Isle-Saint-Georges

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Isle-Saint-Georges
Isle-Saint-Georges
La mairie (août 2015).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Jean-André Lemire
2014-2020
Code postal 33640
Code commune 33206
Démographie
Gentilé Lilais
Population
municipale
522 hab. (2017 en diminution de 3,51 % par rapport à 2012)
Densité 120 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 43′ 33″ nord, 0° 28′ 22″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 5 m
Superficie 4,35 km2
Localisation
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Isle-Saint-Georges
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Isle-Saint-Georges
Liens
Site web islesaintgeorges.com

Isle-Saint-Georges (occasionnellement dénommée L'Isle-Saint-Georges[1],[2]. ) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[edit | edit source]

Commune située au confluent et de la Garonne et du Saucats dans le vignoble des Graves.

Communes limitrophes[edit | edit source]

Les communes limitrophes en sont, sur la rive gauche (sud) de la Garonne, Beautiran au sud-est, Ayguemorte-les-Graves au sud, Saint-Médard-d'Eyrans au sud-ouest et Cadaujac à l'extrême ouest sur environ 250 mètres en bordure du fleuve ; sur la rive droite (nord), les communes limitrophes en sont Quinsac au nord-ouest, Cambes au nord et Baurech au nord-est.

Communes limitrophes d’Isle-Saint-Georges[3]
Quinsac
 
Cambes
     La Garonne     
Baurech
 
Cadaujac Isle-Saint-Georges
Saint-Médard-d'Eyrans Ayguemorte-les-Graves Beautiran

Communications et transports[edit | edit source]

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de la commune provient du substantif latin insula qui signifie « île », et de saint Georges[4] qui symbolise la victoire de la foi chrétienne sur le démon.

En gascon, le nom de la commune est L'Isla Sent Jòrgi.

Histoire[edit | edit source]

La Préhistoire et l'Antiquité[edit | edit source]

L'Isle-Saint-Georges connaît une première phase d'occupation à partir du VIIIe siècle av. J.-C. et devient une agglomération entre la fin du second âge de fer et le début de l'Empire romain[5]. Situé sur un gué, c'est un carrefour sur une route antique vers Burdigala. De nombreux vestiges gallo-romains y sont attestés.

Le Moyen Âge[edit | edit source]

Au XIe siècle, un prieuré de l'abbaye Sainte-Croix de Bordeaux est fondé ainsi que la paroisse attenante avec son église. Les marais sont assainis et transformés en terre cultivables ; un canal est creusé.

Au XIIe et XIIIe siècles, le château fort de Pey de Bordeaux et le moulin à blé sont bâtis. Contrôlant la rivière, ce château devint le siège d'une juridiction qui s'étendait sur Ayguemorte, Beautiran, Saint-Médard-en-Arruan, Martillac et Saucats. La paroisse que l'on nommait La Yla en Arruan devint Sancty Georgii de Insula.

La période moderne[edit | edit source]

En 1650, certains nobles étaient en rébellion contre le pouvoir de la régente, on a appelé cette période, La Fronde. Le duc d'Épernon, gouverneur de Guyenne, arme le château pour bloquer la Garonne, voie essentielle pour le ravitaillement de Bordeaux. Les Bordelais reprennent le château fort. Repris par les forces royales, il sera détruit.

Pour plus d'information sur la situation de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[6].

À la Révolution, la paroisse de L'Isle-Saint-Georges forme la commune d'Isle-Saint-Georges[7].

L'époque contemporaine[edit | edit source]

Le port reste actif jusqu'au milieu du XXe siècle, supplanté alors par la route et le chemin de fer.

La vigne est la culture massive du village, malgré ses diverses crises qui entraînent un exode rural important. Il s'agit d'un vin rouge AOC bordeaux-supérieur.

La pêche dans le fleuve est une activité encore pratiquée. Mais la plupart des habitants travaille dans l'agglomération bordelaise.

Politique et administration[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1977 Mars 1983 Olivier Coussillan    
Mars 1983 Juin 1995 Josette Mano    
juin 1995 En cours Jean-André Lemire[8] PS Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[edit | edit source]

Les habitants sont appelés les Lilais[9].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2017, la commune comptait 522 habitants[Note 1], en diminution de 3,51 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
369334335299363417425421444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492506514513507488462491481
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
489455410346371352320305356
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
368442501510541522551530537
2017 - - - - - - - -
522--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

  • Église Saint-Georges, construite en 1852 à la place d’un petit édifice du XIe siècle[14].

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Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Héraldique[edit | edit source]

Armes

Les armes d'Isle-Saint-Georges se blasonnent ainsi :

De gueules au château d'argent ouvert et maçonné de sable sur une île du même émergeant d'une mer d'or chargée d'un esturgeon du champ courbé vers la pointe, ledit château surmonté d'une grappe de raisin de pourpre tigée et vrillée aussi de sable.

création : O. Coussillan, 1979

Voir aussi[edit | edit source]

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Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[edit | edit source]

  1. http://islesaintgeorges.com/ site de la commune, consulté le 3 avril 2019.
  2. https://www.lci.fr/societe/sos-villages-l-isle-saint-georges-bientot-sans-commerce-2066919.html
  3. Isle-Saint-Georges sur Géoportail, consulté le 1er septembre 2015.
  4. Isle-Saint-Georges sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 1er septembre 2015.
  5. Brice Ephrem, « Contribution of the archaeo-ichthyological study of L'Isle-Saint-Georges (Gironde) to sea fish trade in the Aquitaine region: intercultural process and diffusion patterns (1st c. BC – 3rd c. AD) », Gallia, vol. 75,‎ , p. 119–139 (DOI 10.4000/gallia.3956, lire en ligne, consulté le 17 janvier 2020)
  6. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.III, pages 35-38
  7. Historique des communes, p. 26, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 1er septembre 2015.
  8. Commune d'Isle-Saint-Georges sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 3 novembre 2011.
  9. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 3 novembre 2011.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  14. Église Saint-Georges sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 1er septembre 2015.