Gharb al-Ândalus

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Ancienne mosquée de Mértola, devenue une église depuis la Reconquista.

Le Gharb al-Ândalus (« Gharb al-Ândalus », غرب الأندلس en arabe : Andalousie de l'ouest) qui correspond aux régions du sud du Portugal, avant la Reconquista est une ancienne province d'Al-Andalus.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Al-Andalus.

Conquête[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conquête musulmane de l'Hispanie.
Wittiza, le roi renversé par Rodéric

Après la conquête d'une grande partie de l'Afrique du Nord, les armées arabo-berbères jettent leur dévolu sur la péninsule Ibérique. La division au sein du clan wisigoth et des haines entre différents nobles leur faciliteront la tâche. Le nouveau roi Rodéric est contesté au sein de son propre clan, certains l'accusant d'avoir usurpé le pouvoir en assassinant son prédécesseur Wittiza, de plus son comportement entraîne une brouille avec le gouverneur byzantin de Ceuta, Julien, qui l'accuse d'avoir violé sa fille venue étudier à Tolède. Julien en colère aidera les armées arabo-berbères à envahir la péninsule en fournissant les navires, si bien que le 19 juillet 711 Rodéric affronte à la bataille de Guadalete un jeune chef berbère du nom de Tariq ibn Ziyad. Fort de ses 40 000 hommes, Rodéric est confiant sur l'issue de la bataille, d'autant plus que l'armée arabo-berbère n'est composée que de 7 000 combattants auxquels s'ajoutent 5 000 soldats fraîchement arrivés sur la péninsule. Les nobles wisigoths pensant que le but de cette incursion n'est que le pillage voient un moyen de se débarrasser de leur roi Rodéric. La trahison des nobles wisigoths aide les musulmans qui sortent victorieux mais contrairement à leurs espérances, les vainqueurs poursuivent leur avancée et très rapidement les villes ouvrent leur portes une à une. En moins de trois ans, les armées musulmanes arrivent aux pieds des Pyrénées.

Târik Ibn Ziyad imaginé par Theodor Hosemann

Conquise à la même époque que le reste de la péninsule Ibérique, la région de la Lusitanie du nom de l'ancienne province romaine, Ghârb Al-Andalus passe rapidement sous contrôle arabo-berbère. Contrairement aux au nord qui est froid et pluvieux, les musulmans s'intéressent au sud qui présente aussi l'avantage d'être relativement proche de Cordoue, la capitale du pays.

Al-Andalus en 750 à la chute du califat Omeyyade de Damas

Durant les premières décennies, Al-Andalus dans sa globalité était considéré comme une province lointaine du califat ommeyyade de Damas et le pays était dirigé par un gouverneur basé à Kairouan dans l'actuelle Tunisie. La chute de la maison Ommeyyade de Damas et le remplacement par les Abbassides qui s'installent dans leur nouvelle capitale Bagdad éloigne encore plus la péninsule du centre du monde musulman. Ce n'est qu'en 756 avec l'arrivée de Abd Al-Rahman Ier que la situation change. Ce dernier proclame une large autonomie vis-à-vis de Bagdad et se proclame émir d'Al-Andalus.

Al-Andalus était divisé en différents districts nommés kuwars (au singulier kura). Gharb Al-Andalus à son apogée est constitué de dix kuras[1] et dont chacune possède une capitale. Les principales villes sont à l'époque Beja, Silves, Alcácer do Sal, Satarém, Lisbonne ou Coimbra. Au début du XIe siècle, le califat de Cordoue éclate en plusieurs petits royaumes ou taïfas. Gharb Al-Andalus n'échappe pas à cela et c'est ainsi que plusieurs villes du sud tombent sous la direction de la taïfa de Badajoz ou de Séville. Après la chute des Almoravides en 1147, le taïfa de Silves retrouve brièvement son indépendance avant de tomber sous le joug des Almohades en 1151.

