Sainte-Anne-de-Bellevue

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Sainte-Anne-de-Bellevue
Rue Sainte-Anne
Rue Sainte-Anne
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montréal
Comté ou équivalent Agglomération de Montréal
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Paola L. Hawa
2013 - 2017
Constitution 1er janvier 2006
Démographie
Gentilé Annabellevois, oise
Population 5 012 hab. (2014)
Densité 475 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 24′ 23″ N 73° 57′ 04″ O / 45.406405, -73.95103545° 24′ 23″ Nord 73° 57′ 04″ Ouest / 45.406405, -73.951035  
Superficie 1 056 ha = 10,56 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Observatoire radar J.S. Marshall, Collège John Abbott, Campus MacDonald
Langue(s) Français, anglais
Fuseau horaire Heure de l'Est ( UTC-5 )
Indicatif +1 514, +1 438
Code géographique 66117
Localisation
Localisation de Sainte-Anne-de-Bellevue dans l'agglomération de Montréal
Localisation de Sainte-Anne-de-Bellevue dans l'agglomération de Montréal

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Sainte-Anne-de-Bellevue
Liens
Site web Site officiel

Sainte-Anne-de-Bellevue est une ville située à l'extrémité ouest de l'agglomération de Montréal au Québec (Canada)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Anne-de-Bellevue est située au confluent du lac des Deux Montagnes et du lac Saint-Louis, sur la rive gauche des rapides de Sainte-Anne. Elle occupe la pointe ouest de l'île de Montréal. La municipalité prend la forme d'un rectangle irrégulier entourant au nord la ville voisine de Baie-d'Urfé. Elle est bornée au sud-ouest par Senneville et au nord-ouest par Pierrefonds-Roxboro.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Mairie

Le campus MacDonald inclut 2 km2 de terres agricoles, isolant la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue de l'étalement de banlieue de sa voisine, la ville de Baie-D'Urfé. On y retrouve le Canal de Sainte-Anne-de-Bellevue, administré par Parcs Canada ainsi que l'Arboretum Morgan. Une rue commerciale importante est la rue Sainte-Anne. C'est aussi là qu'on retrouve le site historique des écluses.

La municipalité est traversée d'ouest en est par l'autoroute du Souvenir (A-20) qui donne sur le pont Galipeault vers l'île Perrot et Dorion et par l'autoroute Félix-Leclerc (A-40) qui donne sur le pont de l'Île-aux-Tourtes vers Saint-Michel-de-Vaudreuil et Ottawa-Gatineau. La rue Sainte-Anne est une voie collectrice longeant le lac Saint-Louis. Le village de Sainte-Anne-de-Bellevue est directement accessible par l'échangeur 39 de l'A-20. Le chemin des Anciens-Combattants, relie cet échangeur à l'échangeur 41 de l'A-40, pour devenir le chemin Sainte-Marie[2]. La sortie ouest de ce dernier échangeur, fermée depuis mars 2011 à la suite d'une détection de désuétude d'un pont d'étagement construit en 1965, devrait rouvrir à l'automne 2014 à la suite d'une entente entre la municipalité et le ministère des Transports du Québec. Comme le réseau routier collecteur autour du réseau autoroutier relève de la compétences municipale, la reconstruction de la structure est à la charge de la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue. Cet axe reliant les deux autoroutes est fortement sollicité par les usagers de l'Ouest-de-l'Île et de Vaudreuil-Soulanges. Une partie de l'échangeur sera réaménagé en carrefour plan pour réduire les coûts[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pont Galipeault entre Sainte-Anne-de-Bellevue et l'île Perrot. 20 juillet 1948.

Le secteur qui correspond à la ville de Sainte-Anne-de-Bellevue porte à la fois le nom algonquin Tiotenactokte (« Ici sont les derniers encampements ») et le nom iroquois Skanawetsy (« eaux vives ») lorsque les premiers européens y débarquent au XVIIe siècle. Les autochtones empruntent ce chemin pour le commerce des fourrures, mais ils profitent aussi de la faune et de la flore du territoire. La dénomination rappellerait, suivant Hormisdas Magnan, en premier lieu, l'intervention de la mère de Marie qui a sauvé, en 1712, d'une violente tempête de neige le sulpicien René-Charles de Breslay (1658-1735), curé de l'endroit de 1703 à 1719. Le nom Bellevue évoque l'arrière-fief de Bellevue, concédé à Louis de Berthé, sieur de Chailly et à son frère Gabriel, sieur de La Joubardière en 1672[4].

Les Sulpiciens deviennent propriétaires de ce territoire, un attrayant lieu de traite, qu'ils nomment Haut de l'Isle (ou Bout de l'Isle). Ils concèdent les premières terres de la mission, appelée Mission Saint-Louis à des nobles et des militaires pour assurer la protection contre les attaques iroquoises. La Mission est découpée en fiefs entre 1672 et 1680 parmi lesquels le fief Bellevue, arrêt obligé à cause des rapides entre l'île Perrot et la rive.

Après la signature de la Grande Paix en 1701, l'établissement se consolide. Une chapelle votive dédiée à Sainte-Anne est achevée en 1711. En 1714, la Mission Saint-Louis est renommée Sainte-Anne. Elle forme le dernier arrêt des traiteurs avant les périlleuses forêts de l'ouest.

Parallèlement, les premières marques d'implantation villageoises sont réalisées dans la paroisse Sainte-Anne-du-Bout-de-l'Île, sur les berges à proximité des rapides et autour de l'église.

