Technion

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Technion
Image illustrative de l'article Technion
Nom original הטכניון – מכון טכנולוגי לישראל
Informations
Fondation 1912
Type université publique
Régime linguistique hébreu, anglais
Localisation
Coordonnées 32° 46′ 39″ N 35° 01′ 18″ E / 32.7775, 35.02166732° 46′ 39″ Nord 35° 01′ 18″ Est / 32.7775, 35.021667  
Ville Haïfa
Pays Drapeau d’Israël Israël
Direction
Président Peretz Lavie
Chiffres clés
Enseignants 622
Étudiants 12 856
Undergraduates 9 564
Postgraduates 2 351
Divers
Site web www.technion.ac.il

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Technion

Le Technion - Institut israélien de technologie (en hébreu : הטכניון - מכון טכנולוגי לישראל, en anglais : Technion–Israel Institute of Technology) est une université publique de recherche à Haïfa, en Israël. Fondée en 1912 sous l'Empire ottoman comme Institut polytechnique, le Technion est la plus ancienne institution universitaire d'Israël. L'université délivre des diplômes en sciences, en génie et dans des domaines connexes tels que l'architecture, la médecine, la gestion industrielle et de l'éducation. Il dispose de 18 départements universitaires et 52 centres de recherche. Depuis sa création, il a octroyé 95 821 diplômes.

Le corps professoral du Technion comprend trois des six Israéliens lauréats du prix Nobel de chimie depuis 2004 : Avram Hershko[1] et Aaron Ciechanover[2] en 2004 et Dan Shechtman[3] en 2011. Quatre lauréats du prix Nobel ont été associés avec l'université.

Histoire[modifier | modifier le code]

Albert Einstein en visite au Technion en 1925

Au début du XXe siècle pour concrétiser le projet sioniste, les Juifs comprennent qu'ils ont besoin d'acquérir la formation technique que les universités européennes refusent de leur dispenser. En 1905, le 5e congrès sioniste souligne l'urgence de créer une université juive.

En 1912, des fondations sont creusées au sommet des versants qui surplombent Haïfa, alors un petit port situé dans le nord de la Palestine. Au cours d'une cérémonie festive, la première pierre du Technikum, première université technique juive, est posée. Sa mission est de dispenser aux jeunes pionniers le savoir-faire nécessaire pour construire une nation. L'inscription en 1924 des seize premiers élèves ingénieurs enclenche une dynamique vitale entre le Technion et l'État juif embryonnaire.

Pendant qu'Israël fait face aux défis de la Seconde Guerre mondiale et lutte pour son indépendance, le Technion connaît une rapide expansion et élabore une série de projets ambitieux pour répondre à des besoins nouveaux. En 1949, le professeur Sydney Goldstein fonde le Département de l'Aéronautique.

Avec la présidence du Général Yaakov Dori, la réputation du Technion en tant que fournisseur technique des besoins d'Israël en matière de sécurité (rôle qui lui est dévolu à l'ère de la Haganah) se consolide. Le savoir-faire de l'établissement a permis de construire une nouvelle route côtière reliant Haïfa à Tel Aviv. De l'électricité aux réseaux de télécommunications, des industries fondatrices à la production de logements préfabriqués pour répondre à la demande des immigrés, le Technion a tenu le rôle d'une centrale alimentant le développement de l'État.

Progressivement, les enseignants du Technion acquièrent une reconnaissance internationale grandissante. Dans les années 1970, le Technion permet d'obtenir des diplômes de génie civil, de génie agricole, de mécanique, d'électricité, de chimie, et d'architecture. Les sciences, parmi lesquelles les mathématiques, la chimie, la physique et la mécanique, se développent. C'est alors que l'Association Américaine des Amis du Technion (ATS) recueille 10 millions de dollars pour la construction du nouveau campus, suivi par le gouvernement israélien qui offre la même somme.

