Isle-Saint-Georges

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Isle-Saint-Georges
La mairie (août 2015).
La mairie (août 2015).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Jean-André Lemire
2014-2020
Code postal 33640
Code commune 33206
Démographie
Gentilé Lilais
Population
municipale
537 hab. (2014)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 33″ nord, 0° 28′ 22″ ouest
Altitude Min. 2 m – Max. 5 m
Superficie 4,35 km2
Localisation

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Liens
Site web islesaintgeorges.com

Isle-Saint-Georges est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située au confluent et de la Garonne et du Saucats dans le vignoble des Graves.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont, sur la rive gauche (sud) de la Garonne, Beautiran au sud-est, Ayguemorte-les-Graves au sud, Saint-Médard-d'Eyrans au sud-ouest et Cadaujac à l'extrême ouest sur environ 250 mètres en bordure du fleuve ; sur la rive droite (nord), les communes limitrophes en sont Quinsac au nord-ouest, Cambes au nord et Baurech au nord-est.

Communes limitrophes d’Isle-Saint-Georges[1]
Quinsac
 
Cambes
     La Garonne     
Baurech
 
Cadaujac Isle-Saint-Georges[1]
Saint-Médard-d'Eyrans Ayguemorte-les-Graves Beautiran

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient du substantif latin insula qui signifie « île », et de saint Georges[2] qui symbolise la victoire de la foi chrétienne sur le démon.

En gascon, le nom de la commune est L'Isla Sent Jòrgi.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et l'Antiquité.[modifier | modifier le code]

L'Isle-Saint-Georges est peuplée depuis le Néolithique (2 800 ans selon les fouilles archéologiques). Situé sur un gué, c'est un carrefour sur une route antique vers Burdigala. De nombreux vestiges gallo-romains y sont attestés.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, un prieuré de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux est fondé ainsi que la paroisse attenante avec son église. Les marais sont assainis et transformés en terre cultivables ; un canal est creusé.

Au XIIe et XIIIe siècles, le château fort de Pey de Bordeaux et le moulin à blé sont bâtis. Contrôlant la rivière, ce château devint le siège d'une juridiction qui s'étendait sur Ayguemorte, Beautiran, Saint-Médard-en-Arruan, Martillac et Saucats. La paroisse que l'on nommait La Yla en Arruan devint Sancty Georgii de Insula.

La période moderne[modifier | modifier le code]

En 1650, certains nobles étaient en rébellion contre le pouvoir de la régente, on a appelé cette période, La Fronde. Le duc d'Épernon, gouverneur de Guyenne, arme le château pour bloquer la Garonne, voie essentielle pour le ravitaillement de Bordeaux. Les Bordelais reprennent le château fort. Repris par les forces royales, il sera détruit.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[3].

À la Révolution, la paroisse de L'Isle-Saint-Georges forme la commune d'Isle-Saint-Georges[4].

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le port reste actif jusqu'au milieu du XXe siècle, supplanté alors par la route et le chemin de fer.

La vigne est la culture massive du village, malgré ses diverses crises qui entraînent un exode rural important. Il s'agit d'un vin rouge AOC bordeaux-supérieur.

La pêche dans le fleuve est une activité encore pratiquée. Mais la plupart des habitants travaille dans l'agglomération bordelaise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Olivier Coussillan    
juin 1995 en cours Jean-André Lemire[5] PS Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Lilais[6].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 537 habitants, en augmentation de 1,32 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
369 334 335 299 363 417 425 421 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492 506 514 513 507 488 462 491 481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
489 455 410 346 371 352 320 305 356
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
368 442 501 510 541 522 551 530 537
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Georges, construite en 1852 à la place d’un petit édifice du XIe siècle[11].
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes d'Isle-Saint-Georges se blasonnent ainsi :

De gueules au château d'argent ouvert et maçonné de sable sur une île du même émergeant d'une mer d'or chargée d'un esturgeon du champ courbé vers la pointe, ledit château surmonté d'une grappe de raisin de pourpre tigée et vrillée aussi de sable.

création : O. Coussillan, 1979

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Isle-Saint-Georges sur Géoportail, consulté le 1er septembre 2015.
  2. Isle-Saint-Georges sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 1er septembre 2015.
  3. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.III, pages 35-38
  4. Historique des communes, p. 26, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 1er septembre 2015.
  5. Commune d'Isle-Saint-Georges sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 3 novembre 2011.
  6. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 3 novembre 2011.
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. Église Saint-Georges sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 1er septembre 2015.