Humbert Ier (comte de Savoie)

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Humbert
Humbert aux Blanches-Mains
Humbert de Maurienne
Humbert Ier de Savoie
Cénotaphe dit d'Humbert aux Blanches Mains
Cénotaphe dit d'Humbert aux Blanches Mains

Titre simplement donné comme comte
(v. 1000-1003-)
Autre titre comte de Salmourenc/Salmorenc (1003)
comte de Nyon (1018)
comte d’Aoste (1024)
comte de Maurienne (1038)
comte de Sermorens (1038)
comte de Savoie
Successeur Amédée Ier de Savoie
Autres fonctions Abbé laïc de abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune (v. 1032)
Biographie
Dynastie Humbertiens
Maison de Savoie
Naissance Entre 970 et 980
Décès v. 1042 ou 1048
Maurienne (?)
Père Inconnu
Mère Inconnu
Conjoint Ancilie / Auxilia / Auxiliende
Enfants Amédée Ier de Savoie
Burchard de Savoie
Aymon de Savoie
Othon Ier de Savoie
Adélaïde de Turin

Humbert Ier dit « aux Blanches Mains », appelé aussi Humbert de Maurienne ou encore Humbert Ier de Savoie (en italien, Umberto I di Savoia dit Umberto Biancamano[Note 1]), né probablement entre 970 et 980 et mort un 1er juillet, entre 1042 ou selon la tradition 1048, est un comte à l'origine de la dynastie des Humbertiens, qui furent comtes de Maurienne, puis qui portèrent le titre de comte de Savoie, à partir du comte Amédée III, et ainsi considéré comme fondateur de la Maison de Savoie.

Le comte Humbert doit son surnom (cognomen) aux blanches mains (Albimanus) non pas à la couleur de ses mains, mais en référence, selon certains historiens, à ses qualités politiques[2]. Selon d’autres, l’appellation pourrait venir d’une déformation de aux blanches murailles montagneuses faisant référence aux montagnes enneigées, c'est-à-dire celui qui contrôle — qui a la main sur — le passage stratégique des grandes vallées alpines de la Savoie[2]. Par ailleurs, ce surnom est apparu bien après sa disparition entre le XIVe siècle[2] ou plus probablement au XVe siècle[3].

Les origines familiale[modifier | modifier le code]

À ce jour, les ascendances du comte Humbert sont inconnues tout comme sa date de naissance. Les historiens avancent généralement une période s'écoulant après 970. Toutefois, du fait l'importance du personnage à partir de l'an mil, les historiens de différentes époques ont cherché à trouver les ascendances de ce noble, en tentant parfois de le relier à une origine aristocratique prestigieuse, jusqu'à créer un mythe officiel. Les historiens contemporains semblent au gré des recherches s'éloigner des anciennes thèses en proposant quelques pistes nouvelles.

La légende[modifier | modifier le code]

Les différentes chroniques de Savoie depuis le XVe siècle, à la suite des origines avancées par Jehan d'Orieville (ou Orronville), dit Cabaret[4],[5] — reprise par le généalogiste Samuel Guichenon (1607-1664) ou encore l'érudit Xavier de Vignet (1780-1844)[6] —, donne pour père au comte Humbert un certain Bérold (parfois Berthold)[7]. Ce personnage serait un proche parent de l'empereur Othon III — parfois présenté comme neveu[5] — qui selon la Chronique de Cabaret (chap. 1) aurait fui le Saint-Empire pour se réfugier dans le royaume de Provence, après découvert puis assassiné la femme de l’empereur et son amant[7]. Il se mit au service du roi d'Arles jusqu'à devenir son capitaine général. Victorieux face aux Piémontais, il devient par la suite le régent à la mort du roi. L'Empereur lui pardonne et donne la Maurienne à son fils, Humbert.

Cabaret apportait ainsi au comte Amédée VIII de Savoie une justification prestigieuse quant à l'origine des de Savoie[8],[9]. Cette origine permettait de prouver leur origine saxonne, tout comme la maison impériale des Ottoniens, et donc leur droit à ceindre, en tant que princes du Saint-Empire, la couronne impériale[5],[10].

