Beautiran

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Beautiran
La mairie (août 2014).
La mairie (août 2014).
Blason de Beautiran
Blason
Beautiran
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Yves Mayeux
2014-2020
Code postal 33640
Code commune 33037
Démographie
Gentilé Beautiranais
Population
municipale
2 157 hab. (2014)
Densité 340 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 42′ 16″ nord, 0° 27′ 03″ ouest
Altitude Min. 3 m – Max. 22 m
Superficie 6,35 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-beautiran.fr/

Beautiran est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans l'aire urbaine de Bordeaux au confluent de la Garonne et du Gat mort, la commune se trouve à 21 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département et d'arrondissement et à 7 km à l'ouest-nord-ouest de La Brède, chef-lieu de canton[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Sur la rive droite de la Garonne, les communes limitrophes en sont Castres-Gironde dans un grand sud et sud-est, Saint-Selve à l'extrême sud-ouest sur à peine un kilomètre, Ayguemorte-les-Graves à l'ouest et Isle-Saint-Georges au nord ; sur la rive gauche, les communes limitrophes en sont Baurech au nord-est et Tabanac à l'est sur à peine 100 mètres.

Communes limitrophes de Beautiran
Isle-Saint-Georges Baurech
Ayguemorte-les-Graves Beautiran                               Tabanac
Saint-Selve                               Castres-Gironde

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication routière qui traverse la ville est la route départementale D 1113, ancienne route nationale 113 (Bordeaux-Marseille), qui mène, vers l'ouest, à l'autoroute A62 et vers La Brède puis à Martillac vers le nord-ouest et, au-delà, à Bordeaux et, vers le sud-ouest, à Castres-Gironde et, au-delà, à Langon.
Le pont de franchissement de la Garonne le plus proche est celui de Langoiran, sur la D 115, à 3 km au nord-est du centre-ville.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 1.1, dit de La Brède, distant de 4,5 km par la route vers l'ouest, sur la commune voisine d'Ayguemorte-les-Graves.

La commune dispose d'une gare SNCF sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est documenté sous les formes médiévales Bautirano (1332), Boutirano (1336) en latin, Bautiran (1276), Boutiran (1546)… La prononciation gasconne est [bawtiˈrɑ̃][2].

il s’agit d’un nom de domaine romain basé sur le nom du propriétaire, vraisemblablement l’anthroponyme germanique Bald-hari, avec le suffixe latin -anum[3].

La graphie restituée est Bautiran. La forme administrative Beautiran est une cacographie (étymologie populaire avec l’adjectif beau).

Ses habitants sont appelés les Beautiranais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[5].

À la Révolution, la paroisse Saint-Michel de Beautiran forme la commune de de Beautiran[6].

Les anciennes activités[modifier | modifier le code]

Les toiles indiennes[modifier | modifier le code]

Les toiles peintes datent en France du XVIIe siècle. Importées des Indes, ces cotonnades décoratives font fureur, mais les fabricants d'étoffes à décors tissé ou broché français s'en plaignent et interdiction est faite en 1686 de les importer ou de les contre-faire. Ce n'est qu'en 1759 que l'autorisation est redonnée[7].

La fabrique de Jouy-en-Josas, près de Versailles, est la plus connue. Elle est alors dirigée par Christophe-Philippe Oberkampf.

À la même époque, celle de Beautiran, à Balambits, est gérée par l'indienneur suisse Jean-Pierre Meillier, qui achète le Domaine de Lalande à proximité de l'Estey (bras du Gat mort).

Cette manufacture se distingue par la qualité de ses créations, qui a fait sa célébrité dans toute l'Europe. Elles peuvent être classées en deux grandes catégories d'indiennes : toiles monochromes à thèmes mythologiques ou scènes de genre et toiles polychromes à compositions florales[8].

Changement de mode oblige, la manufacture ferme ses portes vers 1832[9],[10].

La papeterie[modifier | modifier le code]

Moulin à blé au XVIIIe siècle puis usine chimique, les bâtiments sont achetés en 1924 par la société Le Kraft Français, puis transformés pour créer une papeterie.
En 1925, la SARL Papeterie de Beautiran reprend l’affaire pour fabriquer du papier kraft de basse qualité à partir du bois. Celui-ci arrivait par camion, par charrette et chemin de fer. Il était coupé, désintégré, lessivé à la soude et lavé. On utilisait aussi de vieux papiers.
On achetait la force à l’Énergie électrique du Sud-Ouest.
Les frais étaient importants et la crise économique des années 1930 frappa durement l’usine.
Néanmoins en 1937, on ajoute une sacherie. L’activité importante nécessite des extensions.
Au début des années 1970, le marché des papiers bas de gamme décline. En 1974, Sonalsac SA reprend la sacherie et installe des ateliers de transformation de sacs de petite et moyenne contenance, en papier ou en polyéthylène. La papeterie passe alors dans le groupe Rochette-Cenpa puis sera désaffectée quelques années plus tard.
En 1975, la sacherie édifie de nouveaux bureaux et construit son dernier atelier en 1982. Les effectifs auront atteint jusqu'à 400 employés[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Yves Mayeux[12] PS Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[14],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 157 habitants, en diminution de -0,46 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
880 675 827 811 863 857 753 817 868
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
767 857 872 853 863 937 1 018 1 046 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 094 1 049 981 965 1 006 947 896 950 973
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 014 1 214 1 353 1 416 1 803 2 038 2 125 2 169 2 157
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : graves (AOC)

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • René Pomeau (1917-2000), universitaire né dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Beautiran se blasonnent ainsi : Coupé, au premier d'azur au pal de gueules accosté d'une ancre d'argent avec sa gumène du même et d'un croissant aussi d'argent, au second de gueules au pal d'azur chargé d'une grappe de raisin d'argent feuillée d'une pièce.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Renée et Guy Crivelli, Indiennes et toiles imprimées de Beautiran et de France aux XVIII° et XIX° siècles : Exposition organisée par l'A.C.A.B. (Beautiran) 24 juin au 2 juillet 1989, Mairie de Beautiran, , 76 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 18,5 km pour Bordeaux et 6,8 km pour La Brède. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 15 septembre 2014.
  2. Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes de Gironde, Pau, Éditions Cairn, , 402 p. (ISBN 978-2-35068-012-5), p. 63.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 65.
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 7 décembre 2011.
  5. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.V, pages 49-53
  6. Historique des communes, p. 5, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 17 septembre 2014.
  7. http://www.musee-impression.com/collection/xviii.html
  8. Crivelli 1989 page 19
  9. Toiles indiennes de Beautiran sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 16 septembre 2014.
  10. Curiosités, Les toiles sur le site de la commune, consulté le 16 septembre 2014.
  11. Sources : documents personnels, "Mémoire d’un port des Graves" et la page du site internet de la mairie consacré à l'exposition sur la papeterie.
  12. Commune de Beautiran sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 7 décembre 2011.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. Église Saint-Michel sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 16 septembre 2014.
  18. « Inscription MH du château de Couloumey », notice no PA33000055, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 16 septembre 2014.