Cazedarnes

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Cazedarnes
L'abbaye de Fontcaude sur la commune de Cazedarnes
L'abbaye de Fontcaude sur la commune de Cazedarnes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Béziers
Canton Saint-Chinian
Intercommunalité Communauté de communes du Saint-Chinianais
Maire
Mandat
Thierry Cazals
2008-2014
Code postal 34460
Code commune 34065
Démographie
Population
municipale
539 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 25′ 31″ N 3° 01′ 45″ E / 43.4253, 3.0292 ()43° 25′ 31″ Nord 3° 01′ 45″ Est / 43.4253, 3.0292 ()  
Altitude Min. 98 m – Max. 251 m
Superficie 11,64 km2
Localisation

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Cazedarnes en occitan Casa d'Arnas, est une commune française, située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. On y pratiqua longtemps jadis la sériciculture. Ses habitants sont appelés les Cazedarnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, Cazedarnes était constitué de deux hameaux distincts : le masage haut et le masage bas, qui dépendaient entièrement de Cessenon-sur-Orb. On y trouve déjà une église, qui pourrait être l'église primitive de l'actuelle église Saint-Amans. Cazedarnes ne devient commune qu'en 1850.

Abbaye de Prémontrés du XIIe siècle, l'abbaye de Fontcaude est située sur la commune de Cazedarnes. Fondée en 1154, celle-ci avait été incendiée en 1577 lors des guerres de religion puis vendue aux enchères publiques après la Révolution française. Soumise au délabrement durant le XIXe siècle, elle fut redécouverte en 1969. L'association "Les amis de Fontcaude" a entrepris un long travail (qui fut primé dans le cadre de l'opération "Chefs-d'œuvre en péril") pour la restaurer. Ainsi furent mis au jour l'église Sainte-Marie, le cloître, la fonderie de cloches et le moulin. La municipalité de l'époque, pour sa part, fit installer un éclairage en rapport avec le lieu et exposer dans l'abbaye devenue musée un ouvrage manuscrit retrouvé dans les archives municipales.

Il a été établi que l'abbaye avait été construite sur un terrain donné par un certain Armengaud (nom courant dans le Sud-Ouest) sous condition de pouvoir y être enterré, ce qui fut fait.

Une bretelle des chemins de St Jacques de Compostelle passant par l'abbaye, elle y accueille la fraternité Jacquaire de Septimanie depuis le 13 mars 1995. Le chapitre solennel de réception des nouveaux membres se tient le 25 juillet pour la fête de Saint Jacques le majeur. L'abbaye accueille également des manifestations culturelles telles que "Musiques au cœur du vignoble" ainsi que des représentations de chants grégoriens.

Un cimetière wisigoth a été retrouvé à proximité.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Thierry Cazals P.S  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 539 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1851. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891
350 365 362 392 379 451 468 479 502
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
480 533 523 502 440 475 470 457 387
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006
386 389 353 284 300 329 394 433 452
2009 2011 - - - - - - -
524 539 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église romane primitive sert de transept à l'église actuelle qui est moderne ; petit autel roman (stèle romaine de "Flavia Quinta" trouvée dans le massif de l'autel) et autel moderne de Nocca. L'église de Cazedarnes contient également différentes fresques (1950) de Nicolas Greschny (1912-1985). Elles illustrent la vie de Saint-Roch mais aussi des thèmes classiques de l'iconographie religieuse (notamment dans son inspiration orthodoxe) : Christ de l'Apocalypse, Passion, Mort de Joseph, Descente aux enfers, Couronnement de la Vierge...
  • Oppidum romain aux Vignals.
  • Plusieurs villas romaines.
  • Tombes wisigothiques aux Vignals, Cazedarnes-le-Bas.
  • Les tombes des enfants du village morts pendant la Grande guerre et le monument aux morts qui leur était consacré étaient entourés d'une lourde chaîne métallique. Cette chaîne arrivant en fin de vie a été malheureusement remplacée par une chaîne de travaux publics en matière plastique blanche et verte.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Cazedarnes

Les armes de Cazedarnes se blasonnent ainsi :

tiercé en pairle, au premier d'azur à une ombre de soleil d'or, au deuxième d'or à un cep de vigne feuillé et fruité de gueules soutenu d'une terrasse d'argent craquelée de sable, au troisième de gueules à une jumelle ondée abaissée d'argent, une crosse d'or brochant sur le tout[3]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 37.