Xavier de Vignet

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Le comte Xavier de Vignet, né le et mort le à Chambéry, est un sénateur du Sénat de Savoie et l'un des membres fondateurs de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie en 1820.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

François-Xavier Marie de Vignet, connu sous le nom de Xavier de Vignet, naît le , à Chambéry[1]. Issu de la famille Vignet, il est le fils Pierre-Louis Vignet, baron des Étoles, chevalier de l'Ordre des Saints Maurice-et-Lazare, avocat général des Pauvres, puis sénateur depuis 1769 au Sénat de Savoie[Note 1], ainsi que syndic de Thonon[3], et de Marie-Christine de Maistre (1755-1814), sœur de Joseph et Xavier de Maistre[4]. Il est le petit-fils de Joseph-Louis Vignet (1697-1737), natif de Thonon, également avocat des pauvres au Sénat de Savoie, à Chambéry[1].

Le titre de comte est accordé à titre héréditaire à François-Xavier Marie de Vignet par Lettres patentes du roi Charles-Félix de Sardaigne, duc de Savoie en date du [1]. Ce titre est éteint depuis le décès de son fils, Nicolas, en 1871.

Il est, du côté maternel, le petit-fils aîné du comte François-Xavier Maistre (1705-1789), second président du Sénat de Savoie, natif du comté de Nice (Possession provinciale des États de Savoie), dont il porte les prénoms. Mais son prénom d'usage restera : Xavier.

Il épouse, le , Hélène-Césarine de Lamartine (1799-1824), sœur du poète, Alphonse de Lamartine[1],[4],[5]. Ils auront deux enfants :

  • Nicolas-Marie-Xavier-Aymon de Vignet (1819-1871), chef de bataillon de l'Armée de l'Est , mort pour la France le [6]. Il avait épousé en 1856 Henriette Collomb d'Arcine (1823-1891), dont il n'a pas eu de postérité.
  • Alix de Vignet (1823-1907) qui épouse en 1844 le baron Victor de Montfort Saint-Sulpice. Elle fut dame de palais de la reine Adélaïde de Habsbourg-Lorraine

Lamartine garde un souvenir ému du château de La Motte Servolex , donnant sur le Lac du Bourget, où son beau-frère Xavier et sa sœur Césarine prenaient plaisir de le recevoir. Dans ses mémoires, il écrit : « Je vivrais un siècle que je n'oublierais jamais dans le petit castel de La Motte Servolex »[7]...

Le frère cadet de Xavier, le baron Amédée-Louis de Vignet de Vendeuil (1789-1837), Grand-croix de l'Ordre des Saints Maurice-et-Lazare, est grand intendant du duché de Savoie, chargé d'affaires du Royaume de Sardaigne à Paris, puis ministre plénipotentiaire de S. M. le Roi de Sardaigne à Naples. Il est nommé baron à titre héréditaire par lettres patentes du . Il épouse le , Angèle-Jeanne Clairembault de Vendeuil. Leur fils, Charles-Albert de Vignet (1836-1912), baron de Vignet, obtient par un décret du , l'autorisation d'ajouter à son nom celui de sa mère et à s'appeler désormais de Vignet de Vendeuil[8]. Il est le fondateur de la branche cadette subsistante des barons de Vignet de Vendeuil[9], inscrite à l'ANF depuis 1980[10].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le , Xavier de Vignet devient comme son père sénateur au Sénat de Savoie. Il obtient le titre de « comte » par lettres royales du [1]. Il est exilé en la cité d'Aoste avec sa famille, où il rejoint ses cousins de Maistre et de Buttet exilés comme lui, pendant la période d'occupation de la Savoie par la France révolutionnaire, ainsi que sous les Régimes du Consulat et du Premier Empire (1792-1815).

Sous le régime de la Restauration sarde (1816-1831) des rois de Sardaigne, Victor-Emmanuel Ier et Charles-Félix, Xavier de Vignet est désigné pour occuper les fonctions de coordinateur dans la réorganisation administrative des communes de l'ancien département du Léman. Puis, à la mort du roi Charles-Félix, survenue en 1831, il est nommé, par le roi Charles-Albert de Savoie, premier officier au Ministères des Affaires étrangères du Royaume de Sardaigne dont le siège est situé à Turin. Il prend sa retraite en 1835 à Thonon.

Président de l'Académie de Savoie[modifier | modifier le code]

En 1819, il participe avec le général comte François de Mouxy de Loche et avec Georges-Marie Raymond, en association avec le vicaire général Alexis Billiet, à la création de la future Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, qui sera effective en 1820[11]. Membre fondateur, il en est le vice-président, puis le président de 1842 à 1844.

Il décède le .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Famille de Vignet

Les armes de la famille de Vignet se blasonnent ainsi : "'argent à deux fasces de sable, chargées la première de deux raisins d'or; la seconde d'un même[12].

Devise : DROIT CHEMIN, BON CHEMIN

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Publications de Xavier de Vignet[modifier | modifier le code]

  • Hubert aux Blanches Mains. Mémoires de l'Académie de Savoie 1° série . Vol.III
  • Le passage des Alpes par Annibal, ibid, 1° série; vol.IX.
  • Les voies romaines de Lemnicum à Augustum, ibid; 1° série; vol.IX.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Louis Vignet (1733-1806) reçoit des lettres patentes du 18 février 1757, pour l'inféodation de la baronnie des Étoles dont il s'est rendu acquéreur. C'est l'année 1757 qui est retenue comme date d'anoblissement de la famille de Vignet. La fonction de sénateur au Sénat de Savoie obtenue en 1769 confirme pour la famille de Vignet l'état de noblesse à titre héréditaire[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie (vol.5), vol. 5, Grenoble, Allier Frères, 1863-1966, p. 314-316.
  2. Henri Arminjon, De la noblesse des sénateurs au Souverain Sénat de Savoie, Imp. Gardet, Annecy, 1971.
  3. Paul Guichonnet, Les Chastel : Une famille savoyarde, de l'Ancien Régime à la Révolution, de l'Empire à la Restauration, Editions Lolant, , 360 p. (ISBN 978-2-9532859-5-6, lire en ligne), p. 23.
  4. a et b Philippe Barthelet, Joseph de Maistre, L'Âge d'Homme, , 877 p. (ISBN 978-2-8251-1871-9, lire en ligne), p. 46, Note.
  5. Henri Guillemin, Le Jocelyn de Lamartine : étude historique et critique, avec des documents inédits, Paris, Boivin, , 858 p., p. 405.
  6. Armorial et Nobiliaire de Savoie , p. 616
  7. Lamartine, Les Confidences, T.XI, p.28-29
  8. Amédée de Foras, Armorial et Nobiliaire de l'Ancien Duché de Savoie, Chez Allier, Grenoble, 1909, Tome V, p. 614-616
  9. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française, Robert Laffont, 2007, p. 190.
  10. Catalogue de l'ANF, édition 2017, Imp.Albédia, Aurillac. p. 69.
  11. Michel Germain, Personnages illustres des Savoie : "de viris illustribus", Lyon, Autre Vue, , 619 p. (ISBN 978-2-915688-15-3), p. 405.
  12. Armorial et Nobiliaire de Savoie, ibid.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Perillat-Corinne Townley. ''Dictionnaire des magistrats du Sénat et de la Chambre des Comptes de Savoie (1559-1848),Chambéry, Union des Sociétés savantes de Savoie-2018-p.485-486.

Liens externes[modifier | modifier le code]