Montgesty

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Montgesty
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Cahors
Canton Causse et Bouriane
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cahors
Maire
Mandat
Jean-Noël Galthié
2014-2020
Code postal 46150
Code commune 46205
Démographie
Population
municipale
316 hab. (2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 48″ N 1° 17′ 52″ E / 44.58, 1.2977777777844° 34′ 48″ Nord 1° 17′ 52″ Est / 44.58, 1.29777777778
Altitude Min. 170 m – Max. 313 m
Superficie 11,88 km2
Localisation

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Montgesty est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montgesty (en occitan Montgestin) est basé sur le mot latin montem qui désigne un endroit élevé et sur gestin venant de gestus qui désignerait un homme maniéré et prétentieux ou un nommé justinus[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Montgesty fut bâti autour de ce qu'il restait d'un camp militaire romain établi dès le IIe siècle apr. J.-C.. Les Romains, bien installés à Catus, firent des routes dont l'une principale partant de Montauban, traversait Montgesty, après Catus. Depuis, le village fut toujours là, même s'il fut déserté, pendant plusieurs siècles, après l'invasion anglaise.

Un menhir, situé à l'entrée du village, lorsque l'on vient de Catus, peut prétendre à une installation humaine, bien plus ancienne, mais dont il ne reste que peu de preuves.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean Noël Galthié    
mars 2001 2008 Patrice de Loustal    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 316 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
707 564 1 766 686 1 640 666 687 687 768
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
764 793 783 800 776 738 723 665 595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
514 508 505 449 458 443 415 309 292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
299 309 336 325 273 266 280 278 310
2012 - - - - - - - -
316 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Crabillié, inscrit partiellement à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques[4]. La sœur de Joachim Murat habitait dans le hameau une modeste maison rurale. Ce dernier devenu maréchal d'Empire, sa générosité permit à sa sœur de faire construire une belle demeure bourgeoise en 1805 en détruisant une partie du hameau. Le château adopte un plan en U. Les ailes en retour donnent accès à une terrasse. Avec le château ont été construits des bâtiments agricoles.
    Caroline Murat vint y faire un séjour. On ne peut affirmer que Napoléon Bonaparte l'ait accompagnée.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, église paroissiale. La première église romane est mentionnée en 1330 dans un acte du pape Jean XXII. L'église (nef, collatéraux et abside) a été reconstruite en 1888-1889 dans un style néo-gothique mais elle a conservé son clocher avec sa tourelle probablement édifiés à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. La façade possède un portail de type quercynois contemporain décoré par un bâton écoté. Deux cloches ont été installées en 1520 et 1531.
    Plusieurs objets proviennent de l'ancienne église datant du XVIIe siècle et XVIIIe siècle. L'église possède un Christ agonisant sur la Croix, œuvre espagnole du XVIe siècle.
    Les vitraux datent de 1889-1890. Les vitraux de l'abside représentent les patrons de l'église, Notre Dame de l'Assomption, saint Louis et saint Génulphe, évêque de Cahors vers 257 auquel on attribue la fondation de l'église de Montgesty[5]
  • Chapelle des Pénitents Bleus. On ne connaît pas la date de la confrérie des pénitents bleus à Montgesty, sûrement après 1575, date de fondation de celle de Toulouse. La chapelle construite à la limite du village vers Catus après l'adjudication des travaux, le 31 août 1845. Les éléments architecturaux intérieurs de la chapelle semblent montré que la construction a été faite avec des réemplois.
    La chapelle a été restaurée en 1964 par le peintre cadurcien Charles Rouquet qui a décoré l'abside, et le maître verrier Dalet qui a réalisé des vitraux.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 66,117.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  4. « Château de Crabillé », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Informations d'après une notice se trouvant dans l'église

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]