Si tu meurs, je te tue

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Si tu meurs, je te tue
Titre original Si tu meurs, je te tue
Réalisation Hiner Saleem
Scénario Hiner Saleem
Acteurs principaux
Sociétés de production Mact Productions
Région Île-de-France
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 90 min
Sortie 2011


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Si tu meurs, je te tue est un film français réalisé par Hiner Saleem et sorti en 2011.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À Paris, Philippe, quadragénaire tout juste libéré de prison, noue des liens amicaux avec le Kurde Avdal lancé sur la piste d'un criminel irakien. Le souhait d'Avdal est de s'établir en France et il attend la venue de sa fiancée Siba. Mais Avdal décède subitement d'une crise cardiaque et c'est à Philippe qu'échoit l'organisation de ses funérailles. Démuni, Philippe n'a d'alternative que de faire incinérer le corps. Siba arrive à Paris, est prise en charge par un groupe de Kurdes et, apprenant la disparition d'Avdal, désire rencontrer Philippe, l'ami dévoué de son fiancé. Mais l'arrivée de Siba est suivie par celle de Cheto, le père d’Avdal, qui vient chercher la dépouille de son fils et s'effondre lorsqu'il découvre que le corps a été incinéré[1]. Les cendres du défunt vont provoquer bien des bouleversements : l'imposante urne funéraire hante le studio de Philippe avec le fantôme d'Avdal. Philippe transvase les cendres dans un pot en verre qu'il remet à Cheto, mais celui-ci, empêtré dans ses convictions religieuses radicales, laisse le pot à la garde de Siba. Jusqu'à ce qu'il vienne, un soir, lui demander de le lui prêter, comme pour avoir l'âme de son fils auprès de lui. Finalement, les cendres d'Avdal, en partie dispersées dans l'air de Paris, vont être comme un signe du destin qui fera avorter le projet de Cheto de forcer Siba à rentrer au pays pour la marier avec son autre fils et libérera la jeune femme de l'emprise religieuse pour recommencer une nouvelle vie en France.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Dans une scène du film, Golshifteh Farahani joue du piano, qu'elle a appris dans sa jeunesse jusqu'à obtenir un excellent niveau[7].

Points de vue de la critique[modifier | modifier le code]

  • Le Monde[8] : « C'est sur le ton de la comédie qu'Hiner Saleem orchestre une intrigue à la godille, lorgnant du côté du burlesque, de l'absurde, des histoires fantaisistes et décalées d'Otar Iosseliani. […] Surtout un ton résolument facétieux qui illustre ce qui habite le cinéaste : l'humour, le goût de la musique et de la liberté. […] De ce film voué à honorer un Paris populaire et des comédiens fétiches (Maurice Benichou, Mylène Demongeot, Jane Birkin), on retient le meilleur : les dialogues cocasses du début, le dialogue de sourds avec l'employé municipal chargé des pompes funèbres, la présence récurrente d'œufs durs récalcitrants, la façon de dépeindre la diaspora kurde comme une bande de Dalton… »
  • Télérama[9] : « Il lui arrive de dramatiser. Mais ce qu'on aime chez Hiner Saleem, c'est précisément l'inverse : son habileté à se faufiler entre le drame et la fantaisie. […] La réussite du film — six frères, six Kurdes de Strasbourg-Saint-Denis, à mi-chemin des Pieds Nickelés et des nains de Blanche-Neige. […] Mais, selon son habitude, il le parsème de détails tendres sur la fraternité possible entre paumés et émigrés. Il dénonce aussi, mine de rien, la brutalité avec laquelle sa communauté traite les femmes, parfois. »
  • RFI[10] : « Avec ce Si tu meurs, je te tue il renoue avec la comédie déjantée, qui avait fait le succès de son premier film et continue à explorer les arcanes de sa double culture. […] Derrière la comédie, un vrai thème : celui de la liberté de choix de la femme musulmane, qui plus est. »

DVD[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'incinération est prohibée par la religion musulmane.
  2. JP, « Si tu meurs, je te tue (2011)- JPBox-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le 7 janvier 2017)
  3. Réélu Président d'Unifrance le .
  4. « MACT » pour la Société de productions et d'exportations de films créée par Martine et Antoine de Clermont-Tonnerre en 1992 (source Unifrance).
  5. Source Cineuropa.org du .
  6. Source : Unifrance.
  7. [PDF]Dossier de presse du film My Sweet Pepper Land de Hiner Saleem, page 5, colonne 3 du PDF, consulté le 22 juin 2016
  8. Extrait de la critique de Jean-Luc Douin publiée le .
  9. Extrait de la critique de Pierre Murat.
  10. Extrait de la critique de Catherine Ruelle.

Lien externe[modifier | modifier le code]