Carlo Collodi

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Carlo Collodi
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Carlo Collodi - Florence (1826-1890)

Nom de naissance Carlo Lorenzini
Naissance
Florence, Drapeau de l'Italie Italie.
Décès (à 63 ans)
Florence, Drapeau de l'Italie Italie.
Activité principale
écrivain.
Auteur
Langue d’écriture italien toscan.
Genres

Œuvres principales

Carlo Lorenzini (Florence, - ibidem, ), est un journaliste et écrivain italien. Critique dramatique en complément de son métier de fonctionnaire affecté à la censure, il est l'auteur, sous le pseudonyme de Carlo Collodi, du chef-d'œuvre mondial de la littérature enfantine Pinocchio.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse d'ancien régime.[modifier | modifier le code]

Fils de domestiques (1826-1841).[modifier | modifier le code]

Maison natale de Carlo Lorenzini via Taddea, à Florence.
Le palais Ginori (it) à Florence où était logé l'écolier Lorenzini.

Carlo Lorenzini est le troisième des cinq enfants du cuisinier et d'une femme de chambre du marquis de Ginori (it)[1], propriétaire florentin de la célèbre manufacture de porcelaine Ginori de Doccia. Son père, Domenico, est né à Cortone, site apenninois qui se dresse au sud de Florence entre Arezzo et Pérouse. Sa mère, née Angiolina Orzali à Veneri[2], est la fille du facteur de Collodi (it), un homme au service du marquis Garzoni-Venturi (it).

Collodi (it) est un village toscan lui aussi situé au pied de l'Apennin mais à l'ouest de Florence, à mi distance sur la route de Pistoia à Lucques. L'enfant y est élevé par son oncle maternel Giuseppe et sa tante Teresa. Il prendra en 1856 pour pseudonyme le nom de ce souvenir d'enfance, en hommage, dira-t il, à sa mère, avec laquelle il habitera durant le veuvage de celle ci, de 1848 à 1862, c'est à dire durant presque toute sa vie d'adulte.

Envoyé au début de l'année 1837 à Florence, où il est hébergé rue Rondinelli (it) dans l'hôtel particulier de ses maîtres (it), il est promis, en raison de ses dispositions intellectuelles, à la prêtrise et inscrit à onze ans, par une faveur du marquis, au petit séminaire de Colle di Val d'Elsa.

S'extraire de sa condition (1842-1848).[modifier | modifier le code]

Renonçant à l'aube dès l'été 1842, il fait sa rhétorique et sa philosophie à Florence dans un établissement piariste. Il vivote et rembourse son inscription grâce à quelques menus emplois mais interrompt son cursus en 1844 quand il est embauché pour travailler au catalogue de la principale librairie de la ville.

La maison Piatti est aussi l'éditeur de Jean-Baptiste Niccolini, écrivain patriote et libéral, c'est à dire favorable à l'indépendance italienne et à un régime laïc, que le jeune homme admire. Sa tâche amène Carlo Lorenzini à la bibliothèque Rinuccini, où il lie une amitié indéfectible avec l'archiviste Giuseppe Aiazzi, qui est aussi administrateur de la librairie. Celui ci lui obtient dès 1845 l'autorisation d'accès à l'Index et l'introduit à l'écriture journalistique.

L'aspirant publie une première critique musicale le 29 décembre 1847 dans L'Arpa, revue milanaise que dirige le révolutionnaire mazzinien Carlo Tenca. Suivent des chroniques à la rubrique Théâtre de la La Revue de Florence (it), laquelle soutiendra au début d'avril 1849 le coup d'état avorté de Francesco Domenico Guerrazzi.

Avoir vingt et un ans pendant la révolution (mars-août 1848).[modifier | modifier le code]

En mars 1848, l'Europe se soulève contre l'absolutisme. A Paris, Louis Philippe renversé par la Révolution du 24 février, un Gouvernement provisoire met en place la Deuxième République. En Allemagne, la Révolution de mars l'imite par des gouvernements libéraux. A Vienne, les émeutes conduisent le Chancelier Clément de Metternich à démissionner le 13 et le 17, Lajos Kossuth obtient la création d'un gouvernement autonome hongrois. Le 20, les Polonais de Silésie se soulèvent.