Les travaux des XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Parmi les différents travaux, les historiens piémontais ont tenté de démontrer que Humbert descendait de la marche d'Ivrée[10],[5]. L'historien français Georges de Manteyer (1867-1948) imagine lui une provenance de Bourgogne, du fait d'une proximité territoriale mais aussi d'alliances observées entre les Hugonides, comtes de Provence, et les Humbertiens[11],[5]. Cette orientation se retrouve dans les travaux du médiéviste Maurice Chaume (1888-1946)[12]. Le suisse Gingins La Sarraz, dans un mémoire consacré aux origines de la maison de Savoie, avance l'hypothèse d'une proximité avec les Bosonides, descendants de Boson l'Ancien[13],[10].

Le médiéviste anglais Charles William Previté-Orton (1877–1947) fait une synthèse des travaux précédents et s'interroge sur la possibilité de l'émergence d'une famille locale les Savoie-Belley avec un père Amédée (Amadeus), fils d'un certain Humbert (v.927-v.976) comte de Belley[14],[5],[10]. Cette ascendance peut trouver un certain écho dans la mesure où le prénom, rare pour la période et la région, est portée par le fils d'Humbert aux Blanches-Mains. Selon cette généalogie, Humbert de Belley serait le fils de Charles-Constantin, comte de Viennois[14]. Maxime Reymond (1872-1951), archiviste Vaudois, propose comme ancêtres d'Humbert les Vermandois, du diocèse de Belley[15].

Les hypothèses actuelles[modifier | modifier le code]

Selon les historiens, Laurent Ripart, maître de conférence à l'université de Savoie, ou encore Cyrille Ducourthial, le personnage est mentionné dans une vingtaine à une soixantaine d'actes autour de l'an mil[16],[17]. L'origine d'Humbert pourrait être, d'après ces mêmes historiens, le Viennois. Lui ainsi que son frère Burchard et l'évêque de Belley, Odon, qui semble très probablement aussi un frère aîné, possèdent des terres et des droits dans le sud de l'évêché de Belley[17]. Toutefois, à ce jour, aucun acte ne mentionne le nom de son père ou un quelconque ascendant. Le médiéviste François Demotz avance l'hypothèse que ce que l'on peut nommer les préhumbertiens correspond à un ensemble de plusieurs familles provenant de la Bourgogne et qui se seraient installées, là aussi, dans le Viennois[18]. Ces approches des années 2000-2010 reprennent en partie les hypothèses sur l'origine bourguignonne, avancées par l'historien Georges de Manteyer à la fin du XIXe siècle[11]. L'hypothèse d'un lien entre les premiers Savoie et les Bosonides reste toujours présente dans la recherche actuelle[10],[18]. L'usage de l'anthroponyme Humbert, relèvent François Demotz ou encore Laurent Ripart, semble confirmer ce lien. Bernard Demotz souligne quant à lui que les droits des Humbertiens sur les comtés de Belley et de Savoie n'ont jamais été contestés indiquant une implantation probablement ancienne mais qui reste à être précisée[10].

Les deux plus anciens actes connus mentionnant le comte Humbert remontent au tout début du XIe siècle. Une source extraite des Cartulaires de l'église-cathédrale de Grenoble, dits Cartulaires de saint Hugues, du 25 janvier 1000, contient une souscription (signature) composée des trois noms : Signum domni Oddoni, episcopi. Signum Buorchardi. Signum Uberti[19]. Ces trois personnages que l'on associe à une fratrie, sont énoncés avec en premier, Odon, évêque de Belley, qui pourrait être le grand frère, suivi du cadet, Burchard, et enfin le benjamin, Humbert. Un autre document daté du 2 avril 1003 mentionne les trois frères, mais dans un ordre différent : Signum domni Hotdoni, episcopus. Signum Umberto, comiti, et uxori sua. Signum Borcardi[19]. Humbert est, durant l'intervalle devenu, comte.

Cette famille peut être considérée comme puissante au niveau régional puisqu'une proche parente, peut être une sœur[Note 2], Hermengarde ou Ermengarde, épouse en 1011 le dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, pour qui c'est le second mariage[3]. Cette influence familiale s'observe déjà vers la fin du Xe siècle, lorsque Odon, fut qualifié par l’archevêque de Vienne Thibaud de quidam illustris stemmate, ecclesie Bellicensis onomate Odo presul[21]. La famille des Humbertiens semble donc provenir d'une illustris stemma (de « naissance illustre »), comme le laisse entendre l'archevêque de Vienne Thibaud[22].

