Torchlight II

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Torchlight II
Éditeur Beijing Perfect World, Steam
Développeur Runic Games
Concepteur Travis Baldree
Musique Matt Uelmen

Date de sortie 20 septembre 2012
Version 1.21.x.1
Genre Hack ’n Slash, Action-RPG
Mode de jeu Un joueur, multijoueur
Plate-forme Windows
Média Téléchargement
Contrôle Clavier, souris

Torchlight II est un jeu vidéo de type hack ’n slash développé par Runic Games et disponible en téléchargement depuis le 20 septembre 2012. Le jeu se déroule dans l’univers médiéval-fantastique de Torchlight, plusieurs années après les évènements de celui-ci, et permet au joueur de visiter les trois actes du jeu avec quatre nouvelles classes de personnages : l’ingénieur, l’outlander, le berserker et l’embermage. Contrairement à son prédécesseur, le jeu intègre un mode multijoueurs permettant de jouer en Réseau local ou sur Internet[1]. Torchlight II est plutôt bien accueilli par les critiques qui le comparent généralement à Diablo III. À sa sortie, il connait un certain succès commercial avec plus d’un million de titres vendus fin 2012.

Trame[modifier | modifier le code]

Le jeu se déroule dans le même univers médiéval-fantastique et steampunk que Torchlight[2]. Plusieurs années après les évènements de celui-ci, l’alchimiste (un des personnages jouables dans le premier volet de la série) se fait corrompre par le démon Ordrak. Il détruit alors la ville de Torchlight avant de tenter de perturber l’équilibre entre les six éléments régissant le monde du jeu. Le joueur incarne un aventurier dont l’objectif est de stopper l’alchimiste.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

Comme Torchlight, Torchlight II est un jeu vidéo de type hack’n’slash. Le joueur y contrôle un personnage devant explorer différents types d’environnement peuplés de monstres qu’il doit combattre pour avancer et pour gagner de l’expérience et de l’équipement.

Personnages[modifier | modifier le code]

Dès le début du jeu, le joueur doit choisir d’incarner une des quatre classes de personnage disponibles dans le jeu – personnage qu’il devra incarner jusqu’à la fin de sa quête – que sont l’ingénieur, l’outlander, le berserker et l’embermage. Chaque classe possède des caractéristiques de départ et des compétences différentes. L’ingénieur et le berserker sont de puissants combattants spécialisés dans le corps-à-corps. Le premier est un adepte des armes à deux mains, lentes mais pouvant infliger d’importants dégâts, et peut déployer des robots, des tourelles et d’autres machines de soutien. Le berserker préfère lui les armes plus rapides et est habité par l’esprit du loup qui lui permet de devenir enragé. L’outlander est un spécialiste des armes pouvant tirer à distance comme les arcs, les pistolets ou les fusils. Enfin, l’embermage est un puissant lanceur de sort dont la magie est basé sur les éléments[3].

En combattant les créatures qui peuplent le monde de Torchlight, le personnage contrôlé par le joueur gagne de l’expérience qui lui permet de devenir plus puissant. La quantité de points d’expérience dont le personnage dispose détermine le niveau du personnage. Chaque passage à un niveau supérieur donne au joueur la possibilité de renforcer les caractéristiques de son personnage. Le personnage dispose de quatre caractéristiques principales : la force qui lui permet de faire plus de dégâts ; la dextérité qui augmente sa vitesse et sa capacité d’esquive ; la concentration qui détermine son potentiel de magie et enfin la vitalité qui détermine la quantité de points de vie et d’armure dont celui-ci dispose[4]. À ces quatre caractéristiques principales, il faut ajouter des caractéristiques secondaires comme les dégâts, le niveau d’attaque ou la classe d’armure, que le joueur ne peut renforcer lors du passage à un niveau supérieur, mais qui dépendent des caractéristiques principales et de l’équipement du personnage. Enfin, chaque augmentation de niveau permet au joueur d’utiliser un « point de compétence » permettant de débloquer ou de renforcer les sorts et aptitudes du personnage[4].

