Géo Marchand

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Géo Marchand
Naissance
Vierzon
Décès
Cahors
Nationalité française
Pays de résidence France
Profession
Cadre SNCF, dirigeant de société
Autres activités
Formation
Ingénieur

Géo Marchand, né le 27 juin 1922 à Vierzon, mort le , est un spéléologue français.

Secrétaire général, puis président d’honneur de la fédération française de spéléologie, Géo Marchand est surtout connu pour avoir été la cheville ouvrière de l'unification du mouvement spéléo en France et de la création de la fédération française de spéléologie, en organisant un congrès national, prélude à la réunion des deux fédérations.

Biographie[modifier | modifier le code]

Géo Marchand est le fils de Moïse Marchand, et de Louise Ciret et le frère puiné de Marcelle. Son père, Moïse, cadre à la SNCF, est un sportif émérite, grand coureur.

Son prénom qui s'écrit et se prononce « Géo » a été choisi par ses parents en référence à un athlète alors en vue, Géo André.

Il aura lui-même trois enfants.

Le goût de l'exploration souterraine lui est donné par son professeur d'histoire naturelle. Il pratique la spéléologie principalement dans le Sud-Ouest, principalement dans le Lot.

Soixante-douze ans après Édouard-Alfred Martel, il redécouvre l’igue de Goudou[1].

Assez rapidement il prend des responsabilités dans l'organisation de son club et de sa région. Habitant Paris, il est inspecteur à la division des ouvrages d’arts de la direction des installations fixes de la SNCF. Son emploi à la SNCF lui permettant de voyager facilement, il adhère à la SSF et au CNS dont on lui propose d'être le délégué général. Après la fusion, en 1963, il devient secrétaire de la nouvelle fédération, poste qu'il occupera efficacement plusieurs années. Dès 1960 il se sert pour son action du mouvement fédérateur et structurant les huit premiers CDS lancé dans la région Rhône-Alpes ainsi que de la dynamique et de l'action constructive de la Commission de l'enseignement qui deviendra l'EFS.

Jeune retraité, Géo Marchand s’installe dans le Lot à Cabrerets, ville des grottes de Pech Merle, de leur inventeur André David, d'Amédée Lemozi et d'André Niederlender.

Il organise, chez lui à Cahors, du 6 au 10 septembre 1959, le second congrès de spéléologie française[2]. Il a alors 37 ans.

Dans les années 1970, Géo Marchand crée la SARL ORETOS, le terme signifiant Office de reconnaissance de topographie souterraine. Sa société est capable d’effectuer la reconnaissance et la topographie de tout site aérien ou souterrain, de cheminée de tunnel, de galerie ou viaduc d’accès difficile, etc. En 2004, alors qu’il est sur le point de régler sa succession, Géo Marchand ne souhaite pas voir disperser ses archives concernant ses activités au sein de cette société. Il fait don de ces documents le 2 juin 2004 à l’État, via le Centre des Archives du Monde du Travaux, devenu depuis les archives nationales du monde du travail. Il s’agit essentiellement de dossiers d’affaires et techniques, comportant des photographies, de la correspondance, des rapports techniques, des plans et des dessins techniques. Géo Marchand fut également président des foyers ruraux du Lot.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

La Stalactite nue de Géo Marchand.
  • Géo Marchand : « comment nait une Fédération », Seplunca, no 10, 1983.
  • Géo Marchand : La Stalactite nue , Jean Grassin, Paris, 1975.
  • Géo Marchand et Philippe Renault, « La grotte et le tunnel de Pouzergue », Spelunca mémoires, no 4, 1964.
  • Géo Marchand et A. Renondet : Le souterrain de Pouzauges, les travaux complexes nécessités par son étanchement ;
  • Spéléologie de Marc Jasinski, Géo Marchand, photographe et directeur de publication.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • La promotion 2011 de l'École française de spéléologie prend le nom de « promotion Géo Marchand »[3].

Référence[modifier | modifier le code]

  1. « L’igue de Goudou », sur le site,
  2. bulletin de la société préhistorique de France : Vie de la société, vol. 56, t. 3 -4, Paris, société préhistorique de France, , 137 p. (lire en ligne), p. 132
  3. « Promotion Géo Marchand », sur le site de l'Ecole française de Spéléologie, (consulté le 8 avril 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]