Flamarens

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Flamarens
Le château au début du XXe s.
Le château au début du XXe s.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Lectoure-Lomagne
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne gersoise
Maire
Mandat
Xavier Ballenghien
2014-2020
Code postal 32340
Code commune 32131
Démographie
Gentilé Flamalingois
Population
municipale
134 hab. (2014)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 05″ nord, 0° 47′ 37″ est
Altitude Min. 77 m – Max. 212 m
Superficie 14,36 km2
Localisation

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Flamarens

Flamarens (Flamarens en gascon) est une commune française située dans le département du Gers, en région Occitanie.

Ses habitants sont les Flamalingois et les Flamalingoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne, Flamarens est située sur l'ancienne route nationale 653 entre Valence et Fleurance, dans la Lomagne.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La Lomagne se divise en deux : la Lomagne dite calcaire et la Lomagne de terre. Flamarens se situe dans cette dernière. Cette région du Gers est caractérisée par une agriculture d'une haute technicité : blé et maïs, mais aussi melon, ail, graines de semences, représentant l'activité essentielle d'une population clairsemée. Les élevages de basse-cour jouent aussi un grand rôle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

L'habitat humain, qu'on peut observer à Flamarens est le fruit de cette activité économique. Il est caractérisé par de vastes maisons basses, isolées, couvertes d'un immense toit de tuiles creuses, sous lequel cohabitent les hommes, le cheptel et les récoltes.

Certaines de ces maisons ont des façades animées par de grands porches appelés « emban » ou « balet » ouverts sur l'extérieur par des poteaux, des colonnes, des arcades.

Près des habitations ont été construits les bâtiments annexes :

  • le fournil abritant cochons, volailles ou le bois de réserve ;
  • la grange-hangar rectangulaire à la toiture à deux pans ;
  • le pigeonnier qui est tantôt intégré à la maison mère, tantôt indépendant.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon une légende locale, le village se serait appelé autrefois Arens mais à la suite d'un violent incendie les habitants auraient associé la notion de flamme à l'ancien vocable qui serait ainsi devenu Flam-arens[1].

Quand Flamarens ne se nommait point encore

Et quand pourtant sur ce coteau

Veillait sur la vallée un village

Un terrible incendie resté dans les mémoires

Ne laissa debout que de rares chicots[2]

En réalité, le nom du village n'est attesté que sous les formes anciennes : de Flamalingis en 1097, Flamarenxs en 1289[3].

La finale -ens (parfois -eins cf. Tonneins) est fréquente dans la toponymie du sud ouest, moins ailleurs dans le sud. Elle remonte généralement au germanique -ing(en), suffixe marquant la présence et la propriété. Il a été romanisé en -ingos[4].

Albert Dauzat et Charles Rostaing[5] expliquent le premier élément par les noms de personnes germaniques *Fladmal conjecturel, basé sur le thème Flad- commun dans l'anthroponymie germanique, ou alors Flatamar que l'on retrouverait dans le nom de lieu burgonde Flammerans (Côte-d'Or, Flamerens 1139).

Ernest Nègre[6] leur préfère le nom de personne germanique Filemar(us).

Le gentilé des habitants les Flamalingois est basé sur la forme la plus ancienne Flamalingis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les vicomtes de Lomagne, les Durfort, les Galard, puis les Grossoles possédèrent cette seigneurie.

En 1466 Jean de Grossolles, nouveau propriétaire, possède environ 8 000 hectares de terre dont 2 000 sont cultivés. Il décide en 1469 de construire un château neuf, sur l'emplacement d'un castrum, attesté en 1289, et convoque pour cela un maçon limousin du nom de Jean de Cazanove qui établit un bail à ouvrages[7].