Avec la conquête musulmane, de prestigieuses familles arabes s'installent dans la région du Gharb et notamment dans les villes de Séville, Beja, Huelva jusqu'aux côtes d'Alentejo. Regroupés en fonction de leur tribu d'origine et en nombre réduit par rapport aux Latins ou aux Berbères, les Arabes forment un groupe solidaire entre eux, cette solidarité qui perdurera jusqu'au IXe siècle[2]. Quant aux Berbères installés dans le nord, ils sont chassés par le roi des Asturies Alphonse Ier et viennent s'installer dans le sud du Gharb et rapidement surpassent en nombre les Arabes[3]. Enfin quant aux Latins, leur situation dépend de la manière dont la ville s'est rendue aux conquérants arabes ; lorsqu'une ville capitulait pacifiquement comme à Mérida, Beja ou encore Évora, les nobles wisigoths pouvaient conserver leurs terres, si bien que certains documents attestent de la présence de très riches propriétaires terriens wisigoths jusqu'au XIIe siècle et l'Église, elle aussi, pouvait conserver ses terres[3]. En revanche si, comme à Séville, la ville s'était révoltée à l'arrivée musulmane, les Arabes divisaient les terrains des nobles et les réattribuaient à un grand nombre de personnes comme aux serfs, favorisant ainsi les petites propriétés. Ces derniers, opprimés durant le règne des rois wisigoths, jouissent d'une certaine indépendance dans l'exploitation de ces terres dans la mesure où leurs nouveaux maîtres sont de piètres agriculteurs et donc laissaient leurs subordonnés cultiver comme ils le souhaitaient. La particularité du Gharb est le fait que la noblesse y a toujours été très indépendante et cela bien avant l'arrivée arabe.

L'époque de l'émirat (VIIIe - Xe siècle)[modifier | modifier le code]

Conquête puis fondation de l'émirat sous Abd Al-Rahman Ier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abd al-Rahman Ier.
Statue de Abd al-Rahman Ier. Almuñécar, Espagne.

En 750 le califat omeyyade s'éteint avec la défaite de la bataille du Grand Zab et toute la famille est assassinée par les Abbassides, hormis Abd al-Rahman Ier. Après avoir franchi la Palestine, l'Égypte puis l'Afrique du Nord avec sans cesse la volonté d'arracher une terre où il peut gouverner, le dernier héritier omeyyade comprend qu'il lui est impossible d'affirmer son autorité au milieu de ces vastes étendues composées d'une grande multitude de populations et de tribus. Finalement, après maintes péripéties, il réalise que son unique issue serait d'atteindre la péninsule Ibérique où la famille omeyyade compte encore beaucoup de partisans[4]. D'autant plus qu'il présente un avantage certain, son père est arabe mais sa mère est une berbère du Maroc (de la tribu dite Nafza plus exactement[5],[4]). Avec le soutien de plusieurs clans andalous, Abd Al-Rahman franchit la Méditerranée et commence une longue lutte pour la récupération du pouvoir. Finalement au mois de juillet 756, il parvient à vaincre ses adversaires et se proclame émir en arrachant une large autonomie vis-à-vis du califat de Bagdad. Cette conquête n'est pas au goût de tous et notamment aux nombreux soutiens que comptent les Abbassides en Andalus et dans la région du Gharb plus exactement.