A Turin, la première guerre d'indépendance italienne commence le 23. Carlo Lorenzini et son frère aîné, Paulo, sont enrôlés par son patron, Giulio Piatti, dans un corps expéditionnaire de quatre cent cinquante étudiants toscans. Avec les volontaires napolitains, ils rejoignent à Curtatone, près de Mantoue, les 2° et 10º régiment d'infanterie des Abruzzes de l'armée bourbonnaise (it)[3].

Le 29 mai à Montanara (it), le général de Laugier donne un coup d'arrêt à l'offensive du maréchal Radetzky, qui dispose de cinq fois plus de canons, quatre fois plus d'hommes, et fait mil deux cents prisonniers, dont cinq cents blessés. Le sacrifice héroïque des étudiants à la défense en rase campagne du pont sur le Mincio permet, le lendemain à Goito, aux bersaillers du général La Marmora de faire reculer les Autrichiens et diffère de douze jours la contre offensive qui conduira à la défaite de Custoza mais Carlo Lorenzini a perdu cent soixante huit camarades toscans et cent quatre vingt trois napolitains.

Vivre de sa plume.[modifier | modifier le code]

Il Lampione, journal satirique (1848-1849).[modifier | modifier le code]

Quelques mois après l'armistice, Giuseppe Aiazzi trouve au soldat Carlo Lorenzini un poste de coursier au Sénat du Grand Duché. Le père de celui ci est emporté en septembre par la maladie qui frappe toute sa famille et le laisse, ainsi que son frère ainé Paolo, en position de soutien de famille. Pour faire face, il complète sa très modeste pension de fonctionnaire par des piges.

Les quelques économies réalisées sont utilisées à la fondation d'un journal satirique, Le Lampion (it). Carlo écrit. Paolo gère l'entreprise. Outre des articles anonymes, pas toujours exempts d'une certaine misogynie, qui fustigent en particulier, dans la ligne mazzinienne, les communistes, Carlo Lorenzini écrit pour la rubrique Physiologie des portraits caricaturaux, ébauche d'une typologie balzacienne[4] de la comédie révolutionnaire. Le journal publie deux cent vingt deuxième numéro mais doit s'arrêter au bout de neuf mois, quand, le 11 avril 1849, le gouvernement de Francesco Domenico Guerrazzi, dans la confusion qui suit la dafaite de Novare, est renversé[5].

Correspondant musical (1850-1852).[modifier | modifier le code]

Démission ou renvoi, Carlo Lorenzini quitte son emploi au Sénat le lendemain, 12 avril, alors qu'une contre révolution rappelle Léopold de Hasbourg sur le trône de Toscane, mais il est réintégré en juin. Le Lampion (it) ne reparait pas.

Impécunier, il se consacre à la traduction d'un conte de Michel Masson, qui paraît à l'automne en feuilleton dans l'Italie musicale. Il devient critique de spectacles musicaux itinérant pour cette revue spécialisée milanaise. Tout en livrant des critiques littéraires, dramatiques ou artistiques à divers autres journaux, L'Opinion (it), au National (it), à la Gazzetta d'Italia, il voyage à travers l'Emilie et la Lombardie jusqu'à ce qu'il soit mis fin à son contrat, en 1852. Il est alors embauché comme le critique en titre de L'Art, revue qui publient de jeunes auteurs engagés, tel Ippolito Nievo.

Scaramuccia, journal de la modernité (1853-1856).[modifier | modifier le code]

En 1853, Carlo Lorenzini a acquis suffisamment de reconnaissance pour quitter cette revue et espérer réussir, pour son second essai, dans la sienne propre. Scaramouche sera une revue littéraire consacrée au théâtre et, contrairement au Lampion (it), ne se limitera pas à un registre satirique. Il choisit pour collaborateur Pietro Fanfani (it), un spécialiste de la langue italienne à l'heure où celle ci se cherche un nouveau standard et où lui même ambitionne un Risorgimento littéraire et linguistique, à travers le théâtre populaire florentin de la commedia dell'arte et de la stenterellata. Il donne sa chance à un jeune étudiant, fils d'émigré napolitain, Pietro Ferrigni (it). Dès 1854, il enflamme l'opinion en incendiant le pompeux Rodolphe de Giovanni Prati et en dénonçant l'académisme qu'honnissent les « Macchiaioli », ses amis peintres du Caffè Michelangiolo.