Carrière comtale[modifier | modifier le code]

Les premières mentions[modifier | modifier le code]

La première mention d'Humbert se fait aux alentours de l'an mil dans un acte de l'église-cathédrale de Grenoble, dits Cartulaires de saint Hugues, du 25 janvier 1000[19]. Il s'agit d'un acte signé par Humbert concernant l'échange de biens par lequel Odon, évêque du Belley, obtient le précaire de Traize et son pagus, dans le comté de Belley, de Thibaud, archevêque de Vienne[22]. Une clause est où l'évêque dispose de ces terres et peut les léguer à l'un des membres de sa famille, dont ses frères[22]. Trois années après, un second acte le mentionne comme comte, Umberto, comiti, sans autre précision[19].

Humbert s’installe au château-fort de Charbonnières, bâti vers le milieu du IXe siècle et qui dominait la ville d’Aiguebelle, la capitale du comté, et défendait la vallée de la Maurienne. Il était situé à un endroit stratégique, aux marches de la vallée de La Rochette et de ce qui est aujourd’hui la Savoie Propre et la Haute-Savoie. Ce castel féodal resta jusque vers le milieu du XIIIe siècle la résidence ordinaire des premiers comtes de Savoie.

Humbert intervient dans différentes affaires de la région. Ainsi en mars 1018, il représente l'abbé de Cluny lors d'un échange entre un certain Ratcherius et l'abbaye de Romainmôtier[ReG 1]. En 1022, il est mentionné comme « comte de Maurienne » dans la donation de la terre d'Ambilly, dans le comté de Genève, par Lambert, évêque de Langres, en échange des droits sur l'église de Cusy[22],[ReG 2]. Trois ans plus tard, le 19 octobre, il intervient pour approuver un échange entre Brochard, évêque d'Aoste et fils du comte, et un certain nommé Katelme[ReG 3].

Le comte Humbert domine la partie septentrionale du Viennois avant 1025 avec le comté de Salmorenc/Salmourenc (v. 1003)[2]. Ces deux comitatus de Vienne et du Sermorens sont reçus en douaire (1014-1016) par la reine Ermengarde, à la suite de son mariage avec Rodolphe III[23],[24]. Le fils d'Humbert, Buchard, obtient des suites de ce mariage l'évêché d'Aoste, entre 1018 et 1022[24]. Il prête serment pour ces différents comtés au concile d'Anse de 1025[25]. Il obtient, grâce à son mariage, des droits en Valais et dans le Chablais[26], devenant notamment l'abbé laïc de abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune vers 1032[26],[27].

La reine Ermengarde, après avoir fondé l'abbaye de Talloires en 1030, lègue des terres en amont du lac d'Annecy après avoir pris conseils auprès des grands personnages. Parmi eux, l'archevêque de Vienne, Léger, l'archevêque de Tarentaise, Aimon III, les évêques de Genève, Frédéric, et de Valence, Ponce, ainsi que le comte Humbert[ReG 4],[28].

La succession de Bourgogne[modifier | modifier le code]

À la suite de la mort du roi Rodolphe III en 1032, la reine Ermengarde se réfugie auprès de son parent, le comte Humbert. Celui-ci devient son advocatus[29], ou du moins selon Bernard Demotz son conseiller[26].

Face au conflit de succession du roi, deux camps s'opposent. La reine Ermengarde et le comte Humbert prennent le parti de l'empereur du Saint-Empire Conrad II, dit Le Salique, duc de Franconie[ReG 5],[24]. Durant le conflit de succession qui oppose l'empereur à son neveu Eudes II de Blois, le comte est chargé du commandement d'une armée qui en provenance du val d'Aoste envahie les terres conquises par Eudes II[24]. Il intervient notamment dans la marche de Maurienne (marquis) en 1033 pour soumettre l’évêque rebelle de Maurienne, qui avait reçu le soutien d'Eudes II. Avec quelques troupes qu’il avait levées en Piémont, Humbert organisa un long siège de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne, résidence de l’évêque, puis la prit d’assaut et la fit entièrement raser[30]. Il marche ensuite sur la cité de Genève où il obtient la reddition du comte de Genève, Gérold II et l'archevêque de Lyon, Buchard, le propre fils du comte[17]. La victoire est obtenue l'année suivante[24].