« L'israélien commence à réfléchir à quoi pourrait ressembler sa vie dans un Moyen-orient apaisé », écrivait la revue du Technion lorsque les accords de Camp David enterrèrent la guerre avec l'Égypte en 1978. Chaque fois qu'un nouveau domaine de recherche émerge, le Technion répond présent : de la micro électronique en 1977, à l'opto-électronique en 1989, des centres d'excellence émergent. Sans cesse en expansion sur les 120 hectares de son nouveau campus, la machine à succès que représente la Cité du Technion, tisse des liens entre étudiants, enseignants, secteur industriel et pouvoirs publics.

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 1901 : Le 5e Congrès sioniste lance un appel pour la création d'une université juive.
  • 1903 : L'association des enseignants israélites de Palestine demande la création d'une université polytechnique.
  • 1908 : Wissotsky, Schiff et le Fonds national juif investissent dans l'acquisition d'un nouveau « Tecnikum ».
  • 1912 : Pose de la première pierre sur le Mont Carmel.
  • 1915 : Occupation du bâtiment pendant la Première Guerre mondiale.
  • 1920 : Achat officiel du bâtiment.
  • 1923 : Albert Einstein devient le président des Amis américain du Technion, la Technion society.
  • 1924 : Création d'une classe Dan Shechtmand ingénieurs.
  • 1938 : Création de nouveaux départements : Architecture, Génie industriel, Génie civil, une école navale et 11 laboratoires.
  • 1944 : Création d'un système d'alerte avancé contre les attaques aériennes.
  • 1953 : David Ben Gourion choisit un site de 120 hectares pour agrandir le Technion.
  • 1954 : Albert Einstein reçoit un doctorat Honoris Causa.
  • 1961 : Création d'une Faculté de sciences.
  • 1969 : Création d'une Faculté de médecine : l'Institut peut ainsi allier technologie et médecine.
  • 1972 : Création du Prix Harvey, qui sera attribué ensuite tous les ans.
  • 1981 : Naissance des fibres optiques (création de Fibronics issu du Technion).
  • 1993 : Des élèves du Technion conçoivent et lancent leur propre satellite, le plus petit du monde alors.
  • 1998 : Le Technion est en mesure d'élaborer un transistor 100 000 fois plus petit qu'un cheveu humain.
  • 2004 : Deux chercheurs du Technion, Aaron Ciechanover et Avram Hershko, sont honorés par le prix Nobel de chimie.
  • 2005 : Le Russel Berry Nanotechnolgy Center, l'un des plus avancés au monde, voit le jour.
  • 2006 : Les départements de Computer Science et d'Electrical Engineering sont classés 12e au monde en qualité de la recherche, 2e hors USA.
  • 2011 : Dan Shechtman, professeur au Technion, reçoit le prix Nobel de chimie pour sa découverte du Quasi-cristal.
  • 2013 : Arieh Warshel, ancien élève au Technion, reçoit le prix Nobel de chimie pour le développement de modèles multi-échelles pour les systèmes chimiques complexes.

Les anciens élèves[modifier | modifier le code]

Dan Shechtman, le dernier Prix Nobel de chimie (2011) du Technion

Les 50 000 anciens élèves du Technion sont une des ressources les plus précieuses du pays. Ils représentent 70 % des ingénieurs agréés en Israël. Ce sont eux qui ont créé l'infrastructure industrielle du pays, qui ont renforcé ses capacités de défense et qui ont fait œuvre de pionniers en matière d'entreprise à vocation technologique.

Attirées par la qualité des diplômés du Technion, des entreprises internationales (Intel, Microsoft, Google, IBM, Motorola, Hewlett Packard et Digital) se sont installées en Israël pour y établir des centres de recherche et de développement faisant d'Israël le foyer à plus forte concentration de start-up high-tech, juste après la Silicon Valley[4].