Parmi les plus farouches opposants aux Ommeyyades le clan des Yahsubi est un des plus virulents et notamment un certain Al-Ala Mughit. Ce dernier prête serment au califat Abbasside et devient par conséquent son représentant officiel dans la péninsule. En 762/763, à partir de la ville de Beja il lève les étendards noirs de la famille Abbasside où il rencontre un fort succès populaire et plus particulièrement au sein du clan yéménite. Il est important de noter que contrairement au clan Yahsubi qui voue une haine envers la famille ommeyyade, la popularité des Abbassides dans la ville de Beja et au sein de sa population n'a pas la même origine. Beja était en ébullition perpétuelle depuis plus d'une vingtaine d'années vis-à-vis du gouvernement central quel qu'il soit, les Yahsubi n'ont fait qu'utiliser la population pour arriver à leur but[6]. Bien que les raisons profondes de cette contestation soient obscures (selon certains historiens arabes une réparation inégale des terres entre les tribus arabes à leur arrivée un demi-siècle plus tôt serait à l'origine de cette opposition) l'importance militaire et stratégique que représente Beja pour l'émirat de Cordoue ne permet pas à Abd Al-Rahman d'ignorer cette contestation. La menace est d'autant plus grave qu'Al-AlA Mughit parvient sans lutter à s'emparer des terres entre Beja et Séville et à se constituer une puissante armée. L'émirat d'Abd Al-Rahman si difficilement arraché en Andalousie est en plein morcellement c'est pourquoi il décide de partir en guerre et pour ce faire il s'entoure de ses plus fidèles amis et guerriers et s'installe à Carmona où Al-Ala Mughit n'hésite pas à l’assiéger avec une armée plus puissante que celle de l'émir. Malheureusement pour Al-Ala Mughit le siège s'enlise et avec lui la combativité de ses hommes ce qui permet à Abd Al-Rahman de sortir de la ville et de livrer une bataille de plusieurs jours et parvient à vaincre Al-Ala Mughit qui meurt durant la bataille mais cela a pour conséquence d’exacerber encore plus la haine du clan Yahsubi envers les Ommeyades. Plusieurs chefs de ce clan continueront leur lutte envers le gouvernement central de Cordoue dans les années qui suivent[7] mais l'émirat d'Abd Al-Rahman est sauvé.

Les révoltes du VIIIe et IXe siècle[modifier | modifier le code]

Badajoz ville fondée par Ibn Marwan
Ibn Marwan

À la fin du VIIIe siècle le Gharb est pourtant de nouveau menacé par les armées d'Alphonse II des Asturies qui dépassent à plusieurs reprises la frontière tracée par le fleuve Douro. Alphonse parvient même en 796 à prendre et piller la ville de Lisbonne. La menace pour le nouvel émir Al-Hakam Ier est réelle car le Gharb lui échappe mais trop occupé à mater les révoltes internes, il abandonne la région à son sort durant une décennie. Ce n'est qu'en 813 que Mérida est reprise ainsi que la ville de Lisbonne. Enfin Coimbra rentre dans le giron de l'émirat et la frontière le long du Douro est rétablie[8]. La conséquence de la reprise du Ghârb est la perte de l'autonomie dont jouissait la région depuis l'arrivée arabe dans la région, mais le point le plus important est certainement le rôle des muwalladûn, ce latins convertis à l'islam et qui par la rébellion armée ont montré qu'ils attendaient à être entièrement reconnus en tant que musulmans par les émirs de Cordoue. Parmi les gouverneurs les plus importants qui ont inquiété les émirs de Cordoue on aussi peut citer les Banu Qasi de Saragosse ou les Banu Hajjaj de Séville mais l'un des plus importants est certainement Ibn Marwan. Lui-même est un muwallad originaire d'une riche famille aristocrate de Galice. Il se révolte contre le pouvoir central et exige d'être nommé à la tête d'une région abandonnée en Estrémadure où il souhaite arracher l'autonomie. Après avoir conclu un accord de paix avec l'émir de Cordoue, Ibn Mârwan est même soutenu dans son entreprise par l'émir de Cordoue dans la construction de la nouvelle cité de Badajoz en 875 où sa famille se maintient jusqu'en 929. Ibn Marwan obtient des droits inégalés dans la gestion de la région qui dépassent de très loin ceux des autres gouverneurs de régions; il est exempté d'impôts et est autorisé à rendre la justice au nom de l'émir[9]. La conversion à l'islam de ces nobles permet paradoxalement, et malgré leurs nombreuses révoltes, la propagation de la religion musulmane dans la région, car ces familles peuvent à présent défendre efficacement les intérêts des Latins qui dès lors jouissaient réellement des mêmes droits que les populations arabes. Une fois l'égalité obtenue ces muwalladûn placent leur origine ethnique au second rang au profit d'une identité andalouse[10].