L’empereur Conrad annexa l’évêché de Maurienne à celui de Turin, et le siège épiscopal de Saint-Jean-de-Maurienne fut interdit jusqu’en 1061. En remerciement de ce soutien, l'empereur Conrad II aurait fait une donation importante à Ermengarde et Humbert[24]. Dans les années 1030 ou 1043, voire 1046[27], Humbert fut ainsi titré comte de Maurienne[26] — dont le titre sera surtout utilisé par ses successeurs au cours du XIXe siècle[31] — et nommé lieutenant, recevant le titre comte souverain en Savoie (comes in agro Savojensi). Cette première concession ne s’étendait qu’à une partie de la Maurienne et à quelques-unes de ses petites vallées. Peut-être également au même moment à la Tarentaise, mais les sources ne permettent pas de l'énoncer clairement[24]. En tout cas quelque temps après, Humbert possède les titres de comte de Tarentaise, du Val d'Aoste, du Bugey et de Sermorens (1038) et possède le Chablais (après 1032)[27].

L'extension du pouvoir du comte s'étend également avec ses fils. Son second fils, Buchard (Burckard) devient coadjuteur de l'évêché d'Aoste (1025-1032), avant de devenir archevêque de Lyon (1033-1034), puis enfin prieur de l'Saint-Maurice d'Agaune[2],[27]. Aymon de Savoie, son quatrième fils, obtient l'évêché de Sion et le titre d'abbé de Saint-Maurice d'Agaune[24]. Othon (Odon) épouse Adélaïde, fille Oldéric-Manfred II d'Oriate, descendante des Arduinides[32] et héritière des titres de marquise (margrave) de Suse et de comtesse de Turin[27].

Mort et lieu de sépulture[modifier | modifier le code]

La mort du comte est incertaine. Selon la légende construite dans ses Chroniques de Savoie, Cabaret donne la date de 1048[33],[34]. L'obituaire de l'abbaye de Talloires donne pour date de cette mort un 1er juillet : Kal. Julii obiit Upertus amicus noster[34]. Cependant, les recherches récentes estiment la mort du comte avant cette date, l'historien Laurent Ripart proposant ainsi l'année 1042[17],[33]. La tradition veut qu'il soit également mort au château d'Hermillon (Le Châtel en face de Saint-Jean-de-Maurienne)[35].

Selon la tradition historiographique, le comte Humbert serait enterré dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Maurienne[33]. Le cénotaphe que l'on peut voir aujourd'hui (cf. photographie) date du XVIIIe siècle. Jean Cabaret d'Orville dit Cabaret, dans ses Chroniques de Savoie, indique que « fust sevellis en grant pleurs de ses barons et subgés en l’église de Saint Jehan en la cité de Maurianne, en laquelle il fonda le chapitre pour moytié »[33]. Cette affirmation semble en fait reposer sur une fausse charte de la cathédrale[33]. Selon l'approche récente de l'historien Laurent Ripart, la sépulture se trouverait plus du côté du prieuré des Échelles, que le comte avait fondé en 1042[33].

Famille[modifier | modifier le code]

Actuellement, la véritable identité de l'épouse d'Humbert n'est pas connue. Il épouse aux alentours de l'an mil une certaine Auxiliende ou Ancilie (ou Ancilia, Ancilla, Auxilia). Les travaux de l'historien François Demotz avancent qu'en raison de sa longue vie, le comte Humbert aurait pu avoir eu une seconde épouse.

Son épouse pourrait être membre de l'une des familles suivantes :

Son épouse décède après le 22 octobre 1030 puisqu'elle semble présente lors d'une donation de son fils Amé au prieuré du Bourget.

De ce mariage naît cinq enfants, dont :

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Mentionné comte en 1003 mais sans autre précision[19], Humbert semble détenir les droits sur les comtés de Savoie en 1003 (dont le titre ne sera mentionné pour la première fois qu'en 1143[31]), puis celui de Belley, de Nyon en 1018, enfin celui d’Aoste (comitatus Augustensis) en 1024[26].

Le comte Humbert semble prendre le contrôle du comté de Viennois que l'on appellera le « Viennois savoyard » par la suite, avant 1025, ainsi que celui de Sermorens ou Selmourenc. Ces deux comitatus appartiennent à la reine Ermengarde, à la suite de son mariage avec le roi Rodolphe III[24]. Afin de garantir ses droits sur ses différents territoires, il prête serment lors du concile d'Anse de 1025[25]. Il obtient, grâce à son mariage, des droits en Valais et dans le Chablais[26],[39], devenant notamment l'abbé laïc de abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune vers 1032[26],[27]. Il semble enfin posséder des droits dans la Haute-vallée de la Tarentaise[39].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sous son règne, originaires de ses terres, vécurent :

