La Mort en ce jardin

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La Mort en ce jardin

Description de cette image, également commentée ci-après

Rive lagunaire dans la région de Catemaco :
un site de tournage extérieur

Titre original La Mort en ce jardin
Réalisation Luis Buñuel,
Scénario Luis Buñuel, Raymond Queneau et Luis Alcoriza d’après le roman éponyme de José-André Lacour (Éditions Julliard, 1954)
Acteurs principaux
Sociétés de production Dismage
Producciónes Tepeyac
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Mexique Mexique
Genre Drame
Film d'aventure
Sortie 1956
Durée 99↔108 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Mort en ce jardin est un film franco-mexicain réalisé par Luis Buñuel et sorti en 1956.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Pour échapper à la répression policière à la suite de la révolte des chercheurs d’une mine de diamants, un groupuscule, guidé par l’aventurier Chark, s’enfonce dans la forêt vierge et va affronter ses mille et un dangers…

Thèmes et contexte[modifier | modifier le code]

Ce film d’aventures est empreint du symbolisme cher au réalisateur : la religion (le prêtre Michel Piccoli), la chair, l'argent et les institutions (Simone Signoret en prostituée, Charles Vanel en propriétaire terrien) côtoient la pureté (Michèle Girardon en sourde-muette) dans un vent de révolte (l'aventurier Georges Marchal). Surréalisme avec les scènes de la prostituée en robe du soir au milieu de la jungle et de l’authentique vierge aux prises avec les forces naturelles (sa chevelure emmêlée à celle d’une autre vierge, la forêt) et renouveau d’un monde enfin épuré : le guide et la vierge voguant ensemble sur une mer étale…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Simone Signoret[2] : « La Mort en ce jardin n’est sûrement pas le plus grand film de Buñuel, mais ces trois mois de tournage au Mexique ont compté pour moi, Michel Piccoli et Charles Vanel, comme des vacances inoubliables. Peut-être aussi pour Georges Marchal mais, comme je ne l’ai plus guère revu, je n’ai pas eu l’occasion de radoter avec lui comme je le fais aujourd’hui encore avec Charles et Michel, ou encore avec Colette Crochot, la scripte. D’abord, il y avait Buñuel ; tous les acteurs qui ont travaillé avec lui l’ont déjà dit avant moi : passer sa journée avec Don Luis, ce n’est pas aller au travail, c’est s’amuser. […] Et puis il y avait Óscar. Óscar Dancigers, le plus russe des producteurs mexicains, après avoir été le plus russe des émigrants, le plus russe des charmants Russes — je pense à Kessel et à Tola Litvak. […] Et puis il y avait mes deux complices, Vanel et Piccoli, et des mystifications énormes, et des batailles à coups de verres d’eau, qui devinrent des seaux d’eau. Enfin, il y avait le Mexique. Je défie qui que ce soit de ne pas tomber amoureux du Mexique — je ne parle pas des paysages, je parle des gens. J’ai l’air folklorique en parlant comme ça : tant mieux, le folklore a quelquefois du bon, quand il exprime son sens réel, c'est-à-dire quand il s’applique au mot « peuple ». J’irai même jusqu’à dire pueblo. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Durée annoncée par le CNC.
  2. Extrait de ses mémoires, La nostalgie n'est plus ce qu'elle était, Éditions du Seuil, Paris, 1975 (ISBN 2-02-004520-6).

Liens externes[modifier | modifier le code]