Comme dans Torchlight, le personnage est accompagné d’un animal de compagnie pouvant l’aider dans les combats, gagner de l’expérience et transporter des objets. En plus de pouvoir retourner seul en ville pour revendre des objets, celui-ci peut également acheter des potions et des parchemins[5].

Equipements[modifier | modifier le code]

Lors de son exploration du monde de Torchlight II, ou en consultant certains habitants des lieux qu’il traverse, le joueur est amené à trouver ou à acheter différents types d’armes et d’armures dont il peut équiper son personnage pour améliorer ses caractéristiques de combats. Les armes comme les épées et les pistolets déterminent par exemple les dégâts que le héros peut infliger alors que les armures, les casques et les boucliers influencent sa « classe d’armure » qui détermine le niveau de protection du héros contre les attaques.

Comme dans Torchlight, certains objets sont dotés de pouvoir magique et peuvent apporter des bonus supplémentaires au personnage qui s’en équipe. Certains objets peuvent également être ornés de gemmes pour gagner des propriétés supplémentaires. Torchlight II introduit également un nouveau type d’objet disposant de propriétés pouvant être débloquées en tuant un certain nombre de créatures avec l’objet en question[6].

Modes de jeu[modifier | modifier le code]

Deux modes de jeu sont disponibles dans Torchlight II :

Le mode solo est divisé en trois actes et d’un épilogue correspondant chacun à une région du monde de Torchlight et à la fin desquels le joueur doit vaincre un démon particulier avant de pouvoir accéder à l’acte suivant. Ainsi, à la fin du premier acte qui se déroule dans une région montagneuse appelée « The Estherian Steppes », le joueur doit affronter le grand régent des Estherians avant de pouvoir se rendre dans le désert du « The Mana Wastes » ou se déroule le deuxième acte. Comme dans Torchlight ou Diablo, les différentes zones constituant chaque acte mais aussi les monstres et les trésors que le joueur peut y trouver sont générés aléatoirement et sont donc différents d’une partie à l’autre. Au cours du jeu le joueur est amené à réaliser des quêtes qui peuvent lui être données par les personnages non joueur qu’il rencontre ou qu’il se voit assigner en arrivant dans certaines zones. Certaines quêtes n’influent pas directement sur l’avancement de l’histoire mais permettent néanmoins de recevoir des récompenses comme des objets ou de l’expérience.

Le mode multijoueurs permet de jouer sur Internet ou en réseau local, le mode en ligne nécessitant au préalable de créer un compte, gratuit, sur le site officiel du jeu et de lier celui-ci à un compte Steam ou à une clé du jeu. En mode multi-joueurs, jusqu'à six joueurs peuvent explorer le monde de Torchlight en coopération, les zones et les quêtes restant les mêmes qu’en solo. La puissance des ennemis est ajustée en fonction du nombre de joueur ayant rejoint la partie. Les objets trouvés sont spécifique à chaque joueur[7].

À la création d’un personnage, le joueur doit lui associer un des quatre niveaux de difficulté suivant : occasionnel, normal, vétéran et élite. Ce niveau de difficulté ne peut être modifié au cours d’une partie et affecte la puissance des monstres mais pas les objets qu’ils peuvent laisser[1]. Comme dans Diablo, le joueur ayant terminé le jeu peut également recommencer celui-ci avec le même personnage, qui conserve son niveau et son équipement, dans un mode de jeu plus difficile appelé « New Game Plus ». Le joueur affronte alors des créatures plus fortes mais peut obtenir des objets plus puissants[7],[8]. Pour augmenter la difficulté, il est également possible de créer un personnage « extrême » que le joueur perd définitivement si celui-ci vient à mourir[7].

