William Auguste Coolidge

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William Augustus Brevoort Coolidge

William Augustus Brevoort Coolidge né le 28 août 1850 dans les environs de New York aux États-Unis et mort le 8 mai 1926 dans le Grindelwald en Suisse.

Alpiniste de renom qui laisse encore son nom au fameux pic Coolidge et à d'autres sommets.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parti pour l'Europe à l'âge de 15 ans, il fait ses études à Guernesey de 1866 à 1869, puis les poursuit à Oxford entre 1869 et 1871 et obtient divers diplômes d'Histoire moderne et de jurisprudence. En 1875 il devient chanoine du St Magdalen College d'Oxford, puis Magister Artium en 1876. De 1880 à 1881 on le retrouve professeur d'histoire de l'Angleterre au St David's College à Lampeter. À partir de 1882 il obtient divers diplômes ecclésiastiques. À partir de 1900, malade, il se retire pour vivre à Grindelwald et il écrit...

Premières[modifier | modifier le code]

Aiguilles méridionale et septentrionale d'Arves, pic de la Grave, Râteau, Meije centrale, Grande Ruine, les Agneaux, Flambeau des Écrins, Grande Sagne, Fifre, pic Coolidge, Ailefroide (1870), Pointe du Sélé, Pointe de Claphouse, Sommet ouest des Bœufs rouges, Tête de la Pilatte, les Bans, le Gioberney, Pic sud du Says, Cime de clot Châtel, Cime du Vallon, Sommet nord du pic d'Olan, Aiguille Rousse, Aiguille d'Entre Pierroux, Aiguille des Arias, Pointe de la Mariande, Pointe Marguerite, Roche de la Muzelle, pic du Clapier du Peyron, Rochail, Pic ouest de Dormillouse, Tête de Vautisse, Le Sirac, pic du Thabor, Aiguille Noire.

Aiguille de Chambeyron, Pointe des Henvières, Pointe haute de Mary, Pic du Pelvat, Peou-Roc, Panestrel, Pic des Houerts, mont Viso, Visoletto.

Première hivernale du Gross Schreckhorn.

Au total, il cumule plus de 1 700 ascensions dont 900 objectifs importants !

Son nom dans l'alpinisme[modifier | modifier le code]

  • Pic Coolidge - 3774 m - au pied de la Barre des Ecrins - Oisans - France
  • Cime Coolidge - sommet Nord et plus haut sommet du pic d'Olan - Oisans - France
  • Colleto Coolidge - entre le mont Stella et la pointe du Gelas de Lourousa - Italie
  • Couloir Coolidge - passage obligé de la voix normale de la traversée du Pelvoux - Oisans - France
  • directe Coolidge sur la barre des écrins

Réalisations[modifier | modifier le code]

Le 13 septembre de la même année il fera sa première grande course : la traversée de la Strahlegg, suivie de la traversée du St Théodule puis du col du Géant. Il découvre alors Chamonix et Zermatt où il fera l'ascension de l'Eggishorn, du Hörnli et de la Cima di Jazzi.

  • 1866 Col d'Argentière, Mont Buet, col de Sagerou, col d'Oren, col de Valpelline, col de Sonadon,...
  • 1867 Adlerpass, Strahlhorn, mont Rose, Schilthorn, Jungfrau, Tchingelpass, Watterlücke, Piz Badile, Cima di Rosso, Piz Michel, ...
  • 1868

Il s'associera maintenant avec le guide de Zermatt Christian Almer (père), et ce jusqu'en 1884, et grimpera dans l'Oberland bernois : Balmhorn, Blumlisalphorn, Aletschhorn, Gross Nesthorn, Wetterhorn, ...

  • 1876 Mont Blanc, Aiguille de la Blaitière, les Droites, Massif de l'Adanelo, de la Presanella et du Brenta...
  • 1879 1-ere ascension hivernale du Gross Schreckhorn.

À partir de 1880 et jusqu'en 1893 il s'associera à Frederick Gardiner.

À partir de 1890 il se cantonera aux Alpes centrales

  • 1892 Jungfrau, Alpes du Tassin
  • 1895 Eiger, Alpes d'Albula, Silvretta, Rhäticon (Piz d'Aela, Piz Michel, Piz Buin, Piz Kesh...)
  • 1897 De nombreux sommets entre Bernina et Stelvio.
  • 1898 Il vit sa dernière grande ascension : l'Ortler.

En 1899 et 1900 il se rabat sur des petites courses en Suisse centrale.

Il fit ses adieux aux Alpes en 1900 depuis le Rigi qu'il avait gravi en 1865 à l'âge de 15 ans, 35 ans plus tôt.

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • Son chien, Tschingel (1865 - 1876), a gravi 36 cols et 30 sommets dont le mont Blanc, le mont Rose, l'Aletschhorn, le Finsteraarhorn, l'Eiger, la Jungfrau, le Mönch, la Grande Ruine et le Râteau. Un sommet lui est dédié : Tschingellücke.

Un sommet est aussi dédié à sa tante avec qui il a fait ses premières ascensions : la Pointe Brevoort, pic principal de la Grande Ruine (3765m).

  • Lorsque Coolidge séjournait à Maljasset (hameau de Saint-Paul-sur-Ubaye) avec son ami Almer, pour explorer les sommets du massif de Chambeyron, il fut dénoncé comme espion allemand par son hôtelier à la gendarmerie de Saint-Paul. En effet, l'alpinisme était un sport inconnu dans les Alpes du Sud à cette époque, et, après la guerre de 1870, les habitants étaient devenus méfiants face à tout individu parlant allemand et se livrant à des activités inhabituelles, tel Coolidge et son guide.

Sa carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Guides[modifier | modifier le code]

Guide du Haut-Dauphiné (1887), The Lepontine Alps (1892), The Mountains of Cogne (1893), The Adula Alps (1893), The Range of Tödi (1894), The Bernese Oberland (1904), Guide de Grindelwald (1900).

Articles[modifier | modifier le code]

  • de 1880 à 1889 : Directeur de Publication de l'Alpine Journal
  • de 1868 à 1912 : 231 articles pour l'Alpine Journal

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Josias Simler et les origines de l'alpinisme jusqu'en 1600 (1904).
  • The Alps in Nature and History (1908).
  • Alpine Studies (1912).
  • A pioneer in the Alps: F. F. Tuckett (1920), Francis Fox Tuckett était son « parrain en Alpinisme ».
  • The Alpine Career of F. Gardiner (1920), Gardiner était son ami et compagnon pour ses ascensions dans le Dauphiné.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Henri Maitrier, "Une grande figure d'alpiniste et d'historien, W.-A.-B. Coolidge", in Bulletin de la section de géographie du Comité des travaux historiques, 1929