Torchlight

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Torchlight
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Éditeur PC - Mac OS
Beijing Perfect World
AN : Encore, Inc.
EU : Jowood

Xbox 360
Microsoft
Développeur Runic Games

Date de sortie PC (téléchargement)
27 octobre 2009[1]

PC
AN : 5 janvier 2010[2]
EU : 9 avril 2010

Mac OS
AN : 12 mai 2010

Xbox 360

AN : 9 mars 2011[3]

Version 1.15
Genre Hack ’n Slash
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme Windows
Mac OS
Xbox 360
Linux
Média Téléchargement, CD/DVD
Contrôle PC - Mac OS
Clavier, souris

Xbox 360
Manette de jeu

Évaluation ESRB: T
Moteur OGRE

Torchlight est un jeu vidéo de type hack ’n slash développé par Runic Games et publié sur PC par Beijing Perfect World le 27 octobre 2009. Le jeu est alors disponible uniquement en téléchargement avant d’être édité en 2010 sur DVD par Encore, Inc. en Amérique du Nord et par Jowood en Europe. Une version Xbox 360 développée par World Domination Industries est publiée le 9 mars 2011 par Microsoft. Le 18 septembre 2012, il est rendu disponible pour Linux, dans le cadre du Humble Indie Bundle 6. Le jeu prend place dans un univers médiéval-fantastique dans lequel le joueur doit explorer les souterrains et les donjons infestés de monstres se trouvant sous la ville de Torchlight afin de retrouver le mage Aldric, corrompu par une créature démoniaque.

Souvent comparé à la série des Diablo, le jeu est plutôt bien accueilli par la critique, certains journalistes spécialisés le qualifiant de « meilleur Diablo-like depuis Diablo II ». En juillet 2011 les ventes de Torchlight dépassent le million d’exemplaires.

Scénario[modifier | modifier le code]

L'histoire se déroule à une époque médiévale d'heroic-fantasy, semblable à celle de Diablo, dont la différence se traduit par la présence de fusils et autres pistolets. Une petite ville minière, située sous un important gisement d'Embre, se voit contrainte de stopper son exploitation à la suite d'évènements pour le moins perturbateurs. Ainsi, il se trouve qu'un mage nommé Alric, autrefois combattant pour le bien, penche vers la corruption sous la manipulation d'une créature démoniaque d'une puissance extrême, Ordrak, vivant au fin fond des souterrains. Cette alliance se fait dans la quête du pouvoir ultime que délivre l'Embre. Son but est de transformer ce minerai en Embre Noire, pour en décupler sa puissance. À travers cette opération, l'influence maléfique d'Ordrak et de son adepte Alric se répand dans l'étendue des souterrains de Torchlight. Vous, aventurier, devez arrêter à tout prix le sombre dessein d'Ordrak qui est de contrôler le monde.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Le jeu commence avec le choix d’un type de personnage entre l’Alchemist, le Destroyer et la Vanquisher (qui ont été traduits par Alchimiste, Destructeur et Conquérante). Le gameplay de type « hack ’n slash » ou plutôt découper et trancher en français consiste à diriger son personnage à la souris et cliquer sur les éléments de l’environnement afin de les faire réagir : portes (ouverture), monstres (attaque), objet au sol (ramasser), etc.. D’un style cartoon, les personnages se frayent un chemin dans les différents donjons qu’ils explorent afin de tuer un maximum de monstres, obtenir de l’expérience et ainsi gagner des niveaux pour devenir plus puissants.

L’une des originalités du jeu est présente dès la création du héros : le joueur choisit un animal de compagnie (chat ou chien, dans la version téléchargeable et chien, lynx ou furet dans la version DVD-Rom) qui viendra l’accompagner durant toute l’aventure. Ce compagnon aidera le personnage lors des attaques, gagnera de l’XP et dispose d’un inventaire. Il est d’ailleurs possible de remplir l’inventaire de ce dernier et de lui donner l’ordre de vendre son contenu en ville (dispensant ainsi le joueur à faire un aller/retour pour vider son inventaire). L’animal peut également recevoir des anneaux et amulettes augmentant ses caractéristiques, apprendre des sorts, ainsi qu’être nourri par des poissons pêchés par le héros afin de le transformer en créatures ayant d’autres atouts que l’animal de base.