Développement[modifier | modifier le code]

L’équipe de Runic Games commence à travailler sur Torchlight en 2008. À l’époque, l’objectif de la compagnie est alors de développer un MMORPG basé sur un système de jeu proche de celui de Diablo ou de Mythos[9]. Avant de se lancer sur ce projet, les fondateurs de Runic décident néanmoins de « revenir à leurs racines » en travaillant sur un jeu moins complexe pouvant être développé en peu de temps et qui permettrait à d’introduire l’univers du jeu auprès du publique[10],[11],[12]. Un an après la sortie de Torchlight, Runic annonce malgré tout le développement de Torchlight II en expliquant que celui-ci doit permettre à l’équipe d’acquérir plus d’expérience dans le développement d’un mode multijoueur[13]. L’équipe prévoit notamment de réutiliser une partie du contenu de cette suite dans le MMORPG, la sortie de celui-ci devant suivre celle de Torchlight II[14]. Après avoir initialement prévu une sortie pour 2011, l’équipe de développement prend du retard et en novembre 2011, le président de la compagnie annonce que celui-ci ne sortira finalement qu’en 2012 afin de permettre aux développeurs de finaliser le jeu et de le tester[15]. Une bêta test du jeu est ainsi organisé entre le 18 et le 24 mai 2012[16] et le jeu est finalement publié le 20 septembre sur la plateforme de téléchargement Steam[17].

Les cinématiques de Torchlight II ont été produites par Klei Entertainment[18].

La bande originale du jeu a été composée par Matt Uelmen, compositeur de la célèbre bande son de Diablo (I & II)[19].

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes obtenues
Torchlight II
Média Pays Notes
Edge US 80 %[20]
Eurogamer UK 90 %[21]
Game Informer US 92,5 %[2]
Gamekult FR 60 %[1]
Games Radar US 4,5/5[5]
Game Revolution US 4,5/5[22]
GameSpot US 85 %[3]
GameSpy US 5/5[6]
IGN US 91 %[7]
Jeuxvideo.com FR 85 %[23]
Compilations de notes
Metacritic US 88 %[24]
GameRankings US 88,48 %[25]

Ventes[modifier | modifier le code]

Comme le premier volet de la série, Torchlight II connait un certain succès commercial avec plus d’un million de titres vendus en 2012[26].

Critiques[modifier | modifier le code]

