Lavercantière

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Lavercantière
Image illustrative de l'article Lavercantière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Gourdon
Intercommunalité Communauté de communes Cazals-Salviac
Maire
Mandat
Gilles Vilard
2014-2020
Code postal 46340
Code commune 46164
Démographie
Population
municipale
248 hab. (2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 18″ N 1° 19′ 11″ E / 44.6383, 1.319744° 38′ 18″ Nord 1° 19′ 11″ Est / 44.6383, 1.3197  
Altitude Min. 192 m – Max. 355 m
Superficie 14,99 km2
Localisation

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Lavercantière est une commune française, située dans le département du Lot en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 16 km de Gourdon dans la région de la Bouriane.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lavercantière (en occitan Lavercantièra) est basé sur le mot occitan lo vèrnhe issu du gaulois verno qui désigne une arbre : l'aulne. Lavercantière désigne un taillis d'arbres et d'osiers[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1200 dans les Coutumes de Lavercantière Alphonse de Poitiers, seigneur de Lavercantière, fait don du Frau, terre boisée de chênes, aux habitants de Lavercantière. Dans les siècles qui suivirent cette forêt fut utilisée pour la fabrication du fer, les vestiges de fours sont nombreux. Elle fut totalement détruite. Ce n'est que depuis quelques décennies que le Frau a fait l'objet de mesures de plantations de forêts.

Auparavant, le Frau n'était qu'une lande de fougères et de bruyères.

Aujourd'hui l'Office national des forêts et la commune ont réalisé un sentier d'interprétation dans le Frau. Ce circuit de promenade allie la découverte de l'environnement naturel et une étape sportive.

Le Frau possède une loge typique, qui est un abri végétal, construction rurale par l'homme en matériel végétal. Elle servait d'abri pour les animaux, elle a même servi d'habitation au début du XIXe siècle (au lieu-dit de Laville).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
depuis 1983   Gilles Vilard PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 248 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
591 1 505 889 553 539 657 672 594 608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643 619 604 590 606 927 903 569 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 519 504 358 335 326 302 334 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
209 177 160 145 152 183 237 253 248
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le village possède un château du XVIIe siècle-XVIIIe siècle, inscrit depuis le 16 septembre 1991 à l'inventaire des monuments historiques. Sont ainsi protégés au titre des monuments historiques : les façades et toitures, la salle dite des Gardes au rez-de-chaussée, l'escalier principal[4].

Le château se compose de deux bâtiments perpendiculaires l'un à l'autre, dotés de trois niveaux. Sur la façade extérieure des imbrications de pierre laissent penser que le plan initial n'a pas été complètement réalisé.

Le château de Lavercantière est une propriété privée, qui ne peut pas se visiter.

Entre 1942 et 1944 ce château a abrité et caché des juifs[5]. Louis Forestier, instituteur au château à cette époque, a contribué à cette action, il sera reconnu "Juste parmi les nations" par le comité français pour Yad Vashem. Le 15 mars 2012, une cérémonie officielle a lieu à la mairie de Cahors pour lui rendre hommage, que soient associés celles et ceux qui ont accompagné ces actes généreux face à l'occupation nazie[6].

Églises[modifier | modifier le code]

Le village a deux églises :

  • Dans le bourg, une église romane connue sous le vocable de Saint-Quirin fut une doyenneté de l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé;
  • Au lieu-dit de Saint-Martin, cette ancienne paroisse est rattachée à la précédente. Elle porte le vocable de Saint-Martin-le-Désarnat. Cette église devait faire partie d'une ensemble abbatial fondé par l'abbaye d'ObazineAubazine, région du Limousin) vers 1150 et aujourd'hui disparu. Cette fondation sera un échec, une seconde fondation réussie est réalisée au XIIIe siècle à Léobard (département du Lot). L'abbaye prend le nom de Sainte-Marie de Gourdon, mais est plus connue sous la dénomination d'abbaye Nouvelle.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Lavercantière situé au cœur du village a été érigé en 1924 : il rend hommage aux poilus morts lors de la Première Guerre mondiale et à leurs familles.

Ce monument, réalisé par le sculpteur lotois Émile Mompart (1898-1972)[7], est un exemple de monuments aux morts dits pacifistes[8].

Le sculpteur a représenté une humble femme, le visage baissé et les mains jointes dans une attitude de recueillement. Sur le socle deux faces sont sculptées et représentent deux militaires. Émile Mompart a privilégié la langue occitane pour rédiger son inscription « Paoures droles », pauvres enfants en français et « paures dròlles » en orthographe normalisée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy,‎ , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 82.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  4. Inscription d'éléments du château à l'inventaire des monuments historiques au 16/9/1991 [1].
  5. ma grand-mère en est témoin (Jacqueline Lecoq)
  6. http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307771-cahors-louis-forestier-juste-parmi-les-nations.html
  7. Monument aux morts de Lavercantière
  8. Monument aux morts de Lavercantière « Le monument aux morts est inauguré en 1924 et fait actuellement partie des rares monuments aux morts dits pacifistes. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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