Son style direct marque une étape vers la modernité de la langue italienne. Il s'essaie au genre dramatique mais est censuré, puis au roman, et à un nouveau genre burlesque, qui mêle dans une intrigue diffluente des caricatures de voyageurs à un guide touristique pour la nouvelle ligne de chemin de fer Florence Livourne. Un roman en vapeur parait en 1856 et est bien reçu.

Il continue de publier chez des confrères, tel Le Spectateur (it) qu'a fondé l'historien Celestino Bianchi (it) après avoir été déchu, pour militantisme pro Savoie, de sa chaire de l'Institut de la Très Sainte Annonciade. Il doit prendre un pseudonyme quand, en 1856, il s'offre le plaisir d'écrire dans une revue humoristique, La Lentille (it). Ce sera Collodi (it), le village de son enfance.

Un rêve de théâtre (1856-1859).[modifier | modifier le code]

Au delà de son métier de critique dramatique, il s'engage en mars de cette année 1856 pour une troupe de théâtre populaire typique, le Theâtre romandiole (it) picène, et en prend la charge de secrétaire. Les multiples démarches entreprises pour cette compagnie jusqu'en octobre 1857 entre Ancône, Bologne et Florence se compliquent d'un amourachement malheureux pour la mezzosoprane Giulia Sanchioli. C'est alors qu'il publie une critique sociale acerbe en forme de parodie des Mystères de Paris qui frôle le surréalisme, Les Msytères de Florence.

Au printemps 1858, il est de nouveau correspondant pour L'Italie musicale, prétexte à une errance amoureuse entre La Scala de Milan et le Regio de Turin.

Censeur éditorialiste[modifier | modifier le code]

Second engagement pour la liberté (mars-août 1859).[modifier | modifier le code]

Le 22 mars 1859, un plébiscite appelle au rattachement de la Toscane, sur laquelle règne le petit fils de feu l'empereur d'Autriche, au futur Royaume d'Italie. Le 26 avril, en réponse aux accords de Plombières signés secrètement entre la France de Napoléon III et la Savoie de Cavour, l'Empire d'Autriche envahit le Piémont. A trente deux ans, Carlo Lorenzini s'engage à Turin comme simple soldat dans l'armée piémontaise (it) et combat une seconde fois pour l'indépendance italienne.

La bataille de Solférino est la première à faire l'objet de comptes rendus journalistiques qui font prendre conscience aux masses en quelles boucheries finissent les rêves d'héroïsme. C'est un désastre politique pour ceux qui ont vaincu militairement. L'armistice de Villafranca signé le 12 juillet, remet en place le pouvoir hasbourgeois à Florence et renvoient Carlo Lorenzini et ses amis, démobilisés en août, à leurs illusions perdues.

Plumitif de l'unité italienne (1859-1861).[modifier | modifier le code]

Rentré à Florence, Carlo Lorenzini est sollicité en décembre 1859 par son ami Celestino Bianchi (it) pour rédiger un pamphlet en réponse au projet néoguelfe que vient de publier Eugène Alberi (it). Celui ci, érudit qui a été proche du Grand Duc Léopold, propose une restauration du pouvoir bonapartiste et appelle, selon les vœux de Napoléon III, Jérôme Bonaparte sur le trône d'une Toscane qui ne céderait rien au pouvoir piémontais dans une fédération des États Unis d'Italie soudée par le catholicisme. Avec verve, Carlo Lorenzini, anticlérical, ne manque pas dans sa réponse d'ironiser sur les succès certains de ceux qui flattent le picrocholisme des peuples.

En février 1860, le marquis de Ginori (it) obtient de Bettino Ricasoli, chef du Governement provisoire de Toscane (it) favorable aux Savoie, qu'il lui donne un poste, peu rémunérateur, d'aide commis au bureau de la censure. Il y a l'occasion de lire tout le théâtre qui se produit sur scène en Toscane.

