Jeanne de Flandre

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Jeanne de Flandre
Jeanne de Flandre.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Famille
Maison de Montfort (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Frère
Conjoint
Enfants
Jean IV de Bretagne
Jeanne de Montfort (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion

Jeanne de Flandre (1295 - 1374), dite Jeanne la Flamme, est l'épouse de Jean de Monfort, prétendant au duché de Bretagne lors de la guerre de Succession de Bretagne. Elle a continué la lutte de son mari lors de la captivité de ce dernier, devant notamment son surnom à un incendie provoqué lors du siège d'Hennebont. Par la suite, réfugiée en Angleterre, elle est éloignée de Londres par le roi Edouard III et mise sous la garde du connétable du château de Tickhill.

Origines[modifier | modifier le code]

Elle est la fille de Louis Ier de Flandre, comte de Nevers, et de Jeanne de Rethel, comtesse de Rethel.

Guerre de Succession de Bretagne[modifier | modifier le code]

En 1341, à la mort de Jean III de Bretagne, Jean de Monfort disputa le duché à sa nièce Jeanne de Penthièvre, ce qui entraine une guerre de vingt ans appelée guerre des « Deux Jeannes » ou guerre de Succession de Bretagne. Lorsque Jean de Montfort est fait prisonnier, elle prend la direction de ses armées et continue la lutte, ce qui permet à son fils Jean IV de faire ultérieurement la conquête du duché de Bretagne.

Jeanne de Flandre est restée célèbre pour une action d'éclat. Alors que les troupes de Charles de Blois assiègent en juin 1342 Hennebont, dans laquelle était retranchée Jeanne, celle-ci parvint à galvaniser les troupes et les civils si bien que toutes les attaques furent repoussées. Une nuit, à la tête d'un détachement de soldats, elle sortit de la ville en enflammant les tentes des troupes adverses. Puis, grâce à cette diversion, elle parvint à rejoindre Auray d'où elle put ramener 600 chevaliers, ce qui permit la libération de la ville. Après cela, Jeanne de Flandre fut appelée Jeanne la Flamme.

Les envoyés du pape réussissent à obtenir des deux rois belligérant la signature de la trêve de Malestroit le 19 janvier 1343, prévue jusqu’au 29 septembre. Cet accord prévoit que Jean de Montfort doit être remis en liberté. Philippe VI de France retourne à Paris et le roi Édouard III d'Angleterre est de retour à Londres en mars 1343. Il ramène avec lui Jeanne Flandre et ses deux enfants, qui résident à Exeter. Démunie d’argent, ayant laissé son trésor sous bonne garde dans le château de Brest, elle doit recevoir des prêts d'Édouard III. Puis, elle réside à Londres d’avril à décembre 1343. En son absence c'est les hommes du roi d'Angleterre qui gouvernent la Bretagne.

À partir de cette époque Jeanne de Flandre réside en Angleterre au château de Tickhill dans le comté d'York au sud de Doncaster. En 1899, l'historien Arthur de La Borderie maintenait que le roi l'a envoyée à Tickhill parce qu'elle est devenue folle[1], mais il n'existe aucun document de l'époque qui le dise. Selon un historien plus récent, il est plus raisonnable de croire que le roi l'ait éloignée pour « l'empêcher de se mêler des affaires de Bretagne »[2]. D'ailleurs, Warmer (ou Warnier) de Giston, aidé par son « yeoman », n'aurait pas voulu se compromettre en 1347 en organisant une tentative d'évasion de Tickhill, même dans le cas où Jeanne l'avait supplié de le faire, si elle était folle[3].

Édouard III confie la garde de Jeanne à des chevaliers : William Frank, jusqu'en 1346, Thomas Haukeston (1346-1357) puis Jean Delvès (mort en 1370) et enfin à Isabelle, veuve de ce dernier, et ensuite à Godfrei Foljambe. La dernière mention faite de la princesse et de son gardien est du 14 février 1374. Il semble qu'elle soit morte cette année-là.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Union et descendance[modifier | modifier le code]

Jeanne La Flamme à Hennebont

Elle épousa Jean de Bretagne, (1294 † 1345), comte de Montfort, et eut :

Hommages[modifier | modifier le code]

  • A Hennebont, Morbihan, le pont construit en 1953 joignant les deux rives du Blavet porte le nom de Pont Jeanne La Flamme.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Arthur de La Borderie, Histoire de Bretagne, t. 3 (1899), p. 489-490.
  2. R.C. Famiglietti, Audouin Chauveron, t. 2 (2015), p. 87.
  3. R.C. Famiglietti, Audouin Chauveron, t. 2 (2015), p. 86-87.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]