Les révoltes d'Ibn Marwan ou des autres muwallads, qui malgré des actions armées ne remettaient jamais en cause l'autorité de l'émir de Cordoue ni la croyance en la religion musulmane mais ne cherchent par là qu'à défendre les intérêts de leur peuple consolident l'Andalousie entière. Ainsi, Ibn Marwân qui s'était souvent allié avec les rois catholiques dans ses guerres, devient un des principaux défenseurs de la frontière nord de l'émirat de Cordoue une fois ses demandes satisfaites. Il montre même un caractère profondément imprégné de la culture arabe et de la religion musulmane et à aucun moment il ne cherche à renouer un quelconque lien avec les chrétiens du nord. La ville de Badajoz, construite dans une région abandonnée en proie aux attaques chrétiennes constitue rapidement une place forte stratégique pour l'État andalou. Le cas d'Ibn Marwan inspire de nombreux nobles aussi bien latins convertis que berbères qui en échange de la reconnaissance du pouvoir de l'émir gouvernent des régions largement autonomes facilitant l'unification du pays que mènera Abd al-Rahman III[11].

L'âge d'or d'Al-Andalûs au Xe siècle[modifier | modifier le code]

Abd al-Rahman III
La ville d'Alcacer do Sal devient au cours du Xe siècle une des plus importantes cités du Ghârb

La période de révolte ou fitna du IXe siècle a permis à la région d'être pendant plusieurs décennies indépendante vis-à-vis du pouvoir central de Cordoue. Grâce à cela, les fruits du commerce et de l'agriculture sont totalement réinvestis dans l'économie locale. Rapidement des villes comme Alcácer do Sal ou Badajoz qui n'étaient que des villages en ruine sont rebâtis et deviennent des centres importants du Ghârb Al-Andalus. Lisbonne se dote d'un port et on y échange des marchandises aussi bien avec les États chrétiens qu'avec les ports d'Afrique du Nord comme Oran. La région sous l'impulsion de la noblesse locale se prépare à prendre son envol et à participer à l'âge d'or andalou du Xe siècle[12].

C'est avec l'arrivée sur le trône d'Abd al-Rahman III, qu'Al-Andalus récolte les fruits des efforts entrepris par les différents émirs durant les deux siècles précédents. Après avoir fait taire les révoltes et reconquis une à une les cités rebelles Abd Al-Rahman III parvient à rallier les nobles à sa cause. Aux cités qui se rendent pacifiquement il accorde son pardon, quant à celles qui décident de résister, après avoir conquis la ville, Abd Al-Rahman III capture le gouverneur qu'il fait exiler à Cordoue afin de mieux le rallier à sa cause. La politique d'Abd Al-Rahman III pacifie enfin le pays après près de deux cents ans de révoltes.

Société[modifier | modifier le code]

La population musulmane de la province était constituée d'Arabes, de Berbères et de Latins convertis à l'islam. Les Arabes étaient essentiellement originaires du Yémen et bien que minoritaires ils appartenaient à une certaine élite. Les Berbères originaires des montagnes d'Afrique du Nord sont quant à eux essentiellement des nomades. Les nouveaux conquérants, qui ne comptent pas plus de quelques milliers de personnes[13], s'installent principalement dans la région de l'Algarve ou plus généralement au sud du Tage[13]. Enfin les Latins convertis à l'islam et nommés muwallads forment le groupe majoritaire. Enfin les esclaves, originaires d'Europe ou d'Afrique noire, forment une groupe important.

La société andalouse en général était plutôt citadine que rurale mais malgré le fait que certaines villes comme Lisbonne ou Silves comptaient plusieurs milliers d'habitants, aucune d'entre elles ne dépasse en taille les gigantesques cités comme Cordoue et ses 500 000 habitants ou Séville. Bien au contraire, l'élite était composée essentiellement de marchands de la classe moyenne, petits propriétaires terriens, juristes etc [13].

Au début du VIIIe siècle la population était essentiellement de religion chrétienne mais la tendance s'inverse rapidement avec le départ de nombreux chrétiens vers le nord mais aussi avec la conversion à l'islam si bien qu'au XIe siècle la religion musulmane est devenue dominante. Enfin les juifs dont on dénombre à peine un milliers de fidèles forment un petit groupe.

Économie[modifier | modifier le code]

Hormis la côte sud-Atlantique qui convenait à la culture intensive l'économie de la province était essentiellement tournée vers l'agriculture et l'élevage traditionnels. La population étant essentiellement citadine, les terres étaient partagées entre de grands propriétaires terriens qui employaient des villageois locaux ou utilisaient les esclaves pour le travail de la terre. Les terres abandonnées par les chrétiens étaient distribuées aux nouveaux musulmans qui s'installaient dans la région; ceux qui souhaitaient malgré tout rester devaient payer une taxe spéciale. La plupart des fermiers de la région cultivaient des céréales comme le blé, le sorghum ou le riz introduit dans la péninsule avec l'arrivée arabe. Les oliveraies s'étendaient au fur et à mesure que les champs viticoles s'amenuisaient qui servaient essentiellement à produire des jus de fruits ou le raisin. Des fruits comme les abricots, les pêches, le citron ou les épinards y sont aussi cultivés. Les systèmes d'irrigation mis en place par les Romains sont améliorés et les moulins à vent sont largement utilisés bien que peu à peu surpassés par un système d'origine syrienne encore plus ingénieux qu'est la noria ou le moulin à eau[14].

La pêche, activité florissante depuis l'époque romaine reste importante mais du fait que le pays se concentrait essentiellement sur la Méditerranée, seuls quelques ports comme Lisbonne parviennent à réellement se développer. Les mines, quant à elles, permettent essentiellement d'extraire l'or, l'argent, le cuivre ou l'étain[14].

Culture et religions[modifier | modifier le code]

Durant la période musulmane chaque ville ou village se doit de posséder une mosquée et dans les grandes cités les structures religieuses y sont plus fournies. Ainsi la mosquée de Lisbonne possédait six nefs et sept rangées de colonnes lors de la prise de la ville par les armées chrétiennes en 1147. Enfin c'est dans les grandes villes aussi que s'organisent les départs vers le pèlerinage à La Mecque.

Les musulmans andalous sont majoritairement sunnites et suivent l'école malékite. Ce dernier, enseigné grâce au réseau de mosquées où on forme de nombreux juristes, théologiens ou encore poètes permet aussi de diffuser la langue arabe qui devient la langue courante des chrétiens vivant dans la province. Encore aujourd'hui on dénombre plus d'un millier de mots portugais ayant une origine arabe, de même que plusieurs lieux (essentiellement dans le sud du Portugal) continuent de porter des noms d'origine arabe[15].

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A History of Portugal and the Portuguese Empire, Vol. 1: From Beginnings to 1807: Portugal (Volume 1) p.55
  2. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.25
  3. a et b Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.27
  4. a et b André Clot op. cit. p.40
  5. The great caliphs, Amira K. Bennison, p.25
  6. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.30
  7. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.31
  8. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.39
  9. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.47
  10. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.46
  11. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.62
  12. Le Portugal musulman, VIIIe-XIIIe siècle. Christophe Picard, p.58
  13. a, b et c A. R. Disney, op. cit. p.58
  14. a et b A History of Portugal and the Portuguese Empire, Vol. 1: From Beginnings to 1807: Portugal (Volume 1) p. 60.
  15. A History of Portugal and the Portuguese Empire, Vol. 1: From Beginnings to 1807: Portugal (Volume 1) p. 62.