Des intérêts privés érigent une première écluse en 1816 dans la partie est du chenal de Vaudreuil pour en faciliter le commerce. Des commerçants de la région signent une pétition en faveur de la construction d'une écluse publique. Cette seconde écluse est inaugurée en 1843. Elle accroît le transport des marchandises et des plaisanciers par bateau-vapeur, de même que l'accessibilité et l'importance du quartier. En 1845, le Village de Sainte-Anne-du-Bout-de-l'Île, peuplé d'agriculteurs et de navigateurs, devient municipalité civile et ses limites s'étendent sur un mille sur les rives de la rivière des Outaouais et sur un demi-mile de profondeur dans les terres.

Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le développement du chemin de fer et du transport maritime entraînent la construction de bâtiments de plus grande échelle, en brique, pierre ou stuc dans l'est de la municipalité. Le paysage économique se transforme par la construction du pont du Grand Tronc à Sainte-Anne en 1855, entreprise de sciage. À cette époque, la Maison de la Baie d'Hudson occupe une ancienne propriété de la Compagnie du Nord-Ouest, et s'en sert pour le commerce et l'entreposage de fourrures.

Pour répondre aux besoins de la population, la petite chapelle de la paroisse est agrandie jusqu'à ce qu'une nouvelle église Sainte-Anne soit érigée juste à côté en 1850.

Sainte-Anne-de-Bellevue est constituée en ville en 1895, et compte désormais ses propres règlements municipaux. À partir des années 1910, d'importants travaux d'urbanisation et de services publics (poste de pompier, hôtel de ville) sont réalisés. Dans cette foulée, les bâtiments qui signent l'identité visuelle du secteur apparaissent: l'école d'agriculture de l'Université McGill nommée Campus MacDonald, l'Hôpital Sainte-Anne des anciens combattants de la Première Guerre mondiale et le magasin D'Aoust.

Administration[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font par bloc et suivant six districts électoraux[1].

Composition du conseil municipal[5]
2009-2013
Maire Paola L. Hawa
District 1 Dana Chevalier
District 2 Ryan Young
District 3 Andrée Deschamps
District 4 Daniel Boyer
District 5 Yvan Labelle
District 6 Michel Boudreault

Le territoire de Sainte-Anne-de-Bellevue fait partie de la circonscription électorale québécoise de Jacques-Cartier[1],[6].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  2013 Francis Deroo    
2013 en cours Paola L. Hawa    
Les données manquantes sont à compléter.

Éducation[modifier | modifier le code]

C'est le lieu du campus MacDonald de l'Université McGill et du Collège John Abbott, deux des plus grands établissements d'études supérieurs anglophones du Québec.

On y trouve également l'Observatoire radar J.S. Marshall, opéré par McGill, et son radar météorologique qui dessert la région de l'agglomération de Montréal.

Société[modifier | modifier le code]

Le culte de l'Église unie se fait à l'église Union sur l'avenue Maple. L'ensemble vocal Sainte-Anne Singers se produits dans différentes églises de l'Ouest de Montréal[7].

Les principales personnalités liées à Sainte-Anne-de-Bellevue sont :

  • Alfred Lépine, ancien joueur de hockey professionnel ayant évolué avec les Canadiens de Montréal.
  • Victor Davis, champion de natation des J.O. de 1984, mort percuté délibérément par une voiture à Sainte-Anne-de-Bellevue en 1989.
  • Phil Myre, ancien gardien de but des Canadiens de Montréal, Flames d'Atlanta, Blues de St-Louis, Flyers de Philadelphie, Rockies du Colorado et des Sabres de Buffalo.
  • Benoit Brunet, anciens joueur de hockey professionnel ayant évolué avec les Canadiens de Montréal et les Sénateurs d'Ottawa
  • François Legault, Chef du parti politique Coalition Avenir Québec

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Gouvernement du Québec, « Sainte-Anne-de-Bellevue », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, « Carte » (consulté le 14 avril 2013)
  3. a. Christopher C. Jacques, « Sainte-Anne-de-Bellevue : Une pétition pour la sortie 41 », Première Édition, vol. 28, no 15,‎ 12 avril 2013, p. 3 (lire en ligne).
    b. Simon Richard, « Le dossier progresse, selon le marie Deroo », Première Édition, vol. 28, no 15,‎ 12 avril 2013, p. 4 (lire en ligne).
    c. Genivar, « Chemin de détour, Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, Voie de desserte de l'A-40 Ouest, Fermeture de deux viaducs », sur Ville de Kirkland,‎ 16 février 2011 (consulté le 14 février 2013).
    d.(en) Jim Duff, « Another Exit 41 petition: How many people need to care? », Gazette Vaudreuil-Soulanges, vol. 63, no 8,‎ 10 avril 2013, p. 1 (lire en ligne).
    e. Christopher C. Jacques, « La sortie 41 sera rouverte », L'Étoile, vol. 46, no 36,‎ 18 septembre 2013, p. 1 (lire en ligne).
  4. Commission de toponymie du Québec
  5. Ville de Sainte-Anne-de-Bellevue, « Votre conseil municipal » (consulté le 22 septembre 2013).
  6. Commission de la représentation électorale du Québec, « La carte électorale du Québec : Les 125 circonscriptions électorales 2011 », Directeur général des élections du Québec (consulté le 20 juin 2013).
  7. Myriam Delisle, « A cappella con salsa », L'Étoile, vol. 46, no 17,‎ 1er mai 2013, p. 12 (lire en ligne).

Lien externe[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Senneville Montréal (Pierrefonds-Roxboro) Kirkland Rose des vents
N Baie-D'Urfé, Beaconsfield
O    Sainte-Anne-de-Bellevue    E
S
Rapides de Sainte-Anne
L'Île-Perrot
Lac Saint-Louis
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot