Saint-Selve

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Ne doit pas être confondue avec Saint-Sève également en Gironde, près de La Réole.
Saint-Selve
La mairie (août 2015)
La mairie (août 2015)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Bordeaux
Canton La Brède
Intercommunalité Communauté de communes de Montesquieu
Maire
Mandat
Nathalie Burtin-Dauzan
2014-2020
Code postal 33650
Code commune 33474
Démographie
Gentilé Saint-Selvais
Population
municipale
2 685 hab. (2014)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 40′ 17″ nord, 0° 28′ 44″ ouest
Altitude Min. 7 m – Max. 63 m
Superficie 17,74 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintselve.fr/

Saint-Selve est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la forêt des Landes de Gascogne et le vignoble des Graves, sur le Gat mort, à proximité de la sortie no 1.1, dite de La Brède, de l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse).

Hameaux : Jeansotte, Larnavey, Civrac, Lacanau et Bigard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Ayguemorte-les-Graves et Beautiran au nord, Castres-Gironde au nord-est, Portets à l'est, Saint-Michel-de-Rieufret dans un grand sud-sud-est, Saint-Morillon au sud-ouest et La Brède au nord-ouest.

Communes limitrophes de Saint-Selve[1]
La Brède Ayguemorte-les-Graves          Beautiran Castres-Gironde
Saint-Selve[1] Portets
Saint-Morillon Saint-Michel-de-Rieufret                              

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune provient de Sanctus Severus, saint Sévère, patron des tisserands, puis serait devenue Saint-Selve sous l’influence du latin silva, la forêt[2].

Le nom gascon de la commune est Sent Seuve.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune fut fondée après la séparation des espaces brédois en plusieurs cantons, opérée en 1457 par le duc Crêne. D'abord connue sous le nom de Sainte-Sylve, évoluera au fil de l'Histoire sous l'influence des différents modifications de la langue. Le nom de Saint-Selve aurait été attribué en 1692 par l'’évêque Lauje Sunix.

Certaines légendes entourent Saint-Selve et notamment sa fontaine qui aurait des vertus thérapeutiques.

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[3].

À la Révolution, la paroisse Saint-Selve forme la commune de Saint-Selve[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
vers 1894   Paul Labuzan[5]    
    ...    
1995 2014 Pierre-Jean Théron UMP  
2014 en cours Nathalie Burtin-Dauzan DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Italie Prizzi (Italie) depuis 2005[6]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Selve fait aujourd'hui partie de la communauté de communes de Montesquieu comme 12 autres communes alentour.

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants sont appelés les Saint-Selvais[7].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 685 habitants, en augmentation de 33,05 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
950 898 922 943 979 1 040 1 046 1 041 1 050
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 029 1 039 1 004 957 982 1 001 1 000 985 986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
952 953 911 754 705 690 644 534 604
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
661 717 789 969 1 324 1 632 1 910 2 171 2 685
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Sévère, d'origine romane, a été remaniée d'importance au XVIIIe siècle ; une galerie latérale avec arcades qui donne sur les jardins a été ajoutée au début du XXe siècle[12].
  • Fontaine de dévotion à Notre-Dame-de-la-Houn, jouxtant le lavoir[13].
  • Château de Montalier, centre de postcure psychothérapique (1890).
  • Château de Grenade, au sud de la commune, en limite de Saint-Michel-de-Rieufret, a été bâti au XIXe siècle par l'architecte bordelais Henri Duphot sur commande des propriétaires du domaine, l'homme politique Edmond de Carayon-Latour (1811-1887) et son épouse Henriette de Châteaubriand (1824-1903), nièce de l'écrivain[14].
  • Grosse ferme de Mathelin : façades latérales à pignons ornés de boules d'amortissement XVIIe-XVIIIe siècle.
  • Vestiges de voie romaine.
  • Château Razens (ou des Razins), des XVIIe-XIXe siècles : ruiné par les troupes nazies qui l'occupèrent entre 1940 et 1945, il n'en subsiste que deux tours[15].
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Selve sur Géoportail, consulté le 21 août 2015.
  2. Saint-Selve sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  3. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.IX, pages 65-69
  4. Historique des communes, p. 59, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 21 août 2015.
  5. Selon Un peu d'histoire sur le site de la mairie.
  6. Annuaire des villes jumelées
  7. Nom des habitants de la commune sur le site Habitants.fr, consulté le 21 août 2015.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Église Saint-Sévère sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  13. Oratoire de Notre-Dame-de-la-Houn sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  14. Domaine de Grenade sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.
  15. Château Razens sur le site « Visites en Aquitaine - Région Aquitaine » (CC-BY-SA), consulté le 21 août 2015.