voix restant (0,79 %) correspond au vote blanc que le parti a choisi de comptabiliser dans les suffrages exprimés.

Primaire de la droite de 2016[modifier | modifier le code]

En tant que président du PCD, Jean-Frédéric Poisson se présente à la primaire de la droite de 2016, organisée pour désigner un candidat à la présidentielle de 2017. Terminant sixième à l'issue du premier tour où il obtient 1,5  % des voix, il soutient François Fillon pour le second tour[9]. Après l'élimination de ce dernier au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Frédéric Poisson et Christine Boutin refusent pour le second tour d'appeler au « front républicain » contre Marine Le Pen en soutenant Emmanuel Macron[10],[11]. Christine Boutin déclare voter pour Marine Le Pen mais la position du parti demeure le « ni-ni »[12].

Le parti investit 120 candidats pour les élections législatives françaises de 2017[13]. Il n'a plus aucun élu au terme du scrutin.

Positions[modifier | modifier le code]

Ce parti se rattache au courant démocrate-chrétien, et met un accent important sur le conservatisme social. Christine Boutin s'était opposée à l'établissement du PACS en 1999. En 2013, le parti a pris position contre le projet de loi visant à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de personnes de même sexe. Le PCD revendique environ 10 000 adhérents et 60 000 sympathisants au début de l'année 2013[14], et plus de 20 000 adhérents fin 2013.

Allié du parti Les Républicains à l'Assemblée nationale, l'actuel président du parti Jean-Frédéric Poisson se dit toutefois plus proche des idées de la députée FN Marion Maréchal que de sa collègue de groupe parlementaire Nathalie Kosciusko-Morizet[15].

Présidents[modifier | modifier le code]

Élus[modifier | modifier le code]

Le Parti chrétien-démocrate compte actuellement (en 2017) cinq conseillers régionaux, cinq conseillers départementaux et environ 250 élus locaux (maires et conseillers municipaux).

Parlementaires[modifier | modifier le code]

Lors de la mandature 2007-2012, quatre personnes ont été député et membre du parti : Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson, Jean-François Chossy et Dino Cinieri[2]. Jean-Frédéric Poisson est battu lors d'une législative partielle dans la 10e circonscription des Yvelines, le . En , Jean-François Chossy cède son siège à son suppléant Paul Salen, non membre du PCD.

Le , le PCD annonce qu'il présentera une centaine de candidats aux élections législatives de juin[16]. Lors des élections législatives de 2012, Dino Cinieri est réélu et Jean-Frédéric Poisson retrouve son siège de député. Dino Cinieri prenant ses distances avec le PCD, Jean-Frédéric Poisson est le seul représentant de ce parti au Parlement durant la mandature 2012-2017. Il n'est pas réélu en 2017.

Aucun sénateur ne s'est jamais revendiqué du PCD.

Maires et conseillers municipaux[modifier | modifier le code]

Jeunes chrétiens-démocrates[modifier | modifier le code]

Les Jeunes chrétiens-démocrates sont la branche jeune du Parti chrétien-démocrate[17]. Ils ont une vision de la politique où « le respect de la vie tient une place prédominante et où on réaffirme les valeurs de chaque homme »[17].

Responsables successifs[modifier | modifier le code]

  • 2006 - juin 2010 : Jacques Lefort[18]
  • juillet 2010 - septembre 2012 : Maxence Poumaere[18], cadre dans l'industrie
  • - octobre 2013 : Vivien Richard[19], conservateur du patrimoine (promotion 2010[20].)
  • depuis octobre 2013 : Jean Roucher[21]

Relation avec les autres mouvements[modifier | modifier le code]

Le PCD a longtemps été associé à l'UMP, tout en restant totalement indépendant. Ainsi les Jeunes du PCD étaient également indépendants des Jeunes Populaires[22],[23],[24].

Aujourd'hui, le PCD est membre du mouvement des Amoureux de la France, en collaboration avec le parti Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan[25].

Logos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Avec 6 000 adhérents, EELV compte moins d’adhérents que le Parti chrétien démocrate », sur lelab.europe1.fr, (consulté le 31 août 2016).
  2. a b et c « Forum des Républicains Sociaux FRS », sur www.france-politique.fr (consulté le 10 août 2016).
  3. « Décision n° 2002-109 PDR du 24 avril 2002 », sur Conseil constitutionnel (consulté le 8 novembre 2018)
  4. Dépêche AFP du .
  5. « Boutin crée le parti chrétien-démocrate », sur Le Figaro, .
  6. « Site officiel du FRS »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), reprise d'un article paru dans Le Figaro. Site consulté le .
  7. « Parti Chrétien démocrate. Christine Boutin démissionne de la présidence », sur Ouest-France.fr, (consulté le 6 mai 2016).
  8. le Monde, AFP, « Jean-Frédéric Poisson succède à Christine Boutin à la tête du Parti chrétien-démocrate », sur lemonde.fr, (consulté le 16 novembre 2013).
  9. Anne-Aël Durand, Pierre Breteau, Enora Ollivier et Alexandre Pouchard, « Second tour de la primaire : les parlementaires de droite penchent pour François Fillon », lemonde.fr, 21 novembre 2016.
  10. Victor Dhollande-Monnier, « Nadine Morano refuse le front républicain pour le second tour de l’élection présidentielle », sur lelab.europe1.fr, .
  11. Paul Chaulet, « Guaino, Ciotti, Sens Commun... cette droite qui n'appelle pas à voter Macron », lexpress.fr, 24 avril 2017.
  12. Emmanuel Berretta, « Poisson : "Il n'y a plus de consensus chez Les Républicains" », sur lepoint?fr, (consulté le 27 avril 2017).
  13. « Élections législatives de 2017 », sur lepcd.fr.
  14. Christine Boutin, « La Manif pour tous : Le PCD appelle à une large mobilisation dimanche », sur Le PCD.fr, (consulté le 4 janvier 2014).
  15. Clémence Barral, « Candidat à la primaire de la droite, Jean-Frédéric Poisson se sent plus proche de Marion Le Pen que de NKM », (consulté le 10 août 2016).
  16. lefigaro.fr, « 100 candidats pour le parti de Boutin », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  17. a et b « Perpignan Les jeunes du PCD 66 avec Christine Boutin », sur le site du quotidien L'Indépendant, (consulté le 4 avril 2013).
  18. a et b « Maxence Poumaere à la présidence du PCD », sur le site d'Europe 1, (consulté le 24 mars 2013).
  19. « Vivien Richard élu président des Jeunes du PCD » [archive du ], sur le site des jeunes PCD, (consulté le 24 mars 2013).
  20. « Les conservateurs du patrimoine de la promotion 2010 », sur le site de l'Institut national du patrimoine, (consulté le 24 mars 2013).
  21. « http://latableronde.wordpress.com/2013/11/12/entretien-jean-roucher-president-jeunes-pcd/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  22. Vivien Richard, « La nouvelle campagne de Christine Boutin et du PCD », sur le site plus.lefigaro.fr, (consulté le 4 avril 2013).
  23. Éric Martin, « Le dérapage de Lancar dérange au PCD », sur le site ndf.fr, (consulté le 4 avril 2013).
  24. Bertrand Lescure, « Maxence Poumaere (PCD) : « Les responsables des jeunes populaires sont déconnectés des vrais enjeux pour notre pays » », sur le site de l'agence de presse InfosBordeaux, (consulté le 4 avril 2013).
  25. « «Les amoureux de la France», la plateforme anti-Macron qui rêve d'une «union des droites» hors partis », sur www.20minutes.fr, (consulté le 6 août 2018).

Liens externes[modifier | modifier le code]