La Brède

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La Brède
Le château de la Brède (août 2004)
Le château de la Brède (août 2004)
Blason de La Brède
Blason
La Brède
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Michel Dufranc
2014-2020
Code postal 33650
Code commune 33213
Démographie
Gentilé Brédois
Population
municipale
4 054 hab. (2013)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 56″ N 0° 31′ 38″ O / 44.6822222222, -0.52722222222244° 40′ 56″ Nord 0° 31′ 38″ Ouest / 44.6822222222, -0.527222222222
Altitude Min. 9 m – Max. 61 m
Superficie 23,28 km2
Localisation

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Liens
Site web www.labrede-montesquieu.fr/

La Brède est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur la rivière Saucats, à 18 km au sud de Bordeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Saint-Médard-d'Eyrans au nord, Ayguemorte-les-Graves au nord-est, Saint-Selve à l'est, Saint-Morillon au sud, Saucats au sud-ouest, Léognan à l'extrême ouest sur environ 120 mètres et Martillac au nord-ouest.

Communes limitrophes de La Brède[1]
Martillac Saint-Médard-d'Eyrans Ayguemorte-les-Graves
Léognan                               La Brède[1] Saint-Selve
Saucats Saint-Morillon

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

  • L'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) peut être rejointe par l'accès no 1.1, dit de La Brède.
  • Les lignes 502 (Talence Peixotto - La Brède) et 515 (Saint-Médard-d'Eyrans-Gare TER - La Brède) des bus TransGironde desservent la commune.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune a d’abord été agglutiné en « Labrède » avant d’être corrigé le [2]. Il vient du gascon brèda, toujours en usage, qui signifie « aubépine »[3],[4],[5], « buisson épineux »[6],[7].

Ce nom est documenté sous les formes Brea (1131), Labreda (1285), etc.

On notera qu'au Moyen Âge, deux noms différents étaient attribués au village. Le second était un nom savant, probablement le mot grec stóma, stómató qui signifie « bouche » (pour « embouchure »), déformé en Stoto (1273), Stontas (1279), Stontes (1339)[4]. Ce nom a ensuite muté en Stampis (1367) par l'attraction paronymique du mot estampe « volet de fermeture »[4] pour devenir Étampes. La paroisse était donc nommée, sous l'Ancien Régime, Saint-Jean de Labrède ou Saint-Jean d'Étampes.

Le nom gascon de la commune est La Brèda.

Histoire[modifier | modifier le code]

À la Révolution, la paroisse Saint-Jean de Labrède (ou d'Étampes) forme la commune de Labrède. Le 6 juillet 1987, la commune de Labrède devient La Brède[8].

En 1875, Mme de la Roche, une voyageuse de passage à La Brède, décrit un jour de foire en ces termes :

« Il y avait toutes sortes de mouchoirs de couleur provenant des fabriques du Béarn, patrie d'Henri IV. Les femmes s'en servent pour recouvrir leur coiffe (…). Toutes celles qui s'en vont portant sur la tête un fardeau, tricotent, de même que filent toutes celles qu'on voit assises sur leurs ânes au milieu des corbeilles de légumes ou celles occupées dans les champs à garder les chèvres, les oies et les vaches… (…) Beaucoup de jeunes paysannes portaient des jupes noires avec des corsages rouges. (…) Des corbeilles pleines de craquelin, de pains d'épices et de massepains circulaient dans la foule et aux alentours du théâtre. Les arbres étaient tout enrubannés. Les jeunes parlaient gaiement entre eux, mais avaient une fort bonne tenue ; la plupart était très bien bâtis. (…) Tous les gens parlent un double langage, moitié français, moitié gascon. Celui-ci est extrêmement agréable à l'oreille. Tous aussi ont dans leurs façons et dans leur manière d'être quelque chose qui plait. À l'auberge, nous déjeunâmes dans une pièce à côté de laquelle il s'en trouvait une autre avec trois tables pleines de paysans en train de manger du poisson grillé, de la salade et des gâteaux. Leur conversation, quoique très animée, restait amicale. Le vin les rendait joyeux mais nullement bruyants ni mal élevés. (…) »[9]

L'urbanisation de la commune s'est faite lentement et n'a pas oublié Montesquieu auquel un monument a été dédié en 1938[10].

