Félix Régnault

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Félix Régnault
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Félix Régnault par E. Trutat

Naissance
Décès
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence France
Profession
Autres activités

Félix Régnault est un éditeur, libraire, naturaliste et spéléologue toulousain, né à Toulouse en 1847 et mort en 1908 à Toulouse. Ses découvertes concernant la Préhistoire l’ont rendu célèbre. Toutefois son absence de formation scientifique ne lui a pas permis de traiter en profondeur les multiples sujets auxquels il s’est intéressé.

Biographie[1][modifier | modifier le code]

Archéologue passionné, il parcourt les grottes pyrénéennes: Enlène, le Mas-d’Azil, Lombrives, Massat, Aubert. Il publie ses découvertes dans les bulletins de la Société d’Histoire Naturelle de Toulouse et de la Société d’Anthropologie de Paris. Membre fondateur de la Société Géographique de Toulouse, il est initié par Eugène Trutat à la photographie. Il apporte des perfectionnements à cette technique nouvelle, notamment concernant l’éclairage artificiel en photographie spéléologique.

En 1878, il établit un plan et deux coupes de la grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées)[2].

En 1881, il publie la synthèse de ses travaux sur la grotte de Massat (Ariège). Il est le premier à mettre en avant la ressemblance typologique des outils préhistoriques comme élément de définition d’une culture archéologique. Il est également le premier à comparer ces outils à d’autres objets ethnographique pour en découvrir la fonction.

En 1883, il publie ses travaux sur la faune de la grotte de Gargas[3].

De 1884 à 1887, il fouille Gargas où il découvre les « oubliettes », cheminées naturelles remplies d’ossements du début du Quaternaire. Sur les conseils de Louis Lartet, il entame une collaboration avec Albert Gaudry du Muséum national d'histoire naturelle à Paris[4]. Il enrichira le Muséum national de trois squelettes complets d’ours des cavernes, d'hyène des cavernes et de loup[5].

En 1897, il découvre les figures animalières de la grotte de Marsoulas dans la Haute-Garonne.

En 1895 à Gargas, il fait construire un tunnel pour continuer ses fouilles. Il découvre, dans la grotte supérieure, des sépultures humaines et de nouveaux foyers paléolithiques[6].

En 1906, il découvre les mains négatives de Gargas où il revient de façon récurrente depuis 30 ans[7].

Collection Félix Régnault[modifier | modifier le code]

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Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Muséum de Toulouse et l'invention de la préhistoire, 2010 (ISBN 978-2-906702-18-9)
  2. Félix Régnault, « La grotte de Gargas », Bulletin de la Société historique nationale de Toulouse, t. XII, 1878.
  3. Félix Régnault, « La grotte de Gargas. Origines des cavernes, études des dépôts fossilifères », Bulletin de la Société historique nationale de Toulouse, t. XVII, 18<83, p. 237-258
  4. Albert Gaudry, « Note sur les hyènes de la grotte de Gargas découvertes par M. Félix Régnault », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, t. C, 1885, séance du 9 février 1885, p. 325-328.
  5. Félix Régnault, « Un repaire de hyènes dans la grotte de Gargas », Bulletin de la Société historique nationale de Toulouse, t. XIX, 1885, p. 30-35.
  6. Félix Régnault, « Sépulture dans la grotte supérieure de Gargas », t. II. Bordeaux, Association française pour l’avancement des sciences, 1895.
  7. Félix Régnault, 1906 « Empreintes de mains humaines dans la grotte de Gargas (Hautes-Pyrénées) », Bulletin et Mémoires de la Société d’anthropologie de Paris, t. VII, 5esérie : 331-332.

Voir aussi[modifier | modifier le code]