SuSE

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

(Redirigé depuis SUSE)
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Suse.
logo openSUSE
Famille GNU/Linux
Type de noyau Monolithique
État du projet en développement
Plates-formes x86, x86-64, PPC
Entreprise/
Développeur
Novell
la communauté openSUSE
Licence GNU GPL
États des sources Logiciel libre, Open Source et Propriétaire
Dernière version stable 11.1 (le 18 décembre 2008) [+/−]
Dernière version avancée 11.2 Milestone 3 (le 30 juin 2009) [+/−]
Méthode de mise à jour YaST, Zypper
Interface graphique KDE
GNOME
Gestionnaire de paquets RPM
Site Web www.novell.com/linux
www.opensuse.org

SuSE (prononciation : /su:zə/, "souzeu" en français) est une distribution GNU/Linux majeure, d'origine allemande et principalement développée en Europe.

La première version de cette distribution apparut au début de l'année 1994, faisant de SUSE la plus ancienne distribution commerciale encore existante. Elle est connue pour son outil de configuration YaST.

En 2003, elle a été rachetée par la société américaine Novell, membre fondateur de l'Open Invention Network. Novell ouvrit largement le développement de la distribution aux contributeurs extérieurs en 2005, en créant le projet communautaire openSUSE.

Sommaire

[modifier] Historique

[modifier] La société

La compagnie S.u.S.E. a été fondée le 2 septembre 1992 à Nuremberg en Allemagne, par quatre personnes : Roland Dyroff, Thomas Fehr, Burchard Steinbild et Hubert Mantel, tous dans leur vingtième année. Trois des fondateurs étaient toujours à l'université, étudiant les mathématiques; Thomas Fehr avait déjà reçu un diplôme et travaillait en tant qu'ingénieur logiciel.

L'idée originale était que la compagnie fasse le développement de logiciels et fonctionne comme un groupe de consultation UNIX. Selon ce que dit l'un des fondateurs, Hubert Mantel, cette idée ne s'est pas concrétisée de manière appréciable, le travail dans ce secteur d'activité étant difficile à obtenir, et après un certain temps le groupe a eu l'idée de distribuer Linux, faisant en parallèle du support et de la vente de logiciels.

Le nom "S.u.S.E" était originellement un acronyme allemand pour "Software und System-Entwicklung", signifiant "Développement de logiciels et de systèmes", un nom pas tellement original pour une compagnie de logiciels. Cependant, le nom complet n’a jamais été employé et la compagnie a depuis toujours été connue comme étant "S.u.S.E.", raccourci plus tard en "SuSE" en octobre 1998.

Il y a également une rumeur officieuse qui dit que le nom est un hommage à l'informaticien allemand Konrad Zuse, un des pères de l'informatique qui développa la première machine informatique électronique en 1938, "SuSE" et "Zuse" se prononçant d’une manière similaire en allemand, à l'exception de la consonne initiale.

Le logo officiel de la distribution est un caméléon vert prénommé officiellement "Geeko" (contraction de "Gecko" et "geek") suite à un concours lancé par SUSE. Son design a passablement évolué au fil du temps[1].

[modifier] Les origines

Historique des versions
3/94 basée Slackware
7/94 basée Slackware
11/94 basée Slackware
4/95 basée Slackware
8/95 basée Slackware
11/95 basée Slackware
4.2 mai 1996
4.3 septembre 1996
4.4 mai 1997
5.0 juin 1997
5.1 novembre 1997
5.2 23 mars 1998
6.0 21 décembre 1998
6.1 7 avril 1999
6.2 12 août 1999
6.3 25 novembre 1999
6.4 27 mars 2000
7.0 27 septembre 2000
7.1 24 janvier 2001
7.2 15 juin 2001
7.3 13 octobre 2001
8.0 22 avril 2002
8.1 30 septembre 2002
8.2 7 avril 2003
9.0 15 octobre 2003
9.1 23 avril 2004
9.2 25 octobre 2004
9.3 16 avril 2005
10.0 6 octobre 2005
10.1 11 mai 2006
10.1bis 13 octobre 2006
10.2 7 décembre 2006
10.3 4 octobre 2007
11.0 19 juin 2008
11.1 18 décembre 2008

