Les Mystères de Paris

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Les Mystères de Paris
Image illustrative de l'article Les Mystères de Paris
Annonce des Mystères de Paris

Auteur Eugène Sue
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Charles Gosselin
Date de parution 1842-1843
Lieu de parution Paris

Les Mystères de Paris est un roman français publié en feuilleton par Eugène Sue dans Le Journal des débats entre le et le . Montrant la misère à Paris et quelques personnages travaillant à rétablir la justice, ce roman-fleuve[1] à mi-chemin entre le roman social et le roman-feuilleton[2], inaugure la littérature de masse[3].

Genèse de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Un écrivain bourgeois[modifier | modifier le code]

Issu d’une des familles de médecins les plus célèbres de l’époque[4], fils d’un médecin de l’Empereur, puis de Louis XVIII[5], filleul de l’impératrice Joséphine[6], Eugène Sue a fait partie de la jeunesse dorée parisienne[7] du boulevard Saint-Germain[5]. Dans l’énergie qu’il consacre à frayer avec la noblesse de l’époque de la Restauration, on sent une pointe d’envie chez ce bourgeois qui veut à tout prix être dandy[8] : anglophile, membre du Jockey Club qui lui coûte une fortune[9], « faisant du luxe pour faire grand seigneur », dit Balzac à l’époque[10]. Ses romans maritimes ne sont pas inoubliables[11], ses romans mondains, puis Mathilde, mémoires d’une jeune fille – que Dumas, entre autres[12], tient pour le chef-d’œuvre de Sue[13] – l’éloignent des beaux salons.

L’amorce[modifier | modifier le code]

C’est peut-être un besoin de revanche qui donne naissance aux Mystères de Paris[14]. Dans un premier temps, Sue n’est pas convaincu par le projet que lui soumet son ami Goubaux : raconter non plus la bonne société mais le peuple, tel qu’il est, connaître le monde et non plus se limiter à n’en voir que la surface. La réponse de Sue fut : « Mon cher ami, je n’aime pas ce qui est sale et qui sent mauvais[15] ».

Le tapis-franc[N 1], lieu de rencontre du Chourineur, de la Goualeuse, du Maitre d’école, du Squelette et les autres.

Et puis Sue se décide. Il se procure une blouse rapiécée, se coiffe d’une casquette et descend incognito dans une taverne mal famée des zones les plus misérables de Paris[16].

Là, il assiste à une rixe entre deux personnes qui seront la Fleur-de-Marie et le Chourineur du premier chapitre des Mystères de Paris[14],[17], qu’il rédige sitôt rentré de son expédition[14]. Puis il rédige un second chapitre, un troisième et fait lire le tout à son ami Goubaux, lecteur et conseiller qui l’avait déjà sauvé d’une panne d’écrivain lorsqu’il écrivait Arthur[18].

Goubaux aime les deux premiers chapitres[19], pas le troisième que Sue sacrifie aussitôt[20] et discute le plan des trois ou quatre suivants, qui est arrêté[19]. Le jour même, Eugène Sue écrit à son éditeur[19]. Le roman prend forme et Sue soumet ses premiers chapitres à son éditeur[19]. Il est convenu que le livre devra faire deux volumes et ne devra pas être publié dans un journal[20].

Publication en feuilleton[modifier | modifier le code]

Le maitre d’école aveuglé pour ses nombreux crimes, par Staal gravé par Lavieille dans les Œuvres illustrées d'Eugène Sue, 1850.

Dès la parution, le succès fut tel que rien de tout cela ne sera tenu. Il fut convenu qu'au lieu de deux volumes, on en ferait quatre, puis six, puis huit[20]. Au total, les Mystères de Paris feront dix volumes[21] et seront diffusés par le Journal des débats qui paiera Sue 26 500 francs[22]. De là viennent la lassitude et l'affaiblissement des quatre derniers volumes notés par Dumas[20].