  • Le monuments aux morts édifié en 1922 a été déplacé vers 1969 ;
  • Les anciennes écoles datant de 1890 ont été construites par l'architecte bordelais Follat ;
  • L'église romane a été restaurée par Gustave Alaux[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie (août 2015)
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1971 1977 Édouard Capdeville SE  
mars 1977 1995 André Mabille RPR  
mars 1995 en cours
(au 30 avril 2014)
Michel Dufranc[12] UMP puis Les Républicains  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Espagne Viana (Espagne)[13]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2015, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Brédois[15].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 4 054 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 324 1 148 1 227 1 244 1 328 1 331 1 329 1 450 1 469
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 475 1 475 1 499 1 556 1 683 1 681 1 752 1 702 1 704
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 671 1 583 1 475 1 304 1 272 1 217 1 220 1 225 1 277
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
1 297 1 448 1 769 2 281 2 846 3 128 3 722 4 054 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Depuis presque deux siècles, se tient à la Brède la fête de la Rosière en juin. Elle a été voulue par François de Paule Latapie dans son testament en l'honneur de Montesquieu.

La Rosière est une jolie fille de 18 ans native de la commune choisie chaque année par un comité composé de représentants de tous les corps de métiers de la ville. La Rosière choisit un Rosier, natif lui aussi de La Brède et ayant 18 ans.

Une messe est célébrée avant que le cortège de la Rosière (accompagné du maire et du député) ne fasse le tour du village avec la fanfare. Enfin la Marseillaise est jouée au monument aux morts après le dépôt d'une gerbe et le maire prononce son discours sur la place Montesquieu. Il est également procédé à un lancer de ballons.

Durant trois jours, se tient une grande fête : le vendredi soir, le maire de La Brède confie symboliquement, pour la durée des festivités, les clés de la ville à la Rosière et à son cortège. Puis se tient la traditionnelle procession des feux de la Saint-Jean.

Depuis quelques années, une corrida se déroule la veille de la fête de la Rosière, et une fête foraine et un festival de salsa ont lieu également à cette période. La ville est membre de l'Union des villes taurines françaises.

Économie[modifier | modifier le code]

Une importante zone artisanale, dite de la Prade, se trouve sur le territoire de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de La Brède se blasonnent ainsi :

Écartelé, au premier d'azur aux trois fasces d'argent chargées de neuf merlettes de sable ordonnées 4, 3 et 2, au deuxième de gueules au lion d'hermine armé, lampassé et couronné d'or, au troisième d'argent à la croix tréflée de gueules soutenue d'une champagne d'azur chargée de trois fleurs d'or, les tiges dans un vase du même, au quatrième d'argent aux quatre fasces d'azur ; sur le tout d'azur à la fasce d'or accompagnée, en chef, de deux coquilles du même et, en pointe, d'un croissant d'argent.

  • Ce blason, dessiné par J.-L. Chapin, est formé par les blasons des quatre principales familles ascendantes et descendantes de Montesquieu, c'est-à-dire des familles de La Lande, de L'Isle (L'Isle de la Rivière originaire de la région de Fronsac), de Penelle (ou Pesnel) et de Chabannes, le centre du blason de la ville n'est autre que le blason des Montesquieu, avec ses deux coquilles et son croissant[20].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Brède sur Géoportail, consulté le 21 août 2015.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Simin Palay - Dictionnaire du béarnais et du gascon moderne, Éditions du CNRS, 1980.
  4. a, b et c Bénédicte Boyrie-Fénié, Dictionnaire Toponymique des Communes de Gironde, ISBN 978-2-35068-012-5
  5. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35000 noms de lieux, 4 volumes, Genève, Droz, 1990-1998
  6. Jacques Astor, Dictionnaire des noms de famille et des noms de lieux du midi de la France 2002
  7. Albert Dauzat, Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, 1979 (ISBN 2-85023-076-6)
  8. Historique des communes, p. 9, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 21 août 2015.
  9. Notes du Dr Arnaud Alcide Castaing sur la paroisse de Saint-Médard-en-Jalles sous l'ancien régime et sur la commune de la Révolution au XXe siècle, 1946, 2011.
  10. http://www.creamomes.fr/wp-content/uploads/2011/09/Traces-ecrites-La-Brede.pdf
  11. http://www.creamomes.fr/wp-content/uploads/2011/09/Traces-ecrites-La-Brede.pdf pages 7-18
  12. Commune de La Brède sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 16 décembre 2011.
  13. Annuaire des villes jumelées
  14. Site des villes et villages fleuris, consulté le 29 décembre 2015.
  15. Nom des habitants de La Brède sur habitants.fr, consulté le 16 décembre 2011.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  17. L'église Saint-Jean-d'Étampes sur le site de la commune
  18. « Notice MH de l'église Saint-Jean-d'Étampes », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 décembre 2011.
  19. « Notice MH du château de la Brède », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 16 décembre 2011.
  20. Savoir et Images en Graves Montesquieu, La Brède, du visible à l'introuvable