La société a ainsi commencé ses activités comme compagnie de service, fournissant des manuels UNIX/Linux imprimés, vendant des logiciels, parmi lesquels se trouvaient les distributions SLS et Slackware, et proposant une assistance technique. SLS (Softlanding Linux System), fondée par Peter McDonald et aujourd’hui disparue, était la première véritable distribution à intégrer des éléments piliers comme X Window System et TCP/IP. La distribution Slackware, maintenue encore à l’heure actuelle[2] par Patrick Volkerding, un ancien contributeur déçu de SLS, fut largement basée sur cette dernière.

Ainsi, la société envoyait un jeu de 40 disquettes Slackware aux personnes qui désiraient obtenir Linux. Par la suite, les scripts de Patrick Volkerding furent traduits, faisant de la distribution originelle S.U.S.E. Linux 1.0 une version allemande de Slackware, développée en étroite collaboration avec son développeur. Le jeu de disquettes se transforma en CD, suite à la banalisation de ce support. Selon les souvenirs de Bodo Bauer[3], un des premiers employés de la société, les dirigeants de S.u.S.E. décidèrent qu’il valait mieux développer leur propre distribution que de toujours corriger les mêmes bugs de Slackware, Patrick Volkerding ne prenant pas en compte le travail de la société et ne l’incluant pas dans ses nouvelles versions. Également, ils prirent conscience qu’ils avaient besoin, entre mille autres choses, d’un meilleur outil d’installation et de configuration. S.u.S.E pris pour point de départ la distribution Jurix (qui n’existe plus aujourd’hui) de Florian LaRoche, celui-ci rejoignant l’équipe S.u.S.E, et commença de développer YaST, l'outil d'installation et de configuration qui allait devenir le point central de la distribution[4]. À noter que Jurix n’est pas un dérivé de Slackware, puisque cette distribution est plus ancienne que cette dernière[5].

La première véritable SuSE Linux 4.2 et ses 3 CD (1996)

En 1996, la première véritable distribution de l'entreprise fut publiée sous la dénomination S.u.S.E Linux 4.2. Le numéro de version qui devait être choisi a provoqué de longues discussions : ça aurait pu être simplement la version 1.1, mais c'était avant tout le départ d'une nouvelle distribution. Puisque la version 1.1 fut finalement rejetée, on s’est alors plutôt penché sur le nombre 42, une référence intentionnelle à la réponse de la "Grande Question sur la Vie, l'Univers et le Reste" de la série de romans de science-fiction H2G2 de l'Anglais Douglas Adams : The Hitchhiker's Guide to the Galaxy. Le numéro de la première version de YaST, 0.42, s'inspire également des mêmes sources.

[modifier] L'expansion

Pendant que S.u.S.E. Linux incorporait plusieurs aspects de Red Hat Linux, comme son gestionnaire de paquets RPM et sa structure de configuration /etc/sysconfig, le nombre de supports CD de la distribution commença à augmenter, passant de 1 à 2, puis 3, 4…

S.u.S.E. était le distributeur numéro un en Allemagne et reconnu comme un partenaire privilégié pour tout ce qui touche Linux, quand en 1997, S.u.S.E., LLC fut créée à Oakland (Californie) pour se frayer un chemin sur le marché Linux américain. Tandis que Red Hat était omniprésent aux États-Unis, la popularité de la distribution Linux de SuSE continuait de grandir en Europe. SuSE était particulièrement populaire en Allemagne, son pays d'origine, mais également dans les pays nordiques tel que la Finlande et la Suède, Linus Torvalds, (créateur du noyau Linux), l'ayant lui-même passablement utilisée. Cependant, le succès de cette distribution dans le monde francophone resta mitigé, la distribution concurrente, Mandrake, d'origine française, connaissant alors ses heures de gloire en France. Cela n'empêcha pas SuSE de bientôt devenir une société mondiale avec l'établissement de bureaux aux États-Unis (1997) et au Royaume-Uni (1999).