  • Saint Anselme (1033-1109), qui devint archevêque de Canterbury ;
  • Le moine Gérald l’Allobroge (vers 980 - 1061), qui fut pape sous le nom de Nicolas II ;
  • Saint Bernard de Menthon, prédicateur et fondateur des hospices du grand et du petit Saint-Bernard.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En italien, Biancamano est un singulier[1].
  2. Le médiéviste François Demotz défend l'idée d'une parenté proche (d'alliance) puisqu'aucun document ne mentionne un lien familial entre les deux personnages[18],[20]. Il considère ainsi que la reine Ermengarde appartient à la famille de Sigibold, que l'on trouve dans l'entourage du roi Rodolphe III. L'historien Laurent Ripart, maître de conférence à l'université de Savoie, avance l'idée dans sa thèse — Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle) (1999) — qu'elle peut être la sœur du comte.
  3. Selon Marie-Claude Guigue de 1037 à 1053, Marie-Claude Guigue, Topographie historique du département de l'Ain, Bourg-en-Bresse, Gromier Ainé,‎ (lire en ligne), p. 453.

Références[modifier | modifier le code]

Régeste genevois[modifier | modifier le code]

Régeste genevois (1866), que l'on peut consulter en ligne dans le Répertoire chronologique des sources sur le site digi-archives.org de la Fondation des Archives historiques de l'Abbaye de Saint-Maurice (Suisse) :

  1. Acte du (REG 0/0/1/157).
  2. Acte du (REG 0/0/1/165).
  3. Acte du (REG 0/0/1/298).
  4. Acte du (REG 0/0/1/182).
  5. Acte du (REG 0/0/1/185).

