Castres-Gironde

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Castres-Gironde
Castres-Gironde
La mairie (juin 2009).
Blason de Castres-Gironde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Gracia Perez
2020-2026
Code postal 33640
Code commune 33109
Démographie
Gentilé Castrais
Population
municipale
2 391 hab. (2019 en augmentation de 8,14 % par rapport à 2013)
Densité 343 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 41′ 50″ nord, 0° 26′ 37″ ouest
Altitude Min. 3 m
Max. 32 m
Superficie 6,97 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Portets
(ville-centre)
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Brède
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.castres-gironde.fr

Castres-Gironde est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Castres-Gironde se situe au sud (rive gauche) de la Garonne, à 22 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu de département et d'arrondissement et à 7,5 km à l'est de La Brède, chef-lieu de canton[1]. Elle fait aussi partie de l'unité urbaine de Portets.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Portets à l'est, Saint-Selve au sud-sud-ouest et Beautiran à l'ouest, en limite de la rivière du Gât-Mort. Sur la rive droite de la Garonne, au nord, se trouve la commune de Tabanac.

Communes limitrophes de Castres-Gironde
Tabanac
Rive droite de la Garonne
Beautiran Castres-Gironde Portets
Saint-Selve

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route départementale D1113, ancienne RN 113, qui mène, vers l'ouest, à Beautiran, puis à l'accès no 1.1, dit de La Brède, de l'autoroute A62 distant de 4 km et continue vers le nord-ouest en direction de Saint-Médard-d'Eyrans et Bordeaux ; vers le sud-est, cette route mène à Portets et, au-delà, à Langon. Commençant dans le centre-ville, la route départementale D219 conduit, vers le sud-ouest, à Saint-Selve.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de moins d'un km par la route vers le nord-ouest, de Beautiran sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 13,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 873 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cabanac et Vill », sur la commune de Cabanac-et-Villagrains, mise en service en 1984[8] et qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,1 °C et la hauteur de précipitations de 923 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 23 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[12], à 13,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Castres-Gironde est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Portets, une agglomération intra-départementale regroupant 5 communes[18] et 9 333 habitants en 2019, dont elle est ville-centre[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45,4 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (51,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,6 %), cultures permanentes (25,4 %), zones urbanisées (16 %), prairies (10,9 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %), eaux continentales[Note 7] (0,3 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Castres vient du mot latin castrum qui signifie place fortifiée.
Précédemment, le nom du village était simplement Castres. Le distinguo avec la ville plus importante et plus connue de Castres dans le Tarn a été fait à compter de 1888 par l'ajout du nom du département de la Gironde.

Le nom de la commune est Castra en gascon.

Ses habitants sont appelés les Castrais[24].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour de l'information de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[25].

À la Révolution, la paroisse Saint-Martin de Castres forme la commune de Castres. Le 21 août 1888, la commune de Castres devient Castres-Gironde[26].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Castres-Gironde

Les armes de Castres-Gironde se blasonnent ainsi :
D'argent à la vergette écotée de gueules accostée, à dextre, d'une pomme de pin renversée soudée d'or tigée de sable et à senestre, d'une grappe de raisin de pourpre vrillée et feuillée d'une pièce de sinople, au chef aussi de gueules chargé d'un léopard aussi d'or.


Économie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Castres-Gironde est boisé sur environ 50 % de sa superficie et 30 % en sont exploités en vignobles AOC des Graves par une dizaine de châteaux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1977 Roger Laconfourque    
1977 mars 1989 Henri de Boussiers    
mars 1989 mai 2020 Daniel Constant[27] DVG Vice-président de la C.d.C. Montesquieu
mai 2020 En cours Gracia Perez[28]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[30].

En 2019, la commune comptait 2 391 habitants[Note 8], en augmentation de 8,14 % par rapport à 2013 (Gironde : +7,85 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
804764843779755720722728721
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
777739741711752747750769818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
792733709711781807674695694
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7849041 0741 2111 3491 5121 8902 1712 333
2019 - - - - - - - -
2 391--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 19,2 km pour Bordeaux et 6,5 km pour La Brède. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 30 juin 2011.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  8. « Station Météo-France Cabanac et Vill - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Castres-Gironde et Cabanac-et-Villagrains », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Cabanac et Vill - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Castres-Gironde et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Portets », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. Nom des habitants des communes françaises sur habitants.fr, consulté le 30 juin 2011.
  25. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.VII, pages 57-58
  26. Historique des communes, p. 14, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 13 septembre 2014.
  27. Commune de Castres-Gironde sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 30 juin 2011.
  28. Compte-rendu du conseil municipal du 27/05/2020
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  33. « Inscription MH de l'église Saint-Martin », notice no PA00083515, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 21 décembre 2010.
  34. « Classement MH de la cloche », notice no PM33000461, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 21 décembre 2010.
  35. « Classement MH du tableau », notice no PM33000460, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 21 décembre 2010.