Cependant, l'optimisme et une expansion trop rapide de la société ont mené à un point en 2001 où la compagnie fut forcée de réduire sa voilure de manière significative pour survivre. Ainsi, SuSE finalisa le rachat de la société alsacienne Arkane Media, une des premières sociétés française entièrement dédiée à Linux et au monde du logiciel libre et qui assurait jusque là l'assistance technique francophone, pour en faire sa filiale française, mais ferma celle-ci quelques mois plus tard[6]. Une discipline financière plus stricte, la sortie des versions entreprise et la prise croissante d'affaires ont néanmoins remis la compagnie sur une base saine.

[modifier] Le rachat par Novell

Les bureaux de SUSE/Novell à Nuremberg

Le 4 novembre 2003, Novell annonça qu'il désirait acquérir SuSE[7] pour 210 millions de dollars. L'acquisition fut finalisée en janvier 2004[8] et le nom de l'entreprise fut changé en SUSE Linux après le rachat par Novell. « SUSE » n'a dès lors plus de signification officielle.

Selon J. Philips[9], stratège technologique chez Novell pour la région Asie Pacifique, Novell n'altérerait pas « à moyen terme » la voie selon laquelle SUSE continue à être développée. Au rassemblement annuel BrainShare de Novell en 2004, tous les ordinateurs tournèrent sous SUSE Linux pour la première fois. Lors de ce rassemblement, il a également été annoncé que le programme d'administration propriétaire de SUSE, YaST2, sortirait publiquement sous licence GPL, rendant ainsi la distribution entièrement libre aux yeux de la Free Software Foundation.

[modifier] Le projet communautaire openSUSE

Le 4 août 2005, le porte-parole et directeur des relations publiques de Novell, Bruce Lowry, annonça que le développement de SUSE Linux deviendrait plus ouvert et, qu'avec le lancement du projet communautaire openSUSE, similaire au projet Fedora de son concurrent direct Red Hat, ils essaieraient d'atteindre une plus grande proportion d'utilisateurs et de développeurs.

Le but avoué du projet openSUSE est de procurer un environnement faisant de la distribution SUSE la plus facile d'accès et la plus adaptée pour l'utilisateur moyen ou le développeur expérimenté, afin de devenir la distribution et la plate forme de développement open source la plus utilisée[10].

Le système d'exploitation, avait déjà, par définition, un code "open source". Mais dès lors, c'est le processus de développement qui serait plus "ouvert" qu'auparavant, permettant aux développeurs ainsi qu'aux utilisateurs de tester le produit et d'aider à le développer. Auparavant, tout le travail de développement était fait in-situ par SUSE, et la version 10.0 fut la première version à proposer un beta test public. Également et pour la première fois, les bureaux GNOME et KDE sont mis sur un pied d'égalité, la distribution étant historiquement orienté vers le bureau KDE.

Ce changement dans la philosophie mena, suivant les traces de la plupart des distributions open source, à la sortie de la distribution en téléchargement gratuit direct et l'accès au serveur de mise à jour en ligne, alors qu'un délai de deux mois d'attente était nécessaire auparavant pour qui n'avait pas acheté la boîte. Il y a, à la fois, une version téléchargeable gratuitement, en version entièrement open source ou non (OSS : Open Source Software), et une édition en boîte disponibles.

En quelques mois, la distribution SUSE est passé d'un statut très « fermé » à un statut des plus ouverts, faisant grimper rapidement sa popularité et son succès qui ne se fit pas attendre. Au vu de la confusion qu'il y avait entre les dénominations openSUSE, la communauté, et SUSE Linux, la distribution, il a été décidé, dès les premières alpha de la version 10.2, de renommer la distribution en "openSUSE" et de garder le terme "SUSE Linux" pour les produits du secteur entreprise de Novell[11]

[modifier] Une nouvelle dimension

Le 3 novembre 2006, la maison mère Novell a signé un accord historique[12] avec la société Microsoft portant sur trois volets : l'amélioration de l'interopérabilité de SuSE avec Microsoft Windows, une licence réciproque sur l'utilisation des brevets et un accord sur la commercialisation et la promotion des deux solutions.

