Georges Gilkinet

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Georges Gilkinet
Illustration.
Georges Gilkinet en 2022
Fonctions
Vice-Premier ministre belge
Ministre fédéral de la Mobilité
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 13 jours)
Monarque Philippe
Premier ministre Alexander De Croo
Gouvernement De Croo
Prédécesseur François Bellot (Mobilité)
Député fédéral à la Chambre des représentants

(13 ans, 3 mois et 3 jours)
Élection 10 juin 2007
Réélection 13 juin 2010
25 mai 2014
26 mai 2019
Circonscription Province de Namur
Législature 52e, 53e, 54e et 55e
Successeur Cécile Cornet
Biographie
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Namur (Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Ecolo
Famille Michèle Gilkinet (tante)
Profession Journaliste

Georges Gilkinet est un homme politique belge né à Namur le . Il est député fédéral Ecolo de 2007 à 2020.

Le , il devient vice-premier ministre du gouvernement d'Alexander de Croo. Il a en charge la mobilité et la SNCB.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges Gilkinet est Vice-Premier Ministre et Ministre de la Mobilité au sein du Gouvernement fédéral belge, depuis le .

À la fin de ses études en communication, à Bruxelles, il épouse une carrière de journaliste sportif à la télévision locale namuroise. Parallèlement, il œuvre dans le secteur associatif relatif à la jeunesse.

Après 8 ans d’engagement, il devient conseiller politique pour le ministre Jean-Marc Nollet. Dès 2007, Georges Gilkinet est élu député de la province de Namur auprès de la Chambre des représentants. Spécialisé dans les matières sociales et financières, il poursuit son engagement politique pour, entre autres, plus de justice, qu’elle soit sociale, fiscale ou démocratique.

Au cours de ses années au Parlement, il suit notamment les Commissions des entreprises publiques et de la Fonction publique, des Affaires sociales, et plus tard, celles des Finances et du Budget qu’il préside. Il est désigné co-chef du groupe Ecolo-Groen à la Chambre des représentants en 2018. Position qu’il exerce jusqu’à sa prise de fonction en tant que vice-Premier ministre[1].

Formation et débuts dans la politique[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire] Journaliste de formation diplômé de l'IHECS[2], il a commencé sa carrière professionnelle comme journaliste et commentateur de la TV locale de Namur (Canal C) et a longtemps été actif dans le secteur des organisations de jeunesse (membre pendant six ans du Bureau du Conseil de la Jeunesse). De 2001 à 2004, il a été collaborateur du Ministre de l'Enfance à la Communauté française, Jean-Marc Nollet. Entre 2004 et 2007, il a travaillé comme conseiller politique du groupe Ecolo à la Chambre des représentants.

Député au Parlement fédéral[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire] En 2007, Georges Gilkinet est choisi pour emmener la liste Ecolo pour la Chambre des représentants dans la circonscription de Namur au sein de laquelle les Verts ne comptent plus de parlementaire depuis 2004. Le , Georges Gilkinet est élu député fédéral et intègre le groupe commun ECOLO-Groen! qui compte douze députés (huit élus sur des listes Ecolo, quatre sur des listes Groen!). Durant cette législature, il est membre de la Commission des Entreprises publiques et de la Fonction publique et celle des Affaires sociales. Il travaille particulièrement sur les questions relatives à la gestion de la Poste, de la SNCB, ainsi que sur le financement des pensions et des soins de santé. À partir de 2009, il prend le relais de Jean-Marc Nollet, devenu Ministre wallon, au sein de la Commission des Finances et du Budget. Concevant la fiscalité comme un outil de redistribution indispensable, il formule plusieurs propositions de loi afin de rendre celle-ci « plus juste et plus efficace ». Dans ce cadre, il s'attache plus particulièrement encore à renforcer les outils législatifs et humains de lutte contre la fraude fiscale, épinglant les dossiers les plus emblématiques et mettant en évidence le coût pour la collectivité de la fraude.