Le succès est immédiat et bientôt universel[23], touchant toutes les couches de la société et tous les pays. Les Mystères déchainent les passions et leur auteur reçoit une abondante correspondance qui témoigne de l’importance du phénomène suscité par le roman[24]. Ce n’est qu’avec ce succès que Sue comprend que son propre roman a un sujet grave, fondamental, universel et de roman des classes dangereuses qu’il était à l’origine, il devient, en cours de rédaction, le roman des classes laborieuses[25] qui inaugure le roman social des bas-fonds[24]. Sue, qui avait commencé par s’excuser auprès de ses lecteurs bourgeois et nobles de les plonger dans les sordides horreurs du Paris des bas-fonds[26], va dès lors infléchir, à la suite des milliers de lettres d’inconnus qu’il va recevoir[27], la ligne première de son roman pour en faire une tribune ouverte aux lecteurs mécontents de la société[5].

« L’écrivain Félix Pyat emmène un jour Eugène chez un ouvrier : « Eugène Sue était descendu de son coupé, avec toutes les élégances dont il était encore l’arbitre, ganté, verni, lustré, un parfait dandy, quoiqu’un peu gras déjà, par son âge, et surtout par sa vie assise de romancier-feuilleton. Il se trouva en face d’une blouse aux manches retroussées sur deux bras nus et deux mains salies, ou plutôt noircies par la poudre des métaux… L’ouvrier avait le verbe et donnait la lumière. Discutant théorie et pratique, les divers systèmes à la mode, saint-simonisme, fouriérisme, comtisme, tous les « ismes » du jour, il traita à fond les questions économiques les plus ardues, matière première, main-d’œuvre, crédit, produit, salaire, échange, circulation et distribution, capital et travail associés ou opposés, tous les problèmes de la science sociale, sans esprit de secte, avec le génie du philosophe, la passion du tribun, la raison de l’homme d’État et le bon sens de l’ouvrier, terminant par la misère du peuple avec une charité d’apôtre, une foi de prophète et une espérance de martyr – si bien qu’à la fin de ce prodigieux discours, Eugène Sue, comme illuminé de rayons et d’éclairs, se leva et s’écria : je suis socialiste. »[28] »

Sue n’hésite pas à prendre position, dans son roman, sur divers sujets de société, notamment la cherté de la justice[29], les conditions de détention dans les prisons[5],[30] et les conditions de soins dans les hôpitaux[31].

Résumé[modifier | modifier le code]

Rodolphe, personnage mystérieux au début du roman, s'attelle à rétablir une forme de justice sociale dans le Paris du XIXe siècle. Il croise donc des travailleurs pauvres aussi bien que des criminels, voulant récompenser les bons et punir les méchants. Les péripéties des héros leur font parcourir Paris et ses environs, décrivant ainsi des lieux types de population : la ferme, l'immeuble bourgeois et les rues.

Personnages[modifier | modifier le code]

Rodolphe[modifier | modifier le code]

La prison, par Beaucé gravé par Lavieille dans les Œuvres illustrées d’Eugène Sue, 1850.

Le héros des Mystères est le mystérieux Rodolphe, un homme d’une distinction parfaite dont on ne tardera pas à deviner les origines princières (il est en réalité le grand-duc de Gérolstein, un pays imaginaire appartenant probablement à la Confédération germanique) mais qui peut, lorsqu’il le souhaite, se travestir en modeste ouvrier.

Capable de comprendre les codes de la pègre de la Cité, capable de parler l’argot, doué d’une force extrême et d’un grand talent pour se battre, Rodolphe est quelqu’un d’à peu près parfait. Sa compassion pour le petit peuple est totale, son jugement infaillible, ses idées brillantes. Rodolphe n’a aucun défaut, tout au plus quelques erreurs passées à réparer.

Rodolphe est accompagné de complices précieux : Sir Walter Murph, un Britannique, et David, un médecin noir surdoué, ancien esclave.

Avant d’être un héros, Rodolphe personnifie le projet du livre lui-même : il navigue sans encombre dans toutes les couches de la société, parvient à les comprendre et à comprendre leurs problèmes respectifs et comment ils sont liés.

Gens du peuple[modifier | modifier le code]

La Chouette punit Fleur-de-Marie en lui arrachant une dent.