Depuis le rachat par Novell en 2003, SuSE Linux est passé d'un statut de distribution incluant du propriétaire, avec publications différées, restrictives et dotée d'un développement fermé à une distribution libre (libération de YaST, l'outil central de la distribution) avec un modèle communautaire, avec disponibilité gratuite immédiate et pour tous (au lieu des 2 mois d'attentes pour qui n'avait pas acheté la boîte, sans ISOs disponibles mais installation possible via FTP) et d'un développement ouvert et transparent (bêtas publiques dès la version 10.0 et alpha dès la 10.1, mise à disposition d'un buildserver).

Sa popularité ne cesse de grandir, par son ouverture et les infrastructures mises à disposition, mais est en opposition avec l'accueil de l'annonce de la collaboration de Novell avec Microsoft par une bonne partie de la communauté Linux.

[modifier] Historique des versions

openSUSE a un cycle de développement théorique de huit mois et une durée de vie (disponibilité des mises à jour critiques) de deux ans à partir de la date de sortie.

Couleur Signification
Rouge Ancienne version; non supportée
Jaune Ancienne version; toujours supportée
Vert Version courante
Bleu Version future
Nom du projet Version Date de sortie Version noyau
S.u.S.E Linux

(base Slackware)

3/94 1994-03-??  ?.?.?
7/94 1994-07-??  ?.?.?
11/94 1994-11-??  ?.?.?
4/95 1995-04-?? 1.2.9
8/95 1995-08-??  ?.?.?
11/95 1995-11-??  ?.?.?
S.u.S.E Linux 4.2 1996-05-??  ?.?.?
4.3 1996-09-??  ?.?.?
4.4 1997-05-??  ?.?.?
5.0 1997-07-?? 2.0.30
5.1 1997-10-??  ?.?.?
5.2 1998-03-23 2.0.33
5.3 1998-09-10 2.0.35
SuSE Linux 6.0 1998-12-21 2.0.36
6.1 1999-04-07 2.2.6
6.2 1999-08-12 2.2.10
6.3 1999-11-25 2.2.13
6.4 2000-03-09 2.2.14
7.0 2000-09-27 2.2.16
7.1 2001-01-24 2.2.18
7.2 2001-06-15 2.4.4
7.3 2001-10-13 2.4.9
8.0 2002-04-22 2.4.18
8.1 2002-09-30 2.4.19
8.2 2003-04-07 2.4.20
SUSE Linux 9.0 2003-10-15 2.4.21
9.1 2004-04-23 2.6.4
9.2 2004-10-25 2.6.8
9.3 2005-04-16 2.6.11
10.0 2005-10-06 2.6.13
10.1 2006-05-11 2.6.16
10.1bis 2006-10-13 2.6.16
openSUSE 10.2 2006-12-07 2.6.18
10.3 2007-10-04 2.6.22
11.0 2008-06-19 2.6.25
11.1 2008-12-18 2.6.27
11.2 2009-11-12[13] TBA


[modifier] Produits de la famille SUSE

Il existe 2 branches de la distribution SUSE Linux :

  • openSUSE
  • SUSE Linux Enterprise

[modifier] openSUSE

openSUSE, anciennement SUSE Linux, est l'équivalent de l'historique « SUSE Linux Professionnal ». Elle dispose d'un cycle de développement théorique d'environ huit mois et une durée de vie (durée des mises à jour critiques) de deux ans à partir de la date de sortie. Elle est disponible en téléchargement gratuitement et sans délai en version complète, avec le choix d'obtenir ou non les logiciels propriétaires. Elle est également vendue en boîte auprès du grand public.