À sa sortie, Torchlight II est bien accueilli par la presse spécialisée, obtenant ainsi des moyennes de 88 % et 88,48 % sur les sites Metacritic et Game Rankings[24],[25]. L’aspect graphique de Torchlight II est jugé comme étant réussi, les critiques mettant notamment en avant une identité visuelle assez unique, très coloré et rappelant les cartoons, et ses environnement riches et variés qui rendent le monde très plaisant à explorer[3],[6],[23]. Le site Gamekult regrette néanmoins que le jeu rame occasionnellement même sur des machines puissantes[1]. Les effets sonores sont décrits comme étant de bonne qualité, la plupart des critiques saluant en particulier la bande originale du jeu qu’ils jugent éclectique et obsédante[3],[7]. La plupart des critiques ne s’attardent pas sur les cinématiques du jeu, le seul test les mentionnant notant qu’elles sont ratés[1]. D’après les critiques, le scénario du jeu n’est pas mémorable, les personnages étant jugés « plats » et la narration « archaïque », et se contente de donner un prétexte pour envoyer le joueur au combat[3],[7]. Certaines critiques notent néanmoins que celui-ci n’est pas trop intrusif[5] et qu’on « évite les tirades ridicules des boss de Diablo III[1] ». La presse spécialisé comparent généralement le système de jeu de Torchlight II à celui de Torchlight et de Diablo II, notant que Runic Games s’est focalisé sur ce que les joueurs aimaient dans ces titres plutôt qu’à révolutionner le genre[22],[23]. Ainsi, les critiques expliquent que le système de compétence des personnages n’a pas évolué. Celui-ci est en effet toujours basé sur des arbres de compétences dans lequel le joueur doit choisir de débloquer ou d’améliorer des sorts à chaque passage à un niveau supérieur ce qui, d’après certaines critiques, encourage le joueur à se concentrer sur un faible nombre de compétences[1]. Les quatre classes de personnage sont décrites comme réussies, les critiques mettant en avant la quantité et la diversité des compétences de chacune d’elle[3],[22]. De même, le système d’équipement est présenté comme réussi et addictif[3],[7]. En revanche, de nombreuses critiques notent que le jeu n’est pas très bien équilibré et alterne des passages trop faciles avec d’autres trop difficiles[1],[2]. Le jeu est également jugé un peu monotone et répétitif, les critiques mettant néanmoins en avant la bonne rejouabilité de celui-ci[1],[22]. L’arrivé d’un mode multijoueur, absent dans le premier Torchlight, est salué par la presse spécialisé. Les critiques notent ainsi que si celui-ci ne dispose pas d’autant de fonctionnalités que celui de Diablo III, il reste néanmoins très amusant[3],[7]. Certaines critiques regrettent néanmoins que les personnages soient stockés en local et s’inquiètent d’une éventuelle invasion de tricheurs sur les serveurs du jeu[1]. Enfin, le faible prix du jeu est souvent mis en avant par les journalistes qui notent qu’à ce prix-là, les fan du genre auraient tort de se priver[3],[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Dr Chocapic, « Test de Torchlight II », sur Gamekult.com,‎ 20 septembre 2012.
  2. a, b et c (en) Adam Biessener, « Test de Torchlight II », sur GameInformer.com,‎ 27 septembre 2012.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Carolyn Petit, « Test de Torchlight II », sur GameSpot.com,‎ 24 septembre 2012.
  4. a et b (en) « Starter guide », IGN.com.
  5. a, b et c (en) Ryan Taljonick, « Test de Torchlight II », sur GamesRadar.com,‎ 20 septembre 2012.
  6. a, b et c (en) Dan Stapleton, « Test de Torchlight II », sur GameSpy.com,‎ 20 septembre 2012.
  7. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Charles Onyett, « Test de Torchlight II », sur IGN.com,‎ 20 septembre 2012.
  8. (en) John Turcich, « Test de Torchlight II – Partie 2 », sur Forbes.com,‎ 26 septembre 2012.
  9. (en) Nick Breckon, « Interview de Peter Hu », Shacknews,‎ 21 septembre 2009.
  10. (en) Michael Cunningham, « Interview de Wonder Russell et Erich Schaefer », rpgamer.com,‎ 21 août 2009.
  11. (en) Leigh Alexander, « Interview de Runic Games : Schaefer sur les détails de Torchlight », sur Gamasutra.com,‎ 4 mai 2009.
  12. (en) Chris Remo, « Working by Torchlight », sur Gamasutra.com,‎ 23 octobre 2009.
  13. , Kris Graft, « Interview de Max Schaefer concernant Torchlight II », sur Gamasutra.com,‎ 5 août 2010.
  14. (en) Adam Biessener, « Bande annonce de Torchlight II », sur Game Informer,‎ 19 juillet 2010.
  15. (en) « An Update from Travis Baldree, », Runic Games.
  16. (en) « Torchlight II – Fin de la béta », Runic Games,‎ 22 mai 2012.
  17. (en) Tom Senior, « Date de sortie de Torchlight 2 annoncée », PC Gamer,‎ 31 août 2012.
  18. (en) Mike Schramm, « Preview de Torchlight 2 », sur Joystiq.com,‎ 8 juin 2011.
  19. (en) « Musique de Torchlight II », Runic Games,‎ 6 mai 2011.
  20. (en) « Test de Torchlight II », sur Edge-Online.com,‎ 3 octobre 2012.
  21. (en) Christian Donlan, « Test de Torchlight II », sur Eurogamer.net,‎ 24 septembre 2012.
  22. a, b, c et d (en) Danie lrbischoff, « Test de Torchlight II », sur Game Revolution,‎ 28 septembre 2012.
  23. a, b et c Lespol, « Test de Torchlight II », sur Jeuxvideo.com,‎ 26 septembre 2012.
  24. a et b (en) « Bilan des scores de Torchlight II », sur Metacritic.
  25. a et b (en) « Bilan des scores de Torchlight II », sur GameRankings.
  26. (en) Erik Kain, « Torchlight 2 s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires en 2012 », sur Forbes.com,‎ 1er janvier 2013.