Beffroi d'Amiens

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Beffroi d'Amiens
Le Beffroi Amiens FRA 001.jpg
Vue du beffroi d'Amiens.
Présentation
Type
Hauteur
52 mètres
Propriétaire
Statut patrimonial
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial
Identifiant
Localisation
Pays
Province
Région
Département
Commune
Adresse
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Coordonnées

Le beffroi d'Amiens est un beffroi situé place au Fil, dans le centre-ville d'Amiens. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le [1] puis au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de Beffrois de Belgique et de France depuis 2005[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Son origine remonte à l'établissement de la commune d'Amiens sous le roi Louis VI le Gros. Il est mentionné pour la première fois dans une sentence arbitrale rendue par le chapitre d'Amiens en 1244.

Naissance de la commune[modifier | modifier le code]

La commune naquit en 1113, elle fut reconnue par l'évêque Geoffroy et le roi Louis VI. Par contre, le comte d'Amiens Enguerrand de Boves et son fils Thomas de Marle refusèrent de reconnaître la commune. Guibert de Nogent a relaté l’avènement de la commune d'Amiens dans son autobiographie et Suger l'intervention militaire du roi. Les adversaires de la commune étaient retranchés dans le Castillon, forteresse héritée de l'époque romaine. Louis VI vint en personne, en 1115 donner l'assaut, sans succès. Blessé, il se retira et le siège de la forteresse dura deux ans. En 1117, le Castillon tomba et fut détruit sur ordre du roi. À son placement, les bourgeois firent construire le beffroi.

Du XVe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Le beffroi fut reconstruit au début du XVe siècle (1406-1410) Symbolisant l'indépendance de la commune, il servait autrefois aux réunions des notables de la ville puis de salle d'archives, de magasin d'armes et de prison. Un guetteur surveillait alentour les arrivées et prévenait la population des dangers extérieurs.

Le beffroi jouxtait les Halles et l'arrière de l'Hôtel de ville. Il sonnait chaque heure de la journée.

Le 13 août 1562, le beffroi est victime d'un incendie

Le 16 avril 1742, le beffroi est à nouveau la proie des flammes.

La réparation du beffroi ne débuta qu'en 1749. C'est le projet de l'architecte Beffara qui fut finalement adopté. Il donna au beffroi l'aspect qu'on lui connaît aujourd'hui. La grosse cloche Marie-Firmine fut fondue en 1748.

Le 19 mai 1940, la ville d'Amiens subit un violent bombardement par la Luftwaffe, la toiture et la charpente du beffroi furent la proie des flammes, la cloche de 11 tonnes s'écrasa et se brisa sur le sol.

Architecture[modifier | modifier le code]

La Vierge du beffroi.
  • Ce beffroi est constitué d'une base en pierre de taille blanche, construite au XVe siècle entre 1406 et 1410 surmontée d'un clocher en pierre édifiée à partir de 1749 avec des volutes de style baroque à sa base, et d'un dôme recouvert d'ardoises puis d'une flèche et d'une girouette arborant une renommée. Une énorme cloche de 11 tonnes, baptisée « Marie-Firmine », fut installée à l'intérieur.
  • La hauteur du beffroi est de 52 mètres.
  • À l'abandon et dépourvu de toiture depuis la Seconde Guerre mondiale, le monument a été restauré en 1989. Il fut d'abord coiffé d'une nouvelle charpente sur le modèle du XVIIIe siècle. La nouvelle renommée fut placée en 1990.
  • À l'intérieur, on peut voir encore des cachots avec des graffitis et les morceaux de Marie-Firmine brisée sur le sol.
  • La grosse cloche a été remplacée par un carillon selon la volonté du maire Gilles de Robien.

Représentations insolites[modifier | modifier le code]

Lors de la restauration, les maires de la commune étaient René Lamps, de 1988 à 1989, puis Gilles de Robien, de 1989 à 1990. Comme au temps des cathédrales, un tailleur de pierre « facétieux » a profité de l'occasion pour sculpter aux arrêts de la moulure de l'archivolte de la porte du monument, les deux édiles qui l'un après l'autre ont dirigé la capitale picarde, pendant dix-huit années pour le premier et dix-neuf pour le second[3],[4].

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

[réf. non conforme]

  • Albéric de Calonne, Histoire de la ville d'Amiens, Amiens, Piteux Frères, Imprimeurs-éditeurs, 1899, réédition, Éditions Culture et Civilisation, Bruxelles, 1976, tome 1.
  • Robert Chaussois, Les beffrois du Nord : Amiens, Historama, n° 220, février 1970.
  • Rose-Marie Denier, Amiens dans l'ombre de son beffroi, Amiens, atelier d'histoire locale de l'I.U.T.A. (Université de Picardie Jules Verne), 1991.
  • Pierre Dubois, Une chèvre au beffroi d'Amiens, Le Progrès de la Somme, 3 janvier 1932.
  • Pierre Dubois, Les quatre aspects successifs du beffroi d'Amiens, Le Courrier picard, janvier-février 1968.
  • Ronald Hubscher (sous la direction de), Histoire d'Amiens, Toulouse, Éditions Privat, 1986.
  • Paule Roy, Le Beffroi, Tout Amiens, Janvier-Février 1968.
  • Patrimoine des Hauts-de-France Nos beffrois : Les 23 monuments du patrimoine mondial de l'Unesco Découvrez les 44 beffrois de la région, Amiens, La Voix du Nord, le Courrier picard, hors-série, .

Liens[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]