Ainsi, s’il n’existe qu'une seule distribution openSUSE, elle se décline en plusieurs Editions pour les architectures x86, x86_64 et PPC (état pour la version 11.0) :

  • openSUSE Download Edition : C’est la version ISO librement téléchargeable. Elle est disponible en version CD Live (en version KDE4 ou GNOME) installable sur le disque dur, et en version DVD-5 simple couche plus complet. Un CD additionnel contenant certains logiciels propriétaires est également disponible. Un CD supplémentaire contenant des fichiers d'internationalisation pour les langues moins courantes est aussi disponible. Elle ne comprend ni assistance technique, ni manuels imprimés.
  • openSUSE Retail Edition : C'est la version d'openSUSE vendue en boîte. Elle contient un DVD-9 (double-couche) comprenant les version 32 et 64 bits, ainsi qu'une documentation sur support papier, une assistance utilisateur de 90 jours et 2 autocollants. Le support de la version Retail est ainsi un peu différent des ISO téléchargeables, mais tous les logiciels présents dans la boîte et non dans les versions Download sont inclus sur les serveurs FTP et librement accessibles.
  • openSUSE FTP : Il existe également un petit ISO permettant d'installer directement openSUSE depuis les FTP (installation par le réseau). Il y a sur les miroirs deux arbres FTP différents : l’un pour les paquets opensource (oss), un second FTP pour les paquets non-opensource ou dont la licence est restrictive (non-oss). Les FTP peuvent être utilisés pour compléter les versions CD/DVD.
  • openSUSE Factory : C'est la version de développement permanent, à partir de laquelle l’équipe de développement sort régulièrement des snapshots (alpha, bêta puis RC) pour aboutir à la version openSUSE stable.

[modifier] SUSE Linux Enterprise

Novell conçoit des versions de la distribution pour son secteur d'activité entreprise et construites à partir d'openSUSE.

Elles se différencient par le fait qu'elles sont beaucoup plus ciblées, ont une espérance de vie supérieure (5 ans, extensible à 7), un cycle de développement plus long (24 à 36 mois - gage de stabilité, au détriment des nouveautés) et sont disponibles uniquement à la vente (mises à jour payantes), la licence incluant un support plus long.

  • SUSE Linux Enterprise Server - SLES, une version orientée serveur d'entreprise.
  • SUSE Linux Enterprise Desktop - SLED, une version orientée bureautique d'entreprise.
  • SUSE Linux Enterprise Real Time - SLERT, une version spécialisée dans le support "low latency" pour des opérations où le facteur temps est critique.
  • SUSE Linux Enterprise Thin Client - SLETC, une version modifiée de SLED et ciblée pour l'utilisation de clients légers (netbook par exemple).

[modifier] Numérotation

Le fonctionnement de la numérotation des versions d'openSUSE est calé sur le cycle de publication de la version entreprise de Novell (SUSE Enterprise Server), puisque les versions xx.1 d'openSUSE sont usuellement la base de la version entreprise. Ainsi, pendant les 18 à 24 mois de marché de SUSE Enterprise Server 10, les versions publiques d'openSUSE seront la version 10.1, 10.2, 10.3 et 11.0.

[modifier] Caractéristiques

Si openSUSE est livrée avec beaucoup de logiciels similaires à d'autres distributions, certaines caractéristiques lui sont bien spécifiques. Parmi celles-ci, on peut citer[14]:

