Henry Garat

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Henri Garat
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 57 ans)
Hyères (Var)
Profession Acteur

Henri[1] Garat est un chanteur et acteur français, né le à Paris (11e)[2] et mort le à Hyères (Var).

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un acteur de la Comédie-Française, Édouard-Charles Garassu dit « Jean Garat », et d'une chanteuse lyrique, Césarine-Paola Lévy, il naît au 120, boulevard Richard-Lenoir dans le 11e arrondissement de Paris. Après avoir occupé plusieurs emplois modestes entre 1912 et 1918 (plongeur, garçon de table, employé de grand magasin), il entre au conservatoire de Bruxelles. Il est ensuite boy au Casino de Paris et figurant au Moulin Rouge.

En 1926, il remplace Maurice Chevalier dans l'opérette Ça, c'est Paris[3]. En 1930, le cinéma parlant lui donne sa chance dans les versions françaises des productions allemandes de la UFA. Il remplace ainsi Willi Fritsch dans la version française de Die Drei von der Tankstelle, Le Chemin du paradis, où il donne la réplique à l'actrice allemande Lilian Harvey. Il y interprète également la chanson Avoir un bon copain qui devient un immense succès.

Il incarne un jeune premier idéal dans Un soir de réveillon (1933) et Il est charmant, deux opérettes d'Albert Willemetz adaptées au cinéma. Un contrat de trois ans en poche avec la 20th Century Fox, il part en 1933 pour les États-Unis et tourne à Hollywood dans Adorable, avec Janet Gaynor. En 1936, il joue aux côtés de Danielle Darrieux dans Un mauvais garçon, dont la chanson-titre remporte également un grand succès.

En 1938, dans L'Accroche-cœur de Sacha Guitry, il joue aux côtés de Jacqueline Delubac. Mais son train de vie extravagant (auto, yacht, avion, château), sa consommation de cocaïne, ses mariages et ses divorces achèvent de le ruiner. Il ouvre un restaurant, un magasin de jouets, mais les chèques sans provision et les échecs de ses derniers films font qu'il sombre dans la dépression. En 1944, il part en Suisse pour suivre une longue cure de désintoxication[3].

On le voit ensuite en Angleterre (où il rencontre un certain succès), aux États-Unis, ainsi que sur la Côte d'Azur. En août 1950, il écrit à Albert Willemetz afin que celui l'engage dans la nouvelle Revue de l'Empire au côté d'Arletty, mais la distribution a déjà été bouclée. Néanmoins, Willemetz, touché de la détresse de l'artiste, lui envoie 500 francs[3].

En 1951, il est à Alger. En 1952, il tente en vain un come-back à Paris dans un cabaret des Champs-Élysées. Au début de 1953, il donne un ultime tour de chant au cabaret la Villa d'Este, puis quitte la capitale pour la Côte d'Azur où on lui rend un ultime hommage au Casino de Juan-les-Pins et où il retrouve, entre autres, Lilian Harvey, avant de partir en tournée avec un cirque[3].

Il meurt à Hyères en 1959, entouré de sa quatrième épouse et de son jeune fils[3].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Henry Garat a été marié quatre fois :

  • avec Betty Rowe, épousée le 29 avril 1932 à Paris (17e) ;
  • avec l'actrice Marie Tchernycheff-Besobrasoff dite Illa Meery, épousée le 19 juillet 1939 à Paris (16e) ;
  • avec Jacqueline-Marguerite Nigon, épousée le 10 novembre 1945 à Louviers (Eure) ;
  • avec Anna-Elisabeth Luginbühl, épousée le 30 juin 1951 à Paris (15e).

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Parfois orthographié Henry.
  2. Acte de naissance sur les archives en ligne de l'état civil de Paris.
  3. a, b, c, d et e Biographie d'Henry Garat sur dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]