Les deux premières figures que rencontre Rodolphe sont le Chourineur et la Goualeuse. Le Chourineur[N 2] est un ancien apprenti boucher qui, à force de tuer des bêtes, a fini par tuer un homme et passé quinze ans au bagne. Rodolphe sauve la Goualeuse de la brutalité du Chourineur, et il sauve le Chourineur de lui-même en le dominant physiquement, en se montrant un adversaire respectueux et en percevant que le Chourineur a quelque chose de bon en lui.

À partir de cette rencontre, le Chourineur et la Goualeuse voueront une reconnaissance indéfectible à leur bienfaiteur Rodolphe, comme la plupart des autres protagonistes du roman d’ailleurs.

Le roman présente une galerie de personnages :

  • Rigolette, une grisette toujours gaie mais sérieuse et digne ;
  • Le Maître d’école, un ancien bagnard brutal et dangereux au français correct qui cache un terrible secret ;
  • Ferrand, le notaire véreux qui, par cupidité, plongera des familles entières dans la misère ;
  • La Louve, une camarade de Fleur-de-Marie à la prison pour femmes de Saint-Lazare ;
  • La Chouette, une vieille femme borgne aux projets diaboliques ;
  • Morel, un ouvrier lapidaire vertueux, et sa famille ;
  • Polidori, un abbé et dentiste au sombre passé ;
  • Cecily, l’ex-femme du docteur David, une mulâtresse aussi belle que fondamentalement mauvaise ;
  • La comtesse McGregor, femme fatale, ambitieuse et comploteuse ;
  • Monsieur et Madame Pipelet, concierges[N 3] ;
  • Bras-Rouge, un caïd parisien ;
  • Tortillard, son fils, boiteux, rusé et mauvais ;
  • Le Squelette, assassin entièrement insensible à l’influence positive de Rodolphe ;
  • Martial et sa famille, sur une île terrifiante de la Seine ;
  • Fleur-de-Marie, la Goualeuse, héroïne fragile, fille cachée de Rodolphe.

Curieusement, c’est le monde d’où vient et auquel aspire Sue dont le portrait est un peu bâclé.

Hormis Rodolphe qui est bien au-dessus des questions de classes sociales, la noblesse parisienne est dépeinte comme sourde aux malheurs du peuple ou même des siens, concentrée sur des activités et des intrigues plutôt vaines.

Pour cette raison, la fin du roman est, comme le note justement Dumas, ratée. L’histoire s’achève dans une petite principauté allemande ; chacun a fini par prendre la place que lui faisaient mériter sa naissance ou son cœur. La Goualeuse, ancienne pécheresse meurt nonne, le Chourineur est chouriné, Rodolphe occupe les fonctions auxquelles il était destiné…

Adaptations[modifier | modifier le code]

Une pièce est tirée du roman en février 1844[32]. Le roman est adapté plusieurs fois à l'écran, notamment en 1943, avec Jacques de Baroncelli à la réalisation du film[33].

Postérité et conséquences[modifier | modifier le code]

Couverture de l’édition princeps des Mystères de Marseille d’Émile Zola (1867).

On a beaucoup parlé de l’invention du roman au XIXe siècle : Stendhal, Balzac, Dumas, Flaubert, Gautier, Sand ou Hugo. On oublie souvent Eugène Sue. Théophile Gautier a dit du roman : « Tout le monde a dévoré les Mystères de Paris, même les gens qui ne savent pas lire : ceux-là se les font réciter par quelque portier érudit et de bonne volonté[34] ». Les Mystères de Paris a une place unique dans la naissance de ce genre de littérature[35] : il ne s’agit pas seulement d’un roman fleuve qui a tenu en haleine des centaines de milliers de lecteurs pendant plus d’un an (jusqu’aux illettrés qui s’en faisaient lire les épisodes ou ses lecteurs qui faisaient la queue devant le Journal des débats pour connaître la suite des aventures[36]), c’est aussi une œuvre majeure dans l'émergence d’une certaine forme de conscience sociale qui a favorisé la Révolution de 1848[37].

Les Mystères de Paris est perçu en France, et ailleurs, comme un roman socialiste[38] et Sue lui-même s’est converti à cette doctrine pourtant si éloignée de son monde. Élu député de la Seine en 1850, avec 130 000 voix d’ouvriers[39], ses positions l'amènent à choisir l’exil lors du coup d’État de Napoléon III[40].

