Adélaïde de Suse

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Adélaïde de Suse
Image illustrative de l'article Adélaïde de Suse

Biographie
Naissance 1015 ou 1020
à Turin
Décès
à Canischio
Père Oldéric-Manfred II d'Oriate
Mère Berthe de Toscane
Conjoint 1 Hermann IV de Souabe
2 Henri de Montferrat
3 Othon Ier de Savoie
Enfants Pierre Ier de Savoie
Amédée II de Savoie
Othon
Berthe de Turin
Adélaïde de Savoie

Adélaïde de Suse ou Adélais/Adaline de Suza ou encore Adélaïde de Turin (née en 1020 à Turin - morte le à Canischio) était une princesse italienne du Moyen Âge, fille de Oldéric-Manfred II d'Oriate (après 991-1036), margrave (marquis) de Suze et de Berthe de Toscane de la maison d'Ivrée (vers 976- après 1029), margrave de Suze et comtesse de Turin. Elle est descendante des Arduinides[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Adélaïde de Suse épousa Hermann IV de Souabe (1014-28 juillet 1038) dont elle eut  :

  • Gebhard Ier comte de Sulzbach (1035 - 1071)
  • Hermann de Souabe (1034 - 1056)

Elle épouse ensuite le marquis de Montferrat Henri, qui meurt dès 1044/1045 sans postérité.

Veuve une nouvelle fois, elle épouse Othon Ier de Savoie, (1023-1060), 3e comte de Savoie (1051) et de Maurienne[1], dont elle eut[2] :

Par ce mariage, elle apporta à la Maison de Savoie de vastes possessions en Italie du nord, avec Suze (clef du passage du Mont-Cenis), Ivrée et Pignerol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Au décès d'Othon Ier de Savoie en 1060, elle tint la régence pour ses deux jeunes fils. Maîtresse-femme, elle conserva longtemps la tutelle.

Régente, elle autorise le passage des Alpes par le Mont-Cenis à l'empereur Henri IV, pour se rendre à Canossa en 1077[3],[4]. L'empereur était le beau-fils de la comtesse et le beau-frère de Pierre, ayant épousé Berthe de Savoie. La comtesse l'accompagne d'ailleurs auprès du pape Grégoire VII[4]. En échange du passage, la comtesse et son fils auraient négocié l'obtention de cinq évêchés italiens[5]. L'empereur les récompense, selon Guichenon, par la cession du Bugey[5] à Amédée II et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse[6].

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. a et b Christian Sorrel, Histoire de la Savoie en images : images, récits, La Fontaine de Siloé, collection « Les Savoisiennes », , 461 p. (ISBN 2-84206-347-3), p. 138.
  2. André Palluel-Guillard, « Othon Ier », www.sabaudia.org (consulté le 15 janvier 2013) - in Dossier « La Maison de Savoie ». Site des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia.org.
  3. Roland Edighoffer, Histoire de la Savoie, Paris, Presses universitaires de France, « Que sais-je ? » 151, , 128 p. (ISBN 978-2-13-044838-9), p. 31.
  4. a et b Alain Boucharlat, Savoie, La Fontaine de Siloé, , 319 p. (ISBN 978-2-86253-221-9), p. 16-17.
  5. a et b Jacques Lovie, Histoire des Diocèse de France : Chambéry, Tarentaise, Maurienne, vol. 11, Beauchesne, , 301 p. (ISSN 0336-0539), p. 33.
  6. Claude Genoux, Histoire de Savoie depuis la domination romaine jusqu'à nos jours, t. 1852, F. Saillet, 480 p., p. 82.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]