Xavier Lemoine

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Xavier Lemoine
Illustration.
Xavier Lemoine, en 2015.
Fonctions
Président de l'Établissement public territorial Grand Paris - Grand Est
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 19 jours)
Prédécesseur Claude Capillon
Maire de Montfermeil
En fonction depuis le
(20 ans et 7 jours)
Réélection mars 2008
mars 2014
mai 2020
Prédécesseur Pierre Bernard
Biographie
Nom de naissance Xavier Lemoine
Date de naissance (61 ans)
Lieu de naissance Boulogne-Billancourt
Nationalité française
Parti politique UMP, LR, PCD-VIA

Xavier Lemoine, né le à Boulogne-Billancourt, est un homme politique français. Vice-président du Parti chrétien-démocrate, il est maire de Montfermeil depuis 2002.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Xavier Lemoine est originaire de Vendée. Issu d’une famille nombreuse, il est père de sept enfants et grand-père de deux petits-enfants. Il a travaillé jeune dans la marine, avant d'étudier à l'Institut des relations publiques et de la communication d'Angers[1].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Membre du Mouvement pour la France puis de l'UMP, il est maire de Montfermeil depuis et est réélu avec 60,23 % des voix au premier tour en  ; on le retrouve en 2009, 7e de la liste UMP aux élections européennes (Île-de-France) présenté par le Forum des républicains sociaux (FRS), l'un des partis fondateurs de l'UMP[2]. Il annonce son adhésion au Parti chrétien-démocrate lors de sa fondation en [3]. Il est réélu maire en mars 2014, avec 61,34 % des voix (4 285 bulletins) au premier tour de scrutin.

Il est élu le conseiller métropolitain délégué de la métropole du Grand Paris[4].

Le , il est investi par le parti Les Républicains dans la douzième circonscription de la Seine-Saint-Denis pour les élections législatives de 2017[5], avant que cette investiture ne lui soit retirée pour être confiée à l'UDI Ludovic Toro. Il ne parraine aucune candidature pour l'élection présidentielle de 2017[6].

La liste qu’il conduit pour obtenir un nouveau mandat en l’emporte dès le premier tour avec 58,82 % des voix.

Actions et prises de positions[modifier | modifier le code]

Arrêté « anti-bandes »[modifier | modifier le code]

Le , Xavier Lemoine prend la décision d'interdire à tous les mineurs de 15 à 18 ans, de « circuler à plus de trois » dans une partie du centre-ville de Montfermeil, de jour comme de nuit, jusqu'au . Un second arrêté municipal, publié le même jour, interdit également aux moins de 16 ans de « circuler librement » sans être accompagné d'un majeur dans le centre, de 20 heures à 5 heures du matin, jusqu'au . Il entend ainsi selon lui répondre à l'explosion de la délinquance (+200 % de vols avec violence).

Le , le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu les deux arrêtés, considérant qu'ils portaient une atteinte trop importante aux libertés fondamentales. En 2009, les parties plaignantes sont déboutées par le Tribunal administratif.

Propos sur l'« islamisation » de la France[modifier | modifier le code]

Xavier Lemoine a été accusé à plusieurs reprises d'islamophobie.

En , il affirme :

« Quand la France renie sa propre histoire et passe son temps à s'excuser de l'esclavage, de ses conquêtes et du colonialisme, faut-il s'étonner que les immigrés relèvent la tête, qu'ils s'en prennent à la France, et qu'ils ne la respectent pas ? Malheureusement, la France ne leur a pas demandé de changer. Elle les autorise à parler arabe, et à cultiver leur héritage, aux dépens de la culture française[7]. »

Alliances entre les droites[modifier | modifier le code]

À l'instar de Christian Vanneste, Xavier Lemoine se déclare favorable à un rapprochement entre l'UMP et le Front national[8], et déclare sur Radio Courtoisie en 2012 avoir « des élus de cette sensibilité dans son conseil municipal ».

En 2010, il souhaite briser le tabou de l'alliance avec le Front national : « Il est nécessaire et indispensable que l'on arrive à cette union de toutes les droites, y compris avec le FN »[8].

En 2015, il regrette que le FN soit « de plus en plus fermé » mais explique soutenir Robert Ménard à Béziers[9]. Invité par ce dernier, il participe en au lancement du mouvement Oz ta droite dont il dit approuver la quasi-totalité des 51 mesures de sa plate-forme (dont la fin du statut des fonctionnaires pour une partie des nouveaux ; fin des 35 heures ; retraite à 65 ans ; rétablissement de la double peine ; droit du sang ; abrogation de la loi Taubira sur le mariage pour tous...) expliquant que cette initiative crée un rapport de force notamment « vis-à-vis de la droite traditionnelle et des Républicains, en leur disant qu’ils feraient bien de ne pas négliger un certain nombre de sujets, ce n’est pas neutre pour les échéances qui arrivent »[10].

En , il rejoint le Cercle fraternité, dédié aux questions sociétales et familiales, composé de membres du Front national, du Parti chrétien-démocrate (Jean-Frédéric Poisson), du réseau L'Avant-Garde (Charles Millon, Charles Beigbeder), du Mouvement pour la France ou encore du parti Souveraineté, identité et libertés (SIEL)[11].

