Beauchalot

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Beauchalot
Image illustrative de l'article Beauchalot
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes Cagire-Garonne-Salat
Maire
Mandat
Jean-Luc Picard
2014-2020
Code postal 31360
Code commune 31050
Démographie
Gentilé Beauchalotois
Population
municipale
582 hab. (2014 en augmentation de 16,4 % par rapport à 2009)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 30″ nord, 0° 52′ 11″ est
Altitude Min. 295 m
Max. 410 m
Superficie 6,33 km2
Localisation

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Beauchalot est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Beauchalotois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette commune est située dans le Comminges, à 11 km à l'est de Saint-Gaudens.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes voisines.
Communes limitrophes de Beauchalot
Saint-Médard Castillon-de-Saint-Martory Castillon-de-Saint-Martory
Labarthe-Inard Beauchalot Lestelle-de-Saint-Martory
Montespan Montespan Figarol

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Garonne dans sa partie sud et est bordée par son affluent le dans sa partie nord.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 633 hectares ; son altitude varie de 295 à 410 mètres[1].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès par l'autoroute A64 sortie no 19, et la ligne régulière de transport interurbain du réseau Arc-en-ciel (anciennement SEMVAT).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Beauchalot est la seule commune en France de ce nom.

Henriette et Louis Gary, instituteurs, ont publié en 1949 chez Vanin (imprimeur à Saint-Gaudens) une "monographie d'un village commingeois de 1324 à 1947".

En ce qui concerne le nom du village, son origine, mystérieuse de prime abord, est assez simple à expliquer dès lors que l'étude des chartes en donne les clés. Remercions ce couple passionné dont la contribution à l'histoire de la commune demeure très précieuse. Signalons également les excellentes illustrations de cet ouvrage de monsieur Louis Mothe, alors professeur de dessin au lycée de Saint-Gaudens et archéologue de grande classe.

L'acte de paréage dont vous avez lu la livraison ci-dessus a été mis en œuvre par le sieur Raoul de Challot, commissaire royal chargé de traité. Le français n'étant devenu langue officielle que sous le règne de François Ier, par l'Édit de Villers-Cotterêts, la langue employée dans ce texte est le latin. Presque naturellement, cette nouvelle bastide est dénommée du nom de « Vallis Chaloti », nom de son fondateur. En français, cela donne « Vau Chalot ». On observera qu'il subsiste en français moderne le singulier de "vau" : val. D'où l'expression « aller à vau l'eau » qui signifie au pied de la lettre que par les "vau" toute l'eau ruisselle et par assimilation qu'il s'agit d'un phénomène que l'on ne peut ni empêcher ni contrôler.

Cependant la langue locale est alors le gascon, qui ne connaît pas le V mais le B (ainsi qu'en espagnol) et le nom usuel du village est alors « Bau Chalot », Bau se prononçant « baou ». Les auteurs rappellent aussi qu'il existe au moins un exemple connu de Vallis devenu Baou en gascon.

Spécialiste des formes de toponymes, Jean Séguy croit également pouvoir affirmer : « Chaillot (ou plus exactement Chalot) était de langue d'oil, il est donc naturel qu'il ait nommé la bastide en français vaus chalot ».

Le instituteurs d'ajouter : « Avec nos éminents confrères, le chanoine Contrasty et M. Jean Séguy, nous conclurons en insistant sur le fait que la seule orthographe logique est BAUCHALOT ».

Il semble qu'une erreur portée sur le cadastre de 1807 ait transformé Bauchalot en Beauchalot, qui n'a aucun sens, alors que la toponymie de Bauchalot est à la fois logique et cohérente.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne bastide fondée par les Capétiens

Fondation de la bastide de Beauchalot (1324)

À tous ceux qui verront les présentes lettres, nous, frère Guillaume, abbé du monastère de Bonnefont au diocèse de Comminges, de l'ordre cistercien, et professeur en écriture sacrée, et frère Arnaud Sixon, grand cellérier et procureur ou syndic desdits abbé et monastère, salut éternel en le Seigneur. Nous faisons savoir que nous, en notre nom et en celui dudit monastère, nous avons traité avec noble homme, sire Raoul Chaillot, chevalier et conseiller du roi de France et de Navarre notre sire, député par le roi notre sire pour la réformation générale du pays et pour plusieurs autres affaires dans la sénéchaussée de Toulouse et son ressort ; nous avons voulu et concédé, voulons et concédons que soit fait un pariage avec le roi notre sire de la manière suivante.

D'abord, dans toute la juridiction que nous et notre monastère avons et pourrions avoir dans les limites et le périmètre délimité plus bas, que ce soit sur la terre, sur les hommes ou les bois, tout sera commun, en indivis entre le roi notre sire et nous, c'est-à-dire depuis le fleuve de la Garonne en remontant par le ruisseau appelé Ruisselet jusqu'au fond de la vigne appelée Vigne du prieur dudit monastère, et de cette vigne en remontant par le ru du Fauconnier jusqu'aux fourches des Fins, et de ces fourches jusqu'au terroir de Lombers, en incluant le terroir de Burnal, puis à partir du terroir de Lombers tout le terroir appartenant au monastère vers Landorthe, et de ce terroir en descendant jusqu'à celui de Labarthe-Inard, et ensuite jusqu'au fleuve de la Garonne vers Montespan.

À l'intérieur de ce territoire et de ces limites, nous serons tenus de remettre et d'asseoir, selon le choix des gens du roi, 800 arpents de terre à la mesure de Toulouse, dans le lieu le plus approprié à la construction d'une bastide, et toute la coupe de notre bois ou forêt de Jô, pour la fondation et le peuplement de cette bastide. À l'intérieur de ces 800 arpents de terre, les cens, les oublies et les autres rentes ou redevances quelles qu'elles soient, avec toute la juridiction que nous avons et pouvons y avoir [...], seront et resteront en commun au roi notre sire et à nous, à l'exception des confiscations d'hérétiques et des autres cas qui appartiennent au roi notre sire et doivent relever du droit du roi, comme cela lui appartenait avant le traité de ce pariage et qui lui resteront librement comme avant le traité de pariage.

La maison et les bâtiments de la grange d'Apas, qui appartient au monastère, avec le potager, la borde, la petite île qui se trouve sur le fleuve de la Garonne, le colombier, la vigne, toute la clôture de la grange, telle qu'elle est actuellement et appartient au monastère, restera en notre main et celle du monastère, sans être démembrée, à l'exception de la soustraction cependant de ces 800 arpents de terre concédés par nous. [...] Les moulins qui seront construits à l'avenir, avec les fours indispensables à la bastide, seront communs au roi notre sire, à nous et au monastère; ils seront construits à frais communs. Mais si le roi notre sire ou ses gens renonçaient à construire ces moulins et ces fours, ou à les réparer, et si nous et le monastère voulions les édifier ou les faire réparer pour le bien commun, nous le pourrions de notre propre autorité et nous détiendrions les moulins et les fours en nos mains jusqu'à ce que nous ayons été remboursés de la moitié des dépenses afférentes, part retenant au roi notre sire [...].

Le roi notre sire donnera et sera tenu de donner et d'accorder des immunités, franchises et privilèges aux habitants de la bastide et de ses dépendances, comme il a l'habitude d'en donner et accorder aux habitants des nouvelles bastides édifiées par lui, seul ou associé à un autre, et spécialement à ceux des nouvelles bastides de Trie, de Saint-Luc ou de quelques autres bastides auxquelles furent concédés les privilèges les meilleurs et les plus larges.

[...] Nous retenons un arpent de terre, hors de tout fief, pour y construire une demeure et un potager, tandis que le roi notre sire aura un autre arpent dans un lieu approprié et convenable de ce territoire. Nous retenons et aurons en outre, pour nous, nos successeurs et notre monastère, l'église ou les églises qui se trouveront être édifiées ou érigées dans la bastide, tout le droit spirituel ou ecclésiastique, et tout ce qui en raison de ces droits doit nous appartenir [...]. Le roi notre sire ou ses successeurs, un autre ou d'autres en son nom ou sur son mandement ne pourront construire ou faire construire dans la bastide une maison pour un autre établissement religieux, ou lui permettre d'en construire, pour quelque raison pieuse, sans l'accord conjoint et la volonté expresse de leurs successeurs, des nôtres et du monastère.

[...] Toutes les terres de cette donation attribuées aux constructions et toutes les autres terres, tant en culture qu'incultes et situées à l'intérieur des limites de cette donation, devront être distribuées aux jurés et aux habitants de la bastide pour en faire des tenures, des emplacements d'habitation et des arpents, redevables d'oubliés et de cens annuels payables selon les us et coutumes de la nouvelle bastide royale de Trie ou de celle de Carbonne, selon le règlement des gens du roi notre sire.

[...] Les consuls de la bastide seront créés par le juge commun, par nous et notre cellérier, syndic, comme on a coutume de le faire à Carbonne ou ailleurs, selon ce qui semblera le plus convenable de faire aux gens du roi notre sire et à nous. Tout cela et chacune des clauses susdites, nous avons promis et promettons de bonne foi de les accomplir et de les faire comme il a été dit plus haut. En témoignage de quoi, nous abbé susdit, en présence du cellérier et syndic, qui a donné son accord, nous avons fait apprendre notre sceau à ces lettres pendantes. Donné dans notre monastère le 8 mars, l'année du Seigneur 1324[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté de communes Cagire-Garonne-Salat et du canton de Bagnères-de-Luchon (avant le redécoupage départemental de 2014, Beauchalot faisait partie de l'ex-canton de Saint-Martory) ainsi que de la communauté de communes du canton de Saint-Martory.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Luc Picard PS Attaché parlementaire
mars 2001 2008 Michel Fontan    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[4].

En 2014, la commune comptait 582 habitants[Note 1], en augmentation de 16,4 % par rapport à 2009 (Haute-Garonne : +7,06 %).
          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
333 313 389 444 552 509 486 527 506
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
460 444 418 508 409 421 409 439 443
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
412 406 360 330 321 317 301 307 364
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
316 315 342 350 380 390 451 492 582
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Beauchalot fait partie de l'académie de Toulouse.

Culture et festivité[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Ch. Higounet, Cisterciens et bastides, dans Paysages et villages neufs au Moyen Âge, Bordeaux, 1975, p. 265-274. Repris dans G. Brunel et E. Lalou, Sources d'histoire médiévale, Paris, 1992, p. 292-295.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.