  • Le centre de contrôle YaST
  • Le gestionnaire de paquets ZYpp
  • Le service de compilation public openSUSE Build Service
  • Le menu Slab — maintenant inclu en amont dans KDE, mais toujours unique dans la version GNOME d'openSUSE et SLED
  • L'installation par défaut de nombreux logiciels
  • Les forums officiels très actifs
  • La participation directe dans le développement de GNOME et KDE
  • Le choix du bureau par défaut laissé libre à l'utilisateur
  • Le polissage incomparable du bureau
  • L'installation en un clic (One-click install)
  • La boîte en vente - une voie aisée pour les débutants qui commencent avec openSUSE
  • La très bonne intégration de Mono
  • Les dépôts logiciels disponibles dans le Build Service
  • Le choix de l'image DVD avec beaucoup de logiciels ou des Live-CD avec une sélection minimale
  • la très bonne implémentation dual-architecture x86_64
  • Le cycle de vie de 2 ans — raisonnablement long, pas trop court, mais pas ciblé sur les missions critiques
  • Le support serveur - openSUSE convient très bien pour une utilisation serveur

[modifier] Centre de contrôle YaST

Centre de contrôle YaST (interface Qt)

Le centre de contrôle YaST (Yet Another Setup Tool) est un outil d'installation et de configuration constitué d'une multitude d'outils pour paramétrer l'ordinateur. Les différents modules sont classés par catégories.

Cet outil fait la force d'openSUSE et des distributions commerciales dérivées de Novell car sa simplicité permet à tout un chacun d'installer des logiciels, de configurer de manière avancée son système ou de mettre en place des réseaux ou divers serveurs sans pour autant devoir être un professionnel de Linux.

Autrefois propriétaire, il est désormais libre depuis le rachat de SuSE par Novell.

Une caractéristique de cet outil est qu'il fourni une interface graphique bien intégrée à l'environnement choisi (Qt ou GTK+), ainsi qu'une interface ncurses. Cette dernière est particulièrement utile pour les installations non-graphiques, pour l'administration système à travers une connection Internet lente, ou a des fins de dépannage.

[modifier] Installation automatisée AutoYaST

AutoYaST est un système qui permet d'installer un ou plusieurs système openSUSE automatiquement sans intervention de l'utilisateur. Les installations AutoYaST sont effectuées en utilisant un fichier de contrôle XML qui contient les données d'installation et de configuration. Le profile de chaque système courant est stocké dans /root/autoyast.xml.

[modifier] Système de paquets ZYpp

La distribution SuSE repose sur le format de paquets RPM (RPM Package Manager) inventé par Red Hat, et utilise son propre système de gestion des paquets : ZYpp.

Pour la gestion des paquets, YaST inclut une interface graphique simple et complète, mais on peut aussi utiliser l'outil en ligne de commande Zypper.

Le gestionnaire ZYpp fait suite aux rachats consécutifs de Ximian et SuSE GmbH par Novell, qui décida de fusionner les systèmes RedCarpet et YaST package manager à son système Zen Management Network, destiné à la gestion de grand parc hétérogène. Alors que le gestionnaire résultant, ZYpp, fonctionnait bien sur les produits Entreprise avec le démon ZMD, il n'était pas très bien adapté à une distribution grand public, débouchant sur un "fiasco" total qui fit mal à l'image de la distribution : la version openSUSE 10.1 sortit avec un système de paquets fonctionnant très mal à l'origine. Des ISOs d'une version remasterisée (10.1 bis) furent publiées quelques mois après cette sortie pour palier ce problème. Par la suite, ZMD fut supprimé définitivement de la distribution et est désormais réservé uniquement à la version Entreprise, laissant à openSUSE une version de ZYpp revisitée.

La version 11.0 introduit une nouvelle version de ZYpp. Se différenciant des outils similaires tels que Apt ou Yum et sur la base des résultats prometteurs du solveur de démonstration OPIUM[15] destinés à combler leur faiblesses, le gestionnaire ZYpp utilise une nouvelle approche pour la résolution des dépendances par l'utilisation d'un solveur booléen SAT, conduisant à une fiabilité accrue. Egalement, cet outil se distingue par ses performances : il est très rapide et affiche une empreinte mémoire très faible en regard des autres solutions existantes[16].

[modifier] Service de compilation Buildserver

Un Buildserver, progressivement mis en place depuis la création du projet openSUSE, est opérationnel et complète la distribution par son infrastructure.

