1Q84

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1Q84
Auteur Haruki Murakami
Pays Drapeau du Japon Japon
Genre Roman
Version originale
Langue Japonais
Titre 1Q84
Éditeur Shinchosha
Date de parution
Version française
Traducteur Hélène Morita
Chronologie

1Q84 (いちきゅうはちよん, Ichi-kyū-hachi-yon?) est le douzième roman de l'écrivain japonais Haruki Murakami, paru en trois tomes en 2009 et 2010[1] au Japon. Il s'est rapidement imposé comme best-seller, le premier tirage étant épuisé le jour même de sa mise sur le marché, un million d'exemplaires étant finalement vendus en un mois[2]. Les premier et deuxième tomes sont sortis en France le chez Belfond et le troisième a paru le [3].

Titre[modifier | modifier le code]

Le titre est clairement une référence au roman 1984 de George Orwell, car au Japon, on prononce « Q » à l'anglaise « kjuː »[4] et le « 9 », lui, se prononce « kyū », d'où la même lecture, au Japon, de 1984 et de 1Q84[5]. Cette référence à Orwell est confirmée par le contenu du livre : l'action se passe en 1984 ; une des deux protagonistes, Aomamé, expérimente cette année-là une réalité déformée qu'elle nomme elle-même 1Q84 ; plus loin dans le livre, plusieurs personnages constatent indépendamment l'un de l'autre qu'ils se trouvent dans l'année où Orwell a placé son roman. Mais, à la différence du roman d'Orwell, l'intrusion d'un Big Brother unique est ici remplacée par celle de personnages surnaturels et maléfiques, les « Little People »[6], qui font entendre leur «voix» par l'intermédiaire du gourou de la secte des « Précurseurs », et qui entrent dans la pensée des gens sans que ceux-ci en aient conscience.

Contenu[modifier | modifier le code]

La trame narrative raconte l'histoire par les points de vue d'Aomamé et Tengo. Dans les deux premiers livres, chaque chapitre est en alternance ce qui arrive à un des deux protagonistes. Dans le troisième tome on voit aussi l'histoire par le regard de Ushikawa.

  • Aomamé (青豆), 30 ans, thérapeute et professeur d'arts martiaux, est fille de croyants de la secte des "témoins" (証人会) et a été élevée dans cette communauté jusqu'à l'âge de 11 ans, puis quitte le domicile parental, en désaccord avec leurs croyances. Aomamé est une jeune femme secrète et solitaire qui travaille aussi comme tueuse à gages pour des missions dont l'objectif est toujours d'éliminer des hommes qui ont commis des violences à l'encontre de femmes.
  • Tengo Kawana (川奈 天吾), 29 ans, professeur de mathématiques, lecteur chez un éditeur, écrit mais n'a jamais encore réussi d'œuvre accomplie. Il est le fils d'un collecteur de la redevance pour la chaîne de télévision japonaise NHK[7]. Son éditeur, Komatsu, lui demande de récrire en secret La Chrysalide de l'air, un manuscrit maladroit mais très original reçu d'une jeune fille de 17 ans, Fukaéri, pour le présenter au prix littéraire des jeunes auteurs.

Aomamé et Tengo se sont connus fugitivement à l'âge de dix ans alors qu'ils étaient élèves de la même classe. Bien qu'ils se soient perdus de vue, cet attachement, peut-être dû au fait que leurs parents les forçaient à les accompagner le dimanche lors de leurs démarches de porte-à-porte, les unit mystérieusement comme un philtre d'amour. Ils se rapprochent l'un de l'autre tout au long des trois volumes du récit, alors qu'ils se trouvent dans un monde décalé qu'Aomamé appelle « 1Q84 » (l'action se situe en 1984).