L’intérêt des Mystères de Paris ne se limite pas à leur destinée politique. Le livre inaugure aussi un genre qui deviendra plus tard le feuilleton radiophonique ou télévisuel, une œuvre de fiction à destination des masses, stimulant l’imaginaire collectif par des thèmes que l’auteur lui-même ne maîtrise plus, par l’exposition des passions humaines les plus fortes et les plus refoulées.

Fleur-de-Marie, dite « la Goualeuse », fille cachée du prince Rodolphe, par Staal gravé par Lavieille dans les Œuvres illustrées d'Eugène Sue, 1850.

Les Mystères de Paris ont inspiré des dizaines de romans de par le monde : les Mystères de Marseille par Émile Zola, The Mysteries of London de George W. M. Reynolds, les Mystères de Londres de Paul Féval, les Mystères de Lisbonne, de Camilo Castelo Branco, mais également les Mystères de Naples de Francesco Mastriani, les Mystères de Florence de Carlo Collodi[41], les Mystères de Berlin, les Mystères de Munich, les Mystères de Bruxelles[42], les Nouveaux Mystères de Paris de Léo Malet, etc.

Quatorze imitations au moins paraissent de 1849 à 1870[43]. Par ailleurs, le roman est traduit et réédité pendant plusieurs décennies dans de nombreux pays[41] et a servi de modèle à un nouveau type de littérature populaire et parfois nationale[41].

