Gindou

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Gindou
Image illustrative de l'article Gindou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Gourdon
Canton Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Cazals-Salviac
Maire
Mandat
Mireille Figeac
2014-2020
Code postal 46250
Code commune 46120
Démographie
Population
municipale
311 hab. (2014 en augmentation de 1,3 % par rapport à 2009)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 56″ nord, 1° 15′ 03″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 331 m
Superficie 15,65 km2
Localisation

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Gindou est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Gindou est située sur le territoire de l'ancienne province du Quercy, en pays de Bouriane, à 30 kilomètres à l'ouest de Cahors.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cazals Salviac Dégagnac Rose des vents
Montcléra N Lavercantière, Rampoux
O    Gindou    E
S
Les Arques Montgesty Thédirac

Géologie[modifier | modifier le code]

L'essentiel de la commune est en terrain calcaire, dans lequel se sont formées des grottes[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Parochia de Gindo, mentionné dans un traité entre les rois de France et d'Angleterre en 1287[2].

Le toponyme est basé sur un anthroponyme issu du germanique Gindo, un homme devenu citoyen romain[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque préhistorique[modifier | modifier le code]

Le village de Gindou était déjà habité à l'époque du Paléolithique supérieur comme le prouvent les différents outils trouvés sur place tel qu'un grattoir, un fragment de pointe et de burin.

Les chercheurs ont également trouvé des restes de chevaux et des débris de céramique[4].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Dans l'Antiquité, les habitants de Gindou faisaient partie de la tribu des Cadourques.

La voie romaine reliant Cahors à Périgueux traversait le village ce qui a permis la diffusion de la culture romaine et notamment la diffusion de la viticulture[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'église de Gindou est l'église Saint-Barthélemy, elle date du XIIIe siècle et est du style roman. La région a été touchée par la peste et les paroisses de Gindou, Cazals (Lot) et Montclera ont dû être unifiées faute de moyens financiers.

En 1548, Gindou passe sous le culte protestant.

En 1558, l'armée de Biron rend Cazals et remet le canton sous culte catholique[4].

Liste des consuls[modifier | modifier le code]

Les consuls de Gindou sous l'Ancien Régime sont [5] :

Année Nom Résidence (Lieu dit)
1734 Mouraisse Bargues
1736 Arnaud Vaquié 
1737 Raymond Soulié
1738 Jean Delrieu Rigal-Haut
1739 Vialard Lasserre
1742 Bouissou
1747 Vialard Lasserre
1751 Miran (L'ainé)
1752 Bargues (L'ainé)

Révolution[modifier | modifier le code]

De violents affrontements ont eu lieu à Gindou pendant la Révolution.

Le les citoyens ont informé les autorités de leur refus de payer la dîme[4].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

26 habitants de Gindou sont décédés lors de la Première Guerre mondiale ; le manque de main-d'œuvre amène alors les agriculteurs à se tourner vers l'élevage puis peu à peu vers la vigne[4].

La Seconde Guerre mondiale n'a pas épargné Gindou, où s'est installée une résistance, délogée en juillet 1944 par les soldats allemands, notamment lors des combats au Mas de Lort le [6].

Dans les années 1950, l'église est rénovée et perd sa nef.

L'école de Gindou ferme en 1979, lorsque l'effectif atteint le seuil de onze élèves[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1806 Ambroise Soulie    
1806 1814 Antoine Longes    
1815 1821 Ambroise Soulie    
1821 1834 Antoine Soulie    
1835 1843 Baptiste Bouyssou    
1844 1852 Antoine Soulie    
1852 1861 Joseph Barrety    
1861 1879 Pierre Fabre    
1879 1884 Camille Barrety    
1884 1892 Pierre Théodore Marie Soulie    
1892 1902 Ambroise Soulie    
mars 2001 2008 Serge Courant   artisan retraité
mars 2008 en cours Mireille Figeac   infirmière
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2014, la commune comptait 311 habitants[Note 1], en augmentation de 1,3 % par rapport à 2009 (Lot : +0,05 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
528 565 552 692 717 800 790 770 748
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
701 813 763 778 770 755 744 722 659
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
625 603 624 463 436 400 428 378 330
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
349 333 280 282 269 265 301 307 311
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Association Gindou Cinéma[modifier | modifier le code]

L’association Gindou Cinéma a été créée en 1989. Depuis 2007, ses bureaux sont abrités dans un bâtiment sur lequel s’adosse Le Cinéma de Verdure, amphithéâtre de plein air de 700 places.

Tous les ans, au mois d'août, pendant une semaine, se tiennent les Rencontres de cinéma de Gindou [12] depuis 1985. Activité phare et fondatrice de l'association Gindou Cinéma, le festival a petit à petit donné naissance à un vrai projet de soutien et de diffusion du cinéma d'auteur. Aujourd'hui, le public s'est largement étendu aux cinéphiles venant de la France entière. Sa fréquentation dépasse les 16 000 spectateurs. Une centaine de films est répartie dans trois sélections : la rétrospective d'un ou d'une cinéaste, les vagabondages cinématographiques (courts, longs métrages, fictions, documentaires), un « Focus sur » qui donne carte blanche à un festival européen de court métrage et des films du patrimoine proposés par la cinémathèque de Toulouse et à laquelle s’associent depuis 2008, les archives françaises du film du CNC. En parallèle des projections, il est possible d'assister et de participer aux tchatches quotidiennes (rencontres entre les réalisateurs, acteurs et le public), les apéros concerts, la librairie itinérante...

Gindou Cinéma s’est appuyée sur la notoriété des Rencontres cinéma de Gindou, pour développer des actions d’éducation à l’image orientées prioritairement vers les jeunes publics mais aussi, pour le public professionnel, des résidences d’écriture de scénario, des dispositifs de soutien à la création de musique de films et un bureau d’accueil de tournages.

Gindou Cinéma emploie 6 salariés permanents pour mener à bien l’ensemble de ces activités qui font de l’association un pôle de ressources autour du cinéma reconnu au plan national et pleinement inscrit dans l’économie locale.

Fête de village[modifier | modifier le code]

Tous les ans, pendant trois jours se déroule la fête de Gindou, l'occasion pour les villageois de se retrouver chaque année autour de diverses animations, concours de pétanque, vide grenier et soirées dansantes. Cette fête se clôture par un repas copieux dont le thème général choisi est différent chaque année, en 2011, le jardin était à l'honneur. Cette tradition festive attire beaucoup de monde dans le village[réf. souhaitée].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. gallica.bnf.fr « Journal d'histoire naturelle de Bordeaux et du Sud-Ouest », cinquième année, n°4, 30 avril 1886
  2. Jean-Maire Cassagne - Villes et Villages en pays lotois, page 125.
  3. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 112.
  4. a, b, c, d, e et f http://courant.philippe.free.fr/gindou/page/Gindou%20ADSL.htm
  5. Famille de Boysson, Livre de raison (1732-1789)
  6. village de Gindou en QuercyXXe siècle
  7. « Les maires de Gindou », sur Site francegenweb, (consulté le 5 février 2017).
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  12. gindoucinema.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]