Jean Bergeret (militaire)

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Officier général francais 2 etoiles.svg Jean Bergeret
Image illustrative de l'article Jean Bergeret (militaire)

Naissance 23 août 1895
Gray (Haute-Saône)
Décès 30 novembre 1956
Neuilly-sur-Seine
Origine Drapeau de la France France
Arme Armee de l'air.jpg Armée de l'air (France)
Grade Général de brigade
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale

Jean Bergeret, né à Gray (Haute-Saône) le , mort le à Neuilly-sur-Seine, est un général d'aviation français.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Signature de l'armistice du 22 juin 1940. À gauche le maréchal Keitel, à droite, la délégation française avec le général Huntziger entouré du général d'aviation Jean Bergeret et du vice-amiral Le Luc (de profil).

Après la Première Guerre mondiale, il fait l'École supérieure de guerre puis entre à l'état-major de l'aéronautique, en 1928. De décembre à août 1939, il est chef du troisième bureau de l'état-major de l'armée de l'air, puis, juste avant le début du conflit, il est nommé général de brigade.

Après l'armistice du 22 juin 1940, il est nommé, le 6 septembre 1940, par le maréchal Pétain, secrétaire d'Etat à l'Aviation à la place du général Maurice Pujo. Il restera dans cette fonction jusqu'au retour de Pierre Laval, le 18 avril 1942, remplacé par le général Jean-François Jannekeyn. Il est alors nommé inspecteur de la défense aérienne du territoire.

Le 9 mai 1941, le Commissariat général aux questions juives soumet au gouvernement de Vichy son projet de loi modifiant le statut des Juifs d’octobre 1940. Un seul ministère insiste pour que la loi soit plus restrictive : le secrétariat d’État à l’Aviation (SEA). Le 17 janvier 1941, il signale au vice-président du Conseil, qu’à la différence d’autres administrations, le SEA a refusé de donner d’autres emplois aux Juifs privés de leurs postes. Le ministère de l’Air du Reich, dirigé par les généraux Ernst Udet puis Erhard Milch, travaille avec le secrétaire d’État à l’Aviation et le Militärbefelhshaber in Frankreich (MBF), qui supervise l’industrie aéronautique française de zone occupée dont l’action antijuive prend de l’ampleur au début du conflit germano-soviétique, en juin 1941. Bergeret poursuit avec acharnement deux industriels d’origine juive : Marcel Bloch et Paul-Louis Weiller[2].

Quelques jours après l'Opération Torch, qui vit les alliés débarquer en Afrique du Nord, le 8 novembre 1942, il se rallie au général Giraud et remplit les fonctions de haut-commissaire adjoint au commandement civil et militaire en Afrique du nord. Le régime de Vichy le déchoit alors de sa nationalité française.

À la fin de l'année 1943, des poursuites judiciaires sont intentées par le Comité français de Libération nationale d'Alger. Il est arrêté le 23 octobre 1943. Déféré devant la Haute Cour de justice, il est mis en liberté provisoire en septembre 1945, et le non-lieu définitif est rendu le 25 novembre 1948.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le général Bergeret et l'armée de l'Air de Vichy », Revue historique des armées, 192, 3/1993, p. 32-43, par Claude d'Abzac-Epezy.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Informations tirées d'un article de Françoise de Ruffray, dans La seconde guerre mondiale, les acteurs, sous la direction de Philippe Masson, Larousse, 1992, page 67.
  2. Le secrétariat d'État à l'Aviation et la politique d'exclusion des Juifs, CAIRN