Statuette représentant un fukusuke, dont la tête difforme rappelle celle d'Ushikawa dans le roman (tome 3, ch. 13). Ces objets, censés porter chance, sont très populaires au Japon.
  • Ushikawa (牛河), directeur de l'« Association pour la promotion scientifique et artistique du nouveau Japon », une obscure fondation dont le mécène souhaite garder l'anonymat. C'est un personnage étrange et inquiétant. Il est handicapé par son physique ingrat et son énorme tête qui évoque un fukusuke[8], mais il bénéficie d'une intelligence et d'une intuition exceptionnelles.
  • Komatsu (小松), 45 ans, éditeur.
  • Fukaéri (ふかえり), Eriko Fukada. 17 ans. Rédactrice du manuscrit La Chrysalide de l'air.
  • Le leader, Tamotsu Fukada. Chef d'un groupe religieux sectaire.
  • La vieille dame (老婦人), Shizue Ogata. 70 ans. Avec sa fortune elle a mis en place une structure d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales.
  • Tamaru (タマル). 40 ans, homosexuel, garde du corps de Shizue Ogata.
  • Le Professeur Ebisuno (戎野隆之先生), ancien ethnologue réputé. Tuteur de Fukaéri.
  • La petite amie mariée de Tengo, Kyoko Yasuda.
  • Ayumi, policière amie d'Aomamé.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

Références musicales[modifier | modifier le code]

Couple posant sur un croissant de lune, évoquant la chanson d'amour citée en épigraphe du roman:

« It’s a Barnum and Bailey world

Just as phony as it can be,

But it wouldn’t be make-believe

If you believed in me. »

— E. Y. Harburg & Billy Rose, It’s Only a Paper Moon

À côté de l'énorme succès d'édition du roman, certains morceaux de musique cités dans le texte ont également été l'objet d'un regain d'intérêt[2],[9],[10].

  • It’s Only a Paper Moon du compositeur Harold Arlen (paroles de E. Y. Harburg et Billy Rose[11]): cette chanson populaire américaine est citée en épigraphe, puis plusieurs fois au cours du récit, jusqu'au dernier chapitre du tome 3. Elle symbolise l'histoire d'amour entre les deux héros.
  • La Sinfonietta du compositeur Leoš Janáček: cette symphonie joue également un rôle récurrent tout au long du roman, dont elle constitue en quelque sorte le leitmotiv[12]. Aomamé et Tengo l'écoutent chacun de leur côté. Tengo l'a jouée un jour aux timbales alors qu'il était lycéen. Au premier chapitre Aomamé entend la Sinfonietta dans un taxi. Elle reconnaît d'emblée cette œuvre sans parvenir à élucider pourquoi elle y est particulièrement sensible.
  • Le Clavier bien tempéré du compositeur Jean-Sébastien Bach: Tengo est sensible à la structure mathématique de cette oeuvre qu'il ne se lasse pas d'écouter. Fukaéri l'apprécie aussi. Elle l'a fréquemment entendue chez son tuteur. Dans son enfance, elle a beaucoup écouté la musique pour clavier de Bach, parmi d'autres œuvres du répertoire classique. Dans La Chrysalide de l'air, elle raconte que l'écoute de la musique classique était presque le seul divertissement autorisé par la communauté où elle vivait avec ses parents (tome 2, ch. 19).
  • La Passion selon saint Matthieu du compositeur Jean-Sébastien Bach: Fukaéri est capable de chanter par cœur l'aria pour alto[13] située à la fin de la première partie, qui met en scène Marie de Béthanie répandant du parfum sur la tête de Jésus (tome 1, ch. 13). Tengo écoute ce même passage alors qu'il essaie de retrouver l'inspiration pour écrire son roman (tome 2, ch. 4).
  • Lachrimae du compositeur John Dowland: œuvre écoutée par la vieille dame lors d'une de ses rencontres avec Aomamé. Cette dame apprécie également un concerto pour violoncelle de Haydn et « la musique baroque paisible » (tome 1).
  • Louis Armstrong Plays W.C. Handy: sur cet album enregistré en 1954, Louis Armstrong (trompette et chant) est entouré de Barney Bigard à la clarinette, Trummy Young au trombone, Billy Kyle au piano, Arvell Shaw à la basse et Barrett Deems à la batterie[14]. Ce vinyle est offert à Tengo par sa maîtresse. Elle insiste sur le rôle que joue Barney Bigard, portant aux nues sa participation dans le morceau Atlanta Blues. Ils écoutent ce vinyle après l'amour (tome 2, ch. 2). Fukaéri apprécie aussi ce disque.
  • The Beat Goes On de Sonny and Cher : lorsque Tengo comprend qu'en unissant ses forces à celles de Fukaéri ils peuvent former « le duo le plus puissant du monde », il pense à la célèbre chanson de Sonny & Cher (tome 2, ch. 10).