Il s’engage à construire, en deux ans, un corps de logis de deux pièces et un donjon (aujourd’hui la tour d’escalier), moyennant 241 écus d’or, 50 mesures de blé, 21 pipes de vin rouge, bon, pur, naturel et marchand, 3 pipes de piquette, 5 vaches convenables, 7 porcs âgés de 2 à 4 ans, des paires de poules, de canards et d’oies, des douzaines d’œufs (payable par deux fois à la Saint Barthélemy et le ravitaillement au fur et à mesure des besoins).

En 1535, le fils de Jean de Grossolles, Barnard, va agrandir le château. C’est Georges Dauzière, lui aussi maçon limousin, qui sera chargé des travaux.

Sur les deux pièces restantes du château du XIIIe, il surélève les murs sur trois niveaux et rajoute une énorme tour de 12 mètres de diamètre.

À la suite de cette construction, il va aussi agrandir l’église, consacrée en 1545 (suppression du mur entre la petite tour salle du XIIIe et l’ancienne église).

La Maison de Grossoles, dont les seigneurs de Flamarens sont une branche, est une des plus considérables et des plus distinguées dans la province de Guyenne, où elle a possédé des emplois et des dignités très honorables, ecclésiastiques et militaires, et pris des alliances avec les maisons les plus illustres du royaume.

Parmi cette lignée célèbre, certains personnages ont marqué leur temps :

- Jean de Grossoles, le premier occupant du château de Flamarens, est celui qui y entreprend la construction du château en 1466. - Un siècle plus tard, en 1545, Herrard de Grossoles, élu évêque de Condom en 1521, est à l’origine de la construction de l’église de Flamarens. Qualifié de grand bâtisseur, c’est à lui que l’on doit l’achèvement des travaux de la cathédrale de Condom ainsi que la réalisation du cloître, sans compter de nombreuses chapelles dans son diocèse. - On remarque, en 1560, Renaud de Grossoles, sénéchal des pays de Marsan, puis sénéchal des Tursan et de Gavaudan, gouverneur de Mont-de-Marsan et chevalier de l’ordre du Roi. Le roi Henri III lui écrira plusieurs lettres en citant cette distinction. - En  1609, un autre Jean de Grossoles épouse Françoise d’Albret, cousine d’Henri IV.

À la suite de cette alliance, la branche des Flamarens est rattachée à la branche des Bourbons et les Grossoles de Flamarens sont autorisés à porter «  écartelées, dans leur blason, les armes de France. - En 1641, Antoine Agesilias de Grossoles est célèbre pour avoir été l’amant de mademoiselle de Montpensier. - Quelques années plus tard, François Gaston de Grossoles, quant à lui, doit sa renommée à son exil en Espagne pour cause de duel.

Cette grande famille disparaît en 1878 avec la mort de Jules Alexandre, comte de Flamarens, conseiller général et sénateur du Gers sous Napoléon III. Sans postérité, la maison de Grossoles s’éteint après avoir fourni une brillante lignée de 15 seigneurs-marquis de Flamarens.

Le château est vendu en 1882 et devient alors la propriété de la famille Galard-Magnas jusqu’en 1963.

Cette famille va l’habiter jusqu’en 1920-1930, puis l’abandonner car les toitures sont en trop mauvais état (faute de moyens pour faire les réparations nécessaires). Ils essaieront de le vendre en 1928, et voudront même le donner à l’Etat en 1939.

C’est probablement au XVIIe siècle que le château est à son apogée, on disait d’ailleurs en gascon Lo castèt de Flamarens, bèt dehore, bèt deguèns (le château de Flamarens beau dehors comme dedans). Il était alors la résidence préférée de la marquise Marie-Françoise de Flamarens, parente de Madame de Sévigné.

En juin 1943, un incendie dû à la foudre brûle la plus grande partie des toitures. Dans les années 1960, le château est alors vendu en pièces détachées (cheminées en marbre, carrelage, parquet, poutres, etc..).

En 1963, M. Coustaing, dentiste à Paris, va le racheter et faire des travaux de sauvegarde : réfection de la moitié de la toiture de la partie XVe, réfection des trois fenêtres de la grosse tour avec leurs meneaux (1970).