Entre et , Georges Gilkinet a été un membre actif de la Commission spéciale de la Chambre chargée d’étudier les circonstances du démantèlement du groupe Dexia. Jugeant insuffisantes les recommandations proposées par les partis de la majorité gouvernementale en matière de réformes du secteur bancaire et financier, il a déposé avec sa collègue Groen, Meyrem Almaci, des recommandations alternatives[3] à celles adoptées par les partis de la majorité fédérale.

À partir de , Georges Gilkinet a présidé la Commission des Finances et du Budget de la Chambre des représentants.

Depuis 2013, il préside le conseil communal d'Assesse, où il siège au sein d'une majorité composée d'écologistes et de membres du cdH et du PS. La programme de la majorité communale assessoise vise à rendre cette commune + verte, + participative et + solidaire.

Il a été réélu le comme député fédéral pour la circonscription provinciale de Namur.

Il continue à siéger en commission des Finances et en commission des Affaires sociales. Face à la majorité nationaliste flamande-libérale, il fait entendre les revendications vertes pour une plus grande justice fiscale et sociale.

Durant cette législature, il apparaît comme particulièrement en pointe dans le dossier dit du Kazakhgate. Après avoir, dès , contesté les conditions dans lesquelles la loi sur la transaction pénale a été adoptée, il a multiplié les questions au gouvernement dès la publication d'informations relatives à une intervention française dans l'adoption et l'application de la Loi. À la fin de l'année 2016, sur la base de nouvelles informations disponibles relatives au « Kazakhgate », il a fini par obtenir un consensus sur la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les circonstances de l'adoption et de l'application de la Loi. La ténacité dont il fait preuve au sein de celle-ci pour démêler les fils d’une « affaire d’États » lui a valu une assignation en justice de la part d’un des membres du trio kazakh ainsi qu’une tentative de piratage informatique[4].

Vice-Premier Ministre et Ministre fédéral de la Mobilité[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 2020, Georges Gilkinet entre en fonction comme Vice-Premier Ministre du Gouvernement De Croo et Ministre fédéral de la Mobilité, avec les compétences suivantes :

SPF Mobilité, à l’exception de :

  • La mobilité maritime
  • La Direction Infrastructure de transport en ce qui concerne la gestion Beliris
  • La politique en matière du système ferroviaire :
    • autorité sur le Service de sécurité et d’interopérabilité des chemins de fer
    • autorité sur l’enquêteur principal et l'enquêteur adjoint de l’Organisme d'enquête sur les accidents et incidents ferroviaires
    • la compétence de délivrer des licences permettant d'être reconnue comme entreprise ferroviaire
  • Régulation du transport ferroviaire et du transport aérien : les compétences relatives à l’application des procédures disciplinaires par rapport au Service de Régulation du transport ferroviaire et de l’Exploitation de l’aéroport de Bruxelles-National

Skeyes

SNCB et Infrabel

Sans préjudice des compétences fonctionnelles des ministres concernés :

  • Assurer la représentation de l’Etat belge dans les actions en justice, en cours et à venir, qui sont liées à la S.A. Sabena
  • Exercer les droits et les compétences liés à toutes actions et participations, directes et indirectes, que l’Etat fédéral détient dans la S.A. Sabena

·    compétences de la secrétaire d’Etat à l’Egalité des genres, à l’Egalité des chances et à la Diversité[5]


En tant que Vice-Premier Ministre, il siège au Conseil des Ministres restreint (ou Kern).

Dans le cadre de la phase fédérale de gestion de crise liée à la gestion de la pandémie du COVID19 en Belgique, Georges Gilkinet siège depuis le 1er octobre 2020 au CoDeCo[6].

Dès le début de son mandat, Georges Gilkinet fait des réinvestissements dans le rail belge une priorité afin de remplir les objectifs économiques et climatiques du pays et de l’Europe. Sous le slogan « La mobilité est une liberté », il veut faire du rail la colonne vertébrale de la mobilité. Pour ce faire, il crée le « Plan Boost » pour débloquer et réunir des fonds à injecter dans le secteur ferroviaire[7].