Références littéraires[modifier | modifier le code]

La plupart des références littéraires sont utilisées d'une manière assez semblable à celle des références musicales, afin de caractériser les personnages et l'atmosphère du récit[15].

  • Kojiki, le plus ancien classique de la littérature japonaise, est évoqué à propos de Fukaéri ( (tome 1, ch. 8). Cette œuvre a d'abord été transmise oralement, tout comme Le Dit des Heiké, que Fukaéri apprécie particulièrement: elle est même capable de le réciter par cœur. Atteinte de dyslexie, elle lit difficilement par elle-même, mais elle écoute passionnément les textes qu'on lui lit, ou qu'on enregistre pour elle. Elle connaît également l'Intendant Sanshô d'Ôgai Mori, qu'elle considère comme de la « littérature récente » (tome 1, ch. 16).
  • Tengo croit se rappeler qu'Aristote « a dit que l’âme des hommes était composée de raison, de volonté, de désirs  », mais Komatsu rectifie: il s'agit de Platon[16] (tome 1, ch. 14).
  • Pendant son adolescence, Tengo s'est passionné pour les romans de Dickens, dans lesquels il s'identifiait volontiers aux héros orphelins. Il a lu en premier Oliver Twist (tome 1, ch. 14). Sa petite ami mariée a suivi à l'université un cours sur Dickens et son roman Martin Chuzzlewit (tome 1, ch. 24).
  • Tengo lit à Fukaéri un récit de voyage d'Anton Tchekhov: L'Île de Sakhaline (tome 1, ch. 20). Il évoque également les nouvelles de Tchekhov à propos de la situation, telle que la lui décrit Komatsu à la fin du tome 1: «[...] pas franchement agréable. Plutôt un peu paradoxale et un peu comique » (ch. 24). Tamaru, puis Aomamé, évoquent le principe du « fusil de Tchekhov » qui occupe une place importante dans la dramaturgie du roman (tome 2, ch. 1 et 23; tome 3, ch. 26).
  • Le roman Les Frères Karamazov de Dostoïevski et sa référence à la tentation du Christ permettent à Murakami d'introduire l'idée que « l’essentiel est que soit préservé un équilibre dans le balancement incessant du bien et du mal » (tome 2, ch. 11)[17].
  • Le Rameau d'or de James George Frazer est évoqué à propos de rites antiques de mise à mort du roi (tome 2, ch. 11)[18].
  • Winston Churchill est cité dans ce même chapitre: « Il n’y a rien de plus coûteux et de plus inefficace que la vengeance »[19].
  • Le tome 2 fait référence à Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, ainsi qu' à Blanche-Neige des frères Grimm (ch. 19-20).
  • Aomamé lit À la recherche du temps perdu de Marcel Proust (tome 3, ch. 2-17). Pendant la seconde moitié du roman, elle se cache dans un petit appartement, ce qui peut évoquer l'Albertine disparue de Proust. Mais cette référence souligne surtout l'importance de la mémoire et de la perception du Temps pour Aomamé et Tengo[20].
  • Tengo lit à son père des extraits du Journal de Tokyo de Hyakken Uchida (tome 3, ch. 3) et de La Ferme africaine de Karen Blixen (tome 3, ch. 6).
  • Des pièces du théâtre de Shakespeare sont citées: Macbeth (tome 3, ch. 6) et Henry IV (tome 3, ch. 25).
  • Si l'authenticité des références précédentes est facilement vérifiable, ce n'est pas le cas de celle d'un recueil de nouvelles que lit Tengo, et qui comprend La Ville des chats, « un récit fantastique, écrit par un écrivain allemand dont il n’avait jamais entendu le nom » (tome 2, ch. 8[21],[22]). Tengo en fait la lecture à son père et à Fukaéri. Il est fasciné par ce conte qu'il considère comme une métaphore de son propre destin et du « lieu où il devait se perdre ». Cette métaphore est employée de façon récurrente dans les deux derniers tomes.