Extension du mariage aux couples de même sexe[modifier | modifier le code]

En , il déclare qu'il n'entend pas célébrer de mariage homosexuel dans sa mairie : « Si la loi sur le mariage entre personnes du même sexe est votée, j'espère qu'elle prévoira une clause de conscience qui permettra aux élus de ne pas avoir à rendre cette célébration »[12]. En date du , il fait voter par sa majorité au conseil municipal (l'opposition ayant voté contre ce texte) une délibération lui permettant de faire acte d'objection de conscience en cas de demande de célébration de mariage homosexuel et déclare dans cette délibération transmettre toute demande au préfet pour qu'il officie en ses lieu et place. Cette délibération a été annulée par le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil en date du à la demande du préfet, saisi par les élus Front de gauche du conseil municipal[réf. souhaitée].

Débouté par la cour d'appel de Versailles et le Conseil d’État, Xavier Lemoine saisit en la Cour européenne des droits de l'homme pour tenter de faire reconnaître la « liberté de conscience » pour appliquer ou non cette loi[13].

Xavier Lemoine a aussi pris position contre le droit à l'avortement et le droit à la fin de vie, contre l'adoption par des couples de même sexe et il est signataire ainsi que son prédécesseur Pierre Bernard d'une déclaration demandant la dissolution du mouvement Femen[14].

Identité et histoire[modifier | modifier le code]

Présent à la grande procession en l'honneur de saint Louis organisée le à Paris, entre l'église Saint-Eugène (9e arrondissement de Paris) et la cathédrale Notre-Dame de Paris, il déclare : « Un peuple amnésique est un peuple qui n'aura plus d'histoire. Donc, c'est aller chercher au plus profond de notre histoire, non pas la répétition de ce qui est à faire, mais l'inspiration de ce qui est à faire pour aujourd'hui »[15].

Pandémie de Covid-19[modifier | modifier le code]

Durant la pandémie de Covid-19, il critique les mesures sanitaires décidées par le gouvernement français, relayant régulièrement des contenus venus des sites de « réinformation ». En août 2021, dans le journal municipal à destination de ses administrés et sur les réseaux sociaux, il publie un éditorial dans lequel il affirme que les vaccins contre la Covid-19 sont une « thérapie génique » et appelle les parents à réfléchir avant de faire administrer ceux-ci à leurs enfants. Il défend l'existence de « traitements précoces » préventifs ainsi que curatifs dès les premiers symptômes afin d’éviter les formes graves de la Covid. Son initiative entraîne les critiques des autorités sanitaires locales[16],[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui est Xavier Lemoine ? », sur valeursactuelles.com, (consulté le ).
  2. « Nouveau conseil municipal », ministère de l'Intérieur, (consulté le )
  3. Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis, 22 juin 2009
  4. Laurent Terrade, « Métropole du Grand Paris : "Nous avons tout à construire" : Patrick Ollier, député-maire (LR) de Rueil-Malmaison a été élu vendredi 22 janvier président de la Métropole du Grand Paris (MGP). Il devient ainsi le premier président de cette nouvelle collectivité née le 1er janvier 2016. Retour sur la mise en place et la gouvernance d'une entité aussi inédite que complexe avec ses douze "territoires" se substituant aux anciens EPCI. », Localtis Info,‎ (lire en ligne)
  5. « Législatives en Seine-Saint-Denis : le jeune candidat investi par Sarkozy agace la droite locale : Les autres candidats LR », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  6. Sébastien Thomas, « Seine-Saint-Denis : quel candidat à la présidentielle votre élu a-t-il parrainé ? », leparisien.fr, (consulté le )
  7. [1], Le maire UMP dérape à propos des immigrés, Le Nouvel Obs, 15 juin 2006
  8. a et b Jim Jarrassé, « Alliance avec le FN : un député UMP brise le tabou », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  9. Mathilde Siraud, « 93 : Xavier Lemoine, héraut de la droite chrétienne au cœur des banlieues », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  10. Carole Sterlé, « Xavier Lemoine, maire de Montfermeil, sur la même ligne que Robert Ménard », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  11. Laurent de Boissieu, « Le FN lance, sans Marine le Pen, un collectif sur la famille », sur lacroix.com, .
  12. « Le maire de Montfermeil "ne célèbrera pas de mariage homosexuel" », sur lemonde.fr, (consulté le )
  13. Carole Sterlé, « Le maire anti-mariage pour tous se défend... avec l'argent de la ville », sur leparisien.fr, (consulté le )
  14. https://www.lagrif.fr/agenda/297-le-8-fevrier-manifestation-nationale-pour-la-dissolution-du-groupuscule-femen
  15. « Association Oriflammes - Procession Saint-Louis », sur www.asso-oriflammes.fr,
  16. « A Montfermeil, tollé après un édito anti-vaccin du maire Xavier Lemoine », sur nouvelobs.com (consulté le ).
  17. « DIRECT. Pass sanitaire obligatoire pour certains salariés : Attal promet une semaine «de souplesse» », sur leparisien.fr, (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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