Son ami Alexandre d'Ancône (it) lui confie une campagne de propagande en faveur du rattachement de la Toscane au Royaume de Sardaigne que doit décider en mars un second plébiscite. Elle parait dans les colonnes de l'hebdomadaire La Nation, qui est le porte voix du baron Ricasoli. Le 12 mars 1860, 366 571 voix, contre 14 925, votent pour le rattachement. En mai, Carlo Lorenzini devient simple journaliste appointé de La Nation. C'est, avec sa paie, pour relancer, dès le 15 mai, son journal satirique Le Lampion (it) interrompu en 1849. Son frère aîné Paolo, par ailleurs directeur de la manufacture de porcelaine du marquis de Ginori, sert de nouveau de prête-nom.

En novembre, il se rend à Milan à la rencontre du cercle des écrivains de la revue Le Crepuscule (it) qu'anime Carlo Tenca. Le florentin est adopté et nommé secrétaire d'une commission chargée de préparer « le Panthéon italien », une collection des auteurs majeurs de la littérature italienne, à commencer par Dante. Le projet s'inscrit dans la suite de la publication des manuscrits de Galilée qu'ont réalisé en 1842, à l'initiative du Grand Duc Léopold, Eugène Alberi (it) et son jeune adjoint Celestino Bianchi (it).

Sur décision du roi Victor Emmanuel, Florence devient capitale d'une Italie sans Rome et sans Pape le 17 mars 1861. A la fin du mois, lui et son frère abandonnent la direction du Lampione (it), qui connaîtra une autre interruption jusqu'à son arrêt définitif en 1877. Une exposition industrielle est organisée. Carlo Lorenzini se voit confier pour cette occasion la rédaction d'un guide historique illustré de la manufacture Ginori, que dirige son frère Paolo. En fait, il ne peut que reprendre un opuscule signé dans des circonstances semblables vingt ans plus tôt par Eugène Alberi (it).

Rond de cuir aigri (1862-1874)[modifier | modifier le code]

En 1862, Carlo Lorenzini adhère à la Société d'encoragement du théâtre. En 1864, il est promu secrétaire de seconde classe de l'administration de la province de Florence. Il lui faudra attendre dix ans pour passer première classe. Son emploi au bureau de la censure, point de vue unique sur le théâtre vivant, n'a plus l'attrait de ses débuts. A l'insatisfaction de la carrière du fonctionnaire, s'ajoute le manque de reconnaissance pour l'écrivain. Ses quelques romans et ses trois pièces de théâtre n'ont pas eu un grand succès.

En 1868, le ministre de l'instruction publique (it), Émile Broglio (it), le nomme membre à titre extraordinaire du « conseil pour la compilation du vocabulaire en usage dans le florentin », entreprise devant aboutir à un dictionnaire à laquelle il apportera une moindre contribution. L'Italie de la Droite historique, l'abus de décrets, le programme fiscal, le désespèrent. En 1870, il s'insurge par voie de presse contre l'augmentation de la taxe sur la farine (it) décidée par le ministre des finances Quintino Sella.

Les chroniques qu'il donne à divers journaux, La Nazione, La Gazzetta del popolo, Il Fanfulla (it), montrent un observateur de la vie politique toujours plus désabusé. Le projet politique de sa jeunesse tourne en scandales financiers, querelles de personnes, lois absurdes. Il finira par publier, le 30 janvier 1876, une lettre ouverte adressée au président du Conseil Marco Minghetti, Delenda Toscana, dans laquelle il propose de faire disparaître du monde la Toscane. La « Révolution parlementaire » du 18 mars 1876 ne le dupera pas. L'année suivante, il dénoncera la loi sur l'école primaire (it) du ministre de l'instruction publique (it) Michele Coppino qui rend celle ci obligatoire mais en confie le financement à des communes indigentes, poussant par là la jeunesse catholique et riche hors de la république, vers des établissements privés.

