Sainte-Fauste

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Sainte-Fauste
Vue générale de la commune.
Vue générale de la commune.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Indre
Arrondissement Issoudun
Canton Issoudun-Sud
Intercommunalité Communauté de communes de Champagne berrichonne
Maire
Mandat
Jean-Marc Brunaud
2014-2020
Code postal 36100
Code commune 36190
Démographie
Gentilé Faustéens
Population
municipale
298 hab. (2011)
Densité 13 hab./km2
Population
aire urbaine
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 51′ 29″ N 1° 51′ 58″ E / 46.8580555556, 1.8661111111146° 51′ 29″ Nord 1° 51′ 58″ Est / 46.8580555556, 1.86611111111  
Altitude Min. 142 m – Max. 168 m
Superficie 23,07 km2
Localisation

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Sainte-Fauste
Liens
Site web sainte-fauste.fr

Sainte-Fauste est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'est[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne. Elle appartient à l'aire urbaine de Châteauroux.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Neuvy-Pailloux (3 km), Diors (4 km), Thizay (6 km), Brives (6 km), Vouillon (6 km), Mâron (6 km), Issoudun (14 km), Châteauroux (14 km), La Châtre (32 km) et Le Blanc (66 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : la Bideauderie, Ablenay et les Sarrays.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par les routes départementales[3] : 12, 12E et 925.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Neuvy-Pailloux[3], à 3,5 km.

La commune est desservie par la ligne D du réseau L'Aile Bleue[4].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[3], à 17 km.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution française, pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune change de nom pour La Ferté-les-Bois[5].

Ses habitants sont appelés les Faustéens[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le secteur de Sainte-Fauste a été occupé par les hommes depuis la préhistoire comme en témoigne la présence d'un tumulus (aux environs du lieu-dit La Bidauderie) dans lequel une urne funéraire a été découverte. Des outils en silex ont également été trouvés à proximité ainsi que trois enclos circulaires, peut-être des tumulus arasés. L'époque gallo-romains semble assez faste à Sainte Fauste. On retrouve de nombreuses traces de cette époque.

Des cuves de sarcophages ou des urnes funéraires ont été déterrées au hasard des travaux agraires, aussi bien dans le secteur du Brossat que celui du Petit Moulin à la sortie de Sainte-Fauste en direction de Neuvy-Pailloux. Mais, c'est sur le secteur du Grand Bois (à proximité du lieu-dit La Godinerie) que l'activité humaine semble la plus concentrée. En effet, il existe les vestiges d'une villa gallo-romaine datant du IVe siècle. Ensuite, trois emplacements à tuile, trois pierres sculptées faisant partie d'un autel et trois pièces de monnaies datées du Ier siècle et IIe siècle font penser à l'existence probable d'un sanctuaire en ce lieu. Certains de ces vestiges sont aujourd'hui visibles au musée d'Argentomagus ; Enfin, il est pratiquement sûr que l'exploitation du minerai de fer (extraction et fonte) existait déjà à l'époque gallo-romaine dans le secteur du Grand Bois. Cette exploitation s'est poursuivie jusqu'au XIXe siècle.

Peu à peu, de grandes propriétés agricoles, souvent héritées de la période gallo-romaine, vont se développer. C'est l'époque de grands défrichages dans la région afin de gagner de la place pour une population croissante et pour les cultures. Il y avait, aux Sarrays, une abbaye. Les moines ont joué un rôle très important pour notre l'agriculture en asséchant, au fil des siècles, des terres marécageuses pour y produire des cultures. Les propriétaires des domaines agricoles donnent souvent leur nom au lieu-dit (La Bidauderie, La Tripterie, La Godinerie …). Ces exploitations ont besoin d'une importante main d'œuvre : les journaliers et ouvriers se regroupent dans les villages, créant un habitat très concentré. Il s'agit généralement de petites maisons avec un petit jardin à l'arrière comme en témoigne encore aujourd'hui la rue du Château à Sainte-Fauste. L'agriculture de l'époque est loin d'être centrée sur les céréales : des animaux paissent sur ces terres et notamment de nombreux moutons.

La communauté de Sainte-Fauste est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 47 feux en 1709 à 42 en 1726[7]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement d'Issoudun, du canton d'Issoudun-Sud, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de Champagne berrichonne.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1890 1926 Raoul Léopold Patureau-Mirand  ? Avocat
Ancien bâtonnier
mars 1959 mars 1971 André Lacan  ? Avocat
mars 1971 mars 2001 François Gerbier  ? Agriculteur
mars 2001 en cours Jean-Marc Brunaud[9],[10],[11]  ? Responsable informatique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 298 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
385 396 408 483 504 473 463 449 475
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
482 467 460 467 442 483 484 500 445
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
427 448 439 461 438 371 330 325 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
299 256 218 230 229 254 261 258 293
2011 - - - - - - - -
298 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[14].

Autrefois elle eut une importance non négligeable, par l'extraction du minerai de fer, qui était utilisé au XVIIIe siècle, par les forges de Clavières[15] toutes proches, mais cette activité disparue avec la fermeture des forges en 1874.

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune ne possède pas de lieu d'enseignement[16]. Le collège public (Denis Diderot) de secteur[17] se trouve à Issoudun. Les lycées publics de secteur[17] se trouvent à Issoudun (lycée général Honoré de Balzac) et à Châteauroux (lycée polyvalent Blaise Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a et b Site du Géoportail : Sainte-Fauste, consulté le 15 décembre 2013.
  3. a, b et c Site de ViaMichelin : Sainte-Fauste, consulté le 14 décembre 2013.
  4. Site du conseil général de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Charles Bouyssi, Communes et paroisses d’Auvergne,‎ 2002 (lire en ligne).
  6. Site de la commune de Sainte-Fauste : Présentation et résultat du vote pour définir un gentilé des habitants, consulté le 4 novembre 2012.
  7. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 169.
  8. Zeller, op. cit., p. 145 et 153.
  9. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2001, consulté le 18 février 2013.
  10. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  11. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  14. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  15. Château de Bouges, Patrimoine,‎ 2004, p. 7.
  16. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  17. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.