Félix Ruiz de Arcaute

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Félix Ruiz de Arcaute
Felix Ruiz de Arkaute.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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AretteVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Félix Ruiz de Arcaute, né à Anvers (Belgique) le 8 novembre 1927 et mort à Arette (France) le 24 juillet 1971, est un spéléologue belge d'origine basque espagnole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Félix Ruiz de Arcaute van der Stucken est né à Anvers en Belgique le .

En 1951, il s'installe à Tolosa (Guipúzcoa) pour prendre en charge les actions que sa famille possédait dans une entreprise papetière de la ville. Pour régulariser sa situation, Arcaute est contraint d'effectuer son service militaire ; il est affecté à Estella (Navarre)[réf. souhaitée].

Il est décédé le , à 43 ans, d'une crise cardiaque alors qu'il franchissait une cascade de la rivière souterraine du gouffre Loné-Peyret, dans le massif de La Pierre Saint-Martin.

Activités spéléologiques[modifier | modifier le code]

En Espagne, lors de sa présence à Tolosa à partir de 1951 (cf. supra), il entre dans la section de spéléologie de la société scientifique Aranzadi, où Jesús Elósegui, Juan San Martínet et d'autres étaient en pleine exploration du système Gesaltza-Jaturabe-Arrikrutz (Oñate)[1].

Pendant son affectation militaire à Estella (cf. supra), il prend contact avec une autre recrue, Eugenio Roa, avec laquelle il explore le gouffre d'Igúzquiza. Il se joint bientôt à d'autres jeunes (Arriaga, Elcano, Castejón ...) pour effectuer diverses explorations dans la région (Basaura, Los Cristinos, Itxako, ...), donnant ainsi naissance au futur groupe de spéléologie d'Estella[2].

En 1953, il commence une série de prospections sur le massif de Larra-Belagua (versant espagnol du massif de La Pierre Saint-Martin), avec ses amis de Pampelune.

En France, dans la même période des années cinquante, il se lie d'amitié avec un groupe du Club Alpin Français de Grenoble (SGCAF). Il prend une part importante dans les prospections et la découverte du gouffre Berger (Isère) sur le massif du Vercors. Dans ce gouffre, le 25 mai 1953, il est victime d'un accident au puits Ruiz[3].

En 1965, il est l'un des cofondateurs de l'Association de recherches spéléologiques internationales à la Pierre-Saint-Martin (ARSIP). Il se dévoua sans compter pour les recherches sur ce massif. Ce fut un grand ami de Corentin Queffelec et de Jacques Sautereau de Chaffe.

Félix Ruiz de Arcaute serait à l'origine, ou a du moins rendu célèbre dans le milieu spéléo, la maxime : « Le maillon n'est rien, seule la chaîne compte »[4].

Sources[modifier | modifier le code]

  • « Les grandes figures disparues de la spéléologie française », Spelunca (Spécial Centenaire de la Spéléologie), no 31,‎ juillet-septembre 1988, p. 16-17
  • Delanghe Damien, Les Cahiers du CDS no 12, mai 2001, FFS Documentation : « Médailles et distinctions honorifiques » (document PDF à télécharger)
  • Association des anciens responsables de la fédération française de spéléologie : In Memoriam.
  • ARSIP (1974) : Félix Ruiz de Arcaute - in Bulletin de l'ARSIP 1973-1974 (7-9), pages 3-6, 1 photographie, bibliographie.
  • Queffelec, C. (1980) : Bulletin de l'ARSIP 1977-1980 (12-15), pages 141-146, 10 photographies.
  • Queffelec, C. (1994) : Jusqu'au fond du gouffre, T1, Éditions Spéléo
  • Queffelec, C. (1978) : Jusqu'au fond du gouffre, T2, Éditions Arcora
  • Sautereau de Chaffe, J. (1972) : In memoriam - Spelunca (Paris) 1972 (4), page 115, 1 photographie.
  • Sautereau de Chaffe, J. (1980) : Il y a dix ans… Félix Ruiz de Arcaute - in Bulletin de l'ARSIP 1977-1980 (12-15), pages 136-140, 10 photographies.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (es) S.C.Aranzadi, « Primer cursillo de iniciación a las Ciencias Naturales », Munibe, vol. 3, nos 3-4,‎ , p. 245-247 (lire en ligne)
  2. (es) J. Hermoso de Mendoza, « La espeleología en Tierra Estella. Cuevas y simas de Urbasa y Andía », sur sasua.net (consulté le 17 novembre 2017)
  3. Baudouin Lismonde, Jo Berger (coll.), Gilbert Bohec (coll.), Louis Eymas (coll.), Georges Garby (coll.), Alain Marbach (coll.) et Aldo Sillanoli (coll.) (photogr. Éric Sanson), « Historique du Berger », sur cds38.org, Comité départemental de spéléologie de l’Isère (CDS38), corrigé 1997 (consulté le 24 octobre 2016).
  4. Jacques Bauer, « Y a-t-il un hydraulicien dans la salle ? », sur la-verna.es/ le site de la grotte de La Verna, (consulté le 22 mai 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]