Chaque changement de niveau s’accompagne des traditionnels points à ajouter aux caractéristiques du personnage (force, dextérité, force magique, défense) mais également des points de compétences. Ces dernières sont réunies en 3 groupes que le joueur est libre d’explorer, mais il peut également décider se concentrer sur 2 ou un seul d’entre eux. Certaines aptitudes se débloquent passé un certain niveau et il n’est pas nécessaire d’avoir mis un point dans la compétence précédente pour accéder à la suivante. Mais une fois le point placé, il n’est pas possible de le supprimer.

Outre les points d’expérience, le jeu propose un système de renommée, également découpée en niveaux. La renommée (Fame) se gagne en tuant un boss ou champion (monstre plus résistant et puissant dont le nom apparaît en jaune). En gagner fera grimper votre statut (votre renommée est inscrite dans votre fiche de caractéristiques, mais cela n’interfère en rien dans le jeu) et permet, à chaque niveau gagné, d’avoir un point de compétence supplémentaire.

Développement[modifier | modifier le code]

Runic Games est fondé en 2008 suite à la dissolution de Flagship Studios. L’équipe de développement est alors constitué de 14 personnes issues de l’équipe de Flagship Studios basé à Seattle[4],[5] et est composé entre autres de Travis Baldree, créateur de Fate, et de trois vétérans de Blizzard North ayant notamment travaillé sur Diablo : Max Schaefer, Erich Schaefer et Peter Hu[6]. Ayant perdus les droits sur le jeu Mythos, l’équipe de Runic Games voit alors le développement d’un nouveau titre comme une façon de « finir ce qu’ils avaient commencé » bien qu’ils doivent pour cela repartir de zéro du fait de l’impossibilité d’utiliser le code ou les artwork créé pour Mythos[7].

L’objectif de la compagnie est alors de développer un MMORPG basé sur un système de jeu proche de celui de Diablo ou de Mythos mais avant de se lancer sur ce projet, les fondateurs de Runic décident de « revenir à leurs racines » en travaillant sur un jeu moins complexe qui pourrait ainsi être développé et perfectionné en peu de temps[6]. Cela permettrait en effet à l’équipe de faire connaitre au public. Le jeu est ainsi créé de manière à introduire le monde de Torchlight au public tout en permettant à l’équipe de sortir son premier jeu plus tôt que s’ils avaient commencé par développer un MMORPG[8],[9],[10].

Le développement de Torchlight commence aux alentours de novembre 2008 et dure environ 11 mois permettant à l’équipe de mettre le jeu à disposition dès octobre 2009[11].

Pour les développeurs, l’aspect graphique de Torchlight est inspiré de jeux comme Dragon's Lair et The Incredibles mais aussi des comics et des films d’animation. Pour rendre le jeu plus attirant, l’équipe a en effet choisi de donner à l’univers fantastique de celui-ci une teinte relativement lumineuse, avec des personnages stylisés et des textures peintes, plutôt qu’un style « sombre et sale »[9],[7]. Le jeu utilise le moteur 3D open source OGRE pour les graphismes et le système CEGUI pour son interface graphique. Le reste du jeu ayant été créé par Runic Games. Le jeu a été conçu pour fonctionner correctement sur une large gamme de systèmes incluant les netbook et n’utilise pas la technologie des shader[12].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Torchlight
Média Nat. Notes
1UP US A[13]
EuroGamer GB 8/10[14]
Game Informer US 8.75/10[15]
Gamekult FR 70 %[16]
Games Radar US 90 %[17]
GameSpot GB 80 %[18]
GameSpy US 4/5[19]
IGN US 86 %[20]
Jeuxvideo.com FR 80 %[21]
Compilations de notes
Game Rankings US 85,13 %[22]
Metacritic US 83 %[23]

Torchlight a été plutôt bien accueilli par les critiques avec des scores calculés par Metacritic et Game Rankings de respectivement 83 % et 85 % pour la version PC[22],[23] et un score de 82 % sur Metacritic pour la version sur Xbox 360[24]. Le jeu est souvent comparé à la série des Diablo, certains journalistes spécialisés le décrivant comme le « meilleur Diablo-like depuis Diablo II » ou comme le meilleur clone de celui-ci de ces dernières années[14],[15]. En juillet 2011 les ventes de Torchlight dépassent le million d’exemplaires[25].