Références cinématographiques[modifier | modifier le code]

  • Tengo se donne du courage pour récrire La Chrysalide de l'air en s'imaginant en général des Sentiers de la gloire en tournée d'inspection (tome 1, ch. 6).
  • Aomamé regarde par hasard Le Dernier Rivage à la télévision, un film désespérant à l'atmosphère de fin du monde (tome 1, ch. 11). Elle y repense plus loin dans le roman, lorsqu'elle se sent particulièrement solitaire (tome 3, ch. 2).
  • Aomamé se rappelle également du Voyage fantastique, en rêvant de pouvoir pénétrer à l'intérieur de Tengo ((tome 2, ch. 21).

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Comme le note André Clavel, pour apprécier ce roman, « il faut accepter de sortir des rails de la normalité, avant de se frotter aux mondes illusoires » de Murakami[20]. Certains critiques ont refusé de se prêter au jeu: par exemple lors d'une émission du Masque et la Plume, Arnaud Viviant et Michel Crépu ont manifesté leur rejet d'un texte qualifié d'« infantilisant » et d'« affligeant manga », alors Jean-Claude Raspiengeas s'est dit au contraire « envoûté » par le talent de conteur de l'auteur[23]. Ce caractère addictif du roman est également reconnu par de nombreux autres critiques, par exemple Eléonore Sulser, qui regrette cependant certaines redites destinées à guider le lecteur, mais qui peuvent paraître un peu trop didactiques[15].

Éditions imprimées en français[modifier | modifier le code]

  • Haruki Murakami (auteur), Hélène Morita (traductrice) et Yôko Miyamoto (collaboration à la traduction), 1Q84 : Livre 1 : Avril-Juin, Paris, Belfond, coll. « Littérature étrangère », , 533 p. (ISBN 978-2-7144-4707-4, notice BnF no FRBNF42478573)
  • Haruki Murakami (auteur), Hélène Morita (traductrice) et Yôko Miyamoto (collaboration à la traduction), 1Q84 : Livre 2 : Juillet-Septembre, Paris, Belfond, coll. « Littérature étrangère », , 529 p. (ISBN 978-2-7144-4984-9, notice BnF no FRBNF42478556)
  • Haruki Murakami (auteur), Hélène Morita (traductrice) et Yôko Miyamoto (collaboration à la traduction), 1Q84 : Livre 3 : Octobre-Décembre, Paris, Belfond, coll. « Littérature étrangère », , 530 p. (ISBN 978-2714449856)

