Aemilii

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Aemilii
Gens Aemilia
Branches
Sous la République Barbula, Lepidus, Mamercinus, Papus, Paullus, Regillus, Scaurus
Sous l'Empire Lepidus, Paullus, Aemilianus, Iuncus, Asper

Légende :

Patricien, Plébéien, Consulaire, Sénatorial, Équestre

Période Ve siècle av. J.-C. - 39 apr. J.-C.
Magistratures occupées
sous la République
Dictature 6 fois
Maître de cavalerie 6 fois
Censure 6 fois
Consulat 45 fois
Tribunat consulaire 12 fois
Gens et Liste des gentes romaines

Les Aemilii sont les membres de la gens Aemilia, l'une des familles patriciennes les plus importantes et les plus influentes de l’histoire romaine.

La gens Aemilia laisse son nom à la via Aemilia Scaura (construite par le censeur Marcus Aemilius Scaurus), à la via Aemilia (construite par le consul Marcus Aemilius Lepidus), ainsi qu'à la Basilique Aemilia, située sur le Forum Romain, dont la construction a été ordonnée par les censeurs Marcus Aemilius Lepidus et Marcus Fulvius Nobilior.

Cette famille survit au début de l'Empire, mais est l'une des premières à s'éteindre. En effet, les Fabii patriciens disparaissent des fastes en 34, les Aemilii s'éteignent en 39, les Claudii en 68 et les liens des Valerii postérieurs aux Julio-Claudiens avec les Valerii patriciens sont contestés. Les Cornelii disparaissent des fastes consulaires sous Marc Aurèle, avec Servius Cornelius Scipio Salvidienus Orfitus, consul en 178, descendant des Lentuli et des Scipions. Il est le dernier représentant du patriciat républicain ancestral.

Les principales branches de la gens Aemilia portent les cognomina Barbula, Lepidus, Mamercinus, Papus, Paullus, Regillus, Scaurus. Parmi ceux-ci les Aemilii Lepidi se distinguent, tout particulièrement à la fin de la République.

Origines de la famille[modifier | modifier le code]

Plutarque rapporte un certain nombre de légendes sur les rapports possibles entre le deuxième roi romain Numa Pompilius et le philosophe et mathématicien grec Pythagore. Le biographe grec ajoute cependant qu'il ne fait que regrouper toutes ces traditions, en expliquant pourquoi elles sont apparues et pourquoi elles peuvent être réfutables :

La gens est réputée descendre de Mamercus, un fils de Numa qui est surnommé Æmylos ou Aimilios pour son raffinement et ses talents oratoires : un autre argument, dit Plutarque, en faveur des liens entre Numa et Pythagore, « c’est que des quatre fils qu’eut Numa, il en nomma un Mamercus, du nom du fils de Pythagore. C’est de ce fils de Numa que descend la famille des Aemilii, une des plus nobles d’entre les patriciennes, car ce prince donnait à son fils le nom d’Aemilius, pour désigner sa douceur et la grâce de son langage[a 1]. » Cependant la ressemblance entre le nom Aemilius et le terme grec αἱμυλία (« gentillesse ») est vraisemblablement une coïncidence.

Selon les uns, Numa aurait été un « ami de Pythagore[a 2] », selon d'autres, un grand admirateur. Plutarque signale par ailleurs que « d’autres prétendent que Pythagore a vécu beaucoup plus tard et qu’il est postérieur de près de cinq générations à l’époque de Numa[a 2] », ce qui est confirmé par les recherches modernes, qui placent Numa Pompilius au début du VIIe siècle av. J.-C. et Pythagore au VIe siècle av. J.-C., au moment où les Tarquins règnent à Rome. Le fait que Numa Pompilius aurait connu Pythagore ou aurait été l'un de ses admirateurs provient du fait qu'on attribue à Numa une « sagesse si éclairée qui l’a fait passer pour disciple de Pythagore[a 1] ». Certains prétendent que « Pythagore de Sparte, vainqueur du stade à Olympie, à la seizième olympiade, dont la troisième année est celle de l’élection de Numa, fit un voyage en Italie, lia commerce avec ce prince et l’aida à régler son royaume[a 2]. »

Cependant, Plutarque est conscient du fait que ces traditions sont peu probables. De plus, il ajoute que « les historiens sont en contradiction sur le nombre de ses femmes et de ses enfants[a 3] » et que certains « auteurs [ont] voulu flatter ces quatre familles [dont les Mamerciens] en les faisant descendre de Numa par de fausses généalogies[a 3] », mais déclare que « ce serait un entêtement puéril que de s’arrêter plus longtemps à l’établir ou à la réfuter[a 1] » et qu'« il ne faut donc pas condamner avec sévérité ceux qui, se fondant sur tous ces rapprochements, soutiennent que Pythagore et Numa ont été contemporains, et qu’ils ont eu ensemble les plus grands rapports[a 4] ». Toutefois, dans toute la biographie de Numa, Plutarque parle des préceptes des pythagoriciens qui auraient guidé les actions du roi[a 4],[a 5],[a 6].

Selon toutes ces légendes et traditions rapportées par Plutarque, il semble donc que la gens des Aemilii déclarait descendre d'un des fils de Numa Pompilius ou de Pythagore.

Sous la République[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Mamercini[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Paulli[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Papi[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Barbulae[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Lepidi[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Scauri[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Regilli[modifier | modifier le code]

Autres branches[modifier | modifier le code]

Sous l'Empire[modifier | modifier le code]

Branche des Aemilii Lepidi[modifier | modifier le code]

Autres branches[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Sources modernes :
  1. Broughton 1951, p. 302.
  2. Broughton 1951, p. 283.
  3. a, b et c Wilson 2003, p. 14.
  • Sources antiques :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) T. Robert S. Broughton, The Magistrates of the Roman Republic : Volume I, 509 B.C. - 100 B.C., New York, The American Philological Association, coll. « Philological Monographs, number XV, volume I », , 578 p.
  • (en) Stephen Wilson, The Means of Naming : a Social History, Routledge, , 440 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]