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Portail, La Savoie, Paris, Fernand Nathan,‎ , 160 p., p. 28.
  2. a, b, c, d, e et f Palluel-Guillard, p. 4.
  3. a et b Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ , 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 116-117.
  4. Isabelle Parron-Kontis, Bénédicte Palazzo-Bertholon et Gabrielle Michaux, La cathédrale Saint-Pierre en Tarentaise et le groupe épiscopal de Maurienne, Association lyonnaise pour la promotion de l'archéologie en Rhône-Alpes,‎ , 154 p., p. 35.
  5. a, b, c, d, e et f Histoire de Savoie 1984, p. 23.
  6. Xavier de Vignet, membre fondateur de l'Académie de Savoie, est l'auteur d'un Mémoire sur Humbert aux Blanches-Mains (1828). Toutefois, il reconnait qu'aucune source n'indique la présence de ce prince saxon en Savoie.
  7. a et b Claude Genoux, Histoire de la Savoie, 1852, réédition La Fontaine de Siloé, Montmélian 1997, (ISBN 284206044X), « Bérold de Saxe » p. 69-70.
  8. Daniel Chaubet, « Bérold de Saxe, un héros mythique fondateur de dynasties parmi d'autres », dans Mémoires de l'Académie de Savoie, 1990, p. 225.
  9. L. Ripart, « Les origines saxonnes de la Maison de Savoie », publié dans Razo - Cahiers du Centre d'études médiévales de Nice - N°12, Université de Nice 1992, p. 147.
  10. a, b, c, d, e et f Demotz 2000, p. 21-23.
  11. a et b Georges de ManteyerLes Origines de la maison de Savoie en Bourgogne (94 0-1060), Rome, Cuggiani, 1899, 284 pages.
  12. a et b Maurice Chaume, Recherches d'histoire chrétienne et médiévale, Académie des sciences, arts et belles-lettres, impr. de Bernigaud et Privat, 1947.
  13. Frédéric Charles Jean Gingins de la Sarraz (1790-1863), « Mémoire sur l'origine de la maison de Savoie », 1865, paru dans Histoire de la Cité et du canton des Equestres.
  14. a et b (en) Charles William Previté-Orton, The Early History of the House of Savoy: 1000-1233, Cambridge, Cambridge University Press (réimpr. 2013) (1re éd. 1912), 512 p. (lire en ligne), p. 41 et suivantes, 100-123.
  15. Maxime Reymond (1919), Les origines de la maison de Savoie.
  16. Les différents actes sont étudiés dans la thèse de Laurent Ripart, « Les fondements idéologiques du pouvoir des comtes de la maison de Savoie (de la fin du Xe au début du XIIIe siècle) », Université de Nice, 1999, 3 volumes (sous la direction d'Henri Bresc), tome II, p. 496-695.
  17. a, b, c et d Cyrille Ducourthial, « Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil », dans Christian Guilleré, Jean-Michel Poisson, Laurent Ripart, Cyrille Ducourthial, Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil, Université de Savoie, coll. « Sociétés, Religions, Politiques »,‎ , 286 p. (ISBN 978-2915797350, lire en ligne), p. 223 et suivantes.
  18. a, b et c Francois Demotz « Aux origines des Humbertiens : les Rodolphiens et le royaume de Bourgogne » in Aux origines des Humbertiens : les Rodolphiens et le royaume de Bourgogne, 2003, Ripaille, France p. 26-43, 2005.
  19. a, b, c, d et e (en) Jules Marion, Cartulaires de l'église Cathédrale de Grenoble dits Cartulaires de Saint-Hugues, Cambridge University Press, coll. « Cambridge Library Collection - Medieval History »,‎ , 662 p. (ISBN 978-1-10801-982-8), p. 16-17.
  20. Francois Demotz, L’An 888. Le Royaume de Bourgogne. Une puissance européenne au bord du Léman, Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes (« Le savoir suisse », 83), 2012, 142 pages.
  21. Abbé Chevalier, Documents inédits des IXe, Xe et XIe siècles relatifs à l'église de Lyon, Lyon, 1867, p. 15-6.
  22. a, b, c et d Cyrille Ducourthial, « Géographie du pouvoir en pays de Savoie au tournant de l’an mil », dans Christian Guilleré, Jean-Michel Poisson, Laurent Ripart, Cyrille Ducourthial, Le royaume de Bourgogne autour de l'an mil, Université de Savoie, coll. « Sociétés, Religions, Politiques »,‎ , 286 p. (ISBN 978-2915797350, lire en ligne), p. 228.
  23. Die Urkunden der Burgundischen Rudolfinger (Regum Burgundiae e stirpe Rudolfina Diplomata et Acta), no 98, p. 253-4.
  24. a, b, c, d, e, f, g, h et i Article de Laurent Ripart, « Du royaume aux principautés : Savoie-Dauphiné, Xe-XIe siècles », dans Christian Guilleré, Jean-Marie Poisson, Laurent Ripart, Cyrille Ducourthial (dir.), Le royaume de Bourgogne autour de l’an mil, Chambéry, 2008, p. 247-276.
  25. a et b Demotz 2000, p. 13.
  26. a, b, c, d, e, f et g Demotz 2000, p. 19-20.
  27. a, b, c, d, e et f Ruth Mariotte Löber, Ville et seigneurie : Les chartes de franchises des comtes de Savoie, fin XIIe siècle-1343, Librairie Droz - Académie florimontane,‎ , 266 p. (ISBN 978-2-60004-503-2), p. 4.
  28. Auguste Bernard, Cartulaire de l'Abbaye de Savigny suivi du Petit cartulaire de l'Abbaye d'Ainay, 1853, n°639, p. 318-319 (Lire en ligne).
  29. Die Urkunden der Burgundischen Rudolfinger (Regum Burgundiae e stirpe Rudolfina Diplomata et Acta), no 141, p. 319-21.
  30. Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, Chambéry, 1937, p. 43.
  31. a et b Histoire de Savoie 1984, p. 29.
  32. Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes »,‎ , 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 138.
  33. a, b, c, d, e et f Article de Laurent Ripart, « La mort et la sépulture du comte Humbert : une tradition historiographique reconsidérée », dans Fabrice Delrieux et François Kayser (dir.), Des plats pays aux crêtes alpines. Hommages offerts à François Bertrandy, Chambéry, 2010, p. 71-86.
  34. a et b (en) Charles William Previté-Orton, The Early History of the House of Savoy: 1000-1233, Cambridge, Cambridge University Press,‎ , 512 p. (lire en ligne), p. 40.
  35. Bernard Demotz, François Loridon, 1000 ans d'histoire de la Savoie : La Maurienne, vol. 2, Cléopas,‎ , 845 p. (ISBN 978-2-9522-4597-5), p. 546.
  36. La Bourgogne, dernier des royaumes carolingiens (855-1056). Roi, pouvoirs et élites autour du Léman, Lausanne, Société d’histoire de la Suisse romande,‎ , 764 p. (ISBN 978-2-94006-606-3), p. 308.
  37. (it) Alessandro Barbero Valle d'Aosta Medievale, Liguori Editore, Naples 2000,(ISBN 8820731622) p. 1-10.
  38. Christian Settipani, La Noblesse du Midi Carolingien. Études sur quelques grandes familles d'Aquitaine et du Languedoc, du IXe au XIe siècles, p. 337.
  39. a et b Histoire de Savoie 1984, p. 30.