Lavercantière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Lavercantière
Le château de Lavercantière et l'église Saint-Quirin
Le château de Lavercantière et l'église Saint-Quirin
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Arrondissement de Gourdon
Canton Gourdon (depuis 2015)
Intercommunalité Communauté de communes Cazals-Salviac
Maire
Mandat
Gilles Vilard
2014-2020
Code postal 46340
Code commune 46164
Démographie
Population
municipale
235 hab. (2014 en diminution de 8,2 % par rapport à 2009)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 38′ 18″ nord, 1° 19′ 11″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 355 m
Superficie 14,99 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte administrative du Lot
City locator 14.svg
Lavercantière

Géolocalisation sur la carte : Lot

Voir sur la carte topographique du Lot
City locator 14.svg
Lavercantière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lavercantière

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lavercantière
Liens
Site web http://lavercantiere.com/

Lavercantière est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à 16 km de Gourdon dans la région de la Bouriane.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lavercantière (en occitan Lavercantièra) est basé sur le mot occitan lo vèrnhe issu du gaulois verno qui désigne une arbre : l'aulne. Lavercantière désigne un taillis d'arbres et d'osiers[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1200 dans les Coutumes de Lavercantière Alphonse de Poitiers, seigneur de Lavercantière, fait don du Frau, terre boisée de chênes, aux habitants de Lavercantière. Dans les siècles qui suivirent cette forêt fut utilisée pour la fabrication du fer, les vestiges de fours sont nombreux. Elle fut totalement détruite. Ce n'est que depuis quelques décennies que le Frau a fait l'objet de mesures de plantations de forêts.

Auparavant, le Frau n'était qu'une lande de fougères et de bruyères.

Aujourd'hui l'Office national des forêts et la commune ont réalisé un sentier d'interprétation dans le Frau. Ce circuit de promenade allie la découverte de l'environnement naturel et une étape sportive.

Le Frau possède une loge typique, qui est un abri végétal, construction rurale par l'homme en matériel végétal. Elle servait d'abri pour les animaux, elle a même servi d'habitation au début du XIXe siècle (au lieu-dit de Laville).

Liste des consuls[modifier | modifier le code]

Les consuls de Lavercantière sous l'Ancien Régime sont [2] :

Année Nom
1734 Pierre Boisset
1737 Maury Potenegre
1738 Maury Pousille
1739 Marc Bonafous
1740 Rosières
1741 Besson (ou Besson)
1742 François Cabanes     
1748 Martin de Poutery     
1750 Cassan de Pedamié     

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie
Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
1802 1815 Charles Boisset    
1815 1819 Antoine Raynal    
1819 1820 François Sourdes    
1821 1822 Pierre Manhes    
1822 1830 Jean Pierre Galan    
1830 1830 Pierre Manhes    
1830 1846 Antoine Bargues    
1846 1871 Raymond Galan    
1871 1874 Aquilin Sourdes    
1874 1876 Pierre Galan    
1876 1878 Pierre Galan    
1878 1884 Aquilin Sourdes    
1884 1896 Pierre Galan    
1896 1908 Aquilin Sourdes    
1908 1914 Clément Sourdes    
1914 1919 Amédée Bouat    
1919 1925 Antoine Galet    
1925 1964 Amédée Floirac    
1964 1983 Léopold Pezet    
1983 en cours Gilles Vilard PS  
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 235 habitants[Note 1], en diminution de 8,2 % par rapport à 2009 (Lot : +0,05 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
591 1 505 889 553 539 657 672 594 608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
643 619 604 590 606 927 903 569 560
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
555 519 504 358 335 326 302 334 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
209 177 160 145 152 183 237 245 253
2013 2014 - - - - - - -
235 235 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château de Lavercantière, construit au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1991 protégeant : les façades et toitures, la salle dite des Gardes au rez-de-chaussée, l'escalier principal[8].

Le château se compose de deux bâtiments perpendiculaires l'un à l'autre, dotés de trois niveaux. Sur la façade extérieure des imbrications de pierre laissent penser que le plan initial n'a pas été complètement réalisé.

Le château de Lavercantière est une propriété privée, qui ne peut pas se visiter.

Entre 1942 et 1944 ce château a abrité et caché des juifs[9]. Louis Forestier, instituteur au château à cette époque, a contribué à cette action, il sera reconnu "Juste parmi les nations" par le comité français pour Yad Vashem.
Le 15 mars 2012, une cérémonie officielle a lieu à la mairie de Cahors pour lui rendre hommage, que soient associés celles et ceux qui ont accompagné ces actes généreux face à l'occupation nazie[10].

Églises[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Quirin

Le village a deux églises :

  • Dans le bourg, une église romane connue sous le vocable de Saint-Quirin fut une doyenneté de l'abbaye Saint-Pierre de Marcilhac-sur-Célé;
  • Au lieu-dit de Saint-Martin, cette ancienne paroisse est rattachée à la précédente. Elle porte le vocable de Saint-Martin-le-Désarnat. Cette église devait faire partie d'une ensemble abbatial fondé par l'abbaye d'ObazineAubazine, région du Limousin) vers 1150 et aujourd'hui disparu. Cette fondation sera un échec, une seconde fondation réussie est réalisée au XIIIe siècle à Léobard (département du Lot). L'abbaye prend le nom de Sainte-Marie de Gourdon, mais est plus connue sous la dénomination d'abbaye Nouvelle.

Monument aux morts[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts

Le monument aux morts de Lavercantière situé au cœur du village a été érigé en 1924 : il rend hommage aux poilus morts lors de la Première Guerre mondiale et à leurs familles.

Ce monument, réalisé par le sculpteur lotois Émile Mompart (1898-1972)[11], est un exemple de monuments aux morts dits pacifistes[12].

Le sculpteur a représenté une humble femme, le visage baissé et les mains jointes dans une attitude de recueillement. Sur le socle deux faces sont sculptées et représentent deux militaires. Émile Mompart a privilégié la langue d'oc, « langue du quotidien d'ordinaire jamais gravée », pour rédiger son inscription « Paoures droles » (pauvres enfants en français et « paures dròlles » en orthographe occitane normalisée)[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 82.
  2. Famille de Boysson, Livre de raison (1732-1789)
  3. « Les maires de Lavercantière », sur Site francegenweb, (consulté le 22 octobre 2017).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. Inscription d'éléments du château à l'inventaire des monuments historiques au 16/9/1991, Notice no PA00095307, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Ma grand-mère en a été témoin (Jacqueline Lecoq)
  10. http://www.ladepeche.fr/article/2012/03/16/1307771-cahors-louis-forestier-juste-parmi-les-nations.html
  11. a et b Monument aux morts de Lavercantière
  12. Monument aux morts de Lavercantière « Le monument aux morts est inauguré en 1924 et fait actuellement partie des rares monuments aux morts dits pacifistes. »

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Luc Obereiner, Contribution à la connaissance des couvertures végétales en haut Quercy, 2e partie : la chaumière de Laville (Lavercantière), dans Quercy-Recherche, No 43, novembre-décembre 1981, p. 11-19
  • Christian Lassure, Jean-Luc Obereiner, Une loge d'habitation du début du XIXe siècle à Laville, commune de Lavercantière (Lot), in L'architecture vernaculaire, CERAV, Paris, t. 5, 1981, p. 59-65
  • Christian Lassure, Les loges végétales de Lavercantière (Lot) : tradition locale ou apport extérieur ?, in L'architecture vernaculaire, CERAV, Paris, t. 14, 1990, p. 31-48

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :