Saint-Chinian

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Saint-Chinian
Un panorama sur le bourg
Un panorama sur le bourg
Blason de Saint-Chinian
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Chinian (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Chinianais
Maire
Mandat
Bruno Enjalbert
2014-2020
Code postal 34360
Code commune 34245
Démographie
Gentilé Saint-Chinianais
Population
municipale
1 821 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 23″ N 2° 56′ 52″ E / 43.4230555556, 2.9477777777843° 25′ 23″ Nord 2° 56′ 52″ Est / 43.4230555556, 2.94777777778  
Altitude Min. 101 m – Max. 631 m
Superficie 23,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintchinian.fr

Saint-Chinian est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Saint-Chinian est arrosé par le ruisseau de Vernazobres.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Saint-Chinian est traversée par :

Toponymie[modifier | modifier le code]

La forme la plus ancienne est monasterium S. Aniani, attestée dès 826. Elle dérive ensuite en occitan en Sanch Inhan puis avec mécoupure en San Chinian. Ce toponyme reprend le nom de Anianus, évêque d’Orléans au Ve siècle. À la mi-juin 451, les Huns ayant assiégé Orléans, l’évêque Anianus (Aignan), originaire de la vallée du Rhône, leur opposa une farouche résistance. Sa tactique était de faire passer une procession sur le chemin de ronde des fortifications. Au troisième assaut, le 23 juin, Ætius et ses légions arrivèrent et firent déguerpir les assaillants. En souvenir de cet exploit trente-deux communes françaises prirent le nom de Saint-Aignan[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de Vernodure[2]. Les citoyens de la commune se réunissent au sein de la société révolutionnaire, baptisée « société populaire des sans-culottes » puis « société régénérée des sans-culottes montagnards », et créée en 1791[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 2014 Robert Tropéano PS Sénateur, vice-président du conseil général de l'Hérault
mars 2014 en cours Bruno Enjalbert sans étiquette  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Au dernier recensement, la commune comptait 1821 habitants.


En 2011, la commune comptait 1 821 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 223 2 721 2 992 3 059 3 270 3 541 3 627 3 973 4 059
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 246 4 339 4 284 3 772 3 545 3 798 3 572 3 424 3 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 181 3 037 2 745 2 526 2 550 2 530 2 532 2 194 2 056
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 065 1 976 1 886 1 735 1 705 1 777 1 808 1 813 1 821
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


De 1999 à 2007, Saint-Chinian a augmenté de 37 habitants soit une progression de 2,1 %. Les retraités ou préretraités représentent 38 % de la population, les chômeurs 5,2 %, les actifs 31,2 %, les élèves et étudiants 4,7 % et les autres inactifs 20,9 %[5].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

En 1881, apprenti menuisier âgé de 23 ans, il est un des premiers à rejoindre l'Orphéon local qui vient d'être créé. Par la suite, sa magnifique voix de ténor amène Marcelin Coural, maire de Narbonne, à demander à le rencontrer et l'auditionner. Conséquence, il l'invite à venir habiter Narbonne et suivre les cours de l'école de musique.
Un an plus tard, Affre intègre le Conservatoire de Toulouse et obtient une subvention du département de l'Hérault et de la municipalité de Saint-Chinian. Elle s'élève à 300 francs « durant tout le temps de ses études musicales, soit à Toulouse, soit à Paris. »
En 1887, Affre remporte au Conservatoire de Paris le prix d'Opéra comique et en 1888 le prix de Grand Opéra. Il démarre alors une carrière de ténor. Durant vingt ans il est célèbre et très apprécié en France et à l'étranger, notamment à Bordeaux et Toulouse où il est acclamé.
  • Charles Trenet : le chanteur, dont le père était notaire à Saint-Chinian, a habité lors de son enfance dans l'actuelle maison des vins.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Chinian

Les armes de Saint-Chinian se blasonnent ainsi :


d'azur à une corne d'abondance d'or, déversant des fruits au naturel, sénestrée d'une croix cléchée et pommetée d'or remplie de gueules[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968, p. 1902.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Jean-François Dubost, « Le réseau des Sociétés Politiques dans le département de l'Hérault pendant la Révolution Française (1789-1795) », Annales historiques de la Révolution française, no 278, 1989. p. 416.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  5. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/resultats/chiffres-cles/n3/34/n3_34245.pdf
  6. Biographie d'Auguste Affre.
  7. Didier Catarina et Jean-Paul Fernon, Armorial des communes de l'Hérault, Artistes en Languedoc, (ISSN 1264-5354), p 61.