Château de Lenzbourg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Lenzbourg
Image illustrative de l'article Château de Lenzbourg
Château de Lenzbourg vu depuis le sud-est.
Propriétaire initial Famille de Lenzbourg
Site web www.schlosslenzburg.chVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées 47° 23′ 15″ nord, 8° 11′ 08″ est
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Région historique Canton d'Argovie
Localité Lenzbourg

Géolocalisation sur la carte : Suisse

(Voir situation sur carte : Suisse)
Château de Lenzbourg

Le château de Lenzbourg se trouve près de la vieille ville de Lenzbourg dans le canton d'Argovie. Avec une longue histoire à son actif, il fait partie des plus vieux châteaux de Suisse et présente une architecture variée.

Localisation et historique[modifier | modifier le code]

L'édifice se trouve au sommet du Schlossberg à 504 mètres d'altitude, sur une colline d'environ 100 mètres de haut pour 250 mètres de diamètre composée de molasse. Les parties les plus anciennes du château remontent au XIe siècle lorsque la lignée des comtes de Lenzbourg décida d'y installer sa résidence. C'est à cette époque que furent construits deux donjons et le corps de logis.

Le château passa ensuite entre les mains des comtes de Kybourg puis des Habsbourg avant de revenir en main des confédérés. Pendant plus de 350 ans, les baillis bernois y vécurent et le bâtiment servit ensuite de résidence privée. Durant la période bernoise, plusieurs constructions furent ajoutées dont une maison pour le bailli et des travaux importants changèrent la forme du château.

Après la fin de la domination bernoise, le château fut cédé au canton d'Argovie en 1804. Johann Christian Lippe en fit l'acquisition quelque temps après. En 1956, la veuve de l'aventurier Lincoln Ellsworth vendit le château au canton d'Argovie. Il abrite depuis 1987 le musée historique du canton d'Argovie.

Collège de garçons (1823-1849)[modifier | modifier le code]

Le Canton d'Argovie, fondé en 1803, était entré en possession du château le 5 juin 1804. Mais une utilisation à des fins gouvernementales de ce symbole de la féodalité était hors de question, de sorte que le château resta vacant pendant plus de vingt ans, avec un entretien minimal afin d'éviter de peser sur les faibles finances cantonales. En 1810, le facteur d'orgues Johannes Heinrich Speisegger de Schaffhausen a proposé de louer une partie du château, mais le gouvernement cantonal refusa. En 1818 le projet d’y établir l'École fédérale militaire centrale échoua, de même que la création d'une école cantonale d’instituteurs[1].

Enfin, le pédagogue Johann Karl Christian Lippe, de Hofwil, informa le Conseil municipal à l'automne 1822, qu'il se proposait d’installer un établissement d'enseignement pour garçons dans les lieux. Le gouvernement cantonal lui en accorda le bail pour un loyer annuel de 300 francs, avec un moratoire de cinq ans permettant au locataire d’effectuer toutes les remises en état nécessaires. L'Institut fut ouvert le 11 février 1823. Dans les années 1830, il compta jusqu'à 50 élèves et douze enseignants. Les principes éducatifs de Lippe étaient en grande partie identiques à ceux de Johann Heinrich Pestalozzi, dont il était l’ami. Sa clientèle comportait une majorité de jeunes protestants français venant d’Alsace[2] et du sud de la France, dont les parents ne faisaient pas confiance aux écoles catholiques françaises. L'instabilité politique causée par les révolutions de 1848-1849 ayant provoqué une baisse de la fréquentation, Lippe dût s’endetter et fut incapable de rembourser. Le 30 septembre, lendemain de date de fermeture du collège qui avait été convenue avec les créanciers, Lippe mourut[1]

Propriétaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Neuenschwander :. château de Lenzburg depuis la fondation Canton. S. 493-494 Heidi Neuenschwander, Schloss Lenzburg seit der Kantonsgründung. In: Historische Gesellschaft des Kantons Aargau ("Le château de Lenzbourg depuis la fondation du canton, in Société historique du canton d’Argovie"): Argovia. Volume 106, éditions Sauerländer, Aarau 1994, (ISBN 9783794137787) pp. 493-503 [1]
  2. Voir par exemple la biographie du poète alsacien Georges Zetter, issu de la bonne bourgeoisie protestante mulhousienne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]