Alexandre Dumas a raconté que, jusqu’à sa mort, Sue a reçu des lettres anonymes accompagnées d’argent qu’on lui demandait de confier à quelque bonne œuvre. Il reçoit aussi de temps en temps des requêtes qu’on le charge de transmettre à Rodolphe, le héros du roman, car beaucoup sont convaincus que ce prénom cache en fait une personnalité existante, quelque grand prince, « et se ruine en répondant positivement aux sollicitations financières de ses lecteurs les plus misérables, qui l’assimilent dans leurs lettres au Prince Rodolphe[16] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un « tapis franc », en argot des voleurs, signifiait un cabaret, un garni du plus bas étage où ils se réunissaient. ») Eugène-François Vidocq, Dictionnaire argot-français, Éditions du Boucher,‎ , 169 p., p. 155.
  2. « Tueur », en argot.
  3. Leur nom a donné naissance au substantif « pipelet-te » lire en ligne.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Olivier-Martin, Histoire du roman populaire en France de 1840 à 1980, vol. 1, Paris, Albin Michel, 1980, 301 p., (ISBN 978-2-22600-869-5), p. 46.
  2. Maria Ley-Piscator, Le Gueux chez Victor Hugo, Paris, E. Droz, 1936, t. 4, 1936, p.  203.
  3. Dominique Jullien, Les Amoureux de Schéhérazade : variations modernes sur les Mille et une nuits, Genève, Droz, 2009, 219 p., (ISBN 978-2-60001-253-9), p. 35 et suiv.
  4. Jacques Léonard, Les Officiers de santé de la marine française de 1814 à 1835, Paris, C. Klincksieck,‎ 1967, 335 p., p. 165.
  5. a, b, c et d Pierre Chaunu, « Eugène Sue, témoin de son temps  », Économies, Sociétés, Civilisations, vol. 3, no 3,‎ , p. 302-303 (lire en ligne).
  6. Édouard Bornecque-Winandy, Napoléon III, empereur social, Paris, Téqui,‎ , 119 p. (ISBN 978-2-85244-396-9), p. 22.
  7. Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, Paris, Mon Petit Éditeur,‎ , 716 p. (ISBN 978-2-34201-183-8), p. 424.
  8. Jean-Louis Bory, Eugène Sue : Dandy mais socialiste, Hachette littérature,‎ , 448 p.
  9. Joseph Antoine Roy, Histoire du Jockey Club de Paris, Paris, M. Rivière,‎ , 154 p., p. 34.
  10. André Billy, Balzac, Paris, Club des éditeurs,‎ , 380 p., p. 83 : « Eugène Sue est un bon et aimable jeune homme, fanfaron de vice, désespéré de s’appeler Sue, faisant du luxe pour se faire grand seigneur mais à cela près, quoiqu’un peu usé valant mieux que ses ouvrages. »
  11. Louis Désiré Véron écrit en 1834, dans la Revue de Paris, qu’« ils ne sont que la préface de son histoire », Bureau de la Revue de Paris, p. 60.
  12. Jules Brisson, Les Grands Journaux de France, Paris, Jouaust père et fils, 1863, 500 p.
  13. Alexandre Dumas, Théâtre complet, vol. 23-25 Paris, Calmann Lévy, 1889, p. 220.
  14. a, b et c Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : ou histoire, par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes, t. 40, Paris, C. Desplaces,‎ (lire en ligne), p. 395.
  15. Alexandre Dumas (préf. Francis Lacassin), Les morts vont vite, Monaco, Éd. du Rocher,‎ , 437 p. (ISBN 978-2-26804-264-0).
  16. a et b Anaïs Goudmand, « Ethos et posture du feuilletoniste : interventions d’auteur dans Les Mystères de Paris », Fabula / Les colloques, Posture d’auteurs : du Moyen Âge à la modernité,‎ (consulté le 17 septembre 2015), ¶ 11.
  17. Anna Lushenkova Foscolo (Russie, Publications, Marie-Ève Thérenty (dir.), Les Mystères urbains au prisme de l’identité nationale), « Entre l’« école naturelle » et les mystères de la capitale : La croisée des genres et des traditions littéraires dans Les Bas-fonds de Saint-Pétersbourg de Vsevolod Krestovski et sa version française », Médias 19,‎ 05 janvier 2014, (lire en ligne).
  18. Alexandre Dumas, Le Monte-Cristo : journal hebdomadaire de romans, d’Histoire, de voyages et de poésie, Paris, Delavier,‎ (lire en ligne), p. 268.
  19. a, b, c et d Georges Jarbinet, Les Mystères de Paris d’Eugène Sue, Paris, Société Française d’Éditions Littéraires et Techniques,‎ , 231 p., p. 97.
  20. a, b, c et d Alexandre Dumas illustré, vol. 24, Paris, A. Le Vasseur,‎ , p. 60.
  21. Karlheinz Stierle, La Capitale des signes : Paris et son discours, 630 p. (ISBN 978-2-73510-873-2), p. 303.
  22. Isabelle Diu et Élisabeth Parinet, Histoire des auteurs, Paris, Perrin,‎ , 530 p. (ISBN 978-2-26203-377-4).
  23. Revue critique des livres nouveaux publiés pendant l’année 1848, Paris, Joël Cherbuliez,‎ (lire en ligne), p. XIV.
  24. a et b Elsa de Lavergne, La Naissance du roman policier français : du Second Empire à la Première Guerre mondiale, vol. 1, Paris, Classiques Garnier,‎ , 413 p. (ISBN 978-2-81240-028-5), p. 27.
  25. Louis Chevalier, Classes laborieuses et classes dangereuses à Paris pendant la première moitié du XIXe siècle, Paris, Perrin,‎ , 566 p. (ISBN 978-2-26201-937-2), p. XXVIII.
  26. Martyn Lyons, Le Triomphe du livre : une histoire sociologique de la lecture dans la France du XIXe siècle, Paris, Promodis,‎ , 302 p. (ISBN 9782903181581), p. 149.
  27. Les Mystères de Paris, Éditions Complexe, 1989.
  28. Marylène Delbourg-Delphis, Masculin singulier : le dandysme et son histoire, Paris, Hachette,‎ , 232 p. (ISBN 978-2-01010-803-7), p. 202.
  29. Ferdinand Brunetière, Victor Hugo : leçons faites à l’École normale supérieure par les élèves de 2e année, vol. 1, Paris, Hachette,‎ , p. 255.
  30. Émile van Hoorebeke, Études sur le système pénitentiaire en France et en Belgique, Gand, H. Hoste,‎ , 402 p. (lire en ligne), p. 114.
  31. « Les Mystères de Paris - Les essais dans les hôpitaux - Les inspecteurs des hôpitaux. », La Lancette française : gazette des hôpitaux civils et militaires,‎ , p. 377 (lire en ligne).
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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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