Livres audio en français[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « 1Q84 Series (3 books) », sur goodreads.com (consulté le 24 septembre 2017)
  2. a et b (en) Daniel Morales, « The knock-on effect of Murakami’s “1Q84” series », sur blog.japantimes.co.jp, (consulté le 24 septembre 2017)
  3. http://www.culture-cafe.fr/site/?p=2174
  4. « Traducteur phonétique anglais », sur easypronunciation.com (consulté le 24 septembre 2017)
  5. Marine Landrot, « Murakami sonde le mystère des êtres dans un récit onirique et fiévreux se référant à Orwell. », sur telerama.fr, (consulté le 24 septembre 2017)
  6. Elena Pinaud, 1Q84 d'Haruki Murakami - Livre 1 de Haruki Murakami (Fiche de lecture): Résumé complet et analyse détaillée de l'oeuvre, lePetitLittéraire.fr, , 32 p. (ISBN 9782806279521, lire en ligne), p. 15
  7. [Cette collecte ne se fait pas de manière systématique comme en France : les collecteurs se présentent dans les domiciles possédant un récepteur et doivent persuader le propriétaire de s'acquitter de la redevance en usant de l'intimidation et d'une rhétorique moralisante. Le personnage du père a d'ailleurs son pendant onirique en 1Q84 sous la forme d'un mystérieux collecteur de la NHK qui pourchasse Tengo et Aomamé.] Mathieu Gaulène, « NHK : au service du public ou du gouvernement japonais ? : Une indépendance financière réelle », sur inaglobal.fr, (consulté le 24 septembre 2017)
  8. « Fukuske », sur clickjapan.org (consulté le 28 septembre 2017)
  9. « 1Q84 Livre 1 – Haruki Murakami », sur shutupandplaythebooks.com (consulté le 24 septembre 2017)
  10. « 1Q84 Livre 2 – Haruki Murakami », sur shutupandplaythebooks.com (consulté le 24 septembre 201)
  11. (en) « It's Only a Paper Moon Lyrics », sur metrolyrics.com (consulté le 29 septembre 2017)
  12. « 1Q84 Livre 3 – Haruki Murakami », sur shutupandplaythebooks.com (consulté le 24 septembre 2017)
  13. [N° 10 dans le livret] « Johann Sebastian Bach (1685-1750): Matthaüs-Passion, Passion selon Saint Matthieu BWV 244 » [PDF], sur musiquedujour.com (consulté le 25 septembre 2017)
  14. [Louis Armstrong and The All Stars, 12-14 juillet 1954 (Chicago)] (en) Michael Minn, « The Louis Armstrong Discography: The All-Stars (1946 - 1956) », sur michaelminn.net (consulté le 25 septembre 2017)
  15. a et b Eléonore Sulser, « «1Q84», le marathon romanesque de Haruki Murakami », sur letemps.ch, (consulté le 25 septembre 2017)
  16. [Dans Phèdre, Platon développe le mythe de l'attelage ailé] « Platon: Morale de Platon », sur cosmovisions.com (consulté le 25 septembre 2017)
  17. Laureline Amanieux, « Haruki Murakami, 1Q84 : La chrysalide des mots », sur salon-litteraire.linternaute.com, (consulté le 26 septembre 2017)
  18. [Ce thème est abordé plus succinctement à la fin de l'ouvrage suivant:] James George Frazer (trad. de l'anglais par Paul Hyacinthe Loyson), Les origines magiques de la royauté [« The magical origin of kings »], Paris, Librairie Paul Geuthner, , 359 p. (lire en ligne), p. 327-333
  19. (en) Winston Churchill, « House of Commons, 5 June 1946 », sur winstonchurchill.org (consulté le 27 septembre 2017) : « Nothing is more costly, nothing is more sterile, than vengeance »
  20. a et b André Clavel, « 1Q84, Livre 3, de Haruki Murakami, l'hypnose continue », sur lexpress.fr, (consulté le 27 septembre 2017)
  21. [L'essentiel du récit développé dans ce chapitre a été publié sous forme de nouvelle:] (en) Haruki Murakami (trad. Jay Rubin), « Town of Cats », sur newyorker.com, (consulté le 27 septembre 2017)
  22. [Le début de la nouvelle publiée dans The New Yorker a été re-traduit en français:] Haruki Murakami (trad. Jay Rubin et Bookmaniac), « Town of Cats ‘la Ville des chats’ (Part 1) de Murakami », sur nounours36.wordpress.com, (consulté le 27 septembre 2017)
  23. Jérôme Garcin (animateur), « Le Masque et la Plume: Dimanche 18 septembre 2011 » [audio], sur franceinter.fr (consulté le 27 septembre 2017)