La littérature enfantine.[modifier | modifier le code]

Une pédagogie neuve (1875-1880).[modifier | modifier le code]

Ce n'est qu'en 1875 que Carlo Lorenzini commence à écrire pour les enfants. Les frères Philippe et Félicien Paggi (it), éditeurs de livres scolaires, lui commandent une adaptation en italien des Contes de Perrault, de ceux de la comtesse d'Aulnoy et de la marquise de Beaumont. Le recueil, illustré par le jeune Enrico Mazzanti, parait l'année suivante sous le titre Les Contes de la fée.

La réalisation des frères Paggi (it) répond au projet politique d'une instruction publique dans l'Italie nouvelle et à la préoccupation d'une pédagogie à l'adresse des futurs citoyens. Elle ouvre la voie à un jeune confrère de Carlo Collodi, Edmondo De Amicis, et à la littérature enfantine italienne. Lui même invente en 1877 le personnage de Petit Jeannot (it) et en 1878 celui de P'tit' Miette (it), héros de récits d'aventures moraux auxquels le jeune lecteur puisse s'identifier. Deux ans plus tard, Collodi fait du premier de ces personnages, Giannettino (it), le héros de l'équivalent cisalpin du Tour de la France par deux enfants.

Parallèlement, il travaille à se construire une image d'écrivain en recueillant ses meilleurs articles de presse, qu'il publie en 1880 et 1881 en trois volumes distincts.

Pinocchio, pantin de mauvais bois (1881-1882).[modifier | modifier le code]

Dès qu'il le peut, en juin 1881, Carlo Lorenzini demande son droit à la retraite. Le député Ferdinando Martini, une des plumes du quotidien Il Fanfulla (it), vient de fonder un sous titre de ce journal destiné aux enfants, le Giornale per i bambini, dans l'intention de renouveler la littérature enfantine. Il en a confié la rédaction à un vieil ami de Carlo Lorenzini, Guido Biagi. Celui ci insiste auprès de celui là pour qu'il fournisse matière à impression. De mauvaise grâce, pour rembourser des dettes de jeux, dit-on, Carlo Collodi écrit trois premiers chapitres de L'Histoire d'une marionette, « un enfantillage ».

Le Journal des enfants publie la suite à partir du 4 août en feuilleton. Le quinzième et dernier chapitre, publié le 27 octobre 1881, s'achève sur le suicide par pendaison de la marionnette mais, sur l'insistance de Biagi, Les Aventures de Pinocchio reprennent, sous ce nouveau titre, de février 1882 à janvier 1883 jusqu'à un ultime trente sixième chapitre. La production n'est pas régulière. Entretemps, Carlo Lorenzini perd sa mère, avec laquelle il vivait.

Pilier des éditions Paggi (1883-1890).[modifier | modifier le code]

C'est un deuil dont il ne se remettra pas. En 1883, il prend pour deux années la direction d'Il Fanfulla (it), auquel il avait collaboré dès 1871. En février, le feuilleton Pinocchio est rassemblé par les Éditions Paggi (it) en un volume. Illustré par le jeune Enrico Mazzanti, l'ouvrage devra, dès 1886, être réédité trois fois, tant le succès est grand, une cinquième édition, elle aussi corrigée, étant confiée en 1890 à un sous traitant.

Physiquement amoindri, à cinquante neuf ans, Carlo Lorenzini vit replié sur lui même, consacrant son temps exclusivement à l'écriture. Il publie successivement un nouveau conte, Le Cadeau de fin d'année, une évocation de sa carrière de journaliste sous titrée Mémoires d'un tire à la ligne, et, pour les frères Paggi (it), la série des Giannettino (it).

Carlo Collodi meurt brusquement au soir du , au moment de franchir le seuil de sa porte. Il est enterré au cimetière des Portes Saintes près de la basilique San Miniato al Monte de Florence dans le tombeau familial des Lorenzini.

Son neveu écrivain, Paolo (it) dit Collodi Nipote, porté par la notoriété du pseudonyme de son oncle, aura une certaine célébrité, notamment aux Etats-Unis. Son plus grand succès, Suzy et Biribi (it), paru en 1902, exploite la même veine du livre humoristique pour enfants.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Carlo Collodi caricaturé par Angiolo Tricca en 1875, avant même la célébrité conférée par Pinocchio.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Un romanzo in vapore. Da Firenze a Livorno. Guida storico-umoristica, Mariani, Florence, 1856.
  • I misteri di Firenze. Scene sociali, Fioretti, Florence, 1857.