En 1983, il est racheté par une SCI familiale, la famille Gadel, et une nouvelle campagne de restauration commence    

Exactions durant l'occupation allemande (1944)[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, les habitants du village, comme de celui de Dunes dans le département voisin de Tarn-et-Garonne où 11 hommes sont pendus, sont victimes des exactions des troupes d'occupation allemande. « C'est généralement à tort que l'on attribue à des troupes SS, ces exactions qui ont été le plus souvent données par le haut commandement allemand à la Wehrmacht » confirme l'érudit gersois Guy Labedan[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1947 2001 Yvan Ducom PCF  
mars 2001 en cours Xavier Ballenghien[9] DVD Exploitant agricole - Conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.

Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 134 habitants, en augmentation de 12,61 % par rapport à 2009 (Gers : 1,81 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
515 509 536 535 547 538 516 482 480
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
454 473 465 467 449 406 394 368 347
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
404 325 276 296 295 301 264 278 227
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
189 164 168 145 146 115 125 134 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Début aoû,t un festival de chansons française sur trois jours se déroule dans la cour du château[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Flamarens se situe sur la via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L'étape précédente de ce pèlerinage est la commune de Saint-Antoine-sur-l'Arrats, la suivante étant Miradoux, ancienne bastide.

L'association Art Terre 32 organise dans la cour du Chateau un Festival de Chanson Français la première semaine d'Aout

le Chateau est visitable du 1 juillet au 31 Aout tous les jours sauf les Mardi

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Flamarens est une de ces gentilhommières gasconnes avec fenêtres et mâchicoulis, à la charnière du fortin passé, et de la résidence nouvelle, logis carré aux deux tours rondes. On disait alors : Lo castèt de Flamarens, bèt dehore, bèt deguéns (le château de Flamarens, beau dehors comme dedans).

Mais il se dégrada et en 1851 le poète agenais Jasmin traduisait cela par : poulit deforo, led dedéns (beau dehors, laid dedans).
Les Grossoles furent propriétaire du site jusqu'en 1882. Puis le château fût laissé à l'abandon. Un incendie, en 1943, faillit l'achever.

  • L'église Saint-Saturnin de Flamarens du XVIe siècle, en ruine, est menacée d'effondrement. Elle possède un clocher-mur pointu à deux arcades et une tourelle ronde d'escalier. En 2013, l'église est en cours de restauration[15].
  • La petite porte wisigothe est un vestige d'un lointain passé qui remonte au Ve siècle, où l'on peut voir divers motifs géométriques de la sculpture gothique, carrés, losanges, cercles, volutes, besants[16].
  • L'écomusée était situé au lieu-dit la Hitte, à l'ouest du village. C'est une ferme typique de la Lomagne. L'écomusée présentait une collection d'outils agricoles. Des animations y étaient organisées. Il n'existe plus depuis l'an 2000, les collections ont été dispersées, la commune de Flamarens l'a acheté pour en faire un lotissement, un repas organisé par le comité des fêtes s'y déroule chaque été.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gilbert Blanc, Les cahiers de la Lomagne no 5 : Flamarens, éditions André Dupuy .
  2. M. Lamirand, Flamarens ou histoire d'un village de Lomagne.
  3. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, Volume 2. Librairie Droz 1991. p. 799.
  4. Ernest Nègre, Op. cité.
  5. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p.
  6. Op. cité.
  7. Les habitants de Flamarens : les Flamalingois et le Flamalingoises (Gilbert Blanc, les cahiers de la Lomagne)
  8. Guy Labedan, 10 juillet 1944 : Les pendaisons de Flamarens, revue Arkheia, Montauban, 1999.
  9. Site de la préfecture - Fiche de Flamarens
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. http://www.lesmusicalesdeflamarens.fr
  15. Fondation du Patrimoine : église de Flamarens
  16. Les amis de Flamarens, section Porte wisigothe