Brave (navigateur web)

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Brave
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Informations
Créateur Brendan EichVoir et modifier les données sur Wikidata
Développé par Brendan Eich
Première version Voir et modifier les données sur Wikidata
Dernière version 0.72.26 ()[1]
0.69.132 ()[2]Voir et modifier les données sur Wikidata
Version avancée 0.20.12beta ()[3]
0.21.3 ()[4]
0.69.123 ()[5]Voir et modifier les données sur Wikidata
Dépôt https://github.com/brave
Écrit en JavaScript, CSS et CVoir et modifier les données sur Wikidata
Système d'exploitation Microsoft Windows, macOS, Linux, Android et iOSVoir et modifier les données sur Wikidata
Langues Multilingue
Type Navigateur webVoir et modifier les données sur Wikidata
Licence Mozilla Public License
Site web https://brave.com/

Brave est un navigateur web open source qui a pour objectif de protéger la vie privée de celui qui l'utilise par divers moyens tels que le blocage de pisteurs ou bien en préférant les pages en HTTPS avec l'extension HTTPS Everywhere.

Selon son créateur, il serait 40 % plus rapide que Google Chrome sur les ordinateurs et 4 fois plus rapide sur les smartphones. Cette plus grande rapidité est due aux éléments qu'il ne charge pas (pisteurs, cookies tiers et publicité en ligne)[6].

Le navigateur est disponible sous Windows, OS X et Linux ainsi que sur iOS et Android[7].

Histoire du logiciel[modifier | modifier le code]

Brendan Eich, fondateur de la Mozilla Foundation et créateur de Brave Software

Brave a été créé par Brendan Eich, également co-fondateur de Mozilla Firefox et créateur du JavaScript.

Le navigateur Brave est lancé en 2016 par Eich à la suite de sa démission de la Mozilla Foundation et effectue une levée de fonds de 7 millions de dollars auprès d'investisseurs privés.

Une seconde levée de fonds de 35 millions de dollars est lancée le 31 mai 2017 par Brendan Eich. Cette dernière levée de fonds a la particularité de s'effectuer en cryptomonnaie et d'être faite en moins de 30 secondes[8],[9].

Le navigateur, suite à une collaboration annoncée lors d'une présentation le jeudi 13 septembre 2018, intègre le moteur de recherche Qwant par défaut à la place de Google[10].

Début 2019, le logiciel annonce 5,5 millions d'utilisateurs dans le monde, soit une augmentation de 450% en un an.[11] Il est très apprécié car il évite l'harcèlement publicitaire et ne collecte pas d'information sur les utilisateurs.

L'architecture du navigateur[modifier | modifier le code]

Le navigateur est construit à partir de Chromium, la base open source de Google Chrome[6].

Le navigateur intègre en son sein un token – identificateur de transaction chaîne de blocs – afin de rémunérer de manière anonyme les différents intervenants[12].

Il utilise également la technologie WebTorrent pour télécharger directement les fichiers partagés via le réseau BitTorrent, depuis un lien Magnet[13].

Modèle économique[modifier | modifier le code]

Le créateur du logiciel propose un nouveau modèle économique pour la distribution des revenus publicitaires. Brave bloque les publicités des sites internet. Et, si l'utilisateur le choisit, les remplace par d'autres jugées plus pertinentes. Les revenus de ces publicités sont alors reversés :

  • au site web sur lequel elles apparaissent (à hauteur de 55 %) ;
  • à l'éditeur du navigateur Brave (à hauteur de 30 %);
  • et à l'internaute (à hauteur de 15 %)[14],[15],[12].

À l'heure actuelle, seuls les sites web (producteurs) sont rémunérés

Ce modèle économique ne plaît pas aux éditeurs de sites de médias aux États-Unis qui tirent leurs revenus de la publicité hébergée sur leurs sites car Brave laisse la liberté aux utilisateurs de choisir d'avoir ou pas des informations publicitaires. En avril 2016, dix-sept éditeurs de presse, représentant 1 200 journaux, signent une pétition, enjoignant à l'entreprise de « [cesser] de détourner l’ensemble des contenus du Web à son propre bénéfice ». Parmi les signataires de cette pétition, on trouve les groupes de presse les plus importants des États-Unis : The New York Times, The Wall Street Journal, The Washington Post et USA Today entre autres[15].

Basic Attention Token[modifier | modifier le code]

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Le « Basic Attention Token » (BAT) est une cryptomonnaie basée sur la blockchain d'Ethereum[16]. Elle est utilisée par le navigateur Brave, son but est de contourner les services de publicités actuels et de proposer à la place de récompenser les utilisateurs lorsqu'ils visionnent des publicités. Ces récompenses sous forme de BAT, peuvent ensuite être redistribuées par l'utilisateur vers les créateurs de contenus qu'il affectionne le plus, sous forme de donation ou virement mensuel. En fait, un portefeuille est directement inclus dans le navigateur permettant de stocker ses jetons BAT. L'objectif est que ces jetons, aussi appelés tokens (ERC-20 d'Ethereum) deviennent la « monnaie d'internet »[11].

Les principaux capitaux risques finançant ce projet, on peut citer Founders Fund (dirigé par Peter Thiel, également fondateur de Palantir et PayPal, et conseiller de Donald Trump[17]), mais aussi, Foundation Capital (en), Propel Venture Partners, Pantera Capital, DCG, Danhua Capital, et Huiyin Blockchain Venture[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « https://github.com/brave/brave-browser/releases/tag/v0.72.26 » (consulté le 16 septembre 2019)
  2. « https://github.com/brave/brave-browser/releases/tag/v0.69.132 »
  3. « Beta Channel v0.20.12 » (consulté le 29 décembre 2017)
  4. « Developer Channel v0.21.3 » (consulté le 29 décembre 2017)
  5. « Release 0.69.123 » (consulté le 4 septembre 2019)
  6. a et b « Brave, le navigateur ultrarapide qui bloque toutes les pubs... sauf celles que vous désirez », 01 Net (consulté le 30 juillet 2017)
  7. « Brave, le navigateur qui bloque les systèmes de tracking », Silicon,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2017)
  8. Klervi Drouglazet, « Le double pari de Brave, le nouveau navigateur web de l'ex patron de Mozilla », L'Usine Digitale, (consulté le 29 juillet 2017)
  9. Charlie Perreau, « L'ICO, ou comment lever des millions en quelques secondes », Le Journal du Net, (consulté le 29 juillet 2017)
  10. infested_grunt, « Le navigateur Brave utilise les services de Qwant », Echos du Net,‎ (lire en ligne)
  11. a et b « Brave – Comment le navigateur (+450% utilisateurs en 2019) révolutionne le web ? (en vous rémunérant) », sur CryptoActu, (consulté le 24 juillet 2019)
  12. a et b Nicolas Jaimes, « Le blockchain advertising, remède miracle aux maux de la pub online ? », Le Journal du Net, (consulté le 29 juillet 2017)
  13. (en) Ernesto, « Brave: A Privacy Focused Browser With Built-in Torrent Streaming », sur TorrentFreak,
  14. « « Brave », le navigateur Internet qui s’en prend à la publicité », Le Monde, (consulté le 28 juillet 2017)
  15. a et b Jérôme Marin, « Le navigateur Brave hérisse les journaux », Le Monde, (consulté le 29 juillet 2017)
  16. a et b (en) « Basic attention token », sur sauvegarde archive.org de BAT
  17. Références sur l'article Peter Thiel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]