Centrale de Carillon

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Centrale de Carillon
Image illustrative de l'article Centrale de Carillon
Géographie
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région administrative Laurentides
Municipalité Saint-André-d'Argenteuil
Coordonnées 45° 34′ 07″ N 74° 23′ 01″ O / 45.56861, -74.3836145° 34′ 07″ Nord 74° 23′ 01″ Ouest / 45.56861, -74.38361  
Cours d'eau Rivière des Outaouais
Objectifs et impacts
Vocation production électrique
Propriétaire Hydro-Québec
Date de mise en service 1962
Barrage
Type Au fil de l'eau
Hauteur du barrage (lit de rivière) 17,99 m
Réservoir
Surface du réservoir 2 600 ha
Centrale hydroélectrique
Hauteur de chute 17,99 m
Nombre de turbines 14
Puissance installée 753 MW

Géolocalisation sur la carte : Canada

(Voir situation sur carte : Canada)
Centrale de Carillon

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
Centrale de Carillon

La Centrale de Carillon est une centrale hydroélectrique érigée sur la rivière des Outaouais par Hydro-Québec, à Saint-André-d'Argenteuil (anciennement Carillon), dans les Laurentides, au Québec. Cette centrale, d'une puissance installée de 753 MW[1] , a été mise en service en 1962.

Cette centrale a été construite par Hydro-Québec, durant la période qui précédé immédiatement la seconde nationalisation de l'électricité au Québec. Elle est érigée près du lieu où Dollard des Ormeaux et ses compagnons ont livré bataille aux Iroquois dans la bataille de Long Sault. Un monument en mémoire du défenseur de cette place est d'ailleurs installé dans un parc adjacent à la centrale.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Vue du côté de l'Ontario

La centrale de Carillon a été construite dans un contexte de progression rapide de la demande électrique au Québec, une constante au cours des premières décennies d'existence d'Hydro-Québec. Au milieu des années 1950, les ingénieurs de l'entreprise commencent à élaborer des plans pour construire deux centrales de pointe, destinées à alimenter l'île de Montréal au moindre coût sur l'Outaouais à Carillon et le Saint-Laurent, à Lachine. Dans les deux cas, les projets sont conçus sur des rivières dont le potentiel hydraulique est déjà exploité.

Les travaux de construction de la centrale de Carillon ont commencé en 1959. La centrale utilise une dénivellation de 18 m et produit, lors de son inauguration trois ans plus tard, une puissance de 654,5 mégawatts. Sa conception et sa construction ont été confiés pour la première fois à quelques-uns des jeunes ingénieurs canadiens-français engagées depuis la nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power[2].

Malgré quelques difficultés imprévues, dont la reconstruction d'un pont Bailey utilisé pour transporter le béton, qui a été emporté par les flots à la faveur d'une « crue printanière extraordinairement puissante », la centrale de Carillon est construite dans les délais prévus[2].

Exploitation[modifier | modifier le code]

La centrale de Carillon a été conçue afin de répondre aux périodes de consommation de pointe. Afin d'économiser l'eau en amont, la centrale ne turbine qu'une quantité d'eau minimale pour alimenter le cours inférieur de la rivière, 22 heures sur 24. L'ensemble des 14 turbines de l'ouvrage ne sont activées qu'entre 16 et 18 heures chaque jour, profitant de l'eau accumulée le reste de la journée dans le bassin amont[2]. En dehors de la saison estivale, la production de la centrale est plus grande en matinée et en soirée que durant le restant de la journée pour répondre aux périodes de pointe de consommation du matin et du soir du réseau électrique québécois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]