Postérité[modifier | modifier le code]

Une suite, appelé Torchlight II, est annoncée le 4 août 2010 par Runic Games. Faisant suite au scénario développé dans Torchlight, elle apporte plusieurs nouveautés au niveau de l’interface et du système de jeu comme la possibilité de jouer en coopération et l’ajout de nouvelles classes de personnages et d’environnement extérieurs[26],[27],[28].

La sortie du jeu était prévue pour 2011 mais le jeu est sorti fin 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Kat Bailey, « Dates de sortie de Torchlight », 1UP.com,‎ 4 septembre 2009
  2. (en) « Encore Software et Runic Games annoncent la sortie de Torchlight », sur businesswire.com,‎ 12 novembre 2009
  3. (en) « Torchlight bientôt publié sur Xbox 360 », Runic Games,‎ 6 janvier 2011
  4. (en) Christian Donlan, « Torchlight Hands On », Eurogamer,‎ 14 septembre 2009
  5. (en) Suzie Ford, « Interview de Travis Baldree », WarCry Network,‎ 11 août 2008
  6. a et b (en) Nick Breckon, « Interview de Peter Hu », Shacknews,‎ 21 septembre 2009
  7. a et b (en) Jason Beck, « From the Ashes of Mythos: The Art of Torchlight », Gamasutra,‎ 3 septembre 2008
  8. (en) Michael Cunningham, « Torchlight Interview », rpgamer.com,‎ 21 août 2009
  9. a et b (en) Leigh Alexander, « Interview de Schaefer », Gamasutra,‎ 4 mai 2009
  10. (en) Chris Remo, « Working by Torchlight », Gamasutra,‎ 23 octobre 2009
  11. (en) Patrick Klepek, « Interview de Max Schaefer », G4 TV,‎ 12 octobre 2009
  12. (en) Chris McGraw, « Remember Mythos? Meet Torchlight. », Zam.com,‎ 10 septembre 2009
  13. (en) Kat Bailey, « Test de Torchlight », sur 1UP.com,‎ 17 novembre 2009
  14. a et b (en) Alec Meer, « Test de Torchlight », sur EuroGamer.net,‎ 5 novembre 2009
  15. a et b (en) Adam Biessener, « Test de Torchlight », sur Game Informer,‎ 29 octobre 2009
  16. Dr Chocapic, « Test de Torchlight », sur Gamekult.com,‎ 29 octobre 2009.
  17. (en) Jaz McDougall, « Test de Torchlight », sur GamesRadar.com,‎ 4 octobre 2009
  18. (en) Brett Todd, « Test de Torchlight », sur GameSpot.com,‎ 29 octobre 2009
  19. (en) Gerald Villoria, « Test de Torchlight », sur GameSpy.com,‎ 10 novembre 2009.
  20. (en) Mark Birnbaum, « Test de Torchlight », sur IGN.com,‎ 18 novembre 2009
  21. Capitaine Obvious,, « Test de Torchlight », sur Jeuxvideo.com,‎ 29 octobre 2009.
  22. a et b (en) « Scores obtenus par Torchlight », sur Game Rankings
  23. a et b (en) « Scores obtenus par Torchlight », sur Metacritic
  24. (en) « Scores obtenus par Torchlight sur Xbox 360 », Metacritic
  25. (en) Kyle Orland, « Les ventes de Torchlight dépassent les 1 millions d’unités », sur Gamasutra.com,‎ 6 juillet 2011
  26. (en) Martin Davies, « Interview concernant Torchlight II », sur PC Gamer,‎ 4 août 2010.
  27. (en) « Site web de Torchlight II », sur torchlight2game.com,‎ 4 août 2010.
  28. (en) Adam Biessener, « Torchlight II: E3 2011 Hands-On Lives Up To Expectations », Game Informer,‎ 6 août 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Terry Menson, Torchlight : Manual, Runic Games,‎ 2009, 57 p. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article