Guy de Lavaur

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Guy de Lavaur
Naissance
Saint-Laurent-les-Tours
Décès
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Ingénieur, puis directeur d'une compagnie d'assurances
Autres activités
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur, médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports.

Compléments

Guy de Lavaur ( - 1986), est un pionnier de la plongée souterraine en scaphandre autonome et un spéléologue très attaché aux Causses du Lot[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Laurent-les-Tours près de Saint-Céré (Lot), il passa son enfance au Manoir de Laboisse.

Ingénieur chez Sulzer (moteurs diesel), il devient ensuite directeur de la branche « accident » d'une des plus importantes compagnies d'assurances.

La spéléologie[modifier | modifier le code]

En 1929, de Lavaur avait fait la connaissance, au cours d'une exposition, d'un autre ingénieur, Robert de Joly, explorateur de grottes et de gouffres. De Joly l'initie aux techniques de la spéléologie.

1931 : aven de Hures (Lozère, France) : Robert de Joly et Guy de Lavaur atteignent la cote de 236 m de profondeur dans un aven du Causse Méjean, dépassant le terminus de Martel -116 m atteint en 1889 : c’est le record français de l’époque (Boulanger, 1966, p. 37). En fait, ils atteignent la cote de 187 m (coté -205 m) de profondeur (Rens. D. André).

En 1937, grâce à l'autorisation de William Beamish, président de la Société d'exploitation du gouffre de Padirac, il reprend l'exploration de cette cavité avec de Joly. (Martel avait interdit les explorations pendant 37 ans). De Lavaur participe ensuite aux explorations de 1947, 1948 (chef), 1949, 1950, 1951 (chef).

En juin 1948, G. de Lavaur et ses compagnons sont invités à descendre dans le gouffre des Vitarelles. Ils s'arrêtent en haut de l'éboulis de la Salle du Cône, mais tout près de l'entrée du gouffre, après avoir escaladé une jolie coulée stalagmitique, ils découvrent l'affluent de la Méduse jusqu'à la « Voûte Basse ».

La plongée souterraine[modifier | modifier le code]

En 1946, il réalise une des premières plongées souterraines à la Fontaine Saint-Georges, à Montvalent, qu'il estime être la résurgence de la rivière de Padirac. Il le prouvera par coloration en juillet 1947 et décembre 1950. Il sera le fondateur de la plongée souterraine en scaphandre autonome de l'ingénieur Gagnan, vulgarisé par le commandant Cousteau.

De Lavaur disait : « J'ai appris à nager à la quarantaine, pour pouvoir plonger, encore que ce ne soit pas nécessaire avec le scaphandre »[1]. Était-ce une boutade ?

Il avait pressenti les risques d'hydrocution et pensé à une protection bulbaire. Madame de Lavaur est l'inventeur des actuelles tenues de plongée, la première ayant été fabriquée sur mesure, en collant des plaques de caoutchouc mousse avec de la colle néoprène directement sur le maillot de bain style 1900 en jersey, porté par son mari.

En 1948, il plonge à la Fontaine des Chartreux, à Cahors et à la fontaine de la Pescalerie. Dans l'été, il est à nouveau sollicité pour plonger dans le siphon aval du gouffre des Vitarelles, afin de déterminer, d'une part sa longueur et, d'autre part, pour vérifier si les eaux se dirigeaient bien, comme on le supposait, vers le gouffre des Besaces. Les eaux étant extrêmement troubles, il s'arrête à -10 mètres au pied d'une pente argileuse.

Il fut le créateur du premier brevet de plongée souterraine.

Responsabilités et distinctions[modifier | modifier le code]

  • Fondateur et président du Spéléo Secours Français.
  • Vice-président et membre d'honneur de la Fédération Française de Spéléologie.
  • Créateur du premier cours de plongée souterraine, membre fondateur de la Société spéléologique de France.
  • Président du Spéléo-club de Paris.
  • Président de l'Association nationale des exploitants de cavernes aménagées pour le tourisme (ANECAT)
  • Il obtint de plus le prix Martel en 1949.
  • Chevalier de la Légion d'honneur en 1951.
  • Médaille de bronze de la Jeunesse et des Sports en 1956.

Ouvrages et publications[modifier | modifier le code]

  • Les explorations de 1948 à Padirac, La nature, mars 1949. Bibliothèque de la Société des Études du Lot.
  • Padirac ou l'aventure souterraine, 1950, Collection Voyages et Aventures. J. Susse, Paris,
  • L'exploration des siphons et des fontaines vauclusiennes : actes du 1er congrès international de spéléologie - Paris 1953 - Tome IV : http://www.plongeesout.com/articles%20publication/historique/exploration%20lavaur%201953/exploration%20lavaur%201953.htm
  • Padirac et sa région Alpina In-16 carré Paris 1951 Collection la France, et 1975
  • Toute la spéléologie. Initiation à l'exploration souterraine, Paris Amiot-Dumont, 1954, 184 pages.
  • Caves And Cave Diving : Scientific Book Club, London

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Article sur Guy de Lavaur de Jean Lesur, Extrait du bulletin no 8 du Comité Départemental de Spéléologie du Lot, 1986

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]