Saint-Selve

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Saint-Selve
Saint-Selve
La mairie (août 2015)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Nathalie Burtin-Dauzan
2014-2020
Code postal 33650
Code commune 33474
Démographie
Gentilé Saint-Selvais
Population
municipale
3 026 hab. (2017 en augmentation de 32,43 % par rapport à 2012)
Densité 171 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 17″ nord, 0° 28′ 44″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 63 m
Superficie 17,74 km2
Localisation
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Saint-Selve
Liens
Site web www.saintselve.fr/

Saint-Selve est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[edit | edit source]

La commune est située dans la forêt des Landes de Gascogne et le vignoble des Graves, sur le Gat mort, à proximité de la sortie no 1.1, dite de La Brède, de l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse).

Hameaux : Jeansotte, Larnavey, Civrac, Lacanau et Bigard.

Communes limitrophes[edit | edit source]

Les communes limitrophes en sont Ayguemorte-les-Graves et Beautiran au nord, Castres-Gironde au nord-est, Portets à l'est, Saint-Michel-de-Rieufret dans un grand sud-sud-est, Saint-Morillon au sud-ouest et La Brède au nord-ouest.

Communes limitrophes de Saint-Selve[1]
La Brède Ayguemorte-les-Graves          Beautiran Castres-Gironde
Saint-Selve[1] Portets
Saint-Morillon Saint-Michel-de-Rieufret                              

Toponymie[edit | edit source]

Le nom de la commune provient de Sanctus Severus, saint Sévère, patron des tisserands, puis serait devenue Saint-Selve sous l’influence du latin silva, la forêt[2].

Le nom gascon de la commune est Sent Seuve.

Histoire[edit | edit source]

La commune fut fondée après la séparation des espaces brédois en plusieurs cantons, opérée en 1457 par le duc Crêne. D'abord connue sous le nom de Sainte-Sylve, évoluera au fil de l'Histoire sous l'influence des différents modifications de la langue. Le nom de Saint-Selve aurait été attribué en 1692 par l'’évêque Lauje Sunix.

Certaines légendes entourent Saint-Selve et notamment sa fontaine qui aurait des vertus thérapeutiques[3].

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[4].

À la Révolution, la paroisse Saint-Selve forme la commune de Saint-Selve[5].

Politique et administration[edit | edit source]

Liste des maires[edit | edit source]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1894   Paul Labuzan[6]    
Les données manquantes sont à compléter.
  1983 Ludovic de Villeneuve    
1983 1995 Christian Orard    
juin 1995 mars 2014 Pierre-Jean Théron UMP  
mars 2014 En cours Nathalie Burtin-Dauzan DVG Fonctionnaire

Jumelages[edit | edit source]

Drapeau de l'Italie Prizzi (Italie) depuis 2005[7]

Intercommunalité[edit | edit source]

Saint-Selve fait aujourd'hui partie de la communauté de communes de Montesquieu comme 12 autres communes alentour.

Démographie[edit | edit source]

Les habitants sont appelés les Saint-Selvais[8].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2017, la commune comptait 3 026 habitants[Note 1], en augmentation de 32,43 % par rapport à 2012 (Gironde : +6,72 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9508989229439791 0401 0461 0411 050
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0291 0391 0049579821 0011 000985986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
952953911754705690644534604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6617177899691 3241 6321 9102 1712 865
2017 - - - - - - - -
3 026--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[edit | edit source]

Lieux et monuments[edit | edit source]

  • L'église Saint-Sévère, d'origine romane, a été remaniée d'importance au XVIIIe siècle ; une galerie latérale avec arcades qui donne sur les jardins a été ajoutée au début du XXe siècle[13].
  • Fontaine de dévotion à Notre-Dame-de-la-Houn, jouxtant le lavoir[14].
  • Château de Montalier, centre de postcure psychothérapique (1890).
  • Château de Grenade, au sud de la commune, en limite de Saint-Michel-de-Rieufret, a été bâti au XIXe siècle par l'architecte bordelais Henri Duphot sur commande des propriétaires du domaine, l'homme politique Edmond de Carayon-Latour (1811-1887) et son épouse Henriette de Châteaubriand (1824-1903), nièce de l'écrivain[15].
  • Grosse ferme de Mathelin : façades latérales à pignons ornés de boules d'amortissement XVIIe-XVIIIe siècle.
  • Vestiges de voie romaine.
  • Château Razens (ou des Razins), des XVIIe-XIXe siècles : ruiné par les troupes nazies qui l'occupèrent entre 1940 et 1945, il n'en subsiste que deux tours[16].

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Personnalités liées à la commune[edit | edit source]

Voir aussi[edit | edit source]

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Articles connexes[edit | edit source]

Liens externes[edit | edit source]

Notes et références[edit | edit source]

Notes[edit | edit source]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[edit | edit source]

  1. Saint-Selve sur Géoportail, consulté le 21 août 2015.
  2. Saint-Selve sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  3. « Fontaine de Saint-Selve », sur Gironde Tourisme (consulté le 15 janvier 2019)
  4. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.IX, pages 65-69
  5. Historique des communes, p. 59, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 21 août 2015.
  6. Selon Un peu d'histoire sur le site de la mairie.
  7. Annuaire des villes jumelées
  8. Nom des habitants de la commune sur le site Habitants.fr, consulté le 21 août 2015.
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  13. Église Saint-Sévère sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  14. Oratoire de Notre-Dame-de-la-Houn sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  15. Domaine de Grenade sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  16. Château Razens sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  17. Hervé Mathurin, « Dumas retient ses coups », Sud Ouest,‎ (ISSN 1760-6454, lire en ligne)