Jean-François Jannekeyn

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Officier général francais 3 etoiles.svg Jean-François Jannekeyn
Naissance 16 novembre 1892
Cambrai, France
Décès 17 novembre 1971 (à 79 ans)
Paris, France
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 19121950
Conflits Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Autres fonctions 43 : ministère de l'Air

Jean-François Jannekyn, né à Cambrai le 16 novembre 1892 et décédé à Paris dans le 5e arrondissement le 17 novembre 1971, il fut général et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé pour 4 ans, il est inscrit sur la liste de recrutement de la classe de 1912. Il est reçu à l'école spéciale militaire à la suite du concours de 1912. Saint Cyrien.

Régiment des Dragons[modifier | modifier le code]

Affecté au 28e régiment de dragons RD 028, puis au 6eme régiment des dragons où il obtient le grade de lieutenant le 25 décembre 1914.

Régiment des cuirassiers à pied[modifier | modifier le code]

Il rejoint le 4e régiment des cuirassiers à pied le 04 juin 1916.

As Aérien[modifier | modifier le code]

Il est détaché à l'école d'aviation du Crotoy en mai 1917, puis sur l'école d'Arvord. Il dirige la 132e escadrille lors de la bataille aérienne de Conflans (formation Jannekeyn) en septembre 1918 au cours de laquelle il va abattre quatre Fokker D.7 à bord d'un BR132, il rentre dans la liste des As aériens de la première guerre mondiale avec 5 victoires de créditées, à son actif [1]. Il est nommé capitaine en 1918.

Jeux Olympiques[modifier | modifier le code]

Durant l'été de 1924, il participe, aux jeux Olympiques d'été de 1924, comme compétiteur au sabre [2].

Citations[modifier | modifier le code]

  • 28 novembre 1914 : Ordre du 1er Corps de Cavalerie.
  • 29 mai 1915 : Ordre de la 5e Brigade de Dragons.
  • 14 juillet 1915 : Ordre de la 1e Division de Cavalerie.
  • 19 septembre 1918 : Ordre de l'Armée.
  • 28 novembre 1914 : Ordre du 1er Corps de Cavalerie.
  • 29 mai 1915 : Ordre de la 5e Brigade de Dragons.
  • 14 juillet 1915 : Ordre de la 1e Division de Cavalerie.
  • 19 septembre 1918 : Ordre de l'Armée.
  • 10 octobre 1918 : Ordre de l'Armée.
  • 27 mars 1919 : Ordre de l'Armée, Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur et de la Croix de Guerre avec Palme.
  • Croix de guerre belge avec Palme.
  • Military Cross à titre militaire.
  • 1er mai 1939, il est nommé Général de Brigade Aérienne
  • 1er mai 1940, il devient Commandant des Forces Aériennes Orient-Méditerranée
  • 14 juillet 1940, il est Commandant de l'Air au Levant
  • 1941, nommé Général de Division
  • 23 février 1942, il est nommé Commandant de l'Air à Alger
  • Commandeur de la Légion d’Honneur

Personnalité[modifier | modifier le code]

Secrétaire d'État à l'Aviation du 19 avril 1942 au 4 avril 1943.

Placé sous mandat de dépôt le 03 mai 1947 et interné à Fresnes.

Il est traduit devant la Haute Cour de Justice de Paris en vertu d’une décision du Ministre de l’air Charles Tillon du 29 décembre 1944. Cette décision est transmise à la Haute Cour le 02 janvier 1945.

Son comportement et son activité sont examinés par la Haute Cour de Justice qui rend le 27 janvier 1949 un arrêt de non-lieu en ce qui concerne les chefs d’accusation d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat et d’indignité nationale. Cet arrêt met fin au volet judiciaire. Mais demeure le volet disciplinaire sur le plan militaire (l’action publique et l’action disciplinaire sont indépendantes).

Le 10 mai 1949, l'Inspecteur technique de l’armée de l’air établit un rapport devant le Conseil supérieur de l’air. Le non-lieu exclut le chef d’infraction aux règlements militaires et le chef de manquement aux règles d’honneur. L’éventualité d’un passage d’office en 2èmesection et même en retraite est envisagé car « en cas de mobilisation, les cadres supérieurs de l’armée de l’air appartenant à l’active et provenant des réserves comprendraient en majorité des hommes ayant combattu dans les FAFL, dans l’armée d’AFN, dans les FFI et devant lesquels il n’aurait pas l’autorité morale suffisante pour commander avec efficacité », il « n’a eu aucun contact avec les armées modernes de la fin de la guerre ».

A la suite de la réunion du 20 mai 1949, le Conseil supérieur de de l'armée de l'air qui « doit apprécier si la conduite et l’action du GDA Jannekeyn sont justiciables d’une sanction disciplinaire et susceptibles d’entraîner une inaptitude au commandement, à l’exercice de fonctions en temps de guerre et motiver, soit la mise à la retraite d’office, soit le classement d’office, par anticipation dans le 2èmesection réserve », conclut dans son PV daté du 29 juillet 1949 que « le GDA Jannekeyn admis d’office par anticipation dans la 2ème section du cadre de l’Etat-major ne pourra en aucune façon, être rappelé à l’activité, même en temps de guerre ».

Le GDA Jannekeyn est admis dans la 2ème section (réserve) du cadre de l’EMGAA le 1er avril 1950 et mis à la retraite d’office par décret présidentiel du 04 mai 1950.

Il demande l’annulation du décret du 04 mai 1950 pour excès de pouvoir. Sa requête est rejetée par le Conseil d’Etat le 28 juillet 1952.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]