Saint-Chinian

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Saint-Chinian
Un panorama sur le bourg
Un panorama sur le bourg
Blason de Saint-Chinian
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Chinian (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Chinianais
Maire
Mandat
Robert Tropéano
2008-2014
Code postal 34360
Code commune 34245
Démographie
Gentilé Saint-Chinianais
Population
municipale
1 829 hab. (2010)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 23″ N 2° 56′ 52″ E / 43.4230555556, 2.9477777777843° 25′ 23″ Nord
       2° 56′ 52″ Est
/ 43.4230555556, 2.94777777778
  
Altitude Min. 101 m — Max. 631 m
Superficie 23,29 km2
Localisation

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Saint-Chinian
Liens
Site web www.saintchinian.fr

Saint-Chinian (en occitan Sanch Inhan) est une commune française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Chinianais.

Sommaire

Géographie [modifier]

Carte

Saint-Chinian est arrosé par le ruisseau de Vernazobres.

Histoire [modifier]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vernodure[1]. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des sans-culottes » puis « société régénérée des sans-culottes montagnards », et créée en 1791[2].

Toponymie [modifier]

La forme la plus ancienne est monasterium S. Aniani, attestée dès 826. Elle dérive ensuite en occitan en Sanch Inhan puis avec mécoupure en San Chinian. Ce toponyme reprend le nom de Anianus, évêque d’Orléans au Ve siècle. À la mi-juin 451, les Huns ayant assiégé Orléans, l’évêque Anianus (Aignan), originaire de la vallée du Rhône, leur opposa une farouche résistance. Sa tactique était de faire passer une procession sur le chemin de ronde des fortifications. Au troisième assaut, le 23 juin, Ætius et ses légions arrivèrent et firent déguerpir les assaillants. En souvenir de cet exploit trente-deux communes françaises prirent le nom de Saint-Aignan[3].

Héraldique [modifier]

Blason de Saint-Chinian

Les armes de Saint-Chinian se blasonnent ainsi :


d'azur à une corne d'abondance d'or, déversant des fruits au naturel, sénestrée d'une croix cléchée et pommetée d'or remplie de gueules[4].

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Robert Tropéano PS puis DVG Sénateur, vice-président du conseil général de l'Hérault

Démographie [modifier]

Au dernier recensement, la commune comptait 1829 habitants.

Article détaillé : Recensement en France.
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 223 2 721 2 992 3 059 3 270 3 541 3 627 3 973 4 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 246 4 339 4 284 3 772 3 545 3 798 3 572 3 424 3 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 181 3 037 2 745 2 526 2 550 2 530 2 532 2 194 2 056
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
2 065 1 976 1 886 1 735 1 705 1 777 1 808 1 829 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[1] puis Insee à partir de 1968[5].)

Histogramme de l'évolution démographique

De 1999 à 2007, Saint-Chinian a augmenté de 37 habitants soit une progression de 2,1 %. Les retraités ou pré-retraités représentent 38 % de la population, les chômeurs 5,2 %, les actifs 31,2 %, les élèves et étudiants 4,7 % et les autres inactifs 20,9 %[6].

Lieux et monuments [modifier]

Personnalités liées à la commune [modifier]

En 1881, apprenti menuisier âgé de 23 ans, il est un des premiers à rejoindre l'Orphéon local qui vient d'être créé. Par la suite, sa magnifique voix de ténor amène Marcelin Coural, maire de Narbonne, à demander à le rencontrer et l'auditionner. Conséquence, il l'invite à venir habiter Narbonne et suivre les cours de l'école de musique.
Un an plus tard, Affre intègre le Conservatoire de Toulouse et obtient une subvention du département de l'Hérault et de la municipalité de Saint-Chinian. Elle s'élève à 300 francs « durant tout le temps de ses études musicales, soit à Toulouse, soit à Paris. »
En 1887, Affre remporte au Conservatoire de Paris le prix d'Opéra comique et en 1888 le prix de Grand Opéra. Il démarre alors une carrière de ténor. Durant vingt ans il est célèbre et très apprécié en France et à l'étranger, notamment à Bordeaux et Toulouse où il est acclamé.
  • Charles Trenet : le chanteur, dont le père était notaire à Saint-Chinian, a habité lors de son enfance dans l'actuelle maison des vins.

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes [modifier]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1902.
  4. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 61.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  6. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n3/34/n3_34245.pdf
  7. Biographie d'Auguste Affre.