En avril 2021, il lance les négociations avec la SNCB et Infrabel pour établir de nouveaux contrats de gestion de ces deux entreprises du rail belge, les contrats actuels datant de 2008 et n’ayant pas été renouvelés depuis. Ces contrats de service public pour la SNCB et de performance pour Infrabel doivent définir les missions et résultats attendues par l’Etat de la SNCB et d’Infrabel[8].

En novembre 2021, sur proposition du Vice-Premier Ministre et Ministre de la Mobilité Georges Gilkinet, le Conseil des Ministres prend connaissance de l'acte de publication dans le Journal Officiel de l'Union européenne (JOUE), de l'intention de la Belgique d'attribuer directement le contrat de service public à la SNCB. L’objectif repris dans l’Accord du Gouvernement De Croo est de faire de la SNCB l'opérateur unique pour le transport ferroviaire de passagers pour les dix prochaines années en Belgique[9].

En mai 2021, Georges Gilkinet accueille le retour du train de nuit Nightjet à Bruxelles (vers Vienne) et déclare vouloir soutenir le renouveau des trains de nuit en Europe et en Belgique[10].

En septembre 2021, il lance le premier Plan d’action fédéral belge pour le vélo, appelé « BE CYCLIST », avec une série de mesure prises par plusieurs ministres du gouvernement fédéral belge pour améliorer et faciliter l’utilisation du vélo[11].

En novembre 2021, 20 ans après les premiers organisés par Isabelle Durant alors Ministre fédérale de la Mobilité, Georges Gilkinet organise les Etats Généraux de la Sécurité routière. A cette occasion, le ministre fédéral Georges Gilkinet, la ministre flamande Lydia Peeters, la ministre wallonne Valérie De Bue et la ministre bruxelloise Elke Van den Brandt présentent le 1er "Plan Interfédéral de Sécurité Routière"[12]

En septembre 2021, il invite les différentes associations de riverains, autorités locales, acteurs économiques et opérationnels concernées par l’impact sonore de l’aéroport de Zaventem à une 1ère réunion de la Plateforme de concertation[13].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Georges Gilkinet », sur Ecolo (consulté le )
  2. « D’observateur, il est devenu acteur », sur http://www.lavenir.net, (consulté le )
  3. Georges Gilkinet, « Il faut un avant et un après Dexia… car il n’y a pas eu d’après Fortis ! », sur ecolo.be, (consulté le )
  4. « Gilkinet visé par le piratage informatique d'Ecolo: "des représailles à l'enquête sur le Kazakhgate" », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  5. « Georges Gilkinet | Belgium.be », sur www.belgium.be (consulté le )
  6. « Qui était autour de la table du Comité de concertation "coronavirus" de ce vendredi ? Notre infographie », sur RTBF (consulté le )
  7. « Georges Gilkinet (Ecolo) : "Dans les lignes budgétaires que nous avons fixées, il y a une grosse part pour le rail" », sur RTBF (consulté le )
  8. « Coup d'envoi de la négociation des futurs "contrats de gestion" de la SNCB et d’Infrabel | Georges Gilkinet », sur gilkinet.belgium.be (consulté le )
  9. (en) « Belgium confirms intention to give SNCB 10-year direct award contract », sur International Railway Journal, (consulté le )
  10. « Le Nightjet Bruxelles - Vienne de retour sur les rails avec une offre élargie | Georges Gilkinet », sur gilkinet.belgium.be (consulté le )
  11. « Le plan des ministres pour atteindre l’objectif de zéro mort sur la route (Vidéos) », sur Communes, régions, Belgique, monde, sports – Toute l'actu 24h/24 sur Lavenir.net (consulté le )
  12. « Sécurité Un objectif chiffré pour sauver des vies La route plus meurtrière », sur Le Soir (consulté le )
  13. « Survol de Bruxelles : pour tenter de trouver des solutions, Georges Gilkinet invite les nombreuses parties concernées à une plateforme de concertation. | Georges Gilkinet », sur gilkinet.belgium.be (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]