L'openSUSE Build Service est la plateforme ouverte et complète de développement qui fournit l'infrastructure pour un développement de distributions futures basées sur openSUSE. Il fournit à des développeurs de logiciel un outil pour compiler, mettre à disposition et éditer leur logiciel pour une large audience d'utilisateurs, y compris la création de leur propre distribution basée sur openSUSE, pour différentes architectures matérielle. L'openSUSE Build Service rend la création de paquet plus facile. Il fournit des serveurs et l'infrastructure de création de paquets pour openSUSE mais aussi pour d'autres distributions. Le Build Service peut facilement être accédé via une interface Web, ou par l'intermédiaire d'une ligne de commande client. Une API utilisable via des logiciels clients spécifiques est également disponible.

[modifier] Certification LSB

La distribution est certifiée par la norme LSB.

[modifier] Communauté openSUSE

[modifier] Objectifs

Les principes directeurs[17] d'openSUSE décrivent les buts du projet et comment celui-ci est dirigé.

Les buts du projet openSUSE sont de :

  • Faire d'openSUSE la distribution Linux la plus facile à obtenir pour n'importe qui et la plateforme libre la plus répandue au monde.
  • Fournir un environnement de collaboration open source qui fasse d'openSUSE la meilleure distribution Linux du monde pour les nouveaux utilisateurs, mais aussi les utilisateurs expérimentés.
  • Simplifier énormément et ouvrir les procédés de développement des paquets, pour faire d'openSUSE la plateforme de choix pour les développeurs Linux et les créateurs d'applications.

[modifier] Structure

De façon générale, la communauté est organisée en plusieurs équipes qui se concentrent sur différents domaines d'intérêt particulier de la distribution ou du projet en général. Aussi, on distingue transversalement la catégorisation suivante :

[modifier] Conseil openSUSE

Le conseil openSUSE (ou Board openSUSE), mis en place pour diriger l'ensemble du projet. Il est composé de 4 membres démocratiquement élus, dont 2 employés de Novell et de 2 membres issus de la communauté, ainsi que d'un chairman désigné par Novell.

Les principales tâches pour les membres du conseil sont les suivants :

  • Agir comme un point de contact central
  • Aider à résoudre les conflits
  • Communiquer les intérêts de la communauté à Novell
  • Faciliter la communication entre tous les secteurs de la communauté
  • Faciliter le processus de prise de décision en cas de besoin.

Le conseil fournit des directives et soutient les structures de gouvernance existantes, mais ne dirige pas ni ne contrôle le développement, dans la mesure où des mécanismes communautaires existent pour réaliser les objectifs du projet. Le conseil documente les décisions et les règlements.

[modifier] Membres openSUSE

Les Membres openSUSE sont des contributeurs qui se sont particulièrement distingués en apportant une contribution continue et substantielle au projet openSUSE. Ils sont approuvés par le conseil openSUSE et bénéficient de certains avantages : ils reçoivent une adresse email @opensuse.org, un cloack IRC @opensuse/member/nom et ont droit à un compte sur le blog Lizards.openSUSE.org. Plus important, ils ont droit à participer aux élections du conseil openSUSE et aux votes de la communauté openSUSE.

[modifier] Utilisateurs openSUSE

openSUSE, en étant un projet communautaire ouvert et global, est constitué de contributeurs et utilisateurs issus de la planète entière.

[modifier] Popularité

Bien que connaissant un succès grandissant sur le plan international, openSUSE reste néammoins peu utilisée dans le monde francophone en regard des autres distributions. Elle semble en revanche très populaire en Allemagne, en Russie, en République tchèque et en Indonésie[18]

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

Catégorie SuSE de l’annuaire dmoz


Origine :
projet GNU, Linux (ex Slackware, Jurix)
Basé sur :
GNU/Linux
SuSE Variantes :
openSUSE, SUSE Linux Enterprise
Dérivés :
Novell Linux, Sun Java Desktop
SystemLinux, kmLinux, stresslinux
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/SuSE ».
Créer un livre