Drames[modifier | modifier le code]

  • Gli amici di casa. Dramma in due atti, Riva, Florence, 1856 ; Romei, Florence, 1862.
  • Gli estremi si toccano, in Il Lampione, 1861.
  • La coscienza e l'impiego, 1867.
  • Antonietta Buontalenti, 1867-1871.
  • L'onore del marito, 1870.

Essais[modifier | modifier le code]

  • Il sig. Albèri ha ragione! , Cellini, Florence, 1859.
  • La manifattura delle porcellane di Doccia. Cenni illustrativi, Grazzini, Giannini e C., Florence, 1861.
  • Un'antipatia. Poesia e prosa. Memorie d’un caccialepre., Perino, Rome, 1885.

Florilèges[modifier | modifier le code]

  • Macchiette, Brignola, Milan, 1880.
  • Occhi e nasi, Paggi (it), Florence, 1881.
  • Ricordi dal vero, Florence, 1881.

Contes[modifier | modifier le code]

Manuels scolaires[modifier | modifier le code]

  • Giannettino (it). Libro per i ragazzi, Paggi (it), Florence, 1877.
  • Minuzzolo (it). Secondo libro di lettura, Paggi, Florence, 1878.
  • La grammatica di Giannettino per le scuole elementari, Paggi, Florence, 1883.
  • L'abbaco di Giannettino. Per le scuole elementari, Paggi, Florence, 1884.
  • Libro di Lezioni per la seconda classe elementare, secondo gli ultimi programmi, Paggi, Florence, 1885.
  • La geografia di Giannettino. Adottata nelle scuole comunali di Firenze, Paggi, Florence, 1886.
  • Il viaggio per l'Italia di Giannettino, Paggi, Florence,
vol. I "L'Italia superiore", 1880.
vol. II "L'Italia centrale", 1883.
vol. III "L'Italia meridionale", 1886.
  • Storie allegre. Libro per i ragazzi, Paggi, Florence, 1887.
  • Libro di Lezioni per la terza classe elementare secondo gli ultimi programmi, Paggi, Florence, 1889.
  • La lanterna magica di Giannettino. Libro per i giovanetti, Bemporad, Florence, 1890.
La Chapelle des Lorenzini, lieu de sépulture de Carlo Collodi au Cimetière des Portes Saintes à Florence.

Editions posthumes[modifier | modifier le code]

  • Divagazioni critico-umoristiche, recueillies par Giuseppe Rigutini, Bemporad, Florence, 1892.
  • Note gaie, recueillies par Giuseppe Rigutini, Bemporad, Florence, 1892.
  • Bettino Ricasoli, Camillo Cavour, Luigi Carlo Farini, Daniele Manin. Biografie del Risorgimento pubblicate in occasione delle onoranze fiorentine a Carlo Lorenzini, Marzocco, Florence, 1941.
  • I ragazzi grandi. Bozzetti e studi dal vero, par Daniela Marcheschi; Sellerio, Palerme, 1989.
  • Cronache dall'Ottocento, par Daniela Marcheschi, ETS, Pise, 1990.
  • Opere, A. Mondadori, Milan, 1995. ISBN 88-04-40075-7.
  • Il viaggio per l'Italia di Giannettino, collection Il Genio Vagante, Leading Edizioni, Bergame, 2006.

Notes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. R. Dedola, Pinocchio e Collodi, p. 14, Bruno Mondadori (it), Turin, 2002.
  2. D. Proietti, « Carlo Collodi », in Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 66, Institut de l'encyclopédie italienne, Rome, 2006.
  3. B. Poitrenaud-Lamesi, Lettres de guerre d'un conteur. Carlo Lorenzini dit Collodi., Peter Lang, Berne, décembre 2012.
  4. Cf. H. de Balzac, Le Père Goriot, p. 152, A. D. Wahlen, Bruxelles, 1835.
  5. A. R. Vagnoni, Collodi e Pinocchio: storia di un successo letterario., p. 29, UNI Service, Trente, 2007.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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