Dent Blanche
| Dent Blanche | |||
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La dent Blanche vue de l'est |
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| Géographie | |||
| Altitude | 4 357 m | ||
| Massif | Alpes valaisannes | ||
| Coordonnées | |||
| Administration | |||
| Pays | |||
| Canton | Valais | ||
| Districts | Viège, Sierre, Hérens | ||
| Ascension | |||
| Première | 18 juillet 1862 par William Wigram et Thomas Stuart Kennedy avec Jean Baptiste Croz et Johann Kronig | ||
| Voie la plus facile | par le glacier de Manzette et la cabane de la Dent-Blanche | ||
| Géologie | |||
| Roches | gneiss | ||
| Type | pic pyramidal | ||
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Géolocalisation sur la carte : Suisse |
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La dent Blanche est une pyramide de gneiss presque parfaite qui culmine à 4 357 m dans les Alpes valaisannes, canton du Valais.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Situation
La dent Blanche se situe sur la commune d'Évolène (district d'Hérens), dont elle constitue l'un des symboles les plus caractéristiques (au même titre que le Cervin est la figure emblématique du Valais).
[modifier] Topographie
La dent Blanche fait partie de la « couronne impériale », ensemble de sommets formant un fer à cheval : les Diablons (3 609 m), le Bishorn (4 153 m), le Weisshorn (4 505 m), le Schalihorn (3 974 m), le Zinalrothorn (4 221 m), le Trifthorn (3 728 m), l'Obergabelhorn (4 062 m), le mont Durand (3 712 m), la pointe de Zinal (3 790 m), la dent Blanche (4 356 m), le Grand Cornier (3 961 m), le Pigne de la Lé (3 396 m), les Gardes de Bordon (3 310 m), et au centre de cette gigantesque parabole, dans l'axe de Zinal, le Besso (3 667 m).
[modifier] Alpinisme
[modifier] Voie normale
Au sud de la dent Blanche à une altitude de 3 507 mètres, on trouve la cabane de la Dent-Blanche, refuge du Club alpin suisse. On peut la rejoindre du Val d'Hérens par le glacier de Manzette. C'est de là que part la voie normale vers le sommet.
[modifier] Ascensions
En 1862 a lieu la première ascension le 18 juillet, en 16 heures par William Wigram et Thomas Stuart Kennedy accompagnés des guides Jean Baptiste Croz, Johann Kronig.
Les principales arêtes sont l'arête Sud, l'arête de Bricolla et l'arête dite des Quatre Ânes depuis qu'elle fut vaincue par Anderson et Baker, accompagnés des guides Almer et Pollinger. C'est Pollinger qui, en arrivant au sommet, s'écria : « Nous sommes pourtant quatre ânes d'être montés par ici »[1].
Les premières femmes à effectuer l'ascension de la Dent Blanche ont été Melles Gracey de Londres et Harper de Sidney avec M. Gursness de Londres, le 12 juillet 1925. Ils étaient accompagnés des guides Martin Pralong et fils d'Evolène[2].
La première de la face Nord a été réussie en septembre 1926, par M. W. Kropf de La Chaux-de-Fonds, en compagnie des guides Jean Genoud et Marcel Savioz de Zinal[3]
La première ascension par le flanc Est, entre l'arête des Quatre Ânes et l'arête Nord, a été réalisée le 16 août 1928 par Melle Maud Caairnay, de Londres, accompagnée des guides Théophile et Hilaire Theytaz de Zinal[4]. La même année, le guide Joseph Georges gravit l'arête nord en compagnie d'Ivor Armstrong Richards et de Dorothy Pilley.
Le 150e anniversaire de la conquête de la Dent Blanche a été marquée par plusieurs manifestations en Val d'Hérens, dont l'ascension par un alpiniste aveugle, accompagné d'un guide spécialisé et d'un guide de haute de montagne d'Hérémence, Jean-Yves Dayer.
En février 1968, l'alpiniste et guide de montagne, Camille Bournissen, s'attaque à la première hivernale de la face Nord de la Dent Blanche. Un exploit difficile qui faillit lui coûter la vie. En effet, il a été touché par des chutes de pierre ou de glace. Il explique le chemin de son ascension (Vidéo:, une archive de la Télévision suisse romande).
[modifier] Erreur de nommage
La légende dit que la dent Blanche a été mal nommée par un moine qui était chargé de réaliser une carte de la région. Le versant nord de l'actuelle Dent d'Hérens est en effet couvert de neige et de glace et devait ainsi s'appeler la « Dent Blanche ». Mais le moine intervertit les deux noms. La Dent d'Hérens est également plus éloignée du val d'Hérens que la Dent Blanche.
En réalité, la Dent d'Hérens était bel et bien nommée Dent Blanche durant une longue période. En 1682, Antoni Lambien plaça le Weisszehhorn (la « Dent blanche ») à l'ouest du Cervin. Elle devint la « Dent Blanche » dès 1820 mais la confusion liée à l'imprécision des cartes et aux différentes dénominations selon les schémas et les traditions fit que l'on échangea les noms vers 1850[5] pour aboutir au nommage actuel. À l'époque du petit âge glaciaire, l'actuelle Dent Blanche était fortement enneigée.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
[modifier] Références
- Journal de Genève, 17 août 1966
- Journal de Genève, le 18 juillet 1923
- Journal de Genève, le 15 septembre 1926
- Journal de Genève, le 17 août 1928
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