Quelques découvertes[modifier | modifier le code]

  • L'algorithme Lempel-Ziv-Welch fut développé par deux professeurs du Technion, Abraham Lempel et Jacob Ziv. Cet algorithme et ses évolutions sont mondialement reconnus et utilisés, par exemple, dans le format d'image numérique GIF, ou certains logiciels de compression tels que StuffitX.
  • La rasagiline, qui traite la maladie de Parkinson, a été mise au point par le professeur Moussa Youdim.
  • Le moteur informatique Zend Engine du langage de programmation PHP a été développé par Andi Gutmans et Zeev Suraski, lorsqu'ils étaient étudiants au Technion.
  • La méthode de production d'électricité écologique, plus connu sous le nom de tour énergétique, a été mise au point par des Israéliens de l'institut Technion, et notamment le professeur Dan Zaslavsky.

Les programmes universitaires[modifier | modifier le code]

Faculté de Médecine

Le Technion dispense un programme de quatre ans qui mène à une licence ès ingénierie et sciences, ainsi qu'un programme de 3 ans pour l'obtention d'une licence ès sciences. Le diplôme d'architecte s'obtient en cinq ans ; le diplôme et la licence en sciences médicales au bout de trois et quatre ans d'études respectivement. Quant à la maîtrise, elle est attribuée au bout de six années d'études et une année d'internat.

Toutes les facultés offrent des cours et des stages de recherche menant à des diplômes supérieurs, parmi lesquels la maîtrise scientifique (M.Sc.), la maîtrise d'ingénieur (M.E), la maîtrise de hautes études commerciales (M.B.A) et le doctorat (Ph. D).

Les disciplines enseignées et étudiées au Technion comprennent :

Faculté des sciences de l'informatique

Pôles d'excellence[modifier | modifier le code]

La fusion des sciences et des technologies a fait de la recherche une activité en grande partie multidisciplinaire. Aussi, le Technion a établi des pôles d'excellence dans des domaines essentiels au développement scientifique et technologique futur d'Israël. Ces pôles fournissent au Technion une structure flexible pour répondre aux nouvelles priorités de la recherche.

Faculté de recherche aérospatiale

Les pôles d'excellence multidisciplinaires exercent leur activité dans les domaines suivants :

  • séparation avancée et membranes,
  • biotechnologie,
  • catalyse,
  • technologies de la communication et de l'information,
  • fluides complexes,
  • microstructures et macromolécules,
  • matériaux et structures composites,
  • haute température et supraconductivité,
  • science de l'interface,
  • microsatellites,
  • microsystèmes,
  • nanoélectronique par la biotechnologie,
  • optoélectronique,
  • ingénierie des protéines,
  • technologie des logiciels.

Instituts de recherche[modifier | modifier le code]

Quelque 40 centres et instituts de recherche favorisent la recherche interdisciplinaire et servent de ressources nationales, notamment :

  • l'Institut supérieur de chimie théorique
  • l'Institut Asher de recherche spatiale
  • l'Institut de recherche marine et côtière (CAMERI)
  • l'Institut de hautes études mathématiques
  • l'Institut de physique théorique
  • l'Institut national de recherche en bâtiments (NBRI)
  • l'Institut Neaman de hautes études scientifiques et technologiques (SNI)
  • l'Institut familial Rapaport de recherche en sciences médicales
  • l'Institut Silver de biomédecine
  • l'Institut des états solides
  • l'Institut de recherche sur les transports
  • l'Institut de recherche hydraulique

Élèves[modifier | modifier le code]

20 % des élèves de Technion sont Arabes[5], soit la même proportion qu'au sein de la population israélienne dans son ensemble[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « for the discovery of ubiquitin-mediated protein degradation » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Chemistry 2004 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 18 décembre 2012
  2. (en) « or the discovery of ubiquitin-mediated protein degradation » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Chemistry 2004 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 18 décembre 2012
  3. (en) « for the discovery of quasicrystals » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Chemistry 2011 », Fondation Nobel, 2011. Consulté le 18 décembre 2012
  4. voir Start up Nation de Dan Senor et Saul Singer : http://www.startupnationbook.com/
  5. The Technion: Israel’s Hard Drive
  6. Outstanding Arab Students

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir les catégories : Étudiant du Technion et Professeur au